• Où ça en est si Ceylon
    Où ça en est si Ceylon Ceylon est une formation toulousaine, dont le premier album, « Où ça en est », paraîtra ce 24 janvier 2020. Il fait…

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Michel Serry

Michel Serry

mercredi, 29 décembre 2010 01:00

The Runaway (Ep)

Ne vous fiez pas aux origines pseudo-parisiennes de Face Down. De cœur, ce combo imbibé au ‘Jack Daniels’ et à l’huile de vidange est bel et bien originaire du sud de chez Barack Obama. Les courageux (inconscients ?) qui oseraient mettre cette affirmation en doute prennent le risque de se prendre cinq bastos gros calibre dans le stetson en posant une oreille sur « The Runaway ».

N’allez pas croire non plus, jetant un œil sur l’artwork (superbe au demeurant) de cet Ep cinq titres, que ces cinq Français se la jouent ‘country’ ou ‘rock sudiste’. Face Down n’est pas le nouveau Stocks. Et ses influences ‘southern’ ne sont pas à chercher dans le rock texan des seventies, mais plutôt dans le trash/sludge louisianais de la dernière décennie.

Bref, si vous ne l’avez pas encore capté, Face Down c’est du lourd ! « The Runaway » est un mélange fumant entre trash goove metal dévastateur de Pantera et sludge metal burné de Down. Warren, au chant, semble avoir le même fournisseur de cordes vocales que Phil Aselmo. Derrière lui, ses quatre acolytes bâtissent un mur sonore qui aurait très bien pu, à lui seul, provoquer les ravages de l’ouragan Katrina.

Pour un premier essai autoproduit, le son est carrément énorme : tellement compact qu’on se demande comment on peut entendre aussi distinctement la basse rageuse d’Alban et la batterie rouleau compresseur de Logan que les guitares brutales de Cédric et J.A. Un Ep percutant qui laisse présager le meilleur pour l’avenir. Bon sang, mais qu’est-ce qu’ils attendent pour nous concocter un album complet ?

Recommandé par votre médecin ; et à de très fortes doses !

jeudi, 16 décembre 2010 00:26

Voices Of Generation (Ep)

J’avoue qu’en introduisant la plaque du combo keupon parisien The Black Stout, dans ma machine à décibels, je m’attendais à vivre une toute autre aventure sonore. Tout d’abord, à cause du patronyme inspiré par la bière noire et sirupeuse que l’on sert tiède et plate dans la plupart des pubs d’Irlande et d’Angleterre. Et puis de cette allusion aux Dropkick Murphys. Une mise en bouche susceptible de nous entraîner dans l’univers celtique. Et bien, j’ai tout faux. Les Black Stout pratiquent du ‘Street Punk’. Déçu votre serviteur ? Même pas, puisque dans leur genre ils sont plutôt bons.

Métalleux primaire, je confesse une ignorance crasse de la musique préférée de mes frères à crête et surtout de ses diverses subtilités (NDR : j’ai pourtant l’impression de m’être un peu amélioré depuis que j’écris chez Musiczine). Une visite éducative sur la toile s’impose donc ! D’après une célèbre encyclopédie ‘libre’ en ligne, le ‘street punk’ serait un dérivé du punk rock, né au début des eighties. Les ‘street punks’, issus des classes-laborieuses britanniques, se seraient rebellés contre les prétentions artistiques des groupes de la première vague punk et seraient liés au mouvement Oi! ; l’idéologie raciste en moins. Le ‘street punk rocker’ type serait coiffé d’un mohawk multicolore et d’une veste de cuir cloutée bardée de slogans politiques ou de noms de groupes. Bref, un punk quoi.

Côté look, ce n’est déjà pas gagné pour nos ‘street punks rockers’ parisiens. Le quatuor est dépourvu d’excentricités capillaires (NDR : hormis la longue chevelure blonde de Vaness, la vocaliste). Et, à en juger la photo reproduite sur le feuillet promotionnel joint au Cd, leur look vestimentaire est plutôt BCBG. Cependant suivant l’adage urbain, ‘l’habit ne fait pas le keupon’ ; et côté musique le quatuor tape dans le mille, en distillant un punk rock rageur et mélodique aux refrains fédérateurs. « Voices Of Generation » est un Ep réunissant cinq glaviots gluants et une excellente reprise (cachée) du « Roots Radical » de Rancid.

Si les plages mélodiques comme « Celebrate » ou « Workers Mad Games » sont plutôt sympas, mon côté ‘brute épaisse’ leur préfère sans conteste les hymnes ‘in your face’ ; à l’instar de « Voices Of Generation » ou « Prince Charming's An Asshole (1, 2, 3, Fuck) », sur lesquels la voix de ‘bad girl’ de Vaness opère, sans conteste, son petit effet !

Les Black Stout préparent un long playing pour bientôt. Et sont prêts à défendre leur street punk à fortes effluves de houblon, sur les planches. Avis aux promoteurs et aux brasseurs !

 

mardi, 14 décembre 2010 01:00

The Disease Of St. Vitus

Pour concocter son second album intitulé « The Disease Of St. Vitus », le groupe finlandais Dead Shape Figure n’a pas vraiment fait dans la dentelle. Sa combinaison brutale de thrash métal moderne et de death métal mélodique pourrait bien réveiller plus d’un mort. 

Formé à Helsinki en 2003, le quintet a acquis expérience et cohésion en se produisant plus de deux cent fois sur scène. Outre une centaine de concerts accordés en Finlande, Dead Shape Figure a parcouru seize pays différents et chauffé les planches pour des groupes d’envergure tels que Cradle Of Filth, Moonspell, Chimaira, Samael et Turisas.

« The Disease Of St. Vitus » est destiné à tous les accros au Modern Thrash Metal de Dew-Scented ou de The Haunted qui apprécient aussi le Death Metal Mélodique original d’At The Gates (NDR : la voix death de Galzi Kallio ressemble énormément à celle de Tomas Lindberg). Et surtout, il s’adresse à celles et ceux qui ne sont pas avides d’originalité.

Car c’est un peu là que le bât blesse. Malgré toutes ses qualités (NDR : compositions dynamiques, riffs en béton, chant agressif doublé parfois d’un chant clair, technique imparable, etc.), il n’y a rien dans la musique de Dead Shape Figure qui n’ait déjà été entendu ailleurs.

Un bon album que l’on prend plaisir à écouter, mais qui ne laisse malheureusement pas une marque indélébile chez l’auditeur.

 

mardi, 14 décembre 2010 01:00

Onryou

Et si nous reparlions des dangers de la mondialisation ? Vous cherchez un exemple ? Ingraved, un groupe italien qui publie un album de metalcore inspiré par la mythologie japonaise, sur un label allemand. Franchement, la recette me semble dangereuse. En tout cas, elle est mondiale. Périlleuse aussi, peut-être, mais pour les oreilles seulement.

Le fil conducteur du second elpee de cette formation italienne est ‘Onryou’, un personnage issu de la mythologie nipponne. Un esprit malfaisant, capable de revenir d’entre les morts pour semer vengeance, terreur et désolation dans le monde des vivants. Ce sujet plutôt inhabituel constitue finalement le seul motif original de la plaque.

Pour celles et ceux qui s’intéressent à la géographie, Ingraved est originaire de Brindisi, une ville située dans le talon de la grande botte. Le quintet à déjà publié, en 2006, un album death métal plutôt brutal, intitulé « Hatred From Outside ». Quatre années plus tard, nos amis  transalpins effectuent un changement de cap important. Sur « Onryou », toujours orienté métal, c’est désormais le ‘core’ qui à remplacé le ‘death’. Les modifications ? Un peu plus de mélodie, un peu moins de parties lead et davantage de variation dans le chant. Exit les grunts death. Place à l’alternance de hurlements hardcore et de chant clair. Bref on standardise sa musique selon les normes internationales du métalcore !

Sur la forme, rien à redire. « Onryou » est un disque ‘rentre-dedans’. Les riffs sont brutaux, le tempo rapide et le son étonnamment puissant. De quoi passer un bon moment à headbanger (si vous êtes du côté ‘métal’ de la force) ou à pogoter (si vous êtes du côté ‘core’). Sur le fond, cependant, il faut bien avouer que le résultat s’avère quelque peu linéaire. La rondelle, qui ne dure qu’un peu plus d’une demi-heure, devient carrément lassante au bout de vingt minutes. Nous ne remettons pas en cause les qualités du groupe qui, dans le genre, est aussi bon qu’un autre. Le problème c’est que dans le domaine du metalcore, l’expression sonore est on ne peut plus conventionnelle et ne réserve aucune surprise.

« Onryou » est un disque parfait dans son genre. Aussi parfait que des centaines d’autres du style, parus auparavant. Alors pourquoi choisir celui-ci plutôt qu’un autre ? La question reste posée…

mardi, 14 décembre 2010 01:00

Welcome To Trash Vegas

« Welcome To Trash Vegas » pourrait servir de Bande Originale au prochain film de Tarentino. C’est en tout cas l’impression laissée dès la première écoute de cette nouvelle rondelle concoctée par ce combo finlandais. Tout y est. Et tout d’abord ce mélange d’humour noir et de second degré, caractéristiques des longs métrages du grand Quentin. Ensuite, et surtout, ce brassage hétéroclite de rock’n’roll, de surf, de garage rock, de boogie hillbilly, de blues et de rockabilly, qui illustre souvent l’œuvre du réalisateur américain. C’est simple, on a l’impression que le quatuor d’Helsinki n’avait qu’un seul objectif, lorsqu’il a composé les morceaux de cet opus : courtiser le géniteur de « Pulp Fiction », « Reservoir Dogs » et « Kill Bill ». N’allez pas croire que c’est une critique. Au contraire, les BO des films Tarentino sont ce qui se fait de mieux dans le genre.

Knucklebone Oscar, c’est un peu le Little Richard du punk, les Beach Boys sous acide ou bien les Stray Cats infectés par la rage, à force de courir les rats du quartier. Bref, quatre joyeux allumés qui, en 27 minutes chrono, balancent 11 plages d’un rock’n’roll bouillonnant et hystérique (NDR : trois des onze titres sont des reprises de standards du rock’n’roll : « Girl Can’t Dance » tiré du répertoire du chanteur rock’n’roll afro-américain Bunker Hill, « Girl That Radiates That Charm » interprété à l’origine par le chanteur rockabilly Jimmy Isle et « Rocking the joint », le hit du pianiste rock’n’roll Esquerita).

En ouverture de « Welcome To Trash Vegas », l’hilarant « Knucklebone Preaches » donne l’occasion à Oscar, le guitariste/chanteur de singer les prédicateurs yankees, en prêchant contre ce rock’n’roll pernicieux qui pousse le pays à sa perte. Il est suivi de « Six-Sixtysix (Lucky Number) », un pur rockabilly à la Stray Cats, rehaussé d’un solo de six-cordes qui doit manifestement beaucoup à Chuck Berry. D’autres plages telles qu’« Avenger » et « Circus Knuckelbone » rappellent le surf rock endiablé des sixties ; et en particulier les rythmes rapides et saccadés des Del Tones voire de The Lively Ones. « Blood Trails » et sa guitare slide verse dans le Hillbilly et le country rock.

Destiné à tous les amateurs de Fun et de Rock’n’Roll !

mardi, 07 décembre 2010 01:00

Behind The Black Veil

Si vous êtes fan inconditionnel de métal progressif, il est presque impossible d’ignorer l’existence de Devon Graves (alias Buddy Lackey). D’abord, parce qu’il a été pendant onze ans (de 1986 à 1997) le vocaliste de Psychotic Walz, l’un des pionniers du genre. Ensuite, car son premier album solo, « The Strange Mind of Buddy Lackey » (sorti en 1993), est une pure merveille. Ou encore parce que depuis 2002, il a publié, sous le patronyme de Deadsoul Tribe, cinq albums aussi étranges que géniaux, disques qu’il a entièrement composé et enregistré seul (NDR : Deadsoul Tribe se produit néanmoins en concert ; mais Graves est alors accompagné d’amis musiciens). 

C’est au cours de l’une des tournées de Deadsoul Tribe que l’idée de former The Shadow Theory a germé dans l’esprit torturé de Devon Graves. ‘Et si je formais un groupe réunissant quelques uns des meilleurs musiciens rencontrés sur la route’ ? C’est ce qu’a pensé immédiatement le vocaliste/flûtiste, alors qu’il admirait le jeu d’Arne Schuppner, le guitariste du combo prog-thrash allemand Complex 7, invité à ouvrir pour Deadsoul Tribe, ce soir là. Arne a donc été le premier à être contacté. Un peu plus tard dans l’année, Graves a été impressionné par le jeu précis de Kris Gildenlöw (Pain Of Salvation, Dial) à la basse fretless et par sa dextérité au piano et à la guitare acoustique. Kris accepte immédiatement de se joindre au projet. Alors que Deasoul Tribe se produit en première partie de Theshold, Devon est subjugué par le jeu, la présence et le charisme de Johanne James. Ce dernier, trop occupé chez Threshold décline l’offre. Plutôt que de porter son choix sur un autre batteur, Graves décide d’attendre un peu. Sa seconde tentative est couronnée de succès et Johanne accepte finalement de rejoindre The Shadow Theory. Alors qu’il se demandait encore si un claviériste était encore nécessaire pour étoffer son projet, Devon Graves reçoit le message d’un certain Demi Scott. Un Grec. Fan de Psychotic Waltz et Deadsoul Tribe et musicien désabusé, il espérait que son idole pourrait lui donner quelques conseils sur le music business. Après avoir écouté un CD-R sur lequel Scott a gravé quelques unes de ses compositions, Graves lui donne un seul conseil : ‘Rejoins moi, nous allons former un groupe ensemble’. Le line-up de The Shadow Therory était donc finalement au complet.

Il faut cependant attendre encore quatre longues années au groupe pour venir à bout de son premier opus. Mais le jeu en vaut la chandelle. « Behind The Black Veil » est un disque sublime. Une œuvre étrange et torturée comme l’esprit de Devon Graves. Un concept album (NDR : c’est paraît-il le premier de Graves). L’histoire étrange et horrifique d’un homme qui se réveille d’un cauchemar pour se retrouver dans un autre, puis un autre jusqu'à ce qu’il ne sache plus différencier le rêve de la réalité.

Si le projet est étrange, la musique ne l’est pas moins. Comme pour « I Open Up My Eyes », le titre d’ouverture, par exemple : un riff thrash métal, sur lequel viennent se greffer des effets électroniques futuristes ainsi que la voix énigmatique et les lignes de flûte sublimes de Graves. Décapant ! « The Sound Of Flies » est un titre prog métal épique, aux nombreux changements de tempo. « Ghostride » démarre comme une superbe ballade acoustique, truffée de superbes arrangements vocaux, avant de sombrer dans le thrash progressif virulent. « Welcome » alterne groove métal et passages plus aérés. Nous pourrions ainsi égrener chacune des onze plages de cette plaque dont la seule constante est justement d’être à géométrie variable. The Shadow Theory combine métal progressif magistral, thrash métal, métal symphonique, rock psychédélique et folk au sein d’une œuvre intense et surprenante qui s’écoute comme on regarde un thriller.

« Behind the Black Veil » est LA très bonne surprise progressive de cette fin d’année. Un album qui sent déjà bon le papier cadeau et le pied de sapin !

mercredi, 08 décembre 2010 01:00

The Omega River (Ep)

Cette chronique sera impitoyable. Ils l’ont bien cherché, après tout, les mecs de Wild Shades ! C’est vrai quoi ! On n’a pas idée de compliquer ainsi la vie d’un pauvre scribouilleur qui, après tout, ne demande qu’à donner, peinard, un petit coup de pouce à des groupes qui en valent la peine. Je vais donc profiter de la perche épineuse tendue par ce groupe français, à l’occasion de la sortie de son second Ep « The Omega River », pour pousser une petite gueulante au nom de tous mes collègues ! (NDLR : syndicaliste !)

Car voyez vous, être l’un des chroniqueurs de votre webzine préféré n’a rien de la partie de plaisir que vous imaginez. Et, je vais peut-être en choquer plus d’un mais, nous ne sommes même pas payés pour le faire ! (NDLR : et pas davantage le rédac’ chef !) Je vous jure ! Si j’avais 35 ans de moins et que j’étais chinois ou bolivien, on crierait au scandale. C’est de l’exploitation ! Et je ne vous parle même pas des conditions dans lesquelles nous travaillons (NDR : il vous suffirait, pour en avoir une idée, de relire vos classiques de Zola). 

Alors vous pensez bien que, dans de telles conditions, je n’ai pas vraiment envie de me casser la tête. Est-ce trop demander que l’on m’envoie des disques de métal progressif qui ressemblent à du Dream Theater ? Ou  bien des galettes hard rock qui copient AC/DC ? Ou encore des skeuds doom plombés qui font penser à du vieux Black Sabbath ? Et bien oui, apparemment ! Puisque des zigotos comme les frenchies de Wild Shades nous envoient à la rédaction des rondelles plus compliquées que des casse-tête chinois, impossibles à comparer à d’autres.

Le plus facile pour votre serviteur aurait probablement été de descendre le truc. ‘Ce disque est nul’. Voilà. Vite fait mal fait ! Et bien non ! Même cette réaction n’est pas possible puisque nos empêcheurs de glander en rond poussent l’audace jusqu’à être carrément bons. Vous imaginez l’angoisse ? Que faire alors pour décrire cette plaque incandescente ? Inventer une nouvelle appellation ? OK ! Alors voilà ! Les Wild Shades jouent du ‘métal-funk-alternatif-progressif-rock’. Pas convainquant hein ? Pourtant, comment expliquer autrement ce mélange bigarré et déstabilisant d’influences musicales contradictoires ? A peine croyez-vous percevoir un bon vieux riff métal que vous vous retrouvez perdus en plein milieu d’un groove funky à faire pâlir d’envie les Red Hot Chili Peppers ! Un petit coup de rock alternatif moderne à la Muse/Radiohead emballé dans un lyrisme classieux à la Queen et boosté d’une pointe de rage thrash métallique. Pas le temps de reprendre son souffle ou de rassembler ses idées. Mais, ce que je déteste le plus, c’est que j’aime vraiment ce disque !

Enfin, ce qui me console, c’est que je ne serai pas le seul à subir le fléau. Figurez vous qu’avec leur méchanceté naturelle, les Wild Shades ont poussé le vice jusqu’à offrir cinq exemplaires de « The Omega River » aux lecteurs de Musiczine !  (Tous les détails sont dans notre section ‘concours ’). Même vous, vous n’y échapperez pas !

Sur ce, je vous laisse. Notre rédac chef nous invite à siroter quelques Margaritas au bord de sa piscine chauffée ! (Exploités que nous sommes, je vous dis !)

mardi, 07 décembre 2010 01:00

Bitten By The Beast

Nous avons l’immense plaisir de saluer le retour de David ‘Rock’ Feinstein, l’un des héros de la scène métal des eighties. Si certain(e)s ont peut-être oublié le nom du personnage, ils ont probablement encore en mémoire celui du combo new-yorkais dont il était le leader : The Rods. D’autres se souviennent encore que la carrière de Feinstein n’avait pas débuté chez les Rods. Bien avant de publier des perles du métal classique comme « The Rods » (1981), « Wild Dogs » (1982) et « Let Them Eat Metal » (1984), il était le six-cordistes d’un groupe baptisé ELF dont le leader n’était autre que son cousin ; un certain Ronnie James Dio.

Preuve de l’estime que l’ex-vocaliste de Rainbow et Black Sabbath portait à son guitariste de cousin, le nouvel opus solo de Feinstein est publié par Niji Entertainment. Ce label, fondé peu de temps avant son décès par Ronnie James Dio et par son épouse Wendy, n’avait publié jusqu’ici qu’un double cd live réunissant des enregistrements live de Dio, immortalisés lors des éditions 1983 et 1987 du festival de Donington.

C’est donc tout naturellement que Feinstein dédicace « Bitten By The Beast » à la mémoire de l’immense Ronnie James Dio, décédé le 16 mai 2010, à l’âge de 67 ans. Et, plus qu’un simple hommage à ce véritable dieu du métal, Feinstein nous offre carrément une petite résurrection. Grace à « Heavy Metal Will Never Die », un titre inédit (NDR : probablement l’un des derniers) chanté par Dio. Une chanson superbe, heavy à souhait, sur laquelle il est toutefois assez ironique d’entendre Ronnie chanter ‘I am Metal and I’ll never die’. Pour ce titre particulier, les parties de batterie ont été mise en boite par Carl Canedy, l’ancien compère de Feinstein au sein de The Rods.

Sur toutes les autres plages, le kit de batterie est tenu par Nate Horton (Ten Man Push). David Feinstein quant à lui se charge seul du chant, de la guitare et de la basse.

Ceux et celles qui connaissent la discographie du Newyorkais ne seront pas vraiment surpris par « Bitten By The Beast ». L’opus est constitué de neuf titres heavy métal ‘old school’ dans le plus pur style des Rods (« Smoke On The Horizon », « Break Down The Walls », « Give Me Mercy ») et aussi un peu de Dio (« Kill The Dragon »). Du métal classique, mid-tempo et joué sur une seule guitare (NDR : les Rods étaient un ‘power trio’). « Bitten By The Beast » est une collection de titres simples et efficaces sur lesquels on peut aisément headbanger, la main levée, index et auriculaire tendus, comme nous l’avait jadis enseigné maître Dio. Seul deux plages ne suivent pas vraiment ce schéma. La première intitulée « Rocks Boogie » est un titre plus rock’n’roll, dont le riff évoque « La Grange » de ZZ Top. L’autre, « Gambler Gambler », a été coécrit par Ronnie James Dio et reflète une consonance beaucoup plus ‘seventies’.

“Bitten By The Beast” n’intéressera probablement que les fans de métal des années quatre-vingt. Les plus jeunes le jugeront pas assez ou trop technique, selon qu’ils aiment le progressif ou le nu metal. Les autres diront qu’il n’est pas assez original. Quant à nous, nous le chérirons et le traiterons comme un joyau. Puisqu’il nous a non seulement offert le plaisir du retour de l’un de nos héros, mais aussi la joie de la résurrection momentanée du plus grand chanteur de l’histoire du métal.

Pour cette raison, merci Monsieur Feinstein.

 

mardi, 30 novembre 2010 01:00

Hammerfeste

Certains groupes vieillissent mal. Ce n’est certainement pas le cas d’Adorned Brood. Au contraire, le temps semble exercer sur cette formation folk/pagan métal allemande, un effet extrêmement bénéfique. « Hammerfeste » constitue le septième opus de cette épopée guerrière entamée à l’aube des années 90. A l’époque, ces chevaliers teutoniques sont parmi les premiers à insérer des interventions de flûte à leur black métal. Au fil des sorties, ce style rageur se mue peu à peu en folk/heavy métal où les vocaux black tiennent toujours une place importante. Depuis la sortie de « Noor » en 2008, le line-up du groupe à subi quelques modifications importantes. Ingeborg Anna, flûtiste depuis 1996, s’en est allée fonder une famille. Elle a été remplacée par la très talentueuse Anne Jespen. Changement aussi du côté des six-cordes, puisque l’ex-Agathodaimon Jan Jansohn a désormais pris la place de Mirko ‘Pagan’ Klier.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces changements ont été salutaires. Tout en restant fidèle à sa ligne de conduite heavy/pagan/folk, Adorned Brood semble vouloir prendre un tournant beaucoup plus épique. La flûte est bien plus présente et bien mieux intégrée qu’elle ne l’a jamais été. Le style d’Anne Jespen, plus mélodique que celui d’Ingeborg Anna, élève l’expression sonore des guerriers-ménestrels à un stade largement supérieur. Le niveau technique des guitares est, lui aussi, monté d’un cran (ou deux). Les riffs heavy métal tranchants sont à présent entrecoupés de parties solo plus que bien torchées. Les orchestrations sont très réussies (NDR : l’intro aurait carrément pu servir de bande son au film ‘Lord Of The Rings’). Le chant, jadis exclusivement black métal, de Markus Frost, est désormais beaucoup plus nuancé. Si certaines parties extrêmes subsistent, c’est principalement à cause du chant métal classique qui accompagne le heavy épique d’« Hammerfeste ». Frost dispose d’ailleurs d’un organe parfait, puisqu’il campe un hybride parfait entre celle d’Hansi Kürsch (Blind Guardian), de Peavy Wagner (Rage) et de Chris Boltendahl (Grave Digger). Des chœurs guerriers et entraînants renforcent le côté épique des compositions.

Adorned Brood signe son travail le plus abouti à ce jour. « Hammerfeste » devrait plaire autant aux amateurs de folk métal qu’aux férus de heavy métal classique. Les collectionneurs pourront acquérir l’édition limitée, emballée dans un packaging en cuir contenant des patches et des photos dédicacées.

 

mardi, 30 novembre 2010 01:00

Gran Rodeo

Go Down Records vient de nous offrir deux albums superbes. L’opus éponyme des Shoes qui revisite d’une manière admirable les glorieuses seventies et le « Volcano » d’OJM dont la combinaison du stoner, classic et garage rock est superbe. Le label italien aurait dû en rester à ce stade, afin de nous laisser sur une bonne impression. Malheureusement, il nous a aussi envoyé « Gran Rodeo », l’inutile premier essai de Bodyntime.

Nous avons beau l’écouter et le réécouter, il n’y a vraiment rien à tirer de cette plaque. Sur son site web, Bodyntime se revendique combo rock’n’roll expérimental mélangeant le stoner, le punk et le noise. L’écoute de « Grand Rodeo » ne révèle, dans ses meilleurs moments, qu’un rock indie plat et ennuyeux et dans le pire des cas, un très mauvais pop/rock.

La production faiblarde et les compositions simplistes, dignes d’une démo de groupe débutant (NDR : Bodyntime existe pourtant depuis 2005), ne sont pas, non plus, de nature à faire remonter l’opus dans notre estime. A oublier.

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