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Taï

Taï

vendredi, 07 juillet 2017 12:45

Life Will See You Now

L’univers du crooner de poche ‘Made in Sweden’ Jens Lekman est bien trop méconnu si on devait le comparer à l’aune de l’étendue de son talent, un talent qu’il étale avec une classe décalée depuis « Night Falls Over Kortedala » et « Oh You’re So Silent Jens »…

« Life Will See You Now », son 4ème  elpee, vise cette fois délibérément nos jambes à l’aide de ses beats quasi-disco, ses clappements de mains, ses mélodies radieuses qui jurent par rapport à la belle mélancolie de ses précédentes œuvres. Sa voix et ses mélodies singulières sont toujours bien présentes, mais les sonorités sont neuves pour le natif de Göteborg. A l’ultime limite du kitsch, Jens Lekman ose les touches électro cheap (« Hotwire the Ferris Wheel », auquel participe Tracey Horn d’Everything But the Girl), de bossa nova (« Wedding in Finistère »), de Nothern Soul (« To Know Your Mission ») ou de steel-drum euphorisant (« What’s that Perfume that You Wear ») pour construire des petites vignettes pop principalement dédiées au sentiment amoureux, tout en abordant des textes finement ciselés qui ne manquent pas d’humour. Le petit frère doué de Jonathan Richman dévoile ici une nouvelle facette de son écriture protéiforme…

 

jeudi, 29 juin 2017 11:13

FLOTUS

Quel bonheur de retrouver, à intervalles réguliers, Kurt Wagner et sa bande d’experts ès americana ; surtout quand c’est pour nous réserver une dose salvatrice de country/soul alternative… En publiant « FLOTUS », son 12ème album, la bande de cow-boys a décidé d’explorer de nouveaux territoires sonores, afin d’insuffler d’intimes variations à sa musique aux apparences classiques. Une touche d’électro, du r&b, de la soul et même un zeste d’auto-tune… de quoi s’ouvrir à la scène contemporaine. En osant de longues plages (18 minutes pour « The Hustler », quand même), incluant beats house et accords de piano jazzyfiants, le groupe américain (NDR : pour rappel il est issu de Nashville !) semble s’autoriser la même liberté que Bon Iver pour son récent opus, « 22 A Million ». « FLOTUS » a un charme fou et démontre que la routine n’est pas une fatalité ou les changements une pâle diversion afin de pallier un éventuel manque d’inspiration ! Une magnifique leçon de changement dans la continuité… Et puis un groupe mené par une voix pareille ne pourrait jamais réellement décevoir…

 

jeudi, 29 juin 2017 11:10

Hang

On avait rarement vu pareil sabordage que celui de Foxygen à la sortie de son second opus. Après le succès de « We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic », parfaitement produit par Richard Swift, le jeune duo avait décidé de publier un double concept album. Baptisé « … And Star Power », il était tellement brouillon qu’il était parvenu à faire fuir de nombreux aficionados du groupe. En concoctant son troisième essai, « Hang », la formation en est revenue à de plus ‘raisonnables’ ambitions, se limitant à une formule davantage succincte, soit 8 morceaux en à peine 32 minutes. Moins accessibles que sur sa première œuvre, mais structurés et mélodiques que son ingérable suite, les plages de Foxygen sont toujours marquées par le rock des 60’s et 70’s (Beach Boys et Kinks en tête) et évoluent parfois à la limite du pastiche. Jonathan Rado et Sam France possèdent pourtant ce talent susceptible de construire de petites cathédrales psyché/pop au parfum rétro ; et le premier single, « Follow the Leader », en est certainement la plus belle illustration. Ce qui n’empêche pas le combo de lorgner vers le music-hall (« Avalon ») ou de replonger dans l’univers de Bowie circa 80’s (« Mrs. Adams »). Favorablement. Ce duo est en perpétuelle recherche de liberté. On n’est donc pas bout de nos surprises…

 

samedi, 03 juin 2017 18:59

Saturday Night

Le leader du tumultueux quatuor montréalais Ought est de retour en solitaire. Une parenthèse solo temporaire au cours de laquelle, il a publié ce « Saturday Night »… Ce qui lui permet de dévoiler sa fascination pour le Velvet Underground et feu Lou Reed, tout particulièrement. A l’instar du morceau qui ouvre la plaque, le très rock’n’roll « Tall Glass of Water », une piste qui marche pourtant sur les pas des œuvres récentes de Parquet Courts. L’opus recèle d’autres morceaux manifestement influencés par le post punk new-yorkais. Des références, que l’artiste maîtrise parfaitement. Comme le très rock et fuzzy « You Felt Confort » ou le downtempo « Still Waking Up ». Malheureusement, Darcy s’égare, au fil de l’elpee, dans des expérimentations sonores claustrophobes. Et dans ce domaine, il est bien moins convainquant. N’est pas John Cale qui veut, même si l’ensemble ne recèle rien de fondamentalement honteux…

Car de toute évidence, en solo ou chez Ought, Tim Darcy est un fameux songwriter. Et sur sa plume, il va falloir compter…

 

samedi, 03 juin 2017 18:52

Peaceful Ghosts

D’une précision de métronome, ces orfèvres ès power rock nous proposent une nouvelle livraison de toute bonne facture, qui vient gonfler –et pas artificiellement !– une discographie quasi-exempte de faute de goût… Enregistré en 2016, « Peaceful Ghosts » constitue le  9ème elpee du band new-yorkais qui revisite ici habilement une partie de son répertoire, flanqué de l’‘ORF Radio Orchestra’ viennois ainsi que du ‘Babelsberg Film Orchestra’ berlinois.

Propulsé en 92 par son tube, devenu planétaire, « Popular », Nada Surf a progressivement étoffé sa discographie et de manière… remarquable. Les versions proposées sur « Peaceful Ghosts » sont inévitablement plus ‘soft’ et paisibles. Soigneusement réarrangés, aussi. Et enrichies de cuivres et de cordes, des plages comme le très classieux « Blizzard of 77 », « Blonde on Blonde » ou « Inside of Love » tissent une remarquable texture autour de la voix claire de Matthew Caws, tout en proposant des mélodies discrètes, mais tellement chargées de feeling (NDR : arrache cœurs ?) Après avoir initialement commis un hold-up, dans les charts, début des nineties, la formation a décidé qu’elle ne Nada Surf(erait) plus sur la vague commerciale. Depuis, elle a privilégié une carrière à l’œuvre sincère et véritable, en la jalonnant de compos irréprochables. Ce petit détour orchestré lui offre, néanmoins, une belle cure de jouvence…

 

lundi, 29 mai 2017 18:05

Live in San Francisco

Les aficionados de rock/garage aux relents psyché n’ont certainement pas pu échapper à la déferlante US qui s’est abattue sur la côte Ouest –du côté de San Francisco particulièrement– incarnée par des figures stakhanovistes comme Ty Segall et Thee Oh Sees, une formation drivée par John Dwyer, véritable parrain de la scène locale ! Elle vient donc de publier un opus ‘live’. Un set immortalisé en 2015, dans son fief mythique et tout particulièrement en la salle ‘The Chapel’. Une prestation accordée dans l’esprit des enregistrements publiés sur son propre label, Castle Face (White Fence, Fuzz, Useless Eaters)…

Le groupe est considéré comme un des meilleurs au monde sur les planches. Cet elpee ‘live’ prend donc tout à fait son sens et permet une belle introduction dans l’univers diablement rock et détraqué de Thee Oh Sees. Depuis le quasi-punk « I Come From the Mountain », piste qui ouvre le long playing, au très fuzzy et caoutchouteux « Tidal Wave », en passant par le plus stoner « The Dream » et l’ode psyché « Tunnel Time », cet LP devrait ravir les inconditionnels, mais également permettre aux novices de découvrir les brûlots de ces Californiens, dans leurs versions les plus sauvages. On pourrait revenir sur chaque titre de ce ‘live’ endiablé, au cours duquel figurent des extraits issus de la discographie impressionnante du band ; mais le plus pertinent est de plonger tête baissée, et en apnée, dans la solution sonore… chargée de riffs électriques, et en ressortir lessivé… mais heureux. Prêt à en découdre avec la terre entière !

Thee Oh Sees est un titan. Tout ce que le groupe touche depuis un bon moment se transforme en or ou plutôt, est immédiatement tr...

 

mardi, 16 mai 2017 14:08

Triomphe

Ex-trio devenu ‘one girl band’, La Féline (merci Jacques Tourneur !) est devenu, depuis 2014 –date de la sortie du long playing « Adieu L’Enfance »– le projet solo d’Agnès Gayraud (NDR : également critique musicale à Libération et Docteur en Philo à ses heures perdues…) Elle publie aujourd’hui « Triomphe », un opus qui a reçu un accueil critique prophétiquement annoncé par son titre…

Sa pop véhicule des accents ‘variétés’ ou ‘chanson’ française. S’y pose des textes poétiques d’une belle richesse, liés aux monde du Japonais Miyazaki, à l’univers médiéval (NDR : oui, oui, même si cette description ne semble pas glamour, elle l’est, et franchement) ou à l’œuvre de Marguerite Duras. Et l’ensemble est entretenu par une instrumentation légère aux textures toutefois complexes, à l’instar de « Le Royaume », caractérisé par ses interventions tortueuses au saxophone ou de « Comité Rouge », dont le final monte progressivement en crescendo. Fauve délicate, La Féline ne sort pas ses griffes d’emblée mais propage plutôt de doux et racés miaulements pop à travers son double baptisé ‘Senga’ (anagramme d’Agnès) – aventurière tropicale incarnée dans le très convaincant et tribal morceau d’ouverture du même nom– ou par « Gianni », un morceau euphorisant dont le refrain est chanté en italien. Les compos sont variées. Les textures sont multiples. On a ainsi droit à des sonorités orientales sur « La Femme du Kiosque sur l’Eau » et un feeling pop instantanément accrocheur lors du magnifique « Séparés ».

« Triomphe » est un titre parfaitement judicieux, tant il est rare qu’un album de chanson française parvienne à marier accessibilité et exigence avec tant de maestria…

 

mardi, 16 mai 2017 14:00

Luck Man

Figure tutélaire de la scène indie de San Francisco, aux côtés d’autres doux allumés tels que John Dwyer (Thee Oh Sees) ou de l’insatiable Ty Segall, Tim Cohen participe lui aussi à une multitude de projets dont celui des très recommandables rockeurs psychés, The Fresh & Onlys ou autres Window Twins. L’artiste publie aujourd’hui le 4ème  chapitre de son aventure solo. « Luck Man » s’éloigne des productions réalisées au sein des différents groupes. A peine enrichie de quelques notes de piano, de discrètes interventions de trompette ou de subtiles percussions, l’enveloppe est essentiellement acoustique. De sa voix grave, Tim Cohen relate ses textes à l’humour –noir et absurde !– salutaire (l’artwork de la cover ne trompe pas… l’homme ne se prend pas au sérieux). A l’instar de « Meat is Murder » rappelant le tout aussi cool Baxter Dury, « I Need a Wife », dont l’ambiance est digne de feu Léonard Cohen, ou du judicieusement intitulé « Irony ». Le tout en affichant une attitude désinvolte qui doit autant à Adam Green qu’au légendaire artiste Canadien… qui porte le même patronyme, mais sans établir le moindre lien de famille. Entre folk (« Wall About A Window ») et psyché (« Shine »), l’Américain tisse constamment des mélodies contagieuses… Espérons simplement que Tim Cohen puisse rencontrer le même succès que ses comparses de la côté Ouest. Mais deviendra-t-il pourtant un homme chanceux ?

 

mardi, 09 mai 2017 12:55

The Midnight Sun

Ce petit prodige du songwriting s’était d’abord illustré en publiant, dès 2015, le très élégant « Architect », une œuvre nominée au Mercury Prize, il faut le rappeler. Christopher ‘C’ Duncan confirme partiellement les perspectives escomptées, en publiant « The Midnight Sun »…

Entre pop de chambre et pop/folk, la musique de cet Ecossais est toujours aussi limpide et cotonneuse. Et les arrangements particulièrement subtils, réservés à ce nouvel opus, en sont encore une belle illustration. Atmosphériques, les compos sont alimentées par des nappes de synthés ou diverses boucles qui soulignent le timbre velouté de l’Ecossais. Mais si l’ensemble se révèle cohérent, il souffre quand même singulièrement d’un manque de relief, bien plus présent sur le précédent essai. En bref, toutes les plages sont impeccables, mais elles sont trop similaires. Et au fil du long playing, elles deviennent ennuyeuses. Si le jeune compositeur osait quelques saillies pop accrocheuses, à l’instar de « He Believe in Miracles », il parviendrait de nouveau à tutoyer les étoiles, tant son talent est incontestable. Et des morceaux comme « Wanted It Want It Too » et « The Midnight Sun » sont certainement révélateurs de son énorme potentiel. En fait, lorsqu’il a gravé son premier essai, C Duncan avait mis la barre tellement haute, qu’il était quasiment impossible de renouveler cette prouesse. Ce qui explique, cette légère déception… 

 

samedi, 29 avril 2017 19:47

Life & Livin’ It

L’heure de Sinkane semble avoir sonnée ! Actif depuis 2007, le pétillant New-yorkais (NDR : quoique d’origine soudano-britannique) est parvenu à gravir un pallier en publiant « Life & Livin’ It », son 6ème elpee. Et il est parfait. A peine sorti de sa belle aventure vécue auprès de William Onebayor, Ahmed Galab semble transcendé par sa courte proximité du monde si particulier du sorcier nigérian. Fruit d’un mélange de funk, de doo-wop (« Won’t Follow »), d’afro-pop au accents 70’s (Fela Kuti en tête) et de disco (« Telephone »), la musique de cet  LP communique une fameuse dose de bonne humeur tout en libérant un groove irrésistible. Sinkane bénéficie, en outre, du concours d’Antibalas, une section de cuivres issue de Brooklyn ; de quoi booster certains morceaux, et tout particulièrement le single imparable « U’Huh », une compo qui aurait pu figurer au répertoire d’Isaac Hayes. L’expression sonore se singularise également par ses claviers vintage généreux et s’enflamme lorsque le falsetto souffle sur les braises de « Fire »… Et c’est un bel euphémisme d’admettre qu’on se sent vivant à l’écoute de « Life & Livin’ It » !

 

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