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    Isbell se culpabilise… Jason Isbell vient de dévoiler « What’ve I Done to Help », le second extrait de son futur album « Reunions ».…

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Taï

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lundi, 23 mars 2020 16:26

Incidental Music

Qui se cache derrière l’étrange patronyme W.H. Lung ? Un groupe très talentueux issu de Manchester tout simplement ! Drivé par Joseph E., ce trio a décidé de frapper fort en publiant un premier album plutôt jouissif. « Incidental Music » puise son inspiration dans une marmite sonore qui grouille de claviers 80’s à la New Order, de saveurs psyché et d’émanations Krautrock. La plupart des plages sont dominées par les claviers, à l’instar du bluffant et survolté « Simpatico People », morceau de 10’ qui ouvre la plaque. Et tout au long des « Inspiration ! » et « Nothing Is », compos particulièrement habitées et nerveuses, on a parfois l’impression de vivre une rencontre improbable entre David Byrne et New Order. Que de promesses sur ce magnifique premier essai !

samedi, 14 mars 2020 10:17

Slow Air

Still Corners incarnerait-il un énième duo dream-pop ? Oui mais pas seulement. Ce couple –sur scène comme à la ville– réunissant l’Anglais Greg Hugues et l’Américaine Tessa Murray est né suite à une rencontre hasardeuse qui s’est produite dans un bus londonien, en 2007. Et « Slow Air » constitue déjà son 4ème elpee, depuis ses débuts opérés chez Sub Pop, en 2011, lorsqu’il a gravé l’excellent « Creatures of an Hour ». Still Corners marche avec grâce sur les traces de Mazzy Star ou de Beach House. « Slow Air » répond d’ailleurs au cahier des charges grâce à la voix éthérée de Tessa Murray, les ambiances oniriques vaporeuses à souhait, les reverb’ omniprésentes et les mélodies pop langoureuses (« Black Lagoon »). Mais tout est fait avec une incontestable classe et un talent assez bluffant (l’instrumental « Welcome to Slow Air »). La production ne lésine pas sur les détails communiquant à l’ensemble une étrange douceur qu’on aurait adoré voir hanter des séries telles que ‘The OA’ ou ‘Twin Peaks’. Un magnifique moment en apesanteur…

samedi, 14 mars 2020 10:14

Novemberism

Bon Iver (à travers son approche la plus expérimentale) et James Blake commencent doucement à entrevoir leur descendance. C’est particulièrement évident à l’écoute de "Novemberism", le premier elpee du jeune Oliver Spalding (23 ans). "Novembersim" pourrait se définir comme un concept en état de constante mélancolie et de tristesse profonde… Tout un programme ! A l'aide de son falsetto et ses boucles, son ‘autotune’ lacrymale et la production du très talentueux Ed Tullet (Novo Amor), qui l’épaule également à l’écriture, Oliver Spalding met tous les atouts de son côté. La ressemblance avec Justin Vernon s’avère parfois un peu trop forte (le très beau « Ahamé ») mais l’Anglais développe également un univers propre fait de saxo (« Everglades »), de dark R’n’B (« Her Crescent »), de synthé 80’s circa New Order (« Bow Creek ») ou de folktronica ambient (« Xanax »). Mars est un mois parfait pour découvrir ce "Novemberism".

samedi, 14 mars 2020 10:07

There Existed an Addiction to Blood

Sub Pop s’est créé à la marge une petite section dédiée au hip-hop expérimental en signant des têtes chercheuses telles que Shabazz Palace, Knife Knights ou les énergumènes de Clipping, qui nous intéressent ici. Le trio angelino réunissant le rappeur Daveed Diggs ainsi que les producteurs William Hutson et Jonathan Snipes délivre un 3ème album mystérieusement baptisé "There Existed an Addiction to Blood", porté par l’impeccable single « Nothing is Safe ». L’œuvre est inspirée par un obscur film de ‘blaxploitation’ vampirique des années 70 intitulé ‘Ganja & Hess’. Ouverte au drone, l’ambiance est donc sombre et lugubre, et accouche d'un hip-hop mâtiné d’horrorcore. Un flow flippant et monocorde et des rythmes noisy déstructurés alimentent, en outre, cet univers pas aisé d’entrée mais inventif et exigeant !
lundi, 24 février 2020 18:57

Seeker

Musicien attitré du backing band de Ty Segall mais aussi actif dans des projets parallèles tels que Thee Oh Sees ou Wand, le prolifique Mikal Cronin mène une carrière solo loin d’être dénuée d’intérêt. Et son parcours vient d’atteindre une certaine maturité à travers « Seeker », un très réussi 4ème opus qui mêle judicieusement garage-rock et power-pop. Elargissant sa palette, le Californien n’hésite pas, pour la circonstance, à faire appel aux cordes, à l’harmonica (« Guardian Well ») et autre piano de service (« Sold »), conférant même à sa nouvelle œuvre, une certaine dimension symphonique. Entre ballades romantiques, bombinettes garage (« I’ve Got Reason») et même salves très ‘classic rock’, abordées dans l’esprit de Tom Petty (« Show Me »), le climat de « Seeker » varie. Mikal Cronin a récemment souffert d’une dépression suite aux feux de forêt qui ont dévasté la Californie, mais il cherche à guérir ses maux –tout en cajolant nos oreilles– à travers sa musique. Ne cherchez plus l’album indie-rock ‘feelgood’ du moment, « Seeker » est là pour vous.

lundi, 24 février 2020 18:53

Automat

Il faut écouter METZ dans de bonnes conditions ; car si elles ne sont pas réunies, son noisy/punk plutôt féroce et sous tension peut s’avérer stressant sur la longueur. A contrario si elles le sont, c’est un véritable régal sonique et un défouloir de qualité…

Le trio canadien, actif chez Sub Pop depuis 2012, livre aujourd’hui « Automat » un ‘faux’ 4ème album –toujours aussi nerveux– réunissant une série de faces B (« Pure Auto »), relectures (« Negative Space ») et reprises (« Pig » de Sparklehorse) accumulées depuis ses débuts. Dans la lignée de groupes tels que The Jesus Lizard, Helmet ou Big Black, METZ cogne fort et les guitares agressent les tympans. Pas pour rien qu’ils s’appellent METZ ou ‘mess’ (= le désordre) ! Néanmoins, ces flip sides rageuses ne sont définitivement pas à jeter ni nécessairement destinées aux ‘fans only’ !

lundi, 10 février 2020 18:22

Something Like a War

Difficile équation pour le producteur anglais Adam Bainbridge –aka Kindness– de rester à la fois indéniablement pop et pourtant si indie dans l’esprit ! Il débute d’ailleurs sa nouvelle œuvre par un bien senti : « There will be people who will say, 'You don't mix this with that,' and you will say, 'Watch me.» ! Après avoir collaboré avec Solange, Blood Orange ou Robyn, il a décidé de ne pas brider ces irrésistibles envie de danser… intelligemment ! Pas un hasard si un ex-musicien d’Arthur Russell s’invite au générique (Mustafa Ahmed de son 3ème elpee, « Something Like War »). Soutenu, entre autres, par les voix du Suédo-gambien Seinabo Sey (« Lost without »), Robyn (« Cry Everything »), le rappeur philadelphien Bahamadia (sur le très 90’s titre maître) ou Jazmine Sullivan (« Hard to believe »), il malaxe les sonorités funk, house, dub ou même afro-beat, pour enflammer le dancefloor de ses douceurs enregistrées en compagnie de Philippe Zdar, peu avant son décès. On en redemande des guéguerres pareilles !

lundi, 10 février 2020 18:20

Close it Quietly

Plein à craquer d’anti-folk millésimé, « Vessel », son précédent LP, paru 2 ans plus tôt, était quasi-parfait. Quelle suite allait-elle donner à cet opus, réalisé en état de grâce ? Qu’allait-elle donc sortir de son esprit prolifique ? Allait-elle abandonner ses sonorités ‘lo-fi’ ou élargir sa palette sonique ? Bonne ou mauvaise nouvelle : pas de réel changement à l’horizon sur les 21 (!) morceaux de « Close it Quietly », le 4ème album studio de Frankie Cosmos. L’univers de Greta Kline (la fille des acteurs Kevin Kline et Phoebe Cates) est toujours bercé par ces mêmes sonorités ‘DIY’. Dépassant rarement les 2 minutes, ses capsules autobiographiques –un peu plus noires que d’habitude– décrivent son passage à travers la vingtaine, sa vie privée ou la perte de son chien, comme la bande-son parfaite de la série ‘Girls’. Ses vignettes ne négligent jamais les mélodies et parviennent à donner leur quintessence sur des morceaux faussement naïfs tels que « I Joke ». Une certitude, la sphère indie n’a pas fini d’entendre parler de Frankie Cosmos. Pas de surprise mais une musique réconfortante pour bien passer le reste de l’hiver au coin du feu…

mardi, 28 janvier 2020 19:44

I,i

On ne présente plus Justin Vernon, aka Bon Iver, artiste qui a gagné le droit de suivre ses instincts depuis le carton surprise de son premier album, le sublime « For Emma, Forever Ago », une œuvre au folk boisé. Et l’Américain n’a d’ailleurs pas hésité à approfondir ses aspirations les plus aventureuses sur « 22, a Million », un elpee sorti en 2016. Inclassable, sa nouvelle et 4ème livraison, « I,i » mixe ces derniers aux mélodies les plus cristallines, mais dans un esprit général plus optimiste ; à l’instar du single lumineux « Hey, Ma ». Entre folk, r’n’b futuriste (« Imi », « We ») et expérimentations autotunées (« Naeem » au final bouleversant), les textures sont riches (saxo, cordes et samples), mais les mélodies émergent malgré la frustration de morceaux s’évaporant avant d’avoir pu donner leur quintessence. Notons que quelques invités de marque s’invitent au générique tels que Moses Sumney, James Blake ou les frères Dessner (The National). Bon Iver, un artiste décidément unique et précieux.

mardi, 28 janvier 2020 19:42

So Removed

Un groupe qui entame son elpee par un brûlot tel que « Waving Past Nirvana » ne peut que m’être sympathique ! Le post-punk de WIVES libère d’ailleurs quelques effluves 90’s très plaisantes. Mais les morceaux de ces jeunes musiciens sont avant tout totalement new-yorkais dans le son ! Le quatuor mené par Andrew Bailey (ex-DIIV) et James Beach semble posséder une foi inébranlable dans sa musique comme au plus beau temps du rock indie. On pense aux Ramones (« Whatevr »), au glam rock (le réjouissant « Hideaway »), à Sonic Youth (« Why is Life ») ou même au Velvet (le plombé « Workin’ »). Mais « So Removed » est avant tout un excellent album de rock réalisé avec la fougue et la morgue des premiers albums des Strokes…

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