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You ain't know the man

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Découpé en cinq titres, ce disque est le résultat de la rencontre entre trois personnages : tout d’abord les Texans Taylor Young et Kirkland James, respectivement drummer et guitariste, ainsi que l'énigmatique TW Long, originaire lui de la cité du métal, Detroit. C'est dans cette ville inhumaine qu'il a fait ses premiers pas. Fin des années 80. En perpétuant l'héritage de gloires locales comme le MC 5 ou encore Iggy Pop & The Stooges. PW a milité chez Mule, un trio responsable d’une fusion entre rock, country, blues et métal. En 96, Long change d'air et fonde un duo : Reelfoot, en compagnie du batteur Mac McNeilly (ex-Jesus Lizard). Le chanteur énigmatique disparaît une fois de plus de la circulation pour embrasser une carrière de chroniqueur. Une situation qui le conduira au cœur du Texas, à Dallas – Fort Worth. Là, le goût de la musique lui revient. Une petite tournée accomplie en Angleterre éveille l'intérêt du label Southern. Taylor Young est déjà préposé aux percus lorsqu’il concocte l'album "God bless the drunkard's dog", un disque qui ne paraît qu’en édition limitée. Et sous la forme d’un vinyle. Sur le sous-label Black Diamond.

« You ain't know the man » constitue le résultat de la rencontre entre ces trois musiciens qui ont choisi en toute modestie le patronyme Young James Long. Une rencontre assez brève, puisqu’elle n’a accouché que d’un enregistrement de 7 bonnes minutes. Mais une rencontre d’une densité exceptionnelle. Les éclats métalliques sont délivrés sous leur forme la plus brute. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un opus, mais d’un exercice de style destiné à nous plonger dans un autre monde. Une invitation à un voyage sans retour ; car nos oreilles ne peuvent rester intactes après avoir vécu une telle expérience sonore. D’ailleurs, nos organes de commande ne répondent plus suite à une telle épreuve. Et nous en perdons tous nos points de repère. Si la base de lancement est située à Dallas, le projectile fonce tête baissée plein sud-est ; vers le Delta du Mississippi. Les références musicales puisent dans le blues profond, brut, primaire, rudimentaire ; mais ces mécaniciens du son ont emporté leurs machines. Ils récupèrent les métaux lourds, les tordent, les déchiquètent à la disqueuse, les broient, provoquant des gerbes d’étincelles incandescentes ! Ces cinq brûlots inextinguibles laissent transparaître, à travers ce kaléidoscope d’image déchirées, des artisans métallo de Detroit ; mais également les fantômes des vieux bluesmen partis trop tôt de ce monde malsain ainsi que les inévitables MC5 et Stooges… faisant passer les parties déjantées organisées dans les studios Fat Possum ou le pays des collines du Nord du Mississippi ainsi que les délires du Blues Explosion de Jon Spencer, comme des exercices délicats, sis à des années-lumière de cet univers inaudible. Une expérience à goûter quel que soit l’âge, à condition d’avoir été vacciné. A partir de cet instant, vous pourrez accéder au cœur de cette orgie sonore où seules les guitares lacérées, les percussions martelées et le chant sauvage on droit de cité. Soutenue par des chœurs incantatoires, cette voix devient même caverneuse tout au long de "Oseadelia" et de "Badcox", alors que véritable rouleau compresseur, "Her Jammies" écrase tout sur son passage… Wow !

                                                                                             

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Young James Long
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Southern / Bang !
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