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Taï

Taï

mardi, 23 juin 2020 16:20

Marigold

Fine fleur de la scène indie et country alternative, Pinegrove est issu de Montclair, dans le New Jersey. A sa tête, deux amis d’enfance, Evan Stephens Hall et Zack Levine qui forment le noyau dur depuis les débuts du combo, en 2010. Sa musique est souvent décrite comme le fruit d’un mélange assez bien dosé entre country et esprit ‘emo’. « Marigold » constitue son quatrième elpee, et il fait suite à une pénible affaire d’harcèlement sexuel dont a été accusé le chanteur (NDR : litige qui a été résolu entretemps via la médiation). Maistre es-indie-folk, cette nouvelle livraison devrait ravir les ‘Pinenuts’, les fans inconditionnels du groupe, parmi lesquels figurerait Kristen Stewart, dont les complaintes mélancoliques sont marquées par les problèmes et les confessions sentimentales d’Evan Stephens Hall. Les compositions sont soignées (« Marigold », « No Drugs », « Phase ») et évoquent parfois une version americana de Real Estate. Beau et poignant à la fois !

jeudi, 18 juin 2020 18:44

Wax Chattels

Formation néo-zélandaise, Wax Chattels se revendique groupe de guitares sans guitares… Une autre façon de prétendre concevoir du rock sans les ingrédients traditionnels ! Depuis sa base à Auckland, le trio aux aspirations nihilistes a décidé de ne pas caresser nos oreilles dans le sens du poil en se servant de basses buzzy, de grattes chargées de reverb’, de claviers dissonants et d’un drum kit aussi bruyant que possible. Pour Wax Chattels, le monde est un trou noir abyssal et sa musique est censée le refléter (« Facebook » ou « Stay Disappointed »). Vous l’aurez compris, mieux vaut être en forme avant d’écouter ce condensé de malaise sonique et cathartique enregistré dans des conditions live et expérimentales. Ereintant mais intéressant.

dimanche, 07 juin 2020 18:50

Good Fuck

Good Fuck, c’est le nouveau projet du vétéran ‘Art-rock’ Tim Kinsella (actif au sein des exigeants Joan of Arc, Cap’n Jazz et Owls) et de l’artiste électro-minimaliste et expérimentale Jenny Pulse. Vous l’aurez compris, on est loin des standards de la pop ici… mais plutôt en présence de percussions tendues, de synthés noise, de dérapages électroniques et de spoken word qui rappellent les premiers travaux de Xiu Xiu, sans sa théâtralité. Une écoute ardue qui libèrera quelques pépites retraçant le chemin émotionnel et érotique de leur relation tant professionnelle que celle leur romance personnelle. A la marge…

jeudi, 04 juin 2020 11:10

Dada

Issus de Brookly, les B Boys sont habituellement des breakdancers ; mais en quoi se transforment-ils lorsqu’ils se revendiquent ‘Dada’ ? En trio qui marche ouvertement sur les plates-bandes de Parquet Courts ! Son premier elpee mêle, en tout cas, et judicieusement, les sonorités du post-punk (« Another Thing »), la coolitude des Strokes (« Anthem ») et la morgue de The Fall (« Fear It »). Rien de dadaïste ou à contre-courant, donc, dans la musique de ce combo, mais un album pur jus new-yorkais qui ne pourra que ravir les fans du genre ! La voix du chanteur, Andrew Kerr, est de plus parfaite pour allumer des brulots nerveux attisés par des interventions de basse caoutchouteuses à souhait (« B Boys Anthem »).

dimanche, 24 mai 2020 17:56

Sopresa

Difficile de déceler sous son sobre patronyme l’origine de ce quatuor. Et bien, il est espagnol ! Cette jeune formation mixte nous vient pourtant de Barcelone (NDR : serait-elle alors plutôt catalane ?) ; mais la puissance ravageuse de ses compositions lui a permis rapidement de percer les frontières ibériques. Son 3ème album, « Sopresa Familia », nous réserve un beau condensé de musique indie plus qu’énergique. Une belle dose d’At The Drive-In (« Bye Imbecile ! ») un peu de post-punk mélodique (« Skeletons ») et une pincée de folie (« Barcelona City Tour ! ») s’invitent dès l’ouverture des hostilités. Emmené par la voix enragée de Carla Pérez Vas, les compositions carburent entre hardcore et post-punk façon Iceage. Un groupe d’une étonnante maturité ! Torturé, dynamique et inspiré à la fois ! 

dimanche, 24 mai 2020 17:54

Kraft

La musique de Télégram ne passe pas facilement comme une lettre à la poste… Elle procède en effet d’un pot-pourri d’influences qui frisent parfois l’indigestion. Drivé par Laurent Kebous et Vincent Serrano, également impliqués chez les Hurlements d’Léo, le band mêle une certaine forme de la chanson française engagée et écorchée (« Moins Qu’un Chien ») à l’indie (« Open My Eyes »), au folk (« Addiction ») et même à la world. Entre des reprises ratées de Leonard Cohen (« I’m Your Man ») et Soft Cell (« Tainted Love »), figurent cependant de belles réussites susceptibles de rappeler Mano Solo (sur le beau « L’Enclume des jours ») ou encore le punk très frendhy si cher aux Wampas (« Les Ornières »). Pas à discuter, le groupe s’en sort bien mieux sous sa forme hexagonale…

lundi, 04 mai 2020 09:47

Doko Mien

Depuis 2013, Ibibio parvient à fusionner judicieusement électro et afro-punk. Cette joyeuse bande londonienne réunit la charismatique chanteuse Eno Williams (NDR : pratiquée au Nigéria, l’Ibibio est la langue maternelle de sa mère), le guitariste Alfred Kari Banneman, le percussionniste Anselmo Netto, le batteur Jose Joyette, le bassiste John McKenzie, le tromboniste Tony Hayden, le trompettiste Scott Baylis ainsi que le saxophoniste Max Grunhard. Une belle brochette de musicos qui participe à la confection d’un cocktail sonore au sein duquel se rencontrent sonorités africaines et électroniques, mais aussi disco, post-punk et funk. Et le troisième opus d’Ibibio, « Doko Mien », ne déroge pas à la règle, libérant tour à tour un groove imparable (« I Need You to be Sweet Like Sugar »), un funk futuriste (« Tell Me »), de l’afro-beat (« Guess We Found a Way ») lorsqu’il ne s’évade pas dans des ambiances plus jazzyfiantes. C’est une certitude, ce genre de ‘vibes’ devrait vous aider à vaincre le Covid-19 ! Du moins mentalement…

dimanche, 26 avril 2020 17:25

Dose Your Dreams

Il est venu le temps du double album concept pour le très énervé et novateur Fucked Up, un groupe issu de la scène hardcore/punk de Toronto. Cinquième LP, « Dose Your Dreams » succède à « Glass Boys », gravé en 2014. Il est publié chez Merge et recèle 18 titres qui apportent une variété infinie de couleurs à son hardcore. Dans ce style, peu de formations sont d’ailleurs capables d’embrasser autant d’amplitude. Le long playing nous réserve ainsi un zeste de dream-pop (« How To Die Happy »), de la pop, du krautrock et même du disco, au sein d’un univers sonore peuplé d’interventions de saxophone, bien entendu. Lors des sessions, le combo canadien a reçu le concours d’une floppée d’invités, dont Owen Pallett aux arrangements et J. Mascis à la gratte (« Came Down Wrong »). Peut-être tiré en longueur (18 titres pour plus de 80 minutes, quand même !), « Dose Your Dreams » nourrit la belle ambition de devenir le premier opéra hardcore de l’histoire du rock tout en ayant passionné, votre serviteur, du début à la fin… 

dimanche, 12 avril 2020 11:04

Water Is Wet

Ecrivain et chanteur (entre autres casquettes artistiques…) américain, Theo Hakola traîne ses mots et ses talents en France depuis la fin des seventies, à travers ses aventures de jeunesse vécues au sein de Passion Folder et Orchestre Rouge. Il s’est même chargé de la production de « Où veux-tu qu’je r’garde’ », le premier album de… Noir Désir ! Surnommé le ‘Baudelaire du rock’ par Télérama, ce natif de Spokane (Washington) vient de graver son 8ème opus solo. Tout en marchant sur les traces de grands songwriters tels que Bob Dylan et Leonard Cohen, le dandy quasi-septuagénaire dévoile ses morceaux au textes poétiques qui surfent entre le rock le plus classique (« Never Bought a Bottle of Water ») et l’americana-folk (« Weak in the Knees ») le plus inspiré. Un artiste majeur à la classe intacte…

lundi, 23 mars 2020 16:26

Incidental Music

Qui se cache derrière l’étrange patronyme W.H. Lung ? Un groupe très talentueux issu de Manchester tout simplement ! Drivé par Joseph E., ce trio a décidé de frapper fort en publiant un premier album plutôt jouissif. « Incidental Music » puise son inspiration dans une marmite sonore qui grouille de claviers 80’s à la New Order, de saveurs psyché et d’émanations Krautrock. La plupart des plages sont dominées par les claviers, à l’instar du bluffant et survolté « Simpatico People », morceau de 10’ qui ouvre la plaque. Et tout au long des « Inspiration ! » et « Nothing Is », compos particulièrement habitées et nerveuses, on a parfois l’impression de vivre une rencontre improbable entre David Byrne et New Order. Que de promesses sur ce magnifique premier essai !

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