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Béber

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jeudi, 18 juin 2020 18:46

Parcelle brillante

En vingt années d’existence, le projet de Jérôme Didelot compte plusieurs albums dont « Parcelle brillante » constitue déjà le 6ème. 

A l’instar de « Dérivation », titre atmosphérique qui ouvre l’elpee, la pop d’Orwell est richement instrumentée. Les cordes, les cuivres, les nappes de claviers se succèdent et/ou s’entremêlent au gré des titres. Derrière le chef d’orchestre, on compte plus d’une dizaine de collaborateurs dont Armelle Pioline (Holden, Superbravo), qui participe aux chœurs sur « Jamais assez ». Le natif de Nancy assure le chant des paroles qu’il a écrites. Pour ces dernières, il s’est inspiré des textes de l’écrivain américain de science-fiction Theodore Sturgeon. Si l’instrumentation est toujours aussi ample, les influences changent au fil des morceaux. Et par conséquent, les ambiances, aussi. On relève des traces de jazz sur « Rien ne pourra ne pourra me rendre sage », d’autres de musique africaine sur « Jamais Assez ». Parfois on pense à la formation hexagonale François & the Atlas Mountains ou encore à Orval Carlos Sibelius (la touche psyché en moins). Enfin, la production de « Parcelle Brillante » est particulièrement (trop ?) léchée. D’ailleurs, il faut bien avouer que s’il fallait émettre un bémol pour cet album, c’est clairement son manque de folie, cette absence de coup d’éclat qui lui communiquerait davantage d’âme... 

jeudi, 04 juin 2020 11:18

Ronin

Il y a presque trente ans que Bruno Dorella développe un projet qu’il a baptisé Ronin. Après plusieurs années de stand-by, le Milanais nous propose son septième elpee. Pour la circonstance, le line-up de son backing group a été complètement chamboulé, puisqu’il implique Nicola Manzan (guitare et violon), Roberto Villa (basse, clarinette) et Alessandro Vagnoni (batterie). 

Intitulé « Bruto Minore », en référence à un poème de Giacomo Leopardi qui traite de l’assassinat de Jules César, cet album est essentiellement instrumental. D’excellentes incursions post-rock rencontrent des envolées baroques inspirées par la musique de chambre. A l’instar du morceau qui ouvre le long playing, « Capriccio ». Une impression accentuée par les interventions au violon de Nicola Manzan. Cependant, tout au long des neuf plages de cet elpee, c’est Bruno Dorella qui mène la barque, de ses riffs de gratte, d’une main de maître, les autres musicos se limitant à enrichir ses interventions.

Une belle découverte. D’ailleurs, votre serviteur a décidé de suivre le parcours du projet de Bruno Dorella de très près...

mardi, 12 mai 2020 15:24

Symphonic Tales

Ce musicien talentueux a fait ses classes au sein du conservatoire de Paris (NDR : un cursus qu’il a suivi en même temps qu’une maîtrise de philosophie à la Sorbonne !) et jeté son dévolu sur le saxophone. En 2004, il publie son premier elpee, « Blues for Nel ». Puis à espaces réguliers –tous les trois ans, pour être plus précis– il en grave de nouveaux, sur son label Gaya Music Production, dont il est le fondateur et directeur artistique. Au fil du temps, Samy Thiebault s’est forgé un nom au sein de l’univers du jazz et a reçu de plus en plus d’échos favorables auprès de la presse spécialisée. Cette notoriété lui a permis d’enchaîner les collaborations, les projets et les concerts aux quatre coins du globe.

Pour succéder à « Caribbean Stories », le Français a donc décidé de tourner son regard vers les Indes. Ne vous attendez cependant pas à de la musique ‘exotique’ réminiscente de Ravi Shankar. Non, il s’agit seulement d’une des sources de son inspiration (NDR : John Coltrane en est certainement une autre !), car il mêle de manière originale arrangements classiques, jazz modal et ragas indiens. Selon ses termes, la musique devait faire partie intégrante d’un swing nerveux. Pour accompagner cette frénésie, il s’est tourné vers l’Orchestre Symphonique de Bretagne, un orchestre dirigé par le jeune chef, Aurélien Azan Zielinski ; mais également vers d’autres comparses comme le réalisateur Sébastien Vidal. Il en résulte un mélange entre jazz et musique dite ‘classique’. Et sur ces orchestrations luxuriantes, Samy Thiebault régale les tympans sur son saxophone…

dimanche, 03 mai 2020 10:22

Seasons

De père Iranien et de mère française, Anita Farmine a fui son pays natal, à l’âge de 5 ans pour rejoindre l’Algérie. Deux années plus tard, la famille débarque en France. Anita prend goût à la musique et commence à suivre des cours de chant lyrique et de piano classique avant même qu’elle et les siens partent s’installer à Orléans. Elle y poursuit son cursus, mais ce n’est qu’à 24 printemps, qu’elle décide de se lancer dans la chanson, intégrant différentes formations. En 2014, elle publie son premier elpee solo, « From Above”, puis « Next », en 2017. « Seasons » constitue donc son troisième opus. 

Ces déracinements ont eu une influence majeure sur l’auteure-compositrice-interprète, dont les chansons mêlent les styles, les langues (anglais, persan, français) et les cultures. Instrumentation traditionnelle (karkabou, dayereh ou encore inuk), synthés et même électronique alimentent des morceaux, cependant dominés par des sonorités persanes ou issues du Maghreb, et surtout illuminés par la superbe voix d’Anita Farmine.

Propice aux rêves de voyages exotiques, cet univers sonore est riche et coloré, mais aussi enchanteur…

lundi, 04 mai 2020 09:52

And the Drones of Praise

C’est en rentrant du Mexique que Sean Mulrooney (musicien irlandais, installé aujourd’hui à Berlin) décide de lancer son projet TAU, en référence au ‘père soleil’, dans les civilisations préhispaniques. Depuis le troubadour s’est converti à un psyché/folk aux relents acides.

Inspiré par les sonorités world, « And the Drones of Praise » constitue le deuxième album de la formation. Lors des sessions, l’Irlandais-berlinois a reçu le concours de quelques invités, dont Idris Ackamoor (multi-instrumentiste au sein de la formation jazz The Pyramids), Earl Harvin (percussionniste qui a notamment bossé pour Tindersticks), Knox Chandler (dernier guitariste de Siouxsie and the Banshees) ou encore Lalitha et Nandini (alias LN Sisters), responsables d’une forme de musique classique indienne. L’opus recèle huit plages richement instrumentées, que ce soit sous une forme acoustique ou l’électrique (flûte, banjo, claviers, bouzouki, violon, vielle à roue, piano ou percussions diverses). TAU développe des danses chamaniques construites sur des riffs hypnotiques. Et nous entraîne même un peu plus loin, du côté de l’Orient, tout au long d’« Erasitexnis ».

Paisible ballade spirituelle, « And the Drones of Praise » est idéal pour transcender tout trip psychédélique…

lundi, 04 mai 2020 09:41

The fith mechanism (Ep)

Charles in the Kitchen s’est formé en 2011. A Neuchâtel, en Suisse. Un quintet qui, à l’origine, se contente de reprendre des classiques du rock. Puis, progressivement, il commence à composer son propre répertoire, dans un style qu’on pourrait alors qualifier de grunge-punk-rock.

Son dernier Ep, « The Fith Mechanism », en revient cependant à rock plus classique qui met en exergue les sonorités de gratte. Ainsi, les refrains de « Slip to the Night » et « I Wanna Know » se distinguent par leurs tonalités stoner. « The Boy & the Girl » émarge carrément au punk. Et le disque de s’achever par le survitaminé « You never talk », un morceau de plus de 6’30 qui ne lésine pas sur les solos de guitare.

Quoique bien maîtrisées, les compos souffrent quand même d’une carence en originalité. Si bien que finalement, on ne peut pas dire qu’il soit parvenu à susciter l’intérêt de votre serviteur…

dimanche, 26 avril 2020 17:31

A votre convenance

Si vous souhaitez prendre un bon bol d’air frais tout en restant confiné. Si vous souhaitez prendre un bon coup de jus, histoire de vous changer les idées, alors ce nouvel album d’Excellente Attitude est pour vous. Il y a maintenant plusieurs années que les deux Mouscronnois exilés à Bruxelles propagent leur bonne humeur en écumant les scènes belges. « A votre convenance » fait suite à « Bienséance, étiquette et galanterie », paru en 2017. Le nouvel opus reprend les choses là où le duo les avaient laissées. Toujours très poliment, les deux hu(r)luberlus vous assènent leurs brûlots à la figure. En extrapolant, on pourrait décrire le style comme issu d’un croisement entre Gâtechien, Mr.Bungle et la musique traditionnelle bouddhiste. Le tandem prend un malin plaisir à briser tout ce qui peut, de près ou de loin, ressembler à une structure. Ainsi, le temps d’un morceau, le climat oscille du calme à la tempête. Tout en agrégeant riffs de basse et frappes de drums, les deux poètes viennent déclamer leurs vers.

Avouons-le, se faire retourner les neurones n’aura jamais été réalisé de manière aussi courtoise. Ces messieurs sont des gentlemen. Alors si cet elpee est à savourer « A votre convenance », en cette période de confinement, il tombe à pic…

lundi, 20 avril 2020 10:05

Trinity Thirty

Alors qu’il débarque à l’aéroport de Rio de Janeiro, Scott Monteith entend la reprise du « Sweet Jane » (NDR : un titre composé par Lou Reed) de Cowboy Junkies, un groupe de country alternative canadien, et se remémore avoir beaucoup écouté et aimé « The Trinity Session ». Hasard du calendrier, l’elpee est paru trente ans plus tôt. Scott Monteith (NDR : mieux connu sous le pseudonyme de Deadbeat, il est considéré comme un pilier de la scène électronique berlinoise, où il s’est exilé) y voit l’opportunité de célébrer cet événement. Après avoir contacté les membres de Cowboy Junkies et recueilli leur approbation, il se lance dans une relecture intégrale de ce classique country/folk. Pour l’accompagner dans l’aventure, il fait appel à Fatima Camara, une musicienne active au sein de cette même scène. Le duo se lance alors dans une réappropriation du long playing « Trinity Thirty ». Pas question de guitare acoustique, accordéon ou autres instruments organiques, puisqu’ils ont été remplacés par des claviers et une boîte à rythmes. A l’instar du morceau original, le climat est glacial et le rythme langoureux. Même que la voix de Fatima Camara est aussi sensuelle que celle de Margo Timmins.

Finalement, Deadbeat & Camara est parvenu, à travers cet LP, à rendre hommage à Cowboy & Junkies. Et pourrait, peut-être, inciter le mélomane à (re)découvrir la mouture originale de « Trinity Thirty ». 

lundi, 20 avril 2020 09:52

Recollection

Si vous vous posiez la question, oui, Tom Leeb est bien le fils de Michel ! Nous essaierons de ne pas lui en tenir rigueur et de ne pas juger son premier album au regard de la carrière du paternel dont l’humour est devenu incontournable. Vu son cv, il faut reconnaître que sa filiation a dû jouer en sa faveur. En effet, outre carrière de songwriter, le fiston est également acteur et humoriste. D’ailleurs, le trentenaire était censé représenté la France au concours de l’Eurovision avant que ce dernier ne soit annulé.

Mais, revenons-en à ce qui nous préoccupe ; à savoir, ce premier album intitulé « Recollection ». L’artiste nous y propose un recueil de treize morceaux sculptés dans une forme de folk/pop. Il y relate ses histoires d’amour déçues et ses tristesses diverses. Rien de bien original à se mettre dans le tuyau acoustique malheureusement. Certes, Tom Leeb chante juste. L’instrumentation est léchée. Mais sa musique est tellement prévisible qu’elle en devient insipide. Pire, ce petit côté ‘fleur bleue’ finit par agacer…

mercredi, 15 avril 2020 17:53

Amyl and The Sniffers

Il n’y a que vingt-neuf minutes sur cet opus éponyme d’Amyl and the Sniffers. Mais il est suffisant pour vous mettre la tête à l’envers et vous permettre de bondir dans tous les sens, histoire de vous dégourdir les jambes en cette période de confinement. On n’en attendait pas moins d’un groupe dont le patronyme est tiré du poppers (composé par le nitrite d’amyle). Sur son premier elpee produit par Ross Orton (NDR : il a bossé pour M.I.A ou encore Arctic Monkeys), ce combo issu de Melbourne, en Australie, propose un rock primaire à l’énergie punk débordante, même si une plage s’autorise une incursion dans le ska-punk (« Monsoon Rock »). L’album démarre sur les chapeaux de roues dès l’ouverture et conserve sa cadence du début à la fin. Hargneuse et fougueuse, la chanteuse, Amy Taylor, crache ses paroles, comme si elles s’adressaient à un auditoire. A la guitare, Dec Martens pose ses riffs frénétiques et n’hésite pas à nous offrir quelques solos bien sentis, parfaitement soutenus par la section rythmique.

Amyl and the Sniffers ne se pose pas de questions à travers cet LP sans fioritures. Un album jouissif qui donne une forte envie de tout envoyer valser ! 

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