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    Quel homme ce Burger ! On déplie une carte, vaste et légère. Sur cette carte, des routes se dessinent, vivantes, comme des fils rouges qui…

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Taï

Taï

dimanche, 24 mai 2020 17:56

Sopresa

Difficile de déceler sous son sobre patronyme l’origine de ce quatuor. Et bien, il est espagnol ! Cette jeune formation mixte nous vient pourtant de Barcelone (NDR : serait-elle alors plutôt catalane ?) ; mais la puissance ravageuse de ses compositions lui a permis rapidement de percer les frontières ibériques. Son 3ème album, « Sopresa Familia », nous réserve un beau condensé de musique indie plus qu’énergique. Une belle dose d’At The Drive-In (« Bye Imbecile ! ») un peu de post-punk mélodique (« Skeletons ») et une pincée de folie (« Barcelona City Tour ! ») s’invitent dès l’ouverture des hostilités. Emmené par la voix enragée de Carla Pérez Vas, les compositions carburent entre hardcore et post-punk façon Iceage. Un groupe d’une étonnante maturité ! Torturé, dynamique et inspiré à la fois ! 

dimanche, 24 mai 2020 17:54

Kraft

La musique de Télégram ne passe pas facilement comme une lettre à la poste… Elle procède en effet d’un pot-pourri d’influences qui frisent parfois l’indigestion. Drivé par Laurent Kebous et Vincent Serrano, également impliqués chez les Hurlements d’Léo, le band mêle une certaine forme de la chanson française engagée et écorchée (« Moins Qu’un Chien ») à l’indie (« Open My Eyes »), au folk (« Addiction ») et même à la world. Entre des reprises ratées de Leonard Cohen (« I’m Your Man ») et Soft Cell (« Tainted Love »), figurent cependant de belles réussites susceptibles de rappeler Mano Solo (sur le beau « L’Enclume des jours ») ou encore le punk très frendhy si cher aux Wampas (« Les Ornières »). Pas à discuter, le groupe s’en sort bien mieux sous sa forme hexagonale…

lundi, 04 mai 2020 09:47

Doko Mien

Depuis 2013, Ibibio parvient à fusionner judicieusement électro et afro-punk. Cette joyeuse bande londonienne réunit la charismatique chanteuse Eno Williams (NDR : pratiquée au Nigéria, l’Ibibio est la langue maternelle de sa mère), le guitariste Alfred Kari Banneman, le percussionniste Anselmo Netto, le batteur Jose Joyette, le bassiste John McKenzie, le tromboniste Tony Hayden, le trompettiste Scott Baylis ainsi que le saxophoniste Max Grunhard. Une belle brochette de musicos qui participe à la confection d’un cocktail sonore au sein duquel se rencontrent sonorités africaines et électroniques, mais aussi disco, post-punk et funk. Et le troisième opus d’Ibibio, « Doko Mien », ne déroge pas à la règle, libérant tour à tour un groove imparable (« I Need You to be Sweet Like Sugar »), un funk futuriste (« Tell Me »), de l’afro-beat (« Guess We Found a Way ») lorsqu’il ne s’évade pas dans des ambiances plus jazzyfiantes. C’est une certitude, ce genre de ‘vibes’ devrait vous aider à vaincre le Covid-19 ! Du moins mentalement…

dimanche, 26 avril 2020 17:25

Dose Your Dreams

Il est venu le temps du double album concept pour le très énervé et novateur Fucked Up, un groupe issu de la scène hardcore/punk de Toronto. Cinquième LP, « Dose Your Dreams » succède à « Glass Boys », gravé en 2014. Il est publié chez Merge et recèle 18 titres qui apportent une variété infinie de couleurs à son hardcore. Dans ce style, peu de formations sont d’ailleurs capables d’embrasser autant d’amplitude. Le long playing nous réserve ainsi un zeste de dream-pop (« How To Die Happy »), de la pop, du krautrock et même du disco, au sein d’un univers sonore peuplé d’interventions de saxophone, bien entendu. Lors des sessions, le combo canadien a reçu le concours d’une floppée d’invités, dont Owen Pallett aux arrangements et J. Mascis à la gratte (« Came Down Wrong »). Peut-être tiré en longueur (18 titres pour plus de 80 minutes, quand même !), « Dose Your Dreams » nourrit la belle ambition de devenir le premier opéra hardcore de l’histoire du rock tout en ayant passionné, votre serviteur, du début à la fin… 

dimanche, 12 avril 2020 11:04

Water Is Wet

Ecrivain et chanteur (entre autres casquettes artistiques…) américain, Theo Hakola traîne ses mots et ses talents en France depuis la fin des seventies, à travers ses aventures de jeunesse vécues au sein de Passion Folder et Orchestre Rouge. Il s’est même chargé de la production de « Où veux-tu qu’je r’garde’ », le premier album de… Noir Désir ! Surnommé le ‘Baudelaire du rock’ par Télérama, ce natif de Spokane (Washington) vient de graver son 8ème opus solo. Tout en marchant sur les traces de grands songwriters tels que Bob Dylan et Leonard Cohen, le dandy quasi-septuagénaire dévoile ses morceaux au textes poétiques qui surfent entre le rock le plus classique (« Never Bought a Bottle of Water ») et l’americana-folk (« Weak in the Knees ») le plus inspiré. Un artiste majeur à la classe intacte…

lundi, 23 mars 2020 16:26

Incidental Music

Qui se cache derrière l’étrange patronyme W.H. Lung ? Un groupe très talentueux issu de Manchester tout simplement ! Drivé par Joseph E., ce trio a décidé de frapper fort en publiant un premier album plutôt jouissif. « Incidental Music » puise son inspiration dans une marmite sonore qui grouille de claviers 80’s à la New Order, de saveurs psyché et d’émanations Krautrock. La plupart des plages sont dominées par les claviers, à l’instar du bluffant et survolté « Simpatico People », morceau de 10’ qui ouvre la plaque. Et tout au long des « Inspiration ! » et « Nothing Is », compos particulièrement habitées et nerveuses, on a parfois l’impression de vivre une rencontre improbable entre David Byrne et New Order. Que de promesses sur ce magnifique premier essai !

samedi, 14 mars 2020 10:17

Slow Air

Still Corners incarnerait-il un énième duo dream-pop ? Oui mais pas seulement. Ce couple –sur scène comme à la ville– réunissant l’Anglais Greg Hugues et l’Américaine Tessa Murray est né suite à une rencontre hasardeuse qui s’est produite dans un bus londonien, en 2007. Et « Slow Air » constitue déjà son 4ème elpee, depuis ses débuts opérés chez Sub Pop, en 2011, lorsqu’il a gravé l’excellent « Creatures of an Hour ». Still Corners marche avec grâce sur les traces de Mazzy Star ou de Beach House. « Slow Air » répond d’ailleurs au cahier des charges grâce à la voix éthérée de Tessa Murray, les ambiances oniriques vaporeuses à souhait, les reverb’ omniprésentes et les mélodies pop langoureuses (« Black Lagoon »). Mais tout est fait avec une incontestable classe et un talent assez bluffant (l’instrumental « Welcome to Slow Air »). La production ne lésine pas sur les détails communiquant à l’ensemble une étrange douceur qu’on aurait adoré voir hanter des séries telles que ‘The OA’ ou ‘Twin Peaks’. Un magnifique moment en apesanteur…

samedi, 14 mars 2020 10:14

Novemberism

Bon Iver (à travers son approche la plus expérimentale) et James Blake commencent doucement à entrevoir leur descendance. C’est particulièrement évident à l’écoute de "Novemberism", le premier elpee du jeune Oliver Spalding (23 ans). "Novembersim" pourrait se définir comme un concept en état de constante mélancolie et de tristesse profonde… Tout un programme ! A l'aide de son falsetto et ses boucles, son ‘autotune’ lacrymale et la production du très talentueux Ed Tullet (Novo Amor), qui l’épaule également à l’écriture, Oliver Spalding met tous les atouts de son côté. La ressemblance avec Justin Vernon s’avère parfois un peu trop forte (le très beau « Ahamé ») mais l’Anglais développe également un univers propre fait de saxo (« Everglades »), de dark R’n’B (« Her Crescent »), de synthé 80’s circa New Order (« Bow Creek ») ou de folktronica ambient (« Xanax »). Mars est un mois parfait pour découvrir ce "Novemberism".

samedi, 14 mars 2020 10:07

There Existed an Addiction to Blood

Sub Pop s’est créé à la marge une petite section dédiée au hip-hop expérimental en signant des têtes chercheuses telles que Shabazz Palace, Knife Knights ou les énergumènes de Clipping, qui nous intéressent ici. Le trio angelino réunissant le rappeur Daveed Diggs ainsi que les producteurs William Hutson et Jonathan Snipes délivre un 3ème album mystérieusement baptisé "There Existed an Addiction to Blood", porté par l’impeccable single « Nothing is Safe ». L’œuvre est inspirée par un obscur film de ‘blaxploitation’ vampirique des années 70 intitulé ‘Ganja & Hess’. Ouverte au drone, l’ambiance est donc sombre et lugubre, et accouche d'un hip-hop mâtiné d’horrorcore. Un flow flippant et monocorde et des rythmes noisy déstructurés alimentent, en outre, cet univers pas aisé d’entrée mais inventif et exigeant !
lundi, 24 février 2020 18:57

Seeker

Musicien attitré du backing band de Ty Segall mais aussi actif dans des projets parallèles tels que Thee Oh Sees ou Wand, le prolifique Mikal Cronin mène une carrière solo loin d’être dénuée d’intérêt. Et son parcours vient d’atteindre une certaine maturité à travers « Seeker », un très réussi 4ème opus qui mêle judicieusement garage-rock et power-pop. Elargissant sa palette, le Californien n’hésite pas, pour la circonstance, à faire appel aux cordes, à l’harmonica (« Guardian Well ») et autre piano de service (« Sold »), conférant même à sa nouvelle œuvre, une certaine dimension symphonique. Entre ballades romantiques, bombinettes garage (« I’ve Got Reason») et même salves très ‘classic rock’, abordées dans l’esprit de Tom Petty (« Show Me »), le climat de « Seeker » varie. Mikal Cronin a récemment souffert d’une dépression suite aux feux de forêt qui ont dévasté la Californie, mais il cherche à guérir ses maux –tout en cajolant nos oreilles– à travers sa musique. Ne cherchez plus l’album indie-rock ‘feelgood’ du moment, « Seeker » est là pour vous.

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