• Alison Barter fait de son mieux
    Alison Barter fait de son mieux L’Australienne Ali Barter est de retour avec son nouvel album « Hello, I'm Doing My Best », une collection révélatrice de chansons…

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Taï

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dimanche, 31 décembre 2017 02:00

Rocket

Alexandre Giannascoli, aka Alex G ou encore (Sandy) Alex G, s’est révélé grâce à sa participation aux albums de Frank Ocean ainsi qu’à la plate-forme Bandcamp. Et surtout lors de la publication de son sixième elpee (NDR : le premier qui n’a pas été autoproduit), « DSU », en 2014. Depuis, le natif de Philadelphie a été signé chez Domino et a gravé « Beach Music » en 2015 et enfin ce « Rocket », en mai dernier.

La musique de ce nouvel LP baigne au sein d’un style toujours résolument lo-fi et éclectique rappelant parfois Elliott Smith (« Proud »), et dans un esprit si cher au nineties (NDR : pensez à Pavement). 

Après, sans bien connaître le reste de l’œuvre de l’étrange G, l’ensemble semble à la première écoute parfois quelque peu bâclé ; et entre les nombreux instrumentaux de brève durée et les salves punkysantes sans grand intérêt (« Brick »), peu de véritables morceaux semblent sortir du lot. Mais, à force d’écouter ces plages, on finit par déceler quelques petites perles. Dont deux pistes plus country. Soit « Poison root », enrichi par des interventions de banjo, et « Bobby », à laquelle Emily Yacian à participé. Mais également l’americana « Powerful Man », le r&b déviant et autotuné « Sportstar, sans oublier les jazzyfiants « County » ainsi que « Guilty », au cours duquel s’invite le saxophone.

La solution sonore de « Rocket » est longue en bouche. Elle gagne en profondeur au fil du temps et son sens mélodique se dévoile tout aussi progressivement, laissant entrevoir une plume de très grand talent capable de livrer des compos à l’instrumentation riche et variée…

 

dimanche, 17 décembre 2017 12:36

Spooky Action

Jason Loewenstein, ce nom ne vous dit rien ? Mais si, il a sévi au sein de plusieurs groupes, dont The Fiery Furnaces et Sebadoh ; au sein de ce dernier, il y militait déjà en 1989 et a rejoint le trio, lors de sa reformation, en 2007.

« Spooky Action » constitue seulement son second LP solo. Son premier, « At Sixes and Sevens », était paru en 2002 ! Si vous souhaitez vous faire une idée plus ou moins précise de son style, imaginez un Dinosaur Jr. sous speed. Car sa musique flaire bon les nineties, ses grattes bavardes et saturées, une certaine indolence rebelle, un esprit grunge de circonstance et une ‘coolitude’ naturelle…

Mais quel plaisir de se coltiner les 13 morceaux de ce « Spooky Action » ! Les compos baignent dans un rock bien poisseux, à l’instar de « Machinery » et « Correction ». En outre, l’expression sonore puise également des références dans le métal et la country, un peu comme chez Pearl Jam au sommet de son art ! Que du bonheur pour les fans des groupes précités et un excellent cadeau de Noël.

 

mardi, 12 décembre 2017 12:57

My Love Divine Degree

Guère prolifique (NDR : 3 elpees en 15 années, c’est quand même peu), Cody ChesnuTT n’en délivre pas moins pour autant des œuvres d’une indéniable qualité. Sa soul teintée de r&b, rock et jazz défie les lignes habituelles du genre, à l’instar de son ‘pimpé’ d’un double ‘T’. « My Love Divine Degree » n’est cependant pas simplement un autre album de soul. Il pourrait à priori sembler un brin bordélique et manquer de véritable accroche –hormis, sans doute le contagieux « Africa The Future », une plage caractérisée par son riff funky– mais il recèle surtout des morceaux à tiroirs, à l’instar de « She Ran Away » qui se laisse pourtant apprivoiser progressivement. D’ailleurs, au fil des écoutes, les pépites soul, parfaitement produites par Anthony Khan (Kanye West, Common, John Legend), se profilent. Dont l’immédiat et funky « It’s in the Love », le plus bluesy « So Sad To See », un « This Green Leaf » aux accents gospel, le reggae décalé « Shine on the Mic » ainsi que le lo-fi –et punk dans l’âme– « Make a Better Man ». Si dans le futur, cet artiste continue à proposer des opus de la même trempe, on ne lui tiendra pas rigueur s’il a encore besoin d’une demi décennie pour composer de nouveaux morceaux…

 

mardi, 12 décembre 2017 12:55

Paradise (Ep)

Il y a quelques mois, Antony Hegarty, le leader d’Antony and the Johnsons, décidait de changer de sexe. Non seulement l’Anglais(e) transgenre et américain(e) d’adoption opérait une mue physique, optant alors pour le patronyme d’Anohni, mais aussi musicale. Une métamorphose scellée par l’album « Hopelessness », un disque qui lui avait permis d’aborder des sujets bien plus engagés, nonobstant les ténébreuses productions électro d’Hudson Mohawke et d’Oneotrix Point Never. Le tout cadrant parfaitement avec une bande-son du monde post-Trump…

« Paradise », son nouvel Ep, s’inscrit dans la lignée directe de ce dernier LP. On y retrouve ses critiques acerbes, qu’il focalise ici sur les gouvernements occidentaux et les grandes entreprises capitalistes. Le tout sous une forme assez brute, il faut le reconnaître… Anohni pointe la femme comme la seule capable de sauver le monde (NDR : ce qui explique les illustrations de la pochette) et, selon son avis, cloue au pilori la force masculine qu’il considère comme diabolique (« You Are My Enemy »)… L’écoute de ce « Paradise » n’est pas forcément plaisante ; ce n’est d’ailleurs probablement pas le but. Les plages sont très sombres, hantées par une âme soul (« Ricochet »), mais également et surtout collent bigrement à leur époque (« Jesus Will Kill You ») et bien loin du paradis auquel l’être humain aspire…

 

lundi, 20 novembre 2017 11:01

City Music

Album après album  –et quasiment sans la moindre faute de goût– l’ex-guitariste de Woods, également leader de The Babies, est parvenu à se forger une place de choix au sein de la pourtant très concurrentielle scène indie-folk contemporaine. Son 4ème opus, « City Music », devrait même asseoir son aura de messie folk et –peut-être– élargir son cercle d’admirateurs, tant il s’avère d’une imparable qualité…

Si le jeune songwriter est toujours sous haute influence du sacro-saint duo Dylan/Reed, il est bien loin de pasticher ses très recommandables idoles. Enregistré en Californie, sous la houlette du magicien Richard Swift (Foxygen, Damian Jurado, The Shins), cet opus est partagé entre compos citadines, très susceptibles de libérer une pure émotion urbaine (NDR : les 7 minutes tortueuses du somptueux « City Music »), velvetiennes (« Dry Your Eyes ») et plages ensoleillées, à l’instar du particulièrement bipolaire et très mélodique « Crybaby » ou encore d’un « 1234 », inévitablement hanté par les Ramones…

Véhiculant des accents surannés, mais judicieusement remis au goût du jour, cet opus conjugue rock et folk, au sein d’une atmosphère typiquement new-yorkaise…

vendredi, 10 novembre 2017 11:48

The Machine That Made Us

A ce jour, cette formation n’avait enregistré qu’un seul album, « Bluffer’s Guide to the Flight Deck ». Ce qui lui avait valu le flatteur –mais peu rémunérateur– statut de groupe culte… Encensée par la critique mais boudée par le grand public, cette œuvre puisait ses sources chez quatre formations alternatives, nées au cours des 90’s : Grandaddy, Mercury Rev, Flaming Lips et Sparklehorse. Et les mélomanes qui avaient eu la chance de découvrir cet opus à l’époque, imaginaient, sans doute, que ce disque allait rester un ‘one shot’…

Pourtant, 13 ans plus tard, le groupe ouvre un nouveau chapitre. Baptisé « The Machine That Made Us », il bénéficie du soutien de la toujours aussi audacieuse maison de disque française, Talitres. Quelle influence le temps allait-il avoir sur le génie musical de Flotation Toy Warning ? A l’écoute des 10 magnifiques titres… on serait enclin à dire : strictement aucune ! Dès l’inaugural « Controlling the Sea », on retrouve ce lyrisme et ce mélange unique de mélodies imparables rappelant Mercury Rev au sommet de sa forme ainsi que ce sens de la théâtralité, principalement incarné par la voix si singulière de Paul Carter. D’autres pistes, telles que le somptueux « Due to adverse weather conditions all of my heroes have surrendered », enrichi d’une myriade de cuivres, et le tout aussi réussi « Everything That is difficult will come to an end », enrobé de chœurs célestes, achèvent de nous convaincre, tout en espérant qu’il ne faudra pas 13 ans à ce combo anglais pour accoucher d’un successeur à ce nouveau chef-d’oeuvre !

Un regret ? La pochette. Pas vraiment à la hauteur. Mais bon, vu le contenu, on ne fera pas la fine bouche.

 

vendredi, 13 octobre 2017 17:36

Indigo (Ep)

Bien loin des quasi-caricaturaux Eros Ramazotti ou Tiziano Ferro, la scène transalpine regorge de formations ‘indie’ aux profils différents…

Pashmak est un patronyme inspiré d’un bonbon iranien. Pas étonnant quand on sait que le chanteur est d’origine perse. C’est donc également le nom choisi par cette formation italienne dont la musique oscillant entre electronica, post-rock et folk baigne au sein d’un climat dark voire new wave. Tourmentée, la voix de Damon Arabsolgar rappelle quelque peu celle de Dave Gahan (Depeche Mode). Et les nappes de claviers ainsi que les rythmiques tribales, dispensées tout au long des 4 titres de cet Ep intitulé « Indigo », communiquent le plus souvent à l’ensemble une dimension indus. A suivre de très près !

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:16

Trust

Une envie soudaine de post-punk bien énervé ? N’hésitez pas à prêter –curieusement– une oreille à « Trust », le dernier et second elpee du trio danois Less Win. Après les méfaits récents commis par Iceage et de Yung, le royaume scandinave démontre à nouveau qu’il semble en connaître un rayon sur le sujet…

Vous risquez en tout cas d’être charmés par ce saxo free-jazz un brin ivre, ces riffs acérés rappelant souvent Mission of Burma, ces voix martiales tout en scansions de Casper Kociszewski et Casper Morilla ou du chaos organisé de cordes et de cuivres (« Bury the Heart »). Dès le morceau d’entrée, « Rituals », on a l’impression d’assister à une messe noire, ambiance entretenue, notamment, par des titres comme « Crucifix » ou « Jealousy ». En 30 minutes, le band nous éclabousse de son énergie punk indéniable et d’une classe aussi torturée que désespérée. Trust Less Win…

 

samedi, 23 septembre 2017 18:32

Global - System - Error

A travers le titre de cet opus, « Global-System-Error », le message de Mokroïe est plutôt significatif. Et même son sous-titre : ‘L’incapacité de l’homme à éviter la guerre et les crises qui en découlent…’ Ce qui laisse présager une aventure sérieuse et engagée. Le projet a été imaginé par Francesco Virgillio. Il est soutenu par la chanteuse Carol Aplogan. Et pas seulement ; car tout en s’enfonçant au cœur d’une veine électro/hip-hop, il se veut pluridisciplinaire et invite, à chaque chapitre, une série de musiciens ou chanteurs différents, mais aussi des photographes et autres vidéastes. Ce nouvel essai est d’ailleurs inspiré par les photos de Sergey Ponomarev, photojournaliste russe actif au Moyen-Orient et auprès des réfugiés.

Mais revenons-en à l’aspect musical. Lors des sessions, Francesco a ainsi reçu le concours d’invités. Dont le percussionniste Cyril Atef (fondateur de Bumcello), le batteur Dave Collingwood (vu aux côtés de Yann Tiersen et Gravenhusrt) et le vocaliste Allonymous. Artiste américain notoire pour son spoken word vindicatif, il milite chez Basement Jaxx ainsi que Push-Up, auprès de Sandra Nkaké. Cet Ep propose deux fois deux titres enregistrés sous des versions différentes. Soit une moitié instrumentale, sculptée sous un format plus électro, et l’autre davantage acoustique. Et le résultat devrait assurément plaire aux fans de trip hop et de Saul Williams.

 

samedi, 23 septembre 2017 18:27

Tango (Ep)

Trio transalpin aux desseins délibérément émotionnels, Zebra publie « Tango », un second Ep 4 titres qui fait suite à « Home Habilis », paru en 2016. Hormis la très saugrenue idée de plagier le phrasé d’Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers) sur le très mauvais et faussement funky « Branco », le reste de l’album expédie Zebra au sein d’un univers hanté à la fois par Grizzly Bear et Jeff Buckley. A cause de cette voix et puis des cordes de guitare cristallines. En outre, belles et délicates, les mélodies sont empreintes de mélancolie. Depuis Bassano Del Grappa (NDR : ce n’est pas loin de Venise), Zebra dessine des vignettes ‘indie’ qui ne manquent manifestement pas de charme...

 

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