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Michel Serry

Michel Serry

mercredi, 30 mars 2011 20:10

Trouble Magnet

The Elektrocution marche sur les plates-bandes des Strokes, des Hives, des Flaming Stars et des Datsuns. Autant dire que si vous aimez le garage-punk propre et énergique, vous êtes tombés dans la bonne chronique.

Ce quintet rouennais, constitué de Maxime Prieux (chant), Antoine Boyer (guitare), Yann Bretey (basse), David Grandin (guitare) et Yves Albuquerque (batterie) n’est probablement pas le plus prolifique des combos. Sans faire la fine bouche, deux albums en plus de dix ans d’existence, ce n’est pas vraiment la cadence infernale. N’ayant pas eu la chance de poser les oreilles sur « Open Heart Surgery », la galette précédente sortie en 2005, on devra donc se contenter de ce « Trouble Magnet » pour juger si, comme l’affirme le vieil adage, la qualité vaut mieux que la quantité.

Et de toute évidence, la réponse est oui ! Car « Trouble Magnet » est un petit bijou. En une grosse demi-heure à tout casser, The Elektrocution balance onze pépites d’un garage-punk, léché et survitaminé. Comme celle des quatre combos listés ci-dessus, la musique des Français puise son inspiration dans le rock cradingue des Stooges et du MC5 tout en y ajoutant ce petit côté accrocheur qui la rend accessible à n’importe quel amateur de rock normalement constitué.

Un disque pour amateurs de rock survolté, à écouter les doigts dans la prise !

mercredi, 30 mars 2011 20:07

Lies

Originaire de Bourgogne, ce quatuor propose un cocktail musical intéressant et inédit. Prenez des notes car, en voici la recette : passez au shaker 3/5 de néo métal (KoRn ou Deftones, par exemple, mais n’importe quel autre combo du genre fera l’affaire) et 2/5 de rock progressif  psychédélique (ici, vous n’avez pas le choix, il faut impérativement du Pink Floyd). Ajoutez-y un zeste d’électronique et un soupçon de métal traditionnel. Que celles et ceux qui font la moue devant ce mélange indigeste se rassurent. Une fois passée la surprise, la mixture est plutôt savoureuse.

N’y allons pas par quatre chemins, nous avons failli adorer ce groupe. Quatre musiciens expérimentés (NDR : ces gaillards jouissent tous d’une certaine expérience scénique/discographique au sein d’autres formations). Une musique excitante et inventive qui allie la puissance de la modernité (NDR : les gros riffs burnés, les rythmiques marteaux-pilons et les samples électroniques) et le respect des traditions (ah, ces superbes soli ‘floydiens’) au sein de titres accrocheurs et de longues plages épico-progressives. Il n’en aurait probablement pas fallu beaucoup plus pour faire notre bonheur.

Seulement il y a une ombre à ce tableau idyllique. Un détail infime. Une poussière dans l’engrenage qui, une fois remarquée, gâche vraiment le plaisir d’écoute. Chers amis Français, vu le patronyme de votre groupe, nous ne pouvons pas vous mentir : votre accent anglais est vraiment pourri. Et, si le ‘the’, les ‘this’ et les ‘with’ prononcés ‘ze’ et ‘zis’ et ‘wiss’ nous ont bien fait marrer dans les films des ‘Sous-doués’, ils ne font plus rire du tout lorsqu’on se rend compte du potentiel de votre musique.

It isse vraiment dommage, because wi laïke ze musique. Ze nexte taime maibi…

mercredi, 23 mars 2011 21:04

Sequoia Seeds

Il n’y a rien de tel que le heavy rock psychédélique typé ‘seventies’ pour faire flipper votre serviteur. Les instruments vintage, les rythmes down-tempo, les guitares poisseuses et les improvisations délirantes ; rien que d’y penser mes oreilles en frissonnent. A priori Pater Nembrot est taillé pour me plaire. Un trio italien qui, d’après sa bio, aime mélanger les atmosphères ondulées, les rythmiques lentes et groovy, les réverbérations mélodiques et l’attitude psychédélique, c’est ce qui devrait le faire. Pourtant, sans pouvoir l’expliquer, j’ai beau écouter et réécouter « Sequoia Seed », le nouvel album du combo,  pas moyen d’y accrocher.

Est-ce le son un peu trop nébuleux des guitares ? Peut-être. Ou alors les vocaux monotones qui ne se détachent pas vraiment de l’ensemble ? Ces explications tiennent vraisemblablement la route. Le groupe est d’ailleurs bien meilleur lorsqu’il se contente d’évoluer en mode instrumental. Peut-être encore sont-ce les réminiscences grunge avouées qui me dérangent au plus haut point ? Probablement. Car le rock ado colérique ne fait, à mon sens, pas très bon ménage avec la béatitude psychédélique.

Bien sûr, tout n’est pas à jeter sur cet elpee. On y rencontre même quelques très bons moments : les longues jams de guitare, l’orgue Hammond jouissif sur « H.A.A.R.P. » et la longue suite spatio-psychédélique de « No Man’s Land » mériteraient que l’on jette une oreille sur « Sequoia Seed ».

mercredi, 23 mars 2011 20:46

Razorback Killers

Vicious Rumours est une entité power métallique à géométrie variable dont la seule constante est l’indéboulonnable Geoff Thorpe. En trente et une années d’existence Vicious Rumours a vu défiler dans ses rangs une série impressionnante de musiciens talentueux. Citons par exemple Vinnie Moore (UFO), Steve Smyth (Testament, Forbidden), Dave Starr (Laaz Rockit, Chastain), Brad Gillis (Nightranger, Ozzy Osbourne) et James Rivera (Helstar).

Cinq ans après « Warball », le dernier opus en date sorti en 2006, Geoff Thorpe lance une nouvelle ‘rumeur vicieuse’ et opère, sur « Razorback Killers », un retour discographique fracassant. Si, pour ce dixième opus studio, Larry Howe est à nouveau derrière le kit de batterie (NDR : Howe est presque un ‘permanent’ puisqu’il a tenu les baguettes de Vicious Rumours entre 1986 et 1999 et a réintégré son poste depuis 2005), le reste du line-up a été entièrement remanié. Après avoir travaillé en compagnie de musicos aussi notoires que Moore, Smyth, Starr et Gillis, c’est bizarrement à un illustre inconnu répondant au nom de Kiyoshi Morgan que Thorpe a fait appel pour le seconder à la six-cordes. Comme James Rivera a choisi de réintégrer Helstar, le poste de vocaliste a, pour la circonstance, été confié à Brian Allen. Cet ex-Last Empire et Wild Dogs milite toujours chez Malice. Quant à la quatre-cordes, c’est Stephen Goodwin (NDR : il côtoie également Larry Howe au sein du Aaron Pearson Band) qui se la réserve.

Le personnel évolue, mais Vicious Rumours reste Vicious Rumours. Et si, depuis le milieu des eighties, vous appréciez son power métal à l’américaine, vous ne serez évidemment pas déçus. Le Vicious Rumours, cuvée 2011, est même plutôt un bon cru. Ici, Le heavy ultra-puissant flirte très souvent avec le trash métal. Les vocaux burnés de Brian Allen conviennent d’ailleurs parfaitement à l’exercice. Comme il fallait s’y attendre, les guitares lead, sont absolument superbes. Outre les duels opposant Thorpe à Morgan, l’auditeur averti peut aussi profiter de parties shred offertes par Eric Peterson (Testament) sur le titre « Murderball », ainsi que du retour provisoire et inespéré de deux ex-guitaristes du groupe : Mark McGee (NDR : qui a sévi dans le band entre 1988 et 1995) sur « Bloodstained Sundays » et « Pearl Of Wisdom » et Brad Gillis tout au long de « Deal With The Devil ».

En bon ‘Dictateur Digital’ Thorpe se charge aussi de la production. Il est secondé par Juan Urteaga des Trident Studios (Machine Head, Ted Nugent, Nightranger). Le son est clair et puissant et chaque instrument (même la basse) est parfaitement audible.

Hautement recommandé si vous appréciez les neufs albums précédents. A écouter aussi si vous aimez Iced Earth, Savatage, Helstar, Lizzy Borden, Crimson Glory ou les derniers opus d’Agent Steel, de Testament et d’Exodus.

 

mercredi, 23 mars 2011 20:28

Wisteria Lodge

J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi notre sympathique rédac-chef, qui d’habitude distribue les Cds à chroniquer en fonction des goûts et des connaissances musicales de chacun, a pu croire un seul instant que je puisse trouver un intérêt dans la musique de Demian Clav. Il faut dire, pour la défense de notre boss, que le label Priskovenie a un peu brouillé les pistes en qualifiant cette musique de ‘gothique/progressif/néo-classique’. Il est vrai que ces trois termes associés au mot ‘Métal’ auraient probablement éveillé mon attention.

Votre serviteur, fan de musiques énergiques en tous genres, essaye donc de garder les yeux ouverts en écoutant le second album de ce duo nantais constitué de l’énigmatique JCW au chant, aux guitares et aux claviers et de JCW à la batterie et aux claviers.

« Wisteria Lodge » est un concept album inspiré par l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle et plus précisément par l’une des aventures de Sherlock Holmes intitulée ‘The Adventures Of Wisteria Lodge’. La musique sombre et mélancolique de Demian Clav est, sans conteste, très adaptée au contexte mystérieux et romantique de cette histoire. « Wisteria Lodge » s’écoute d’ailleurs comme on regarde un film. Enfin, comme un aveugle regarderait un film puisque, malheureusement, nous sommes privés de support visuel.

« White Mirror », le premier morceau de la galette ouvre l’appétit. LSK y chante. Et le gaillard a une très jolie voix. Si je souligne le fait, c’est que, par la suite, le Nantais se contente le plus souvent de parler. Et c’est vraiment dommage. La guitare électrique est transcendante. Un solo superbe. Rien de tel pour me titiller les sens. C’est un rien progressif et la plage me fait même un peu penser au Bowie des seventies. Néanmoins, même si l’on est un vulgaire fan de métal, c’est plutôt un gage de qualité.

Malheureusement (pour moi), la suite n’est pas vraiment du même acabit. Demian Clav s’embarque, dès le second titre, dans un style musical se rapprochant plus de la pseudo-musique classique ou de la BO du film d’épouvante que du rock véritable. LSK y déclame son texte d’une voix morose et déprimante. Un chant féminin occasionnel, des effets sonores, un violoncelle et des chœurs viennent enrichir les compositions. Alors oui, c’est beau. C’est même romantique. Gothique. Mélancolique. Mais c’est aussi déprimant et parfois même un peu ennuyeux.

Bien torché, mais à éviter si vous êtes dépressif ou hard rocker.

mercredi, 23 mars 2011 20:18

Escape

KinkyYukkyYuppy (NDR : vraiment les gars, c’est ainsi que vous voulez baptiser votre groupe ?) Hormis ce patronyme on-ne-peut-plus-ridicule, je ne vois pas vraiment ce qui pourrait empêcher ces mecs de devenir des superstars. Car pour un premier album autoproduit, leur « Escape » frise carrément la perfection.

S’il existe une justice en ce monde et si les gens arrivent à se souvenir de son nom (NDR : C’était quoi encore ? SkinnyPunkyPuppy ? PipiKikiYoupie ?), ce quatuor originaire d’Evreux devrait faire parler de lui.

KinkyYukkyYuppy (NDR : Non, désolé, mais ça ne va pas le faire ; à partir de maintenant, si vous êtes d’accord, nous les appellerons KYY). KYY, donc, réunit le chanteur/guitariste Jérémi Tomczyk, le bassiste Wilfrid Delozier, le guitariste rythmique Mathieu Tomczyk et le drummer Camille. Formé en 2002, le groupe à enregistré plusieurs Eps avant de publier, fin de l’année dernière, ce petit bijou intitulé « Escape ».

La musique de Kin… euh, KYY est un brassage plutôt réussi de rock alternatif, de métal contemporain et de pop rock. Ce qui frappe d’emblée lorsqu’on écoute « Escape », c’est la voix superbe de Jérémi. Ce dernier n’a pas grand chose à envier à Brian Molko ou à Matthew Bellamy lorsqu’il s’agit de faire rimer les mélodies vocales accrocheuses de la pop à un rock massif aux guitares musclées.

Aux influences avouées de Biffy Clyro, A Perfect Circle et des Foo Fighters, nous ajouterons donc aussi celles de Placebo et de Muse pour les vocaux, celle de Dregd pour le petit côté progressif et même peut-être celle de Led Zeppelin au niveau de certains riffs métalliques (« Not The Same »).

« Escape » propose douze titres plus accrocheurs les uns que les autres, alternant le rock survitaminé et les mélodies suaves. Douze hits en puissance à découvrir d’urgence sur le site de Kin… Skin… Yin… oh et puis zut, ils n’avaient qu’à se choisir un nom potable !

mercredi, 16 mars 2011 21:11

Visti & Imprevisti

Go Down Records, qui a publié récemment quelques disques plus que mémorables (NDR : on pense notamment à l’album éponyme de The Shoes, au « Hash & Pornography » de Maya Mountain et au « Volcano » d’OJM), nous présente aujourd’hui le premier opus de Glincolti. Ce projet instrumental est né en 2007 de l’association du batteur Roberts Colbertaldo et d’Alessandro Tedesco qui était à l’époque le guitariste d’OJM.

Ayant succombé, fin de l’année dernière, aux charmes envoûtants du heavy rock psychédélique de l’album « Volcano », votre serviteur s’est rué, tête baissée, sur « Visti & Imprevisti » croyant y retrouver les mêmes sensations que sur l’opus d’OJM. Et le choc a été plutôt rude. Car malgré un label et un (ex-)guitariste commun, Glincolti n’a absolument  rien à voir avec OJM. Et si la musique d’OJM mélangeait judicieusement le heavy rock psychédélique, le classic rock, le stoner et le garage, celle de Glincolti marie d’une manière radicalement moins ‘brutale’, les improvisations jazz rock, le progressif instrumental et le funk.

Une fois passée la surprise et la déception de l’amateur de heavy rock, force est d’avouer que ce groupe possède une certaine classe. La musique, entièrement instrumentale, semble s’articuler autour d’improvisations déjantées. La batterie et les percussions de Colbertaldo sont soutenues par la basse hallucinée d’Andrea Zardo. Tedesco, qui en plus de sa guitare se charge d’un synthé et de percussions additionnelles est secondé par Frederico Iacono, un autre six-cordiste expérimenté. Pas heavy pour un sou, les compositions évoluent entre riffs et soli jazz-rock, interludes d’arpèges et envolées psychédélico-progressives.

Techniquement imparable, mais pas toujours transcendante, la musique de Glincolti pourrait satisfaire autant l’amateur averti du free-jazz de Zappa que le consommateur embrumé de rock et de substances psychédéliques, mais aussi, malheureusement, l’utilisateur occasionnel d’ascenseurs.

 

mercredi, 16 mars 2011 21:09

Love, Birth & Disillusions

The Host est un trio français basé à Marseille citant parmi ses influences principales, Led Zeppelin, Queens Of The Stone Age, The Clash, les Beatles et Pearl Jam. Et, avouez que pour un groupe pop/rock/alternatif, il existe pire comme références. Formé en 2004 par Julien Arniaud (chant, guitare et claviers), Thomas Campion (batterie) et Vincent Fraschina (basse), le groupe enregistre en mai 2008 un premier Ep intitulé « Burning Altamont » aux fameux ‘Sound Suite Studio’ de Terje Refsnes (Tristania, Trail Of Tears, Sirenia, Carpathian Forest, Turisas).

L’album suivant « Love, Birth & Disillusions » sort en mai 2010. « Follow Me », en ouverture de la plaque confirme les propos de Julien, Thomas et Vincent : l’ombre du grand Zeppelin plane bien sur leur musique. Et ce ne sont pas les accords de cithare et de guitare acoustique inclus dans cette composition qui viendront contredire cette affirmation. « B… »,  le titre suivant, démontre que Josh Homme et QOTSA ont eux aussi marqué la formation, plus encore peut-être que Jimmy Page et Robert Plant.

Il ne faut cependant pas toujours se fier aux apparences. Malgré cet héritage ‘classic hard rock’ et ‘stoner’, The  Host n’a pas grand-chose d’un groupe de headbangers. Son rock est musclé mais pas ‘heavy’ et évolue plutôt dans la mouvance ‘pop-rock’ alternative de la fin des années 90. Si l’on pense parfois à Led Zeppelin et Queens Of The Stone Age, les noms de Muse ou de Placebo viennent aussi à l’esprit dès que l’on pose une oreille sur « Love, Birth & Disillusions ».

The Host synthétise à sa manière trois décennies de rock. Sans être racoleur, « Love, Birth & Disillusions » propose une jolie collection de mélodies accrocheuses. L’album plaira sans aucun doute à un panel d’amateurs de musique appréciant autant le rock musclé que la pop sophistiquée. A découvrir.

mercredi, 16 mars 2011 20:59

Cash, Gas And Trash

La naissance des Ratboys remonte au 2 août 2008. Lors d’une belle soirée d’été. Nous sommes à Lokeren. Comme chaque année, à la même époque, la ville flamande s’est transformée en capitale belge du rock’n’roll. L’atmosphère est propice aux retrouvailles. Sur scène, les Sex Pistols, fraîchement ressuscités, renouent (comme l’ont fait quelques heures plus tôt les Buzzcocks et les New York Dolls) avec un public belge déchaîné.

C’est dans cette ambiance survoltée qu’Eric (chant et guitare) retrouve Vincenzo (basse et chant). Ces amis de longue date s’étaient perdus de vue depuis une dizaine d’années. L’énergie punk des ‘Pistols’, le savoir faire rock’n’roll des ‘Dolls’ et probablement quelques litres de houblon liquéfié réveillent chez nos deux amis des instincts primaires de rock’n’rolleurs. ‘Il faut absolument que nous formions un groupe’ ! Le pacte est scellé. Les Ratboys sont nés.

Babba est recruté pour la batterie, Manu pour la seconde guitare. Le quatuor ainsi formé se lance dans la composition de titres qu’il ne tarde pas à mettre en boîte. Trois jours de studio suffisent aux garçons-rongeurs pour soumettre les bandes du futur « Cash Gas & Trash » au mixage professionnel de Pierre Vervloesem (dEUS). L’album terminé, il faut encore trouver un deal. Il se concrétise au printemps 2010. C’est le label américain Brutarian Music qui distribuera la galette.

Si la naissance des Ratboys est directement imputable aux amours coupables entre les ‘Poupées de New York’ et les ‘Pistolets du Sexe’, c’est du côté des Ramones que les Bruxellois sont allés chercher l’inspiration. Sur la pochette, le choix des pseudos ‘familiaux’ (Ratboy Ricky, Ratboy Vince, Ratboy Baba et Ratboy Manu) évoque indéniablement le style des New Yorkais. Mais la ressemblance ne s’arrête pas en si bon chemin, puisque la musique a aussi été touchée par l’esprit de Dee Dee, Johnny et Joey. Le chant nasillard d’Eric (‘Ricky’) évoque davantage Joey Ramone que Johnny Rotten. Difficile aussi de nier qu’un titre comme « Backseat  Angel » doive beaucoup plus à « Suzy is a Headbanger » qu’à « Anarchy In The UK ».

N’en déduisez pas que The Ratboys constitue une copie carbone des Ramones. Loin de là. Si le punk rock endiablé de la seconde partie des seventies constitue l’ossature des compositions des ‘boys’, elles sont aussi flanquées d’une bonne dose d’énergie garage rock. Ah, cet orgue  fleurant bon les sixties sur les excellents « Hollywood Summer », « Coconut Jane » et « Going Back To School » : un pur délice !

Fans des Ramones, des Pistols, de New York Dolls, de Johnny Thunders ou tout simplement de très bon rock’n’roll, vous savez déjà ce qu’il vous reste à faire !

 

mercredi, 16 mars 2011 20:56

Who’s Got Mine ?

L’annonce de la sortie d’un nouveau Rhino Bucket est toujours une excellente nouvelle. Surtout si l’on est fan de hard rock et qu’on préfère AC/DC dans sa période Bon Scott. Car c’est le style pratiqué par Rhino Bucket depuis sa formation à la fin des eighties : du hard rock, comme le dispensait le combo aussie, à l’époque de Bon Scott.

Depuis 2006, Rhino Bucket effectue un retour discret mais efficace. Bien sûr on est loin du succès des débuts. En 1990, le groupe était signé par Warner Bros. Ses disques étaient produits par Terry Manning (Led Zeppelin, ZZ Top). Le single « Ride with Yourself », extrait du second album « Get Used to It », s’était même retrouvé sur la B.O. de ‘Wayne’s World’ en compagnie de titres de Cinderella, Queen et Alice Cooper. En 1994, pour l’album « Pain », c’était Simon Wright, l’excellent batteur chauve d’AC/DC et de Dio qui tenait les baguettes. Et puis silence radio. Plus de nouvelles jusqu’aux rumeurs de formations colportées au début des années 2000. Mais il faut encore attendre 2006 pour avoir enfin une confirmation discographique de ce retour. L’album « And Then It Got Ugly » marque aussi l’arrivée d’un nouveau guitariste. Oh, pas un inconnu puisqu’il s’agit de l’excellent Brian ‘Damage’ Forsythe, jadis sixcordiste chez les excellents Kix.

En 2009, « The Hardest Town » (chroniqué sur Musiczine) confirme l’excellente santé du combo. La voix de Georg Dolivo rappelle toujours autant celle de Bon Scott et son tandem guitaristique avec Forsythe est aussi excitant que celui des frères Young. En 2010, Rhino Bucket joue pour la première fois de sa carrière sur le Vieux Continent. Peu après cette tournée européenne, le combo retourne en studio, en compagnie de Doug Boehm (Fireball Ministry, Danzig, The Vines), afin de mettre en boite son sixième opus : « Who’s Got Mine ? »

« Who’s Got Mine ? », sans être décevant, ne deviendra pas notre album préféré du quatuor. Le hard rock des ‘Buckets’, confié aux manettes de Doug Boehm, semble un peu moins ‘couillu’ que par le passé. La patte AC/DC, toujours bien présente, souffre un peu d’une production trop léchée, plus adaptée à des formations rock’n’roll telles que les Rolling Stones ou les Vines. Ce disque est pourtant loin d’être de mauvaise facture et des titres comme « Drive Thru Liquor », « Message In A Bottle » ou « Hollywood & Wine » donnent toujours autant envie de se secouer les cervicales. Un peu plus de pèche, cependant, aurait fait notre bonheur.

 

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