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Michel Serry

Michel Serry

mardi, 03 novembre 2009 01:00

Thriller

Aujourd’hui, il existe probablement deux manières d’essayer de faire son trou dans le monde du rock. La première consiste à copier le style d’un artiste renommé en espérant que son succès fasse tâche d’huile. La seconde réclame le petit truc inédit qui rendra votre musique personnelle et indispensable au paysage musical actuel. Pour se différencier des autres, Part Chimp a décidé de jouer très fort. Très très fort. Amplification et distorsion poussée au maximum sur un rock très noisy aux relents de stoner.

Cette originalité est elle suffisante pour rendre le groupe indispensable et le pousser vers un avenir radieux ? En tout cas, cette méthode semble fonctionner en Angleterre, où « Thriller », leur troisième galette, bénéficie de réactions dithyrambiques auprès de la presse spécialisée. C’est même à se demander si les Grand-Bretons ne sont pas un tantinet chauvins. Car, là où ils entendent la perfection sonique, des murs de guitares dévastateurs et le summum de la créativité, j’ai bien peur de n’entendre que le son de guitares grasses, désaccordées et amplifiées au maximum. Une enfilade de riffs lourds et sans grand intérêt. Le noise rock de Part Chimp évoque un Melvins du pauvre ou du Monster Magnet (période « Spine Of God »), joué avec des moufles ; mais il pourrait encore s’en tirer plus ou moins honorablement, si il n’y avait pas ce chant. Alors de deux choses l’une : ou leur vocaliste n’est pas arrivé en temps et en heure lors des sessions d’enregistrement, et le groupe s’est vu forcé de recruter le premier pochetron rencontré dans les environs du studio pour le remplacer, et c’est pathétique ; ou ils on vraiment choisi un chanteur complètement naze, et c’est tout aussi pathétique. A lire nos confrères de la presse anglaise, la formule est travaillée et mûrement réfléchie. Un groupe dont les desseins sont sans doute trop subtils pour votre serviteur, probablement…

mardi, 01 septembre 2009 02:00

Fear Draws Misfortune

Pas étonnant que ce groupe originaire de Chicago reste confiné dans le milieu underground, malgré près de 25 ans d’existence et 16 albums à son actif. Et pour cause, sa musique est particulièrement hermétique. Enfin, à premier abord. Car il serait dommage de passer à côté de Cheer Accident et de son dernier méfait : « Fear Draws Misfortune ». En fait, si sa solution sonore est difficile d’accès, elle n’en est pas moins exceptionnelle.

Cheer Accident réunit un noyau dur de 3 instrumentistes : Thymme Jones (batterie, claviers, trompette, vocaux), Jeff Libersher (basse, guitare, trompette, vocaux) et Alex Perkolup (basse, guitare) auxquels viennent se greffer 15 musiciens additionnels (NDR : qui se partagent violons, violoncelles, flûtes, saxophones, clarinettes, trompettes, trombones, tubas et chœurs) pour déconstruire le rock tel qu’on le connait et créer une forme alambiquée de musique alliant le progressif, le jazz rock, l’art rock, le krautrock  et le rock d’avant-garde. « Fear Draws Misfortune » est un disque virulent où forniquent Magma, Frank Zappa et King Crimson. Les sections de cuivres dissonantes se mélangent à des vocaux qui sont l’antithèse de ce que l’on a l’habitude d’entendre dans le monde du rock. Carla Kihlstedt de Sleepytime Gorilla Museum, assure les parties de violon (et certains vocaux), preuve s’il en est que les déjantés ont fait cause commune sur ce disque pour nous offrir quelque chose d’absolument unique. « Fear Draws Misfortune » est un disque moderne, mais qui aurait très bien pu paraître au cours des seventies, à l’époque où le rock n’était pas encore tout à fais soumis aux canevas actuels et où tout était encore possible. A écouter avec une très grande ouverture d’esprit. De l’art. Du vrai !

 

mercredi, 04 mai 2011 17:39

Arrival

Personnellement, je n’attendais rien de cet album. Et au final, il se révèle une véritable tuerie. Comme quoi, il faut se méfier des premières impressions. Il faut dire à ma décharge qu’à première vue, Wilde Starr semble se complaire dans l’accumulation de ces ‘clichés’ que les extérieurs à notre confrérie métallique n’hésitent pas à qualifier de ringards : un patronyme ronflant signifiant ‘Etoile Sauvage’ orthographié bizarrement de manière à être original, une pochette illustrée par un glaive orné d’une tête de démon sur une toile de fond lézardée d’éclairs et un couple de musiciens qui n’ont pas vraiment l’air de perdreaux de l’année.

Après avoir jeté un coup d’œil à la bio, mon avis avait déjà changé. Mais après avoir écouté « Arrival », une conclusion s’est imposée : cette formation n’était pas aussi insipide qu’annoncé et son metal pas aussi stéréotypé que ne le laissait supposer l’artwork de son CD. 

En premier lieu, ‘Wilde Starr’ ne signifie pas du tout ‘étoile sauvage’. Il s’agit simplement de l’association des noms de famille des deux instigateurs du projet : Dave Starr et London Wilde. Et, si le duo n’a pas l’air tout jeune, c’est qu’il a derrière lui un sérieux bagage métallique. Dave Starr est un vétéran de la scène heavy américaine. Il était le bassiste du combo trash métal Lääz Rockit avant de rejoindre Vicious Rumours en 1985. Il apparait sur quatre disques studio du célèbre combo mené par Geoff Thorpe et notamment sur le classique « Digital Dictator » de 1988. Le quatre-cordiste offre ensuite ses services au légendaire guitar-hero David T. Chastain en compagnie duquel il enregistre « In An Outrage », en 2003. C’est d’ailleurs à l’occasion de cet enregistrement que Dave s’acoquine avec la blonde London Wilde. Cette dernière est ingénieur du son et travaille à l’époque sur la plaque de Chastain (NDR : un job qu’elle exerce depuis 1994, outre ses activités de chanteuse et de claviériste de studio).

Wilde et Starr se découvrent une passion commune pour la musique de Judas Priest. Ils formulent rapidement l’idée de monter un projet commun. Une première démo intitulée « Generation Next » est mise en ligne en 2007. En plus des ses habituelles parties de basse, Dave s’empare  la six cordes pour la première fois de sa carrière. D’anciens collègues guitaristes, comme David T. Chastain et Vinnie Moore (UFO, ex-Vicious Rumours), lui reconnaissent d’ailleurs un certain talent de gratteur. London, qui avoue considérer Rob Halford (Judas Priest), Geoff Tate (Queensrÿche) et Ronnie James Dio comme la Sainte Trinité, se charge des vocaux et des claviers. En 2008, le duo s’adjoint les services de Jim Hawthorne, un requin de studio, pour tenir les fûts et les baguettes sur son premier opus.

Bien qu’il ne nous soit parvenu qu’aujourd’hui, « Arrival » est sorti sur le marché depuis le mois d’Août 2009. Malgré toutes ses qualités, l’opus n’a manifestement pas reçu tout le soutien qu’il aurait mérité. Dave et London continuent cependant à croire en leur bébé et tentent aujourd’hui d’en relancer la promotion. Et c’est tant mieux, car, voyez-vous, « Arrival » ce n’est pas moins de 54 minutes de bonheur pour l’amateur de métal classique et de power métal à l’américaine.

Le métal de Wilde Starr, à l’instar de celui des eighties, ne s’encombre pas de démesure technique. Les riffs sont simples et accrocheurs. Les parties lead sont bien ficelées, sans être trop démonstratives. Le son de la six cordes ressemble à s’y méprendre à celui de Chastain. London Wilde utilise ses claviers d’une manière ‘cinématographique’, préférant créer des ambiances plutôt que de se lancer dans d’inutiles parties lead. Mais c’est surtout au niveau du chant que la dame force le respect. Car la belle n’hésite pas à se battre à armes égales avec les ténors du métal classique. Son timbre de voix rappelle étrangement le très regretté Midnight (Crimson Glory), mais aussi un peu Ray Adler (Fates Warning) et Geoff Tate. Sur « Rise », ses vocalises suraigües rivalisent même de puissance avec celles du dieu Halford.

Si vous aimez Chastain, Crimson Glory, Judas Priest, Queensrÿche, Vicious Rumours et le métal classieux de la seconde moitié des eighties, il n’est pas encore trop tard pour donner une seconde chance à « Arrival ».

mercredi, 20 avril 2011 23:13

Noble Savage (25th Anniversary Re-Release)

Comme le bon vin, cet album classique de Virgin Steele ne cesse de s’améliorer au fil des années (et des rééditions). On s’en souvient, « Noble Savage » était le troisième opus du vétéran de la scène métal américaine. Il y a un quart de siècle, le pressage original affichait dix titres au compteur. La première réédition, mise sur le marché en 1997, par le label teuton Noise Records, avait été enrichie de six titres bonus (NDR : trois d’entre eux auraient déjà figuré sur le pressage original, si nos bons vieux 33T avaient autorisé une telle durée. Quant aux trois autres, c’étaient des ‘laissés pour compte’, des titres abandonnés issus de la session d’enregistrement de 1985. En 2008, c’est Dockyard Records qui exhume à nouveau le ‘noble sauvage’. Il le remasterise, l’habille d’une nouvelle pochette et ajoute deux plages supplémentaires aux six qui avaient déjà été offertes par Noise.

Cette année, c’est SPV/Steamhammer qui y va de sa ‘petite’ réédition. Et pour marquer dignement le vingt-cinquième anniversaire de « Noble Savage », les Germains ne font pas les choses à moitié. Dix-neuf titres sont ici ajoutés à la version originale. Au nombre de ceux-ci, on ne compte pas moins de douze inédits. Le tout est emballé dans un superbe double digipack et agrémenté d’un livret entièrement remanié. Ce dernier est illustré de photos rares du groupe et reprend les lyrics de toutes les chansons ainsi que des commentaires éclairés de David DeFeis, le maître à penser de Virgin Steele, concernant le contenu de l’album et des bonus ainsi que le contexte de son enregistrement. Nous y apprenons notamment que le vocaliste considère « Noble Savage » comme la pierre angulaire de la carrière de Virgin Steele ; le premier album sur lequel se manifestent, selon lui, tous les ingrédients qui ont fait du combo ce qu’il est aujourd’hui.

« Noble Savage », pourtant, a toujours divisé les fans. Car si, comme l’affirme à raison David DeFeis, Virgin Steele y manifeste pour la première fois ses aptitudes épiques et son sens inégalé des arrangements sophistiqués, il semble aussi vouloir y chercher, par moment, l’intérêt d’un public plus rock. Des plages telles qu’« I’m On Fire », « The Evil In Her Eyes » ou « Rock Me », par exemple, s’inscrivent plus dans la vague glam rock ‘alimentaire’ des eighties que dans celle du ‘métal véritable’ qui a provoqué le succès du gang de DeFeis au cours des années 90. Nous pouvons cependant pardonner au groupe ce petit écart commercial, car il nous offre superbes compositions épiques grandiloquentes (« Thy Kindgom », « Noble Savage ») et quelques tueries métalliques (« We Rule The Night », « Fight Tooth And Nail »).

Un petit mot sur les titres inédits pour terminer. Si le premier des deux Cds reprend grosso-modo le même tracklisting que la réédition de 1997, la seconde plaque, par contre est beaucoup plus intéressante. On y retrouve, par exemple, « To The Devil A Daughter » et « Bitches From Hell » deux titres que DeFeis avait composés pour le groupe métal féminin new-yorkais Original Sin et qu’il a réenregistrés en compagnie de Virgin Steele. On peut aussi y découvrir quatre titres de l’elpee dans une version ‘brute’ mis en boite ‘live en répétition’.

Qu’il possède ou pas l’une des éditions précédentes, le fan de Virgin Steele se doit de posséder « Noble Savage (25th Anniversary Re-Release) ». L’objet est une véritable pièce de collection. Un ‘Must-Have’ que les plus acharnés pourront même obtenir en version double vinyle de couleur jaune.

mercredi, 04 mai 2011 02:00

Earthshine

Si l’on en croit la grande toile, les prestations scéniques de Tides From Nebula sont réputées pour leur grande intensité émotionnelle. Depuis leur formation en 2007, ces militants de la scène post-rock polonaise ont foulé un bon nombre de planches européennes et ce, en compagnie d’une brochette impressionnante d’artistes internationaux. Au nombre de ceux-ci, figurent This Will Destroy You (us), Oceansize (uk), Pure Reason Revolution (uk), Ulver (nor), Shrinebuilder (us), God Is An Astronaut (irl) et bien d’autres encore. « Aura », le premier album paru en 2009 a reçu les critiques les plus enthousiastes de la part de la presse polonaise et s’est même classé assez haut dans les référendums de l’année 2009.

Dans le courant de l’année suivante, le quatuor s’isole dans les montagnes pour trouver la sérénité nécessaire à l’enregistrement d’« Earthshine », son second opus. Pour l’occasion, c’est un fan qui se réserve le contrôle de la console. Oh, pas n’importe quel fan, mais Zbigniew Preisner, un célèbre compositeur polonais de musique de films (NDR : connu du public français pour avoir décroché deux ‘Césars’ dans le cadre de son travail sur les longs métrages « Elisa » et « Trois Couleurs : Rouge »). Preisner a craqué pour la musique de Tides From Nebula en entendant un extrait d’« Aura », à la radio polonaise. Il s’est donc empressé de leur proposer ses services pour la production d’« Earthshine ».

Il n’est pas vraiment étonnant qu’un professionnel de la création d’ambiances musicales se sente attiré par les compositions de Tides From Nebula. Entièrement instrumental, le post rock ambiant des polonais, chargé d’émotions éthérées et d’intenses montées en puissance, pourrait, lui aussi, servir de support musical à une œuvre cinématographique.

Laissez-vous embarquer dans ce voyage intersidéral, à la découverte de superbes paysages sonores, vous ne le regretterez pas.

 

mercredi, 20 avril 2011 22:07

Iron Crossroads

Pour leur sixième plaque, les tatoués de V8 Wankers décrochent enfin la timbale et signent un pacte discographique avec leurs puissants compatriotes d’SPV/Steamhammer. Résultat des courses : une production béton concoctée par Tommy Newton (Helloween, Guano Apes, UFO) et une distribution mondiale.

Chez les V8 Wankers, pas besoin d’aller chercher trop loin les plaisirs raffinés. Une blonde dans un verre pour s’hydrater, une autre aux fourneaux pour faire réchauffer la choucroute, une bécane dans le garage pour garantir la liberté, une chaine stéréo poussée à fond pour décrasser les feuilles de chou. Et si c’était ça le bonheur ?

Formé en 2000, le gang d’Offenbach a tourné avec tout le monde. De Rose Tattoo à W.A.S.P. en passant par Skew Siskin, Gluecifer, D.R.I., Girlschool et Motörhead. La fréquentation assidue de ces poètes aux cheveux longs et gras a manifestement laissé des séquelles sur la musique des Teutons. Sur « Iron Crossroad », les riffs sont poisseux et le tempo rapide. Le hard rock’n’roll aux accents punky donne envie d’écraser la pédale de l’accélérateur et de s’enfiler des kilomètres de bitume (NDR : ou de jouer du décapsuleur et de s’enfiler des litres de Bitburger si l’on est d’humeur sédentaire).

Amateurs des plaisirs simples qu’offrent notre monde moderne, ce disque est fait pour vous.

 

mercredi, 13 avril 2011 02:00

Stand Your Ground

Est-ce par boutade ou par nostalgie que Mike Tramp a choisi de donner à son nouveau groupe le patronyme de Mike Tramp And The Rock’n’Roll Circuz ? Ce ‘cirque rock’n’roll’ dont il est un peu exclu depuis la séparation de White Lion en 1991.

Si Tramp n’a jamais quitté le milieu du rock (NDR : le vocaliste blond a publié quelques long playings en compagnie de Freak Of Nature, cinq elpees solo et a même tenté le retour d’un White Lion au line-up entièrement remanié en 2008), il n’a jamais vraiment renoué avec le succès de « Pride » et « Big Game », les albums multi-platinés du grand ‘Lion Blanc’.

Ce n’est probablement pas en publiant « Stand Your Ground », le second essai discographique du ‘Rock’n’Roll Circuz’ (NDR : un album éponyme est paru en 2009), que le chanteur danois risque de retrouver son nom au sommet des affiches. Car, il faut bien l’avouer : aussi sympathiques que soient les nouvelles compositions de Tramp et de son groupe, elles sont bien loin d’afficher cette classe ‘Vanhalenienne’ dont White Lion avait forgé sa marque de fabrique.

A notre grande déception, MikeTramp s’est un peu éloigné du hard rock de ses débuts musicaux pour adopter une combinaison de rock et de blues, à mi-chemin entre forme acoustique et alternative. Les plages de « Stand Your Ground » évoquent un peu trop souvent la musique des Américains de Soul Asylum, à l’époque de leur hit planétaire « Runaway Train ». Certes, Tramp chante toujours aussi bien, et ses mélodies sont plutôt jolies, mais le tout manque un peu trop d’énergie pour convaincre pleinement l’amateur de rock musclé.

Pour les fans inconditionnels uniquement.

 

jeudi, 14 avril 2011 14:13

Newydd Wawr (Ep)

Repérés lors des éditions 2010 du ‘Metal Female Voices’ de Wieze et du ‘PPM Fest’ de Mons ou plus récemment, dans le cadre du Rock Sound Festival 2011 de Lessines, les Athois d’Anwynn confirment leur nomination au titre de nouvel espoir de la scène métal gothique épico-symphonique belge en nous proposant « Newydd Wawr ». 

Cette formation née en 2007, dont le patronyme signifie ‘l’Autre Monde’ en langage celte,  évolue depuis l’année dernière dans la configuration relativement peu commune du septuor. L’Ep quatre titres « Newydd Wawr » (‘La Nouvelle Aube’) marque une évolution considérable par rapport à la première démo, « Behind The Veil », parue en 2009. La horde sauvage se voit désormais renforcée par l’arrivée d’un second bretteur et surtout d’un imposant guerrier-hurleur. La ‘Nouvelle Aube’ est donc ici synonyme de ‘nouvelle dynamique’. Celle-ci repose trois éléments principaux :

1. Une section rythmique dévastatrice résultant des assauts réguliers de Wobi (basse) et Laurent (batterie).

2. L’union sacrée entre le clavier atmosphérique d’Astrid et les guitares de Wallace et Ben qui allient riffage mélodique du métal classique et brutalité du death métal. 

3. L’intrigante dualité entre les vocalises mezzo-soprano angéliques d’Amandine et les vociférations d’orque irascible de l’impressionnant Bouc.

La plaque, dont le son puissant a été mis en forme par Olivier Wittenberg (NDR : le batteur et compositeur principal de Manic Movement) balade l’auditeur, pendant une vingtaine de minutes, entre rêveries et légendes guerrières, en relatant les derniers jours des druides, les guerres claniques et la quête du Saint-Graal.

Sous le regard courroucé des dieux païens du métal, sept vaillants Hennuyers, imprégnés de culture celtique, redécouvrent les secrets de l’acier. Préparez vous à l’aube nouvelle !

 

mercredi, 13 avril 2011 02:00

Live At The Aragon (Cd + Dvd)

Depuis la sortie du superbe « Crack The Skye » en mars 2009, plus personne n’oserait s’aventurer à mettre en doute le génie musical de Mastodon. Le quatuor d’Atlanta est, incontestablement, la révélation métal américaine de ces dix dernières années.

Mastodon publie aujourd’hui son tout premier ‘live’. Après douze ans de carrière, l’exercice devenait presque indispensable. « Live At The Aragon » reprend (en version Cd et Dvd) l’intégralité d’une prestation accordée le 17 octobre 2009 à l’Aragon Ballroom de Chicago. Le tracklisting (identique sur les deux supports) reprend tous les titres de « Crack The Skye », interprétés dans le même ordre que sur l’œuvre originale, ainsi qu’une plage extraite du « Blood Mountain » de 2006 (« Circle Of Cysquatch »), deux du « Remission » de 2002 (« Where Strides The Behemoth », « Mother Puncher »), une du « Leviathan » de 2004 (« Aquae Dementia ») et, pour terminer, une cover des mythiques Melvins (« The Bit »).

Le Dvd contient, par ailleurs, une section supplémentaire intitulée « Crack The Skye - The Movie » qui n’est pas, comme on pourrait le croire, un documentaire de type ‘making-of’, mais la totalité des clips projetés en arrière-plan de la scène lors des prestations scéniques du groupe. Ce film, qui avait au départ été réalisé dans le but d’illustrer le concept plutôt glauque de « Crack The Skye », amène indéniablement l’auditeur à appréhender l’œuvre d’une nouvelle manière.

Si vous avez la chance de posséder la version studio de « Crack The Skye », le Cd audio du « Live At The Aragon » n’est pas d’une grande utilité. Pourquoi, en effet, auriez-vous envie d’écouter cette pièce maitresse, certes restituée note pour note, mais dans une version de moindre qualité ? Le son live est loin d’égaler celui de la version originale et le groupe semble, de surcroît, éprouver quelques difficultés à restituer les superbes harmonies vocales qui constituaient l’atout majeur de son opus. Nous vous conseillons donc de laisser de côté la version audio pour vous consacrer exclusivement à son pendant digital et versatile. Car celui-ci vaut carrément le détour. Comme le laisse entendre son patronyme, Mastodon en concert, c’est du lourd, du costaud et du poilu (NDR : ZZ Top ne semble plus avoir l’exclusivité de la pilosité faciale abondante). Les images sont superbes, le jeu des caméras est dynamique et restitue à merveille l’énergie dégagée par cette formation au style unique et inimitable. L’écran géant et les images qui y sont diffusées installent une ambiance particulière impossible à appréhender si l’on se contente de la version audio. Le visionnage du concert est tellement captivant que l’on en oublierait presque les imperfections sonores.

S’il vaut probablement mieux découvrir le « Crack The Skye » de Mastodon pour pouvoir apprécier toutes les subtilités de sa musique, « Live At The Aragon » constitue cependant un document indispensable à toutes celles et tous ceux qui apprécient la musique du groupe depuis ses débuts.

 

Les fans de ce grand guitariste canadien auront probablement un peu de mal à le croire ; mais, malgré presque trente-cinq années de pratique intensive du culte du hard rock, votre serviteur n’avait jamais eu l’occasion de poser une oreille sur la musique de Pat Travers. Une lacune impardonnable, que le label allemand e.a.r. music a eu la bonne idée de combler en envoyant un exemplaire CD de sa réédition de l’album live « Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » à la rédaction de Musiczine.

Né à Toronto en 1954, Pat Travers tombe sous le charme de la six-cordes, à l’âge de douze ans, alors qu’il assiste à un concert de Jimi Hendrix. En 1975, il est remarqué par le légendaire rocker canadien Ronnie Hawkins qui l’emmène en Angleterre. Travers en profite pour fonder son propre groupe : le Pat Travers Band. Le premier album éponyme est publié chez Polydor, en 1976. Travers enchaîne ensuite les tournées (avec Rush et Rainbow notamment). Le succès est au rendez-vous et certains de ses elpees (« Live ! Go For What You Know » - 1979, « Crash & Burn » - 1981) sont très bien placés dans les charts américains. Quelques musiciens, aujourd’hui reconnus, se succèdent d’ailleurs au sein du Pat Travers Band. Au nombre d’entre eux, citons par exemple, un certain Nicko McBrain (Iron Maiden), Tommy Aldridge (Ozzy, Whitesnake) et Pat Thrall (Hughes/Thrall, Asia, Meat Loaf). En 1981, l’album « Radio Active » (1981) se vend beaucoup moins que ses prédécesseurs. Polydor en profite pour rompre le contrat qui le lie à Travers. Déçu par le ‘music business’, le guitariste canadien met sa carrière en sourdine pendant quelques années. Ce n’est qu’en 1990 qu’il ressuscite le Pat Travers Band en publiant un opus intitulé « School Of Hard Knocks ». Travers est désormais accompagné par Jerry Riggs (NDR : certains d’entre vous se souviendront peut-être que ce guitariste américain avait publié au début des eighties, un album à la pochette ‘canine’ impressionnante et dont certains extraits, « Radar Rider » et « Heartbeat » notamment, avaient été inclus à la B.O. du film d’animation « Heavy Metal »).

« Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » a été mis en boite au Diamond Club de Toronto lors de la tournée qui a suivi la sortie de « School Of Hard Knocks ». Sorti au format vinyle en 1991, l’album n’avait jamais été publié au format Cd. Travers, à la tête de son gang fraîchement reconstruit, y propose une heure et dix minutes d’un hard rock typique de la fin des seventies et du début des eighties. Les guitares lead sont, évidemment, plus que flamboyantes tout au long des quatorze titres musclés, fortement teinté de blues, de ce long playing. Le groupe interprète quelques uns de ses grand classiques : « Snorting Whiskey », « Boom Boom (Out Go the Lights) », « Life In London », « Gettin' Betta » ainsi qu’une reprise du titre blues classique « Born Under a Bad Sign » originellement interprété par Albert King (NDR : mais aussi par Jimi Hendrix et The Cream) et « Ready Or Not » qui était l’un des morceaux de l’album solo de Jerry Riggs dont nous parlions plus tôt. Petite merveille d’intensité et de feeling, l’œuvre s’écoute avec un plaisir intense, et ce, même si l’on ne connait pas le Pat Travers Band.

« Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » est, bien sûr, destiné aux fans nostalgiques de Travers mais aussi à celles et ceux qui, comme votre serviteur, sont passés à côté de ce musicien talentueux à l’époque de sa gloire. A (re)découvrir !

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