• La vie privée de Tempers
    La vie privée de Tempers Duo établi à New York, Tempers réunit Jasmine Golestaneh et Eddie Cooper. Depuis ses débuts, le groupe creuse son propre…

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Taï

Taï

vendredi, 22 février 2019 18:03

Light

« Light » se loge au plus près de l’os… Et pour cause, les ornements qui soulignent la voix envoûtante de Juliana Daugherty sont en effet minimalistes. Cependant, cet écrin lui permet de s’épanouir pleinement. Atmosphérique, ce premier elpee, composé dans son fief à Charlottesville, en Virginie, recèle des comptines folk poétiques et décharnées. Souvent acoustiques (« Wave ») mais tout aussi ascétiques, elles sont également susceptibles de s’électrifier (« Bliss »). A travers des mantras mystiques, venus d’un autre temps, la jeune compositrice (proche de Natalie Prass) exorcise ses états mentaux et tout particulièrement sa dépression, lorsqu’elle ne revient pas sur les évènements tragiques qui se sont produits à Charlottesville en 2017 (la mort d’une manifestante pour les droits civiques, renversée par un suprématiste blanc). Viscéraux et mélancoliques, ses morceaux prennent aux tripes, même si les mélodies ne sont pas inoubliables. N’hésitez donc pas à vous pencher sur la carrière de cette artiste américaine, si vos oreilles sont en carence de vulnérabilité…  

vendredi, 22 février 2019 17:56

The Hex

L’une des plumes les plus sensibles s’est évaporée depuis la mort de Richard Swift, décédé en juillet dernier, à seulement 41 ans... Outre ses missions de producteur (aux côtés de The Shins, Damien Jurado ou de Foxygen) ou de musicien de studio et de tournée (pour The Shins, les Black Keys ou The Arcs), il s’est réservé une plus discrète mais non moins intéressante carrière solo, dont le magnifique « The Hex » constitue malheureusement le dernier chapitre…

Fidèle à son habitude, le multi-instrumentiste américain dévoie des pépites indie-pop superbement arrangées à haute teneur mélodique ! Luttant contre des problèmes d’alcool depuis quelques années, Richard Swift se livre sur le poignant et très soul « Broken Finger Blues » : ‘My body’s broken, My body is bruised, Try to remember what it’s like not to lose, I won’t go under, I won’t give in, Try to remember what it’s like to win’. Sa pop vintage rappelle les sonorités des 60’s sur l’émouvant « Wendy », un message dédié à sa mère, ou sur le message d’adieu si lumineux reflété à travers « Dirty Jim ». Certaines plages s’éloignent de la veine pop pour adopter un profil plus aérien (« Nancy ») alors que d’autres, magnifiées par les interventions de claviers et de basse, nous plongent au sein d’un climat mélancolique, dont on ne peut s’extraire, car inhérent aux circonstances. Un véritable chef-d’œuvre posthume !

mercredi, 13 février 2019 12:22

Resolve

De plus en plus d’artistes contemporains s’intéressent à la musique symphonique et s’en inspirent ouvertement, à l’instar des formations allemandes, Grandbrothers et d’Haushka, ou encore belge, Glass Museum. Cette niche néo-classique est même tout doucement occupée de satisfaire un public en demande. La talentueuse Anglaise Poppy Ackroyd en fait définitivement partie… Signée sur One Little Indian, le label de Björk, cette compositrice, pianiste et violoniste (NDR : issue de Brighton, elle milite également chez Hidden Orchestra) nous propose, sur cet elpee, des morceaux aux influences autant classiques qu’expérimentales. Lors des sessions, elle a reçu le concours de Manu Delgado (Björk, Cinematic Orchestra) aux percussions, Mile Lesgire (Bonobo) à la clarinette et la flûte ainsi que Jo Quail au violoncelle. Les ambiances sont oniriques, vaporeuses, envoûtantes et irrésistiblement mélodiques naviguant quelque part entre l’univers sonore de Debussy et d’Aphex Twin… c’est dire le grand écart… Un vrai talent !

mercredi, 06 février 2019 10:41

VOIDS

Découvrir un groupe qui a déjà annoncé sa propre fin est un exercice quelque peu bizarre. Et pour cause, les membres de Minus the Bear ont annoncé partir en tournée d’adieu après avoir gravé 6 albums en 15 années de carrière. L’écoute de « VOIDS », leur ultime œuvre, donne en tout cas fortement envie de se plonger dans le reste de sa discographie. Depuis Seattle, considéré par certains comme la Mecque indie-rock, la formation revient à ses origines math-pop (« Invisible ») tout en osant les guitares africanisantes rappelant Foals (« Lighthouse »), expérimentales (« Call the Cops ») lorsqu’elle n’emprunte pas un profil plus lyrique (« Last Kiss »). Ces vétérans parviennent à magnifier un rock de facture somme toute assez classique avec talent. Il est plus que temps et en tout cas jamais trop tard pour découvrir leur univers…

mardi, 22 janvier 2019 18:22

Freedays

Maître ès-banjo, Mike Savino a une manière très particulière d’utiliser son instrument. Sous son patronyme Tall Tall Trees, il s’en sert à travers loopings, déviations progressives et autres programmations électroniques afin de créer des ambiances psyché rappelant les Fleet Foxes (« Backroads »), quasi ‘dream-pop’ (« Lost in Time »), lorsqu’il ne s’autorise pas des envolées americana pur jus (« SeagullxEagle »). Les harmonies sont léchées et l’interprétation délicate tout au long de « Freedays » un 3ème album délicieux de bout en bout. Manifestement, ces ‘Tall Tall Trees’ côtoient les plus hautes cimes !

vendredi, 11 janvier 2019 22:00

Deafman Glance

Sur le très classe « Deafman Glance », son 5ème album, le guitariste chicagoan Ryley Walker s’est autorisé quelques sorties hors de son terreau 70’s. Toujours bercée par des influences jazz et folk, qu’il étale grâce à son indiscutable technique sur sa gratte, sa musique est ici enrichie d’interventions de flûtes, saxo et autres clarinettes sur des structures un peu moins nettes venues tout droit du post-rock. Walker a d’ailleurs reconnu avoir été influencé par Red Krayola, Tortoise et Jim O’Rourke pour concocter sa nouvelle œuvre… Le timbre de l’Américain –rappelant un Eddie Vedder apaisé– adoucit des morceaux aux structures complexes (« The Crying Room ») ou atmosphériques (« Expired »). L’artiste est toutefois toujours capable de torcher de belles mélodies quasi-pop (« Opposite Mind »). Une intéressante évolution pour ce jeune artiste qui ne compte quand même que 28 printemps au compteur, et dont la carrière semble en progression constante…

 

dimanche, 23 décembre 2018 16:16

Waves

Cinq ans après avoir gravé l’excellent « Best Friend », Pale Grey nous propose enfin, un nouvel opus, qui s’intitule sobrement « Waves »… Drivée par Gilles Delwaque et Maxime Lhuissier (Dan San), la formation a décidé d’élargir son horizon sonore en invitant le rappeur américain Serengeti (« Late Night », « Crow ») tout en lorgnant vers Why ? Il s’ouvre également et ouvertement sur l’électro/pop (« Seasons ») tout en ne négligeant pas pour autant ses références indie-pop. Qu’elles soient empreintes de délicatesse (« Wave »), de mélancolie (« Billy ») ou particulièrement mélodiques (« Blizzard »), dans l’esprit de pointures du genre telles que Grizzly Bears et autre Alt-J. Le tout est en outre parfaitement produit par le Français Yann Arnaud, déjà vu aux côtés d’Air ou de Phoenix. Ne manquant ni de classe ni d’inspiration, ce « Waves » devrait rapidement faire des vagues dans les cœurs des mélomanes…

ns après avoir gravé l’excellent « Best Friend », Pale Grey nous propose enfin, un nouvel opus, qui s’intitule sobrement « Waves »… Drivée par Gilles Delwaque et Maxime Lhuissier (Dan San), la formation a décidé d’élargir son horizon sonore en invitant le rappeur américain Serengeti (« Late Night », « Crow ») tout en lorgnant vers Why ? Il s’ouvre également et ouvertement sur l’électro/pop (« Seasons ») tout en ne négligeant pas pour autant ses références indie-pop. Qu’elles soient empreintes de délicatesse (« Wave »), de mélancolie (« Billy ») ou particulièrement mélodiques (« Blizzard »), dans l’esprit de pointures du genre telles que Grizzly Bears et autre Alt-J. Le tout est en outre parfaitement produit par le Français Yann Arnaud, déjà vu aux côtés d’Air ou de Phoenix. Ne manquant ni de classe ni d’inspiration, ce « Waves » devrait rapidement faire des vagues dans les cœurs des mélomanes…

 

lundi, 17 décembre 2018 11:42

Anthology (Movies themes 1974-1998)

Le déjà légendaire John Carpenter n’en finit plus d’être célébré grâce à des écrins musicaux successifs via la très influente maison Sacred Bones. Après les « Lost Themes », cette nouvelle « Anthology » permet cette fois au maître ès-horreur de reprendre les thèmes musicaux du genre parus entre 1974 et 1998, toujours en compagnie son fils Cody et son filleul Daniel Davies. Difficile de ne pas tomber en admiration devant la modernité des claviers chers à Carpenter dès le milieu des années 70. Les B.O. qui ont sonorisé des classiques tels qu’‘Halloween’ ou ‘Assaut’ figurent, mais sous de nouvelles versions, au générique de ce véritable album. Entre synthés atmosphériques un peu cheaps et réelles influences métal (« In the Mouth of Madness »)…. Carpenter s’offre également des reprises étonnantes d’Ennio Morricone et Jack Nitzsche des scores respectifs de ‘The Thing’ et ‘Starman’. Ces classiques prouvent que la notoriété et les frissons des œuvres qu’ils illustraient leur devaient énormément !

mardi, 20 novembre 2018 20:56

1984

Intéressant de se plonger dans la musique d'un groupe dont on entend parler depuis des années sans jamais en avoir entendu la moindre note. Et pourtant, il s’agit déjà de son 20ème elpee. Un opus baptisé "1984". Décrié par Pichfork, Joan of Arc l'est surtout pour ses penchants progressistes, ambitieux et expérimentaux qui ont effacé des débuts plutôt 'emo'. Etabli à Chicago, le combo ne compte plus que le seul Tim Kinsella, comme membre originel.  

Mais sur ce nouvel LP, le frontman se cache derrière la voix de la guitariste Melina Ausikaitis, tout au long d’une interprétation osée et… insupportable à la fois. Telle une version rock de Joanna Newsom, elle (sur)joue. Résultat des courses, le ressenti dépendra beaucoup de l’humeur du moment. Sur des morceaux aux instrumentations et structures souvent expérimentales dominées par des synthés abscons, la chanteuse déploie ses histoires aux textes tout aussi difficiles d’accès. Les aficionados pourraient accrocher. Votre serviteur n’aura personnellement pris aucun plaisir à l’écoute de cet album… énervant…

 

mardi, 20 novembre 2018 20:55

Semicircle

Le joyeux bordel qui agrège, invite, indie rock, garage, Blaxploitation ainsi que hip-hop classique (NDR : et la liste est loin d’être exhaustive), cher à The Go! Team, sans oublier la présence d’une myriade de samples, opère son retour sur un 5ème excellent opus baptisé « Semicircle ».

Toujours emmenée par Ian Parton, la formation issue de Brighton ne déroge pas à la formule qui a forgé son succès et son identité. On y retrouve les mélodies bubble-gum truffées de guitares distordues, l’énergie digne d’une fanfare, les cuivres solaires et les invités divers. Bref, tout y est ! Amber Arcades pilote l’oriental « Plans Are Like A Dream U Organise ». Darenda Weaver transcende les mélodies de « The Answer’s No – Now What’s The Question ? ». Enfin, invitées habituelles, Ninja et Maki participent à un morceau chacune. The Go! Team s’érige une nouvelle fois comme une sorte de version très garage et euphorisante des Beach Boys. Un opus qui atteint son point culminant lorsque la chorale américaine Detroit Youth Choir apporte son concours à l’imparable « Semicircle Song », une collaboration qu’elle procure d’ailleurs, sur la plupart des morceaux de ce très agréable « Semicircle »…

 

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