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Blues with a mood

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Bill est le fils de McKinley Morganfield, mieux connu sous le sobriquet de Muddy Waters, l'un des artistes de blues les plus mythiques, disparu en 1983. Son frère aîné, Larry ‘Mud’ continue de perpétuer le fabuleux héritage laissé par Waters. C'est bien plus tard que Bill se rend compte qu’il dispose d’un réel potentiel. A son tour, il se met alors à chanter le blues. Il faudra cependant attendre 1999 pour saluer son début prometteur, intitulé "Rising son". L’artiste embraie ensuite par "Ramblin' mind" en 2001 et "Blues in the blood" en 2003. Dès 2009, il fonde son label, Black Shuck, et publie "Born lover", un elpee coproduit par Bob Margolin, un ex-membre du Muddy Waters Band.

L'enregistrement a été réalisé à Nashville. Big Bill se réserve le chant et la guitare slide. Il est épaulé par le bassiste Tom Brill, le drummer Chuck Cotton et toute une série d'invités. Il signe sept des onze plages.

L’ouverture est royale. " Look what you done" baigne dans le climat du Chicago southside de Muddy Waters. Grave et puissante, la voix rappelle également celle du maître. Steve Guyger souffle comme un dieu dans son harmonica. Big Bill chante avec discernement le blues lent "Havin' fun", face à la lourde basse acoustique de Mookie Grill et le piano enchanteur d'Augie Meyers (NDR : Texan, c’est un ex-Sir Douglas Quintet). "Money's getting' cheaper" est également de toute bonne facture. Impeccable, la guitare d'Eddie Taylor Jr s’intègre parfaitement dans l’ensemble, balayé par les saxophones de Jim Horn. Nouvel arrêt dans le Southside, lors du remarquable "Ooh wee", une compo issue de la plume de Willie Dixon. A nouveau, Margolin et Guyger (tellement proche de Little Walter) sont au sommet de leur art, sans oublier Clark Stern, au piano. Ils font littéralement tourner la machine pour obtenir le meilleur rendement. Colin Linden se réserve le bottleneck sur "No butter for my grits". La voix devient grave, sombre et caverneuse. Elle soulève un problème vital : l'absence de beurre dans les céréales du grand Bill. Et cette situation le met en colère… Direction New Orleans pour le séduisant et percutant "Tight things". Tous les instruments s'emboitent à merveille : slide, piano, sax et drums. La slide de Morganfield dirige la manœuvre sur "Devil at my door", une rencontre avec le diable caractérisée par une sortie remarquée de Doc Malone à l’harmo. Très rythmé, enlevé même, "I feel alright again" est un blues qui permet une sortie téméraire du sax de Horn. Swing et jump se conjuguent sur l'entraînant "Another lonely night", une piste alimentée par le piano, les cordes (NDR : probablement celles de Linden) et le honky sax! Cet excellent long playing s’achève par "Son of the blues". Les interventions de slide sont magiques. Mais cette plage trempe dans un climat plus proche de John Lee Hooker que de Muddy.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Big Bill Morganfield
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Black Shuck / Frank Roszak Promotions
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