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Michel Serry

Michel Serry

mardi, 21 septembre 2010 02:00

All Our Kings Are Dead

D’après le dictionnaire en ligne (http://dictionnaire.reverso.net), le terme anglais ‘young guns’ correspond généralement aux jeunes hommes énergiques et plein de talent qui empruntent la voie menant au succès. Young Guns semble donc constituer un patronyme adapté à ce quintet originaire de High Wycombe (NDR : une ville située entre Oxford et Londres). 

Aucun doute possible sur leur jeunesse ; la pochette du Cd nous dévoile cinq jeunes adultes, à peine sortis de l’adolescence et au look très ‘branché’. Energiques ? Des gamins qui jouent une musique nourrie au punk rock mélodique et au metalcore, il ne manquerait plus qu’ils ne soient pas énergiques. Plein de talent ? La qualité de « All Our Kings Are Dead » semble vouloir le prouver. Sur la voie du succès ? Il est déjà démontré, en tout cas, au Royaume-Uni, où le pressage initial de « Mirrors », le premier Ep autoproduit en 2009, s’est écoulé à la vitesse de la lumière tandis que la seconde édition a atteint le chiffre enviable des 7 000 exemplaires vendus. Le succès de ce disque qui a permis à Young Guns de se produire, en 2009, sur des festivals anglais importants tels que le Download ou le Sonisphere, lui a aussi valu d’être élu ‘Best British Newcomer’ par les lecteurs de Rock Sound et ‘Best New Band’ par ceux de Kerrang.

Vous l’aurez compris, les Young Guns sont jeunes, et pratiquent de la musique jeune destinée à un public jeune. Dans un style un peu similaire à celui de leurs compatriotes des Lost Prophets, ces ‘jeunes canons’ mélangent les refrains ultra-accrocheurs de la punk pop californienne aux riffs décapants du neo métal et du metalcore. Gustave Woods, le vocaliste, dispose d’un organe qui lui permet de passer des vociférations punk rock à un style plus posé, parfois proche de celui de Bono (U2).

« All Our Kings Are Dead » devrait faire le bonheur des rockers de tous poils, punkoïdes ou métallovores, pour autant qu’ils n’aient pas encore atteint la majorité légale. 

mardi, 14 septembre 2010 02:00

Carmina Diabolo

Si vous avez ingurgité de saines lectures au cours de votre jeunesse, vous le savez déjà, ce n’est pas la première fois que des Romains tentent d’envahir la Gaule. Mais autant vous prévenir tout de suite, cette nouvelle intrusion transalpine risque d’être un peu plus douloureuse pour les tympans que les précédentes. En effet, c’est armée de guitares bien plus lourdes que les poings d’Obélix et gavée d’une potion magique à haute teneur en champignons hallucinogènes, qu’une légion baptisée ‘Arc-en-ciel noir’ s’apprête à traverser nos frontières.

Black Rainbows est un trio aussi lourd qu’enfumé, formé en 2005 dans la capitale italienne. Son second opus, « Carmina Diablo » devrait, en toute logique, squatter les platines lasers de tous les accros au stoner, au désert rock et autre heavy psychédélique de la planète. En mêlant habilement les riffs ancestraux écrasants de Black Sabbath ainsi que les délires spatiaux et hallucinés d’Hawkwind aux ambiances arides des déserts californiens chères à Kyuss, Queens Of The Stone Age et Nebula, Black Rainbows s’impose comme la ‘crème de la crème’ du heavy rock plombé interplanétaire.

Dirigé par Gabriele Fiori, un chanteur guitariste dont l’organe vocal présente parfois des  similitudes surprenantes avec celui de Pepper Keenan (Corrosion Of Conformity), Black Rainbows explore l’espace interstellaire au moyen de dix compositions flamboyantes, où la lourdeur des guitares se noie dans un océan d’effets psychédéliques hallucinants.

Ils sont fous ces Romains !

mardi, 14 septembre 2010 02:00

The Longest (Ep)

Fat Mike aime satisfaire les aficionados de punk rock. Depuis quelques temps, Fat Wreck Chords (NDR : le label keupon créé par ‘Gros Mike’) multiplie les rééditions d’albums cultes et les compilations de raretés. Quelques semaines seulement après avoir appliqué ce traitement salvateur à la collection de singles et d’inédits du défunt Good Riddance, sur le génial « Capricorn One », c’est aux publications les plus obscures de NOFX, le groupe dont il est le leader, que Fat Mike accorde une nouvelle jeunesse.

Je le confesse volontiers, la première écoute (distraite) de ce “Longest EP” ne m’a pas vraiment emballé. Ce punk rock yankee, pêchu, est bien foutu, mais tout à fait banal. En outre, la voix de Fat Mike est un peu trop nasillarde, à mon goût. Très peu pour moi ! Enfin, cette réaction, je l’ai manifestée juste avant de m’attarder sur les lyrics du combo californien. Car ils sont désopilants et acerbes. Alors, et tant pis pour l’originalité, ce disque est génial, puisque, pour une fois on se marre un peu en s’enfilant les sempiternelles leçons de morale et les critiques de la société, inhérentes au mouvement punk.

Difficile, en effet, de garder son sérieux au son reggae (accent jamaïcain inclus) de « Kill All The White Man ». Plus difficile encore de ne pas se tordre de rire en écoutant le clip commercial enregistré par le groupe à l’occasion de la sortie de son album « War On Errorism ». Carrément impossible de ne pas se pisser dessus en écoutant les lyrics de « I’m Going To Hell for this One », dont voici un extrait choisi au hasard : ‘Jesus is Back and he wants to kick Mel Gibson’s ass’. Très fun aussi ce « The Punk Song ». Achevant l’opus, ce titre constitue une version très personnelle et débridée du classique de Chuck Berry, « Johnny B. Goode ».

Affichant au compteur trente titres pour plus d’une heure de délires keupon, cette compilation ultime réunit des raretés, des inédits et des titres introuvables, enregistrés entre 1987 et 2009. Elle est vendue sur le site de Fat Wreck pour un prix presque dérisoire et mérite sans conteste son titre de « The Longest EP ».

En conclusion : rien que du bonheur pour les fans de NOFX et pour celles et ceux qui, comme votre serviteur, découvrent sur le tard, un groupe qui vaut vraiment le détour !

mardi, 14 septembre 2010 02:00

A Colombus Feeling

Un glaviot préhistorique, craché pour la première en 1982, et une première plaque vinylique, pressée en 1985, font probablement des Spermbirds l’un des plus antiques combos keupons germaniques en activité. Formé à Kaiserslautern par Lee Hobson Hollis, un G.I. américain stationné en Allemagne, le groupe s’est forgé, dans les années quatre-vingt, une solide réputation scénique au pays de la choucroute garnie. Malgré une carrière plutôt conséquente, ces cousins germains des Sex Pistols et des Dead Kennedys ne livrent ici que leur huitième méfait discographique.

Tout comme le plat traditionnel mentionné ci-dessus, le punk rock des Spermbirds est mitonné à l’ancienne. Rien que des ingrédients naturels dans la recette du combo. Du rock’n’roll virulent, cultivé dans la rue, sur un lit de crachat, de haine et de vomi. Que les accros à facebook et à la punk pop aseptisée aux OGM exportée en masse par les yankees s’empressent de passer leur chemin. Les Spemrbirds ne sont pas des ados en goguette. Ici, tout respire l’expérience, la sueur et l’authenticité. Le punk des Allemands répond aux normes les plus strictes : les lyrics sont sarcastiques et ponctués d’hymnes à reprendre en chœur. Le son des guitares est cradingue à souhait et la basse carrément explosive. Seul écart de conduite (vite pardonné car hautement jubilatoire) l’intro au banjo du titre éponyme « Colombus Feeling ».

Bienvenue  à l’école du rock’n’roll, c’est la rentrée des crasses. Ouvrez votre livre de punk à la page Spermbirds !

mardi, 07 septembre 2010 02:00

Monument Black Colossal

En janvier de cette année, nous vous avions présenté, dans notre rubrique ‘découvertes’, l’Ep « Covered In Darkness », offert en téléchargement gratuit par le combo black métal suédois Netherbird. Si nous avions été convaincus par ce mini-album constitué de reprises cuisinées à la sauce black métal symphonique de Paradise Lost, Annihilator, Sentenced et Soundtrack of Our Lives, nous vous avions confié vouloir attendre la sortie d’un album réunissant des compositions plus personnelles, avant de nous faire une opinion définitive sur le groupe.

C’est chose faite grâce au terrifiant « Monument Black Colossal ». N’y allons pas par quatre chemins, notre impression initiale était la bonne. Netherbird tue ! Passons rapidement sur l’absence d’originalité, puisque chacun le sait, en matière de Black Métal Symphonique, tout (ou presque) a déjà été fait par Dimmu Borgir, Cradle Of Filth et les milliers de groupes qui ont suivi leurs traces gluantes sur le sentier menant au côté obscur de la force. OK, Netherbird n’invente rien. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il le fait bien.

« Monument Black Colossal » regorge de tout ce qui glace le sang des majorités bien-pensantes et fait dresser les poils des membres supérieurs des amateurs de black symphonique : les claviers ‘ambiance cimetière transylvanien’, les riffs de guitares brutaux et incisifs, les interludes grandiloquents au piano, une alternance de vocaux râpeux black et de cris gutturaux death, des chœurs féminins parcimonieux, et une batterie volcanique tenue par la poigne d’acier de l’excellent Adrian Erlandsson (Paradise Lost, Nemhain, ex-At The Gates, The Haunted et Cradle Of Filth). Chez Netherbird, la violence côtoie l’émotion et l’angélique commerce avec l’obscur (NDR : et l’image de la pochette, signée par Kristian ‘Necrolord’ Wahlin, célèbre pour son travail chez Tiamat, Bathory, Emperor et At The Gates, corrobore ce point de vue) 

En attendant « Abrahadabra », le nouvel elpee de Dimmu Borgir que l’on nous promet pour fin septembre, les amateurs de mélodies sépulcrales et de riffs infernaux peuvent se ruer, les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes sur « Monument Black Colossal ».

mardi, 07 septembre 2010 02:00

III

On ne peut pas dire que Sahg fasse preuve de beaucoup d’imagination pour baptiser ses albums. Après « Sagh I » (2006) et « Sagh II » (2008), « Sahg III » pointe son nez poudré chez votre disquaire préféré. Pour celles et ceux qui ont loupé les deux premiers épisodes, Sahg est un ‘all-star’ band norvégien réunissant Thomas Tofthagen (Audrey Horne) à la guitare, Tom Cato Visnes (Gorgoroth, Audrey Horne, Jotunspor, I, God Seed, Ov Hell) à la basse, Olav Iversen (Manngard) au chant et à la guitare ainsi que Thomas Lønnheim (ce petit nouveau militait, jadis, au sein du groupe electro-rock Ralph Myerz and the Jack Herren Band) à la batterie.

Dès la sortie de son premier opus, Sahg s’est imposé comme l’une des meilleures surprises de l’année en matière de doom métal scandinave. En 2010, « III » ne fait que confirmer tout le bien que nous pensions de ces bouillants Norvégiens. Si, sur le fond, Sahg est bel et bien un groupe ‘doom métal’, il commet cependant quelques infidélités bienvenues à ce style caractérisé principalement par ses guitares pachydermiques. En accélérant le tempo, Sagh se rapproche parfois plus souvent des standards du heavy métal classique que de ceux du doom pur et dur. Que les puristes se rassurent cependant ; si des titres comme « Baptism Of Fire » ou « Mortify » auraient très bien pu avoir été composés à la grande époque de la N.W.O.B.H.M., « III » recèle encore quelques petites perles heavy rock inspirées par le Sabbath des seventies. Sur les lourdingues « Hollow Mountain » et « Mother’s Revenge », par exemple, la voix d’Olav est terriblement proche de celle d’Ozzy (NDR : à s’y méprendre !) Quant aux compos, elles auraient pu figurer sur un elpee de Count Raven, Candlemass voire Trouble. A l’instar de ses collègues suédois de Spiritual Beggars, Sahg ajoute quelques touches très ‘classic rock’dans son metal lourd, à l’aide de sonorités tirées d’un orgue Hammond.

Fidèle à sa ligne de conduite, mais en mélangeant les genres, Sahg propose la quintessence du heavy rock des seventies et du début des eighties. Une petite bombe heavy-doom-métal-rock à consommer sans modération.

Petite info exclusive ‘Musiczine.net’ pour terminer : le prochain opus du groupe s’intitulera probablement « Sahg IV » !

 

mardi, 07 septembre 2010 02:00

Live Death Doom

Asphyx est un groupe batave dont la naissance remonte à 1987. Depuis, il est devenu ‘culte’, et pas seulement chez nos voisins néerlandophones. Si on vous précise qu’au début des années 90, ce quatuor a tourné en compagnie d’Entombed, Bolt Thrower et Benediction, vous n’aurez probablement aucun mal à cerner leur style musical : le Death Metal Old School.

Le comeback de Martin van Drunen au sein du line up, en 2007, était une fameuse surprise. En effet, si l’ancien vocaliste de Pestilence, Bolt Thrower et Hail Of Bullets a marqué la discographie du combo death metal hollandais de ses vocaux rageurs, son implication chez Asphyx n’a duré que quelques années. En outre, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis qu’il a claqué la porte du local de répétition. C’était en 1992. Cependant, la publication de l’excellent « Death… The Brutal Way », l’an dernier, a définitivement remis les pendules à l’heure : Van Drunen est bien le meilleur choix pour Asphyx. Quoi de plus naturel pour un groupe, après un retour réussi, de vouloir marquer le coup en sortant un album live. Pour rendre la qualité sonore de cet elpee optimale, Asphyx à fait appel à l’un des gourous du genre : l’immense Dan Swanö (Edge Of Sanity, Bloodbath). Autant dire que le mix est carrément décapant.

Enregistré en Allemagne, au ‘Turock’ d’Essen, sold out pour l’occasion, « Live Death Doom » est une bombe réunissant dix-neuf brûlots death métal brutaux et primaires. Sept de ces jolies comptines sont issues du dernier album en date ; ce qui fait tout de même un peu beaucoup pour un groupe dont la discographie est quand même très riche. Bien sûr, chez le combo ‘oranje’, le mot d’ordre général est ‘Death’. Mais comme le mentionne clairement le titre de l’elpee, le band aime aussi plomber son ‘métal de la mort de la vieille école’, à l’aide de riffs doom métal pachydermiques du plus bel effet.

Conquis d’avance, le public allemand salue ses héros en manifestant un respect furieux au groupe, et l’ambiance ne baisse pas d’un cran, tout au long du concert. Il faut dire que Van Drunen, hormis son organe de cerf en rut, dispose d’une arme implacable pour se mettre le public germain dans la poche : il parle couramment la langue de Goethe ; et il ne s’en prive pas.

Si le death metal mélodique moderne vous laisse froid et que vous préférez la vieille école du death européen, c’est-à-dire celle qui a fait les beaux jours d’Entombed, Gorefest, Benediction et Bolt Thrower, vous ne pouvez passer à côté de ce « Live Death Doom ». Surtout quand on sait que l’édition limitée de l’œuvre (contrairement au maigre exemplaire promotionnel reçu) contient, outre les deux Cds audio, un Dvd recelant plus de 225 minutes d’images. Ce dernier reprend, outre la prestation au Turock immortalisée le 4 juillet 2009, un documentaire consacré au groupe et un tas de bonus (vidéo promotionnelle, prestations live, etc.).

 

mardi, 31 août 2010 02:00

Keepers Of The Faith

La bio le mentionne : Terror est prêt à jouer n’importe où si il y a quelqu’un pour les écouter. Festivals, squats, mariages ou communions : vous les invitez, ils sont déjà là. Le combo compte dix années d’existence et accorde une moyenne de 300 concerts par an. Il s’est exposé à tous les publics et a joué en compagnie de formations aussi différentes que Behemoth, Hatebreed, Strung Out, Lamb Of God ou Bouncing Souls.

Cependant, si cette petite introduction vous a mis la puce à l’oreille, en vue d’organiser la communion du petit, sachez qu’il y a quand même deux soucis majeurs pour pouvoir profiter d’une prestation à domicile de Scott Vogel (chant) et de son orchestre. D’abord, le quintet est originaire de Los Angeles ; bref, ce n’est pas la porte à côté. Inviter le groupe à la salle paroissiale risque d’entamer sérieusement votre budget. Deuxièmement, il est vraiment peu probable que la musique dispensée par ces Californiens plaise à Tonton Bernard et à Tatie Lucette. Sauf, si d’aventure, ces derniers sont à fond dans le hardcore voire, à la rigueur, dans le thrash métal.

« Keepers Of The Faith », le cinquième album de Terror, est sorti fin août chez Century Media et, quelles que soient les conditions météorologiques en cette période de rentrée scolaire, on peut dire que, sur nos platines laser, il fait encore et toujours très très chaud. Trente trois petites minutes (c’est la durée de l’album) en compagnie de Terror suffiront même à transformer votre t-shirt en une véritable serpillère humide. En treize titres intenses où les guitares crachent des riffs aussi lourds que speedés et où la basse percute les tympans à la manière d’un marteau pilon, l’ami Vogel éructe son désaccord avec tout ce qui le dérange dans la société actuelle. Le gaillard fait la leçon aux politiciens en utilisant les mêmes outils didactiques que ses confrères de Hatebreed, Agnostic Front ou Madball : le pavé sonique dans la tronche, c’est sûr que ce geste ferait réfléchir nos dirigeants, si, par chance, ils écoutaient du hardcore.

Le son de « Keepers Of The Faith », concocté par Paul Minor (Death By Stereo) et Matt Hyde (Slayer, Hatebreed), est percutant et incisif ; souvent à la limite du thrash métal. Martin Stewart et Jordan Posner, les deux six-cordistes, se fendent même de quelques soli de guitares, rares, mais rudement efficaces.

Vous l’aurez compris, inviter Terror à la grande fête du gamin risque de plomber un peu l’ambiance. Il vous faudra donc vous contenter de suivre l’exemple de votre serviteur, et d’écouter « Keepers Of The Faith » en boucle. Ou alors, à la limite, d’aller danser un joyeux ‘circle pit’ en leur compagnie, le 26 septembre prochain au Hof Ter Lo (Trix) de Borgerhout lors de leur prestation que la formation accordera dans le cadre du ‘Hell On Earth Tour 2010’. 

mardi, 31 août 2010 02:00

Dial P For Panic (Ep)

Dial P For Panic est un groupe bien de chez nous, puisque ses membres sont originaires des villes de Genk et Leuven (NDR : si, je vous assure, c’est encore en Belgique).

En 2006, trois membres du défunt combo hardcore One Man March –Bart (chant), Kristof Geutjens (guitare) et Dennis Smolders (batterie)– s’associent à Geert Janssens (guitare) et Martijn Meyers (basse) pour créer un groupe célébrant leur passion commune pour le heavy rock. S’ensuit le cycle habituel du parcours de tout groupe rock qui se respecte : répétitions, concerts, enregistrement d’une démo, changement de line-up (exit Bart, welcome Erick de Deyn), avant d’en arriver à la sortie d’un Ep sept titres éponyme absolument indispensable.

Du passé hardcore de nos amis Flamands, il ne reste plus vraiment grand-chose. Par contre, l’influence avouée du heavy rock millésimé seventies est, quant à elle, carrément palpable. Avouée l’influence ? Oui, mais aussi ingurgitée et adaptée au goût du jour. Ainsi, chez Dial P For Panic, les guitares heavy du Sabbath Noir et du Grand Funk Railroad sont savamment mélangées aux sons plus actuels du stoner rock ‘arizonien’ d’un Queens Of The Stone Age ou d’un Kyuss, voire même au garage rock de The Hives ou The Datsuns. Ce petit déluge de décibels vogue savoureusement au gré d’une section rythmique jouissive. 

Bonne nouvelle : ce monument musical de notre nation branlante est disponible pour la somme ridicule de 7 € (frais de port non compris) à l’adresse e-mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . A ce prix là, il est carrément anticonstitutionnel de s’en priver !

 

mardi, 31 août 2010 02:00

Thank You Mr Churchill

Au moment de commencer cette chronique, un doute affreux m’a traversé l’esprit. Comment notre rédacteur en chef bien aimé peut il demander à l'humble amateur de rock qui écrit ces lignes de critiquer un album de Peter Frampton ? C'est comme si on demandait à un curé intégriste de porter un jugement sur l'œuvre du Tout Puissant. Qui suis-je pour juger ce guitariste, dont le jeu a influencé une grande partie des musiciens que j'apprécie? Par bonheur, et sans doute par compassion pour les ignobles scribouillards dans mon genre, Monsieur Frampton s’est-il, une fois de plus, fendu d’un disque de qualité irréprochable ; et donc, impossible à soumettre à la critique ? Ouf !

 

Pour celles et ceux pour qui le nom de Peter Frampton n’évoquerait pas grand-chose, un petit rappel s’impose. Né en 1950 au Royaume-Uni, cet autodidacte de la six-cordes a fondé, en compagnie du chanteur Steve Marriott (ex-Small Faces), l’un des plus grands groupes de hard rock britannique : Humble Pie (NDR : il suffit de jeter une oreille sur l’incroyable elpee live « Performance Rockin' the Fillmore » pour s’en convaincre). Sa carrière solo, qui commence dès 1972, lors de la sortie de l’opus « Wind Of Change », connaîtra son apogée en 1976, suite à la publication du long playing « Frampton Comes Alive ! », qui est toujours l’un des albums ‘live’ les plus vendus de tous les temps. Outre une pléthore d’enregistrement solo, Frampton a accompagné (sur disque et en concert) un vieil ami de classe : David Bowie et s’est même compromis sur deux LPs de Johnny Hallyday (« Insolitudes » en 1973 et « Rock’n’roll attitude » en 1985). Il embrasse brièvement la carrière d’acteur dans le film « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band », inspiré de l'œuvre mythique des Beatles. Son album instrumental « Fingerprints » a reçu le ‘Grammy Award’ du meilleur album pop instrumental, en 2007.

Comme son nom l’indique, « Thank You Mr Churchill » remercie Winston Churchill d’avoir ramené le papa de Frampton, vivant, de la seconde guerre mondiale. Cet hommage tardif au premier ministre anglais de l’époque sert en fait de prétexte à l’introduction d’une autobiographie musicale. « Thank You Mr Churchill » a été enregistré à Cincinnati dans le home-studio du guitariste-chanteur et mis en forme par Chris Kimsey qui, pour l’anecdote, était déjà le producteur du tout premier effort solo de Frampton. Les deux hommes n’avaient plus travaillé ensemble depuis 30 ans.

Fidèle à son style, Frampton alterne les titres rock, hard rock, les power ballades et le blues. Il assure lui-même les vocaux. Brillamment ! Les parties lead sont magnifiques, mais, après tout, comment pourrait-il en être autrement ?

Varié, technique et bourré de feeling, ce nouvel album est une véritable réussite. Preuve s’il en est que, même après plus de 40 ans de carrière, il est toujours possible d’être au top !

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