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Taï

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dimanche, 27 août 2017 12:22

Spaceland

Sindri Mar Sigfusson, aka Sin Fang, propose son quatrième opus pour le compte de l’honorable label Morr Music. Teintée de folk et d’électro, la pop de chambre est passée avantageusement sous les doigts magiques d’Alex Somers, producteur de Sigur Rós… et compagnon de Jonsi, chanteur du band islandais, qui participe également à l’aventure (« Candyland »). Il n’est pas le seul, car Soley (NDR : qui milite chez Seabear… une formation fondée par Sin Fang, en 2003 ; le monde est décidément bien étroit sur l’île aux geysers…) ainsi que la Norvégienne Farao, ont également apporté leurs concours. 

« Spaceland » nous plonge au cœur d’un univers électronique à travers ses vignettes électro/pop uptempo (« Candyland », « Not Ready for Your Love ») ou atmosphériques (« Down »), qui nous réservent une belle collection de bips et beats, mais également de jolies mélodies, et qu’enveloppe la voix cotonneuse de Sin Fang. Les sessions se sont déroulées tantôt sous la chaleur de Los Angeles ou dans le froid de Reykjavik. Ce qui peut expliquer l’ambivalence de l’œuvre naviguant furtivement entre mélancolie et allégresse. L’Islande est définitivement une terre inépuisable de talents…

 

dimanche, 27 août 2017 12:19

Waiting for this Sound (Ep)

Suite à la tragique disparition de son bassiste, ce trio français à l’étrange patronyme a été réduit à un duo. Et ce crustacé mélomane a décidé de traverser l’Atlantique pour enregistrer son nouvel et second Ep. A Los Angeles pour être plus précis. Scampi est influencé par le trip hop, et tout particulièrement, Massive Attack et surtout Morcheeba. Mais également par  CocoRosie. A cause des sonorités produites par le ukulélé et le guzheng. Peu connu sous nos latitudes, cet instrument à cordes chinois appartient à la famille des cithares (NDR : Gû Zheng signifie ‘ancienne cithare’ d’après mon ami Wiki). En outre les voix rappellent manifestement celles des sœurs Cassidy. Si certains morceaux se révèlent tendres (« Get an Idea »), d’autres adoptent un ton plus énergique (« Waiting for this Sound ») ; mais en général, les plages privilégient le format pop (« Leave it Out »), parfois au sein d’un climat  légèrement ‘dark’ (« Magic House »). En conclusion, cet LP ne manque pas de charme…

 

dimanche, 27 août 2017 12:05

Pretty Years

Cymbals Eat Guitars est une formation issue de New York. De Staten Island (NDR : c’est une île !), plus précisément. Et progressivement, elle est parvenue à construite une œuvre solide et cohérente dénuée de toute faute de goût majeure… ‘Cymbals Eat Guitars’ sont des mots prononcés par un autre illustre habitant de la Grosse Pomme, Lou Reed, pour décrire la musique du Velvet Underground.

Plus influencé par le rock des 90’s que par le band underground mythique, la bande à Joseph d’Agostino propose donc son quatrième elpee, un disque qui a reçu le concours de John Congleton (The War on Drugs, Swans, St. Vincent) à la mise en forme. Zigzagant entre continuité sonique et nouveaux horizons sonores, « Pretty Years » recèle des plages nourries aux guitares shoegaze et grunge, dans un esprit souvent ‘slacker’. A l’instar du précédent elpee, « Lose », et tout particulièrement de la piste d’entrée « Finally » ainsi que sur « 4th of July, Philadelphia (Sandy) »). Néanmoins, le gang yankee n’en a pas pour autant oublié les salves punk réminiscentes de Titus Andronicus (« Beam »), mais aussi des pistes plus mélodiques tels que le plus groovy « Wish », une compo dont les interventions de saxophone à coloration eighties sont portées par la voix élastique du leader tout en lorgnant vers Modest Mouse. Enfin, de cet LP, on épinglera encore la ballade électrique « Dancing Days ». Nuancées et joliment référencées, ces « Pretty Years » (les années 90 ?) s’achèvent en feu d’artifice sonique, par le monumental « Shrine ». Une œuvre convaincante de bout en bout…

 

mercredi, 02 août 2017 18:42

Néon

Patrick Moriceau a baptisé son projet du patronyme –un brin mystérieux– Octave Noire. Et il nous propose son premier elpee. Cet ancien élève en musicologie de la Sorbonne ne manque pas son entrée en matière ; car ce « Néon » devrait en effet le mettre sous les feux des projecteurs, et très rapidement…

Entre chanson française subtilement arrangée de cordes, rappelant parfois l’univers d’Alex Beaupain (« Belem Belem ») et vignettes électro-pop ambitieuses susceptibles de se transformer en petites symphonies (« My Hand in Your Hand »), Octave Noire sculpte des morceaux très orchestrés aux multiples tiroirs qui baignent au sein d’un climat sombre, mais jamais accablant, tout en jonglant aisément de ses influences, passant, en outre, tout aussi facilement de l’anglais au français. Remarquable, cet opus devrait permettre à Octave Noire de se réserver une place tout à fait unique sur la scène hexagonale…

 

mercredi, 02 août 2017 18:40

Yo Amaneci

Andres Landero est né en 1931, à San Jacinto, en Colombie. A l’instar d’autres artistes issus de son pays, il a permis à la cumbia d’être reconnue, à sa juste valeur, sur la scène contemporaine. Un parcours qu’il a entamé, dès 1964, au sein de son premier groupe, Discos Curro. Réunissant 20 plages, cette superbe compile, concoctée par les ‘diggers’ espagnols qui prospectent chez Vampisoul, lui rend un bel et vibrant hommage tout en nous replongeant au sein de cette musique singulière enfantée par les esclaves africains qui ont débarqué sur les côtes des Caraïbes d’Amérique Centrale et du Sud.

Durant toute sa longue carrière, ce musicien au talent indéniable a, dans le style, délivré de véritables pépites illuminées par des textes poétiques relatant des épisodes authentiques, et lustrées par des mélodies tropicales alimentées à l’accordéon, aux rythmes caribéens et à la ligne de basse métronomique, que l’on croirait piquée… à un Johnny Cash dans sa genèse. Ce recueil rend donc hommage à ce maître ès cumbia, mort à Carthagène, peu avant ce nouveau millénaire ; soit il y a déjà 17 ans. Si vous aimez cette musique tropicale et n’êtes pas rebuté par la faiblesse de production, cette anthologie est une véritable mine d’or…

 

mercredi, 02 août 2017 18:37

Primitives

Patronyme curieux et insidieux pour le projet de ce discret artificier texan dont la musique baigne dans l’électronica. Roger Sellers ne sort, en effet, pas la grosse artillerie basque façon ‘Jean-Pascal de la Star’Ac’, mais des ritournelles électroniques minimalistes qui doivent autant à Animal Collective (« Intro », « Appeals »), aux rythmiques africaines (« Spectrolite »), au folk teinté d’americana (« Living Room ») qu’à l’ambient résolument dominée par les claviers (« Lates »). Judicieusement baptisé « Primitives », son premier opus solo a été, en général, enregistré au cours de l’année 2014. En s’aidant de son falsetto, rappelant parfois Sufjan Stevens, l’Américain tisse ses vignettes très mélodiques aux rythmes envoûtants… Belle découverte que cet artiste dont l’expression sonore baigne au sein d’une subtile douceur vaporeuse issue d’un Texas qu’on imagine tellement plus brutal…

 

vendredi, 07 juillet 2017 12:45

Life Will See You Now

L’univers du crooner de poche ‘Made in Sweden’ Jens Lekman est bien trop méconnu si on devait le comparer à l’aune de l’étendue de son talent, un talent qu’il étale avec une classe décalée depuis « Night Falls Over Kortedala » et « Oh You’re So Silent Jens »…

« Life Will See You Now », son 4ème  elpee, vise cette fois délibérément nos jambes à l’aide de ses beats quasi-disco, ses clappements de mains, ses mélodies radieuses qui jurent par rapport à la belle mélancolie de ses précédentes œuvres. Sa voix et ses mélodies singulières sont toujours bien présentes, mais les sonorités sont neuves pour le natif de Göteborg. A l’ultime limite du kitsch, Jens Lekman ose les touches électro cheap (« Hotwire the Ferris Wheel », auquel participe Tracey Horn d’Everything But the Girl), de bossa nova (« Wedding in Finistère »), de Nothern Soul (« To Know Your Mission ») ou de steel-drum euphorisant (« What’s that Perfume that You Wear ») pour construire des petites vignettes pop principalement dédiées au sentiment amoureux, tout en abordant des textes finement ciselés qui ne manquent pas d’humour. Le petit frère doué de Jonathan Richman dévoile ici une nouvelle facette de son écriture protéiforme…

 

jeudi, 29 juin 2017 11:13

FLOTUS

Quel bonheur de retrouver, à intervalles réguliers, Kurt Wagner et sa bande d’experts ès americana ; surtout quand c’est pour nous réserver une dose salvatrice de country/soul alternative… En publiant « FLOTUS », son 12ème album, la bande de cow-boys a décidé d’explorer de nouveaux territoires sonores, afin d’insuffler d’intimes variations à sa musique aux apparences classiques. Une touche d’électro, du r&b, de la soul et même un zeste d’auto-tune… de quoi s’ouvrir à la scène contemporaine. En osant de longues plages (18 minutes pour « The Hustler », quand même), incluant beats house et accords de piano jazzyfiants, le groupe américain (NDR : pour rappel il est issu de Nashville !) semble s’autoriser la même liberté que Bon Iver pour son récent opus, « 22 A Million ». « FLOTUS » a un charme fou et démontre que la routine n’est pas une fatalité ou les changements une pâle diversion afin de pallier un éventuel manque d’inspiration ! Une magnifique leçon de changement dans la continuité… Et puis un groupe mené par une voix pareille ne pourrait jamais réellement décevoir…

 

jeudi, 29 juin 2017 11:10

Hang

On avait rarement vu pareil sabordage que celui de Foxygen à la sortie de son second opus. Après le succès de « We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic », parfaitement produit par Richard Swift, le jeune duo avait décidé de publier un double concept album. Baptisé « … And Star Power », il était tellement brouillon qu’il était parvenu à faire fuir de nombreux aficionados du groupe. En concoctant son troisième essai, « Hang », la formation en est revenue à de plus ‘raisonnables’ ambitions, se limitant à une formule davantage succincte, soit 8 morceaux en à peine 32 minutes. Moins accessibles que sur sa première œuvre, mais structurés et mélodiques que son ingérable suite, les plages de Foxygen sont toujours marquées par le rock des 60’s et 70’s (Beach Boys et Kinks en tête) et évoluent parfois à la limite du pastiche. Jonathan Rado et Sam France possèdent pourtant ce talent susceptible de construire de petites cathédrales psyché/pop au parfum rétro ; et le premier single, « Follow the Leader », en est certainement la plus belle illustration. Ce qui n’empêche pas le combo de lorgner vers le music-hall (« Avalon ») ou de replonger dans l’univers de Bowie circa 80’s (« Mrs. Adams »). Favorablement. Ce duo est en perpétuelle recherche de liberté. On n’est donc pas bout de nos surprises…

 

samedi, 03 juin 2017 18:59

Saturday Night

Le leader du tumultueux quatuor montréalais Ought est de retour en solitaire. Une parenthèse solo temporaire au cours de laquelle, il a publié ce « Saturday Night »… Ce qui lui permet de dévoiler sa fascination pour le Velvet Underground et feu Lou Reed, tout particulièrement. A l’instar du morceau qui ouvre la plaque, le très rock’n’roll « Tall Glass of Water », une piste qui marche pourtant sur les pas des œuvres récentes de Parquet Courts. L’opus recèle d’autres morceaux manifestement influencés par le post punk new-yorkais. Des références, que l’artiste maîtrise parfaitement. Comme le très rock et fuzzy « You Felt Confort » ou le downtempo « Still Waking Up ». Malheureusement, Darcy s’égare, au fil de l’elpee, dans des expérimentations sonores claustrophobes. Et dans ce domaine, il est bien moins convainquant. N’est pas John Cale qui veut, même si l’ensemble ne recèle rien de fondamentalement honteux…

Car de toute évidence, en solo ou chez Ought, Tim Darcy est un fameux songwriter. Et sur sa plume, il va falloir compter…

 

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