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Béber

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mardi, 14 janvier 2020 18:11

Soft Landing

Alors qu’il lui a fallu sept longues années avant qu’il ne réserve une suite au grandiose « Impossible Spaces », album qui l’a révélé au grand public, Sandro Perri n’a eu besoin que de douze mois pour donner suite à « In Another Life », un LP auquel avaient collaboré Andre Ethier (The Deadly Snakes) et Dan Bejar (Destroyer). En 6 pistes pour quarante minutes, le Canadien affiche toute l’étendue de son talent.

Sandro Perri appartient à cette (rare) catégorie de compositeurs qui possèdent une véritable identité sonore. Dès les premières notes de « Time (You Got Me) », à travers un subtil mélange entre jazz, post-rock et electronica, on reconnaît sa patte personnelle. Le multi-instrumentiste canadien nous régale de titres à l’instrumentation riche et variée (flûte, trompette, synthés, piano, …), qu’il caresse de sa voix éthérée. Ce « Soft Landing » nous enveloppe au sein une quiétude réconfortante et on s’y s’emmitoufle afin d’y rester bien au chaud.

mardi, 14 janvier 2020 18:09

Stars are the light

Après avoir publié deux volumes de ses “Occult Architecture”, deux ans plus tôt, le duo basé à Portland nous propose son sixième album. Et il s’intitule “Stars are the light”. Depuis plusieurs années, Ripley Johnson (guitariste de Wooden Shjips) et Sanae Yamada (claviériste chez Vive la Void) figurent parmi les meilleurs ambassadeurs du psyché/rock…

Sur “Star are the light”, si Moon Duo s’accroche aux caractéristiques du genre, il parvient toutefois à se réinventer. Les huit morceaux qui constituent cet opus sont autant de rituels chamaniques que l’on imagine se danser et se chanter autour d’un feu de camp, la nuit, au fin fond du désert californien. L’enchaînement de boucles hypnotiques constitue le principal fil rouge de l’opus. Néanmoins, Moon Duo ne se contente pas de reproduire une formule qu’il connait sur le bout des ongles. Non, à l’image de cette pochette colorée, les Américains délaissent la guitare pour privilégier les synthés, afin de nous plonger au sein d’un univers davantage synthétique, empruntant même parfois des sonorités et des rythmes au disco. On se surprend même quelquefois à remuer les orteils...

Sans révolutionner le genre, Moon Duo démontre, tout au long de ce « Stars are the light » qu’il est toujours au faîte du psychédélisme contemporain…

mardi, 31 décembre 2019 07:59

Loops in the Secret Society

Deux années après la sortie de son dernier opus, Jane Weaver livre un elpee différent du reste de sa discographie. Jusqu’à présent, la Liverpuldienne était responsable d’un cocktail original entre folk, psychédélisme et électronique. « Loops in the secret society » creuse davantage dans l’expérimentation.

Publié chez Fire (Howe Gelb, Half Japanese, The Chills), cet LP s’inspire d’une série de prestations ‘live’ accordées par la songwritrice ; des sets au cours desquels elle s’était imposée cet exercice sans avoir recours aux bandes préenregistrées. Sur les 22 plages de ce long playing, dix constituent des ‘loops variations’. Hypnotiques, ces morceaux qui trempent dans une forme de rock psychédélique sont exécutés à grand renfort de claviers. Les autres pistes figuraient sur ses deux derniers albums, « The Amber Light » (2015) et « Modern Kosmology » (2017). Mais pour la circonstance, Jane Weaver a décidé de les propulser en apesanteur à l’aide d’éléments synthétiques.

Atmosphérique et réconfortant, ce périple sonore démontre tout le talent d’écriture et la polyvalence de l’artiste, mais se révèle également propice à la relaxation…

dimanche, 22 décembre 2019 16:58

Cult Classic

Malgré quelques albums à son actif qui ont rencontré un certain succès au pays des caribous, Jon Bryant n’est toujours pas parvenu à faire son trou en Europe. Pourtant, il mérite clairement qu’on s’intéresse à son folk mélodique. Ce quatrième album est marqué par des évènements qui ont particulièrement touché le songwriter. Avant de se lancer dans la composition de cet opus, il s’était engagé au sein d’un organisme censé proposer des évènements sur le développement personnel et professionnel. Seulement, après une enquête du FBI, il est apparu que le NVXIM (dites Nexium) était une secte notamment responsable de trafics sexuels. Plusieurs membres de cette organisation ont alors été condamnés. Cette expérience vécue transparaît à travers le nouvel opus de l’artiste.

Les mélomanes qui apprécient Asgeir, James Vincent McMorrow voire Bon Iver devraient également être séduits par la musique du Canadien. A l’instar de ces artistes susvisés, Jon Bryant possède une voix capable de décrocher des aigus tout en y ajoutant des tremolos soul/r’n’b. Et il le démontre particulièrement tout au long de “Cultivated”. Si le substrat de l’expression sonore trempe dans le folk, Bryant l’enrichit d’éléments électroniques (principalement des nappes de claviers et des rythmiques) ou encore de chœurs. Aussi, tout comme chez les artistes évoqués ci-dessus, c’est la mélancolie qui berce ce “Cult Classic”.  Si certaines plages retiennent moins l’attention, d’autres, comme “Superstition”, “Did What I Did” ou encore “5 Years” valent le détour et frôlent même le sublime…

Espérons pour Jon Bryant que ce quatrième elpee lui permette de forcer les portes de cette vieille Europe.

vendredi, 13 décembre 2019 18:21

Power chords

Grafic-designer de profession, Mike Krol déserte son bureau à ses heures perdues pour changer d’air et déverser son trop plein d’énergie dans la musique. Trois ans après avoir gravé son précédent opus, le Californien opère son retour en publiant un second album signé sur Merge (Arcade FIre, Lambchop, Destroyer, Dinosaur Jr, ...) Lors des sessions, il a reçu le concours de musicos issus des quatre coins des USA.

A l’instar d’un King Tuff ou du regretté Jay Reatard, Mike Krol maîtrise parfaitement son sujet. Ses morceaux sont sculptés dans un rock garage aussi mélodique qu’énergique. La machine est impeccablement huilée. Et Mike est aussi à l’aise sur les tempos lents que plus rythmés. Sous une production lo-fi, les riffs sont imparables et les refrains judicieusement repris en chœur. Les onze morceaux de “Power Chords” défilent sans le moindre contretemps.

Cet album constitue certainement l’un des meilleurs remèdes au spleen provoqué par le manque de lumière de ce mois de décembre…

vendredi, 13 décembre 2019 18:16

Even in the tremor

Derrière le patronyme Lady Lamb se cache Aly Spaltro. Originaire du Maine, elle a posé ses valises à Brooklyn, il y a près de dix ans. C’est à cette période qu’elle embrasse une carrière en solo et commence à enregistrer. Paru en 2015, son second elpee, « After », lui permet de se produire sur le Vieux Continent, tournée qui va d’ailleurs passer par le Botanique à Bruxelles. Aujourd’hui âgée de 29 ans, elle nous propose donc son troisième opus, “Even in the tremor”, un disque paru sur le label Ba Da Bing.

Tout au long de cet LP, la songwritrice nous raconte des tranches de vie d’une voix bien maîtrisée. Elle évoque ainsi ses racines religieuses sur “Young Disciple” ou relate ses histoires d’amour tout au long de “Deep Love”. Tramées sur sa gratte acoustique, ses compos ont été ensuite enrichies par une instrumentation plus ou moins généreuse, suivant les morceaux. Faut dire que lors des sessions, elle a reçu le concours de brillants collaborateurs, dont Benjamin Lazar Davis (Okkervil River) à la basse et au synthé ainsi que le drummer Jeremy Gustin (croisé aux côtés de David Byrne et d’Albert Hammond Jr). L’opus nous réserve aussi bien des pistes strictement acoustique (“Without a Name”), aux accents clairement pop (“Deep Love”) que copieusement électriques, à l’instar du titre maître. Malheureusement, si les mélodies sont bien construites, il faut regretter qu’Aly en fasse parfois un peu trop, au détriment de sa spontanéité. En outre, la production est tellement léchée que régulièrement, les compositions pêchent par excès de lyrisme.

vendredi, 13 décembre 2019 18:14

Highway Hypnosis

Eva Moolchan, aka Sneaks, a sévi au sein de groupes noise avant d’embrasser une carrière solo. Et lorsqu’on écoute “Highway Hypnosis”, son deuxième LP signé chez Merge, les réminiscences de ce parcours initial sont flagrantes…

Derrière le spoken-word emprunté au hip hop, on a souvent l’impression de se farcir un post-punk sous sédatif. Le format court (rarement plus de deux minutes) des compositions nous le rappelle. L’album ne dure d’ailleurs pas plus d’une demi-heure pour treize titres. L’Américaine développe sur chaque morceau une instrumentation minimaliste alimentée par des éléments électroniques. Souvent le tempo musarde. A l’instar de “Suck like a Whistle” ou encore de ”Addis”, les riffs sont hypnotiques et planants. Cependant, afin de nous extirper de la léthargie dans laquelle l’opus nous plonge, l’Américaine nous réserve des intermèdes plus rythmés comme tout au long de “Holy Cow Saw a Girl Like Her” ou encore “And We’re Off”, au cours duquel des instruments se profilent avant de disparaître aussitôt.

Finalement, il faut bien avouer que le manque de chaleur et de fluctuation des compos, rend cet LP difficile à digérer…

lundi, 16 décembre 2019 12:17

Pony

Orville Peck est un personnage pour le moins énigmatique. Caché derrière des lanières de cuir suspendues à un chapeau, ce cow-boy affiche un look qui ne laisse pas indifférent. Après avoir opéré quelques recherches sur la toile, et réalisé une longue analyse comparative des tatouages, le personnage énigmatique serait Daniel Pitout, le batteur de Nu Sensae, un groupe punk méconnu issu de Vancouver. On apprend également que le songwriter revendique son adhésion au mouvement queer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le mystère qui enveloppe l’artiste a porté ses fruits. Et pour cause, son cocktail de folk et de country a tapé dans l’oreille du légendaire label Sub Pop.

Cette reconnaissance est parfaitement justifiée. Orville Peck parvient à insuffler un souffle de modernité dans sa country. Une country qu’il revisite cependant à la manière de Johnny Cash, tout au long de “Take you Back (The Iron Hoof)”. Et quand il se sert du banjo et de la lap steel sur “Big Sky”. Les éléments contemporains, il les incorpore tout au long de “Buffalo Run”, une plage qui monte progressivement en crescendo ainsi que sur le plus pop “Turn to Hate”. Mais comme ses acolytes du style, Orville Peck aime raconter ses histoires à travers des tranches de vie. D’une voix caverneuse, néanmoins très susceptible de grimper dans les aigus, il relate les stéréotypes du monde des rodéos ou ses amours déchus, quand il n’évoque pas les cow-boys/girls ou son amour pour les plaines arides… Chaque piste nous entraîne au sein d’un univers différent. Et le résultat est tout bonnement épatant…

vendredi, 08 novembre 2019 17:40

Invitation

Très longtemps, Heather Woods Broderick est restée dans l’ombre. Elle a pourtant épaulé des songwritrices comme Sharon Von Etten, Laura Gibson ou encore Alela Diane. Elle a également joué en compagnie de Efterklang et Horse Feathers. Cette multi-instrumentiste est aussi la sœur de Peter Broderick, un artiste connu pour ses albums solos ainsi que pour ses collaborations avec Nils Frahm et… Efterklang (lui aussi).

A côté de tous ces projets, Heather Woods Broderick, aujourd’hui installée dans l’Oregon, a eu le temps de développer le sien. « Invitation » constitue son troisième elpee en dix ans, et son deuxième sur le label américain Western Vinyl (Strand of Oaks, Ava Luna, Dirty Projectors, …) Les onze plages de cet opus sont sculptées dans le folk baroque. L’instrumentation est aussi subtile que variée. Et le tout bénéficie d’une production parfaitement léchée. Derrière sa voix maîtrisée, douce et éthérée, l’Américaine ajoute des cordes, des cuivres, du piano ou encore des nappes de synthés. Plusieurs écoutes sont néanmoins nécessaires avant d’appréhender la richesse des différents titres. Globalement, “Invitation” s’écoule paisiblement sans trop faire de remous. C’est peut-être d’ailleurs là que le bât blesse. Car ses compos manquent cruellement de folie. Difficile de sortir du lot l’un ou l’autre morceau. Si l’écoute de ce troisième opus s’avère agréable, il risque fort de ne pas survivre à l’hiver...

Alors que l’annonce du dernier opus de Tame Impala remplit les pages des gazettes musicales, un autre évènement destiné aux fans de psychédélisme est programmé ce mercredi au Botanique : le concert de Pond. Méconnu dans nos contrées, en témoigne le peu de personnes présentes au sein de l’Orangerie, cette formation australienne compte pourtant en ses rangs d’anciennes pointures de Tame Impala ; à savoir le chanteur Nick Allbrook ainsi que Jay Watson, partis créer ce groupe en parallèle pour y trouver davantage d’espace d’expression. En une dizaine d’années d’existence, la formation a gravé huit albums dont le dernier en date, “Tasmania”, est paru en mars dernier.  

Afin d’assurer sa première partie, le band a choisi Sinead O’ Brien, une Irlandaise établie à Londres…

Il est 21h lorsque les lumières s’éteignent. L’Orangerie est loin d’être remplie. Nick Allbrook prend place au centre du podium. Il est soutenu par quatre musiciens (drums/guitare/claviers/basse). Dès les premières notes, le gringalet met la machine en route. Pond est aussi à l’aise sur une estrade relativement petite (à l’instar de l’Orangerie) que dans un stade. Il faut dire que sa musique s’y prête particulièrement. Et pour cause, certains morceaux s’inspirent indiscutablement d’artistes légendaires du rock, comme les Rolling Stones ou encore David Bowie. D’ailleurs, Allbrook n’hésite pas à adopter les mimiques scéniques de ces légendes. Charismatique, il occupe tout l’espace disponible et n’hésite à empiéter sur celui du public en descendant dans la fosse. Le set nous réserve, bien évidemment, des moments chargés d‘intensité psychédélique, et notamment lorsque Albrook empoigne puis souffle dans sa flûte traversière afin de nous entraîner au cœur d’un univers sonore coloré et enchanteur. En une heure et demie, Pond va nous livrer une jolie synthèse de ses dernières œuvres, dont les tubes issus de “The Weather” (“Sweep Me Off My Feet”, “Fire in the Water”), “Man It Feels Like Space Again”, mais également des plages de son dernier elpee (“Daisy”, “Tasmania”, “Hand Mouth Dancer”).

La prestation de Pond est impressionnante d’efficacité. En outre, ce soir, il a démontré que non seulement sa discographie est excellente, mais qu’il maîtrise parfaitement son sujet et est capable de subjuguer un auditoire, sur les planches. Il n’a ainsi rien à envier à ses comparses antipodaux. Ce soir, les spectateurs présents n’ont certainement pas boudé leur plaisir en assistant à ce concert à taille humaine. Ce qui est devenu impossible pour Tame Impala.

(Organisation : Botanique)

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