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    Ozark Henry en grande forme ! « We Will Meet Again » a été écrit durant cette période de confinement en réaction aux difficultés rencontrées par son village…

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Béber

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mercredi, 03 novembre 2010 01:00

I’m Coming Home (Ep)

Premier Ep pour ce groupe belge réunissant des musiciens qui ont déjà de la bouteille. Stereo Grand voit le jour en 2003, lorsque Jean-Philippe Risse, vivant alors à Glasgow, rencontre Rodger Hugues. Rapidement, le courant passe entre les deux hommes. Ils bossent ensemble pendant cinq longues années sur leur projet, mais se rendent compte, après cette longue période, qu’un élargissement de leur line up s’impose. Ils recrutent alors des musicos issus d’horizons divers : Yves Daloze (guitare), Lionel Walrant (basse) et Stefan ‘Butch’ Boucher (batterie). Stereo Grand est alors au complet. Progressivement, le combo s’illustre en Belgique. Il a ainsi l’opportunité de participer, entre autres, au Concours-Circuit, au Festival Nouvelle Vague ainsi qu’au Verdur Rock. Il n’en fallait pas plus à Stereo Grand pour attirer l’attention du label belge Fatko (Pixel Race, Rhinestone Lives) qui lui permet d’enregistrer son premier Ep, sous la houlette du producteur De Schutter (Ghinzu, Ozark Henry mais aussi Kyo, …).

« I’m Coming Home » s’ouvre par le single « Yeah Yeah », morceau entraînant à la mélodie facilement mémorisable. Dans les grandes lignes, la pop de Stereo Grand s’inscrit dans la lignée de formations bien de chez nous comme Girls In Hawaii ou Sharko, y injectant même certains éléments plus dansants, qui rappellent davantage Zita Swoon, à l’instar de « Dance Floor ». En outre, la voix du chanteur, évoque parfois celle de Stef Kamil Carlens.

Ce disque ne risque pas de révolutionner la scène belge, mais les 6 morceaux qui le composent demeurent fort agréables à écouter. Que demander de plus ? Maintenant on attend une suite plus conséquente à ce premier essai ; et donc un véritable album, pour se faire une idée plus exacte de leur potentiel…

mercredi, 03 novembre 2010 01:00

Golden Sea

Encore un groupe scandinave. Danois, pout être plus précis. Un trio. Baptisé Our Broken Garden. Et drivé, par Anna Bronsted, la pianiste de Efterklang. Il vient de publier son second LP, « Golden Sea », disque qui fait suite à « When Your Blackening Shows », paru deux ans plus tôt !

Je n’ai jamais eu l’occasion de me rendre dans un pays du Grand Nord. Mais j’imagine facilement que les paysages de ces contrées doivent inspirer la musique de leurs autochtones ; et en particulier celle de la jeune Danoise. Ces étendues glacées, impénétrables et brumeuses, Our Broken Garden les décrit à merveille. La douce voix de la pianiste résonne comme un écho et insuffle une mélancolie palpable à chaque instant. Violon et guitare viennent occasionnellement enrichir le son du trio. L’ambiance entretenue tout au long de « Golden sea », demeure constamment recluse, essentiellement contemplative. La réverbération y est pour beaucoup. Mais l’ensemble souffre d’une certaine monotonie, et ne parviennent que trop rarement à décoller, même si quelques morceaux parviennent à sortir de lot. A l’instar de l’excellent « Garden Grow ». Faut dire que la formule piano/voix n’est pas de nature à provoquer des soubresauts. Elle serait même propice à vous plonger au sein d’un sommeil profond…

jeudi, 28 octobre 2010 02:00

Health? Un groupe qui pète la santé!

Le concert de Health devait démarrer à 20h00. En arrivant au Botanique, ce jeudi 28 octobre, on nous annonce que le set commencera à 20h30. Soit ! La formation débarque de Los Angeles. Et puis, il n’y a pas de supporting act. Tant mieux d’ailleurs, car si c’est pour se farcir une première partie sans grand intérêt. Et puis, c’est l’occasion de s’enfiler une petite mousse et même, pourquoi pas, de faire un petit saut jusqu’au stand du merchandising, surtout si d’aventure vous souhaitez vous procurer un cd ou un t-shirt du groupe.  

L’Orangerie n’est qu’à moitié pleine (NDR : ou à moitié vide, selon) lorsque Health débarque. Un barbu bien en chair siège derrière les drums. Il tape comme un dératé sur ses fûts. Mais il manie les baguettes avec une rapidité impressionnante ; de quoi communiquer une belle intensité tout au long du show. Le bassiste se plante au milieu de la scène. Chevelu il campe, physiquement, un hybride entre l’ex-guitariste de Smashing Pumpkins, James Iha, et Damo Suzuki, le chanteur mythique de Can, même si on n’aperçoit son visage qu’à de trop rares occasions. De part et d’autre du podium s’installent le chanteur/guitariste (il est coiffé d’une casquette bien yankee) et le second guitariste, également préposé aux ‘bidouillages’. Et leur entrée en scène s’apparente à un véritable coup de tonnerre. Le son est puissant, le tempo vivace et les quatre énergumènes déménagent, se déchaînent. Et ce n’est guère une surprise, lorsqu’on connaît un peu leur musique. Pas toujours facilement identifiable, il faut le reconnaître, elle véhicule une énergie punk, s’enfonce parfois dans la noisy, mais ne néglige pas pour autant l’expérimentation (NDR : l’usage plutôt atypique des micros en est une belle illustration).

Au cours de la première partie du spectacle, Health privilégie les compos les plus décapantes. Une période au cours de laquelle, les musicos vont d’ailleurs nous balancer des morceaux tels que « In Heat » ou « Die Slow ». Lors de la seconde, le tracklisting va alterner compos au rythme davantage syncopé et chansons plus posées. De quoi permettre leur permettre de laisser transparaître leur sens mélodique. Pas vraiment pop (NDR : c’est un pas que je n’oserai franchir), mais mémorisable. A l’instar du magnifique « We Are Water ».

Après 40 minutes, le quatuor vide les lieux. Le temps de faire le plein de bouteilles d’eau et il revient sur la planches. Pour un rappel de courte durée, limité à un titre. A 21h20, Health prend définitivement congé de l’auditoire et les lumières se rallument.

Musicalement, il faut avouer que c’était le pied ! Néanmoins, j’émettrai quand même deux remarques. Tout d’abord la durée du set. 50 minutes, c’est quand même un peu court, surtout lorsqu’il n’y a pas de première partie. Ensuite, l’état d’esprit du groupe. Un peu trop condescendant, à mon goût. Sans quoi, le concert valait son pesant de cacahuètes…

(Organisation Botanique)

mercredi, 27 octobre 2010 20:14

Dreams Of Another Day

The Crookes nous vient tout droit de Sheffield. Leur aventure a commencé en 2008, suite à la rencontre entre deux guitaristes : Alex Saunders et Daniel Hopewell. Ils embauchent le chanteur George Waite et le drummer Russel Bates, pour compléter le line up. Ils parviennent facilement à se faire une place sur la scène britannique. Mais le plus difficile commence alors : confirmer.

Si la première étape leur était donc favorable, la BBC, NME, The Guardians et autres médias ayant vanté les mérites de la formation insulaire, on se demandait quand même si la suite allait se révéler aussi intéressante. Bien sûr, le combo avait été sélectionné pour représenter Sheffield, sur MTV, lors de l’élection des ‘Breaking Bands’, au Royaume-Uni. Et parmi les nominés figuraient également Wild Beast ou encore The Big Pink. Même Noël Gallagher ne tarissait pas d’éloges, le quartet. Or, le leader du défunt Oasis est plutôt avare de compliments. Un véritable plébiscite, alors que le band n’avait pas encore publié de long playing.

Et toujours pas d’LP, puisque « Dreams Of Another Day » est un mini album réunissant 8 titres. Un disque publié sur le label Fierce Panda (The Walkmen, The Maccabees, The Raveonettes, …) Le tracklisting alterne morceaux entraînants et titres plus posés (« Born Under A Bad Sign »). Des compos le plus souvent jouissives et classieuses. Les mélodies sont particulièrement contagieuses. Evoquant tour à tour The Kooks ou encore Born Ruffians. Voire même les Beatles (NDR : le bonus track « Mrs Porter »). Encore qu’au fil de l’écoute on se rend compte que le groupe puise principalement ses références chez les Smiths (« Backstreet Lovers »). Même la voix de George Waite rappelle celle de Morrissey. Ce qui devrait donc permettre à la formation britannique de revendiquer une place de choix sur la scène pop/rock britannique.

Après un Ep et un mini cd, on attend impatiemment la sortie d’un véritable album. Pour confirmer tout le bien que l’on pense d’eux.

 

mercredi, 27 octobre 2010 20:13

Halcyon Digest

Retrouver Bradfort Cox constitue toujours une excellente nouvelle. Que ce soit à travers ses  escapades en solitaire, sous le patronyme d’Atlas Sound (NDR : souvenez-vous de l’excellent opus, « Logos », publié l’an dernier ou au sein de Deerhunter. Alors que leur double elpee « Microcastle / Weird Era Cont », paru en 2008, tourne encore et toujours sur nos platines, on avait hâte de découvrir une suite à leurs aventures. Bien sûr, le groupe n’a pas chômé pour autant, puisqu’il a gravé un Ep et puis s’est fendu de quelques sorties, non-officielles. Il faut bien admettre que, depuis quelques années, le groupe d’Atlanta (Georgie) est certainement l’un des groupes les plus intéressants, à l’instar d’Animal Collective ou de Grizzly Bear.

Après avoir écouté une première fois « Halcyon Digest », on constate que l’expression sonore a emprunté un profil davantage acoustique. Pop aussi. Même si la musique recèle toujours des accès shoegaze. Elle se révèle même davantage dépouillée, que sur les œuvres précédentes. « Revival » ou encore « Sailing » en sont probablement les plus belles illustrations. Si la guitare continue de baliser les compos, une nouvelle dimension leur est apportée par la présence de nouveaux instruments. Harmonica sur « Memory Boy » et saxophone sur « Coronado » surprennent à premier abord ; mais finalement rendent l’ensemble plus séduisant. Mais la force des chansons procède de leur sens mélodique. Un sens mélodique terriblement contagieux. Et puis de cette intensité naturelle qui émane de la brume sonore. Presque palpable. A l’instar de l’excellentissime « Memory Boy ». Ou encore de « He Would Have Laughed », une plage dédiée à feu, leur ami et collaborateur Jay Reatard.

« Halcyon Digest » figurera parmi ma sélection des meilleurs albums de l’année, c’est une certitude.

mercredi, 20 octobre 2010 02:00

Bienvenue dans ma bulle…

Paru courant de l’année 2010, le dernier album de Tunng, « …And Then We Saw The Land », constitue une étape décisive au sein du parcours de ce groupe anglais ; puisque l’un de ces membres fondateurs, Sam Genders, venait alors de quitter la formation, laissant ainsi une plus grande marge de manœuvre aux autres musiciens. Principal changement enregistré : la quasi-disparition des samples ; et puis une nouvelle ligne de conduite tracée par Becky Jacobs, même si le folk du combo est toujours teinté d’électronique.

Vers 20h, Alice Lewis monte sur les planches. Elle assure le supporting act. Pas de collaborateur. Elle s’accompagne aux claviers et puis tire parti de sonorités issues d’un ordinateur. La jeune artiste française est venue présenter les compos de son nouvel elpee « No One Know We’re Here ». Son univers sonore jouxte celui de Björk. Atmosphérique, il ne maque pas d’intérêt ; mais bien de relief. Si bien qu’au fil du temps, le public finit par décrocher. Et après une bonne demi-heure, elle se retire dans l’indifférence presque générale...  

A peine le temps de se réhydrater que le quintet londonien, Tunng, entre en scène. Au cours de l’après-midi, le combo avait accordé un mini-concert destiné aux enfants âgés de 3 à 12 ans, accompagnés de leurs parents ou de leur famille, dans le cadre de goûters-concerts organisés régulièrement dans les salles du Nord de la France. Une très belle initiative, sans doute destinée à familiariser cette génération à la culture musicale…

Le quintet se partage drums, percus, guitares acoustiques, un ordinateur et les vocaux. Les harmonies vocales –féminines et masculines– sont particulièrement suaves. Conjuguées en harmonie. Empreintes de douceur et de tendresse, les mélodies accrochent instantanément. Et la délicatesse des cordes acoustiques accentue cette sensation. Tout au long de ce set, on a l’impression de partager une bulle, au sein de laquelle le combo nous a invités à pénétrer. Excluant toute forme de violence pour nous communiquer une forme de paix intérieure. La setlist privilégie les plages issues du dernier opus ; et en particulier le single « Hustle » ou encore l’excellent « October ». Sans pour autant négliger leurs classiques, à l’instar de « Bullets ».

Après une bonne heure trente de spectacle, la formation prend congé de son auditoire. La foule se retire peu à peu. Mais elle quitte les lieux des rêves plein la tête. Un peu comme si elle n’était pas encore totalement sortie de cette bulle si réconfortante. D’ailleurs, si vous êtes soumis au stress, n’hésitez pas à vous enfiler une bonne tranche du dernier opus de Tunng. C’est idéal pour décompresser…  

Organisation Grand Mix

vendredi, 15 octobre 2010 02:00

Spectacle total

Lors d’une interview accordée dans un magazine belge, Kevin Barnes, chanteur et tête pensante d’Of Montreal confiait, à propos de la prochaine tournée de son groupe, qu’il allait mettre sur pied une performance théâtrale assez complexe. La plus grande production de l’histoire de la formation. Et mettre en scène une multitude de marionnettes humaines, nécessitant une foule de costumes. Jugeant même ce projet formidable…’ Autant dire que ces déclarations ouvrent l’appétit, surtout lorsqu’on connaît les prestations ‘live’ complètement déjantées du groupe d’Athens (Georgie). D’ailleurs les spectateurs présents à la Rotonde, voici 2 ans, se rappellent sans aucun doute de leur show complètement barré.

Le concert accordé ce vendredi 16 octobre à l’Orangerie offrait une merveilleuse occasion de vérifier ses dires et de découvrir leur nouvel album, « False Priest ».

20h00 pétantes, la première partie s’apprête à monter sur la scène du Botanique. La salle est à moitié remplie, l’ambiance décontractée. Tape Tum est un duo belge, renforcé par un groupe réunissant Bruxellois et Gantois, en ‘live’. Il tente de chauffer la salle. Et leur tout premier morceau suscite manifestement l’enthousiasme. Malheureusement, l’intensité retombe aussi rapidement qu’elle s’est déclenchée. La concentration de l’audience s’étiole et les bavardages s’intensifient. Pourtant, le rock teinté d’exotisme de ce combo ne manque pas de charme, mais le mélomane lambda éprouve de grosses difficultés à suivre le fil du concert. Néanmoins, après une demi-heure, le band se retire, sous les applaudissements du public.

Vers 21h00, une partie de la troupe d’Of Montreal, tout de blanc vêtue, monte sur les planches. La salle est maintenant remplie. Un écran géant sert de décor. Les premières sonorités de guitare déchirent l’univers sonore. Il règne alors un climat lourd et malsain. Un homme-poisson, armé de fusils, les rejoint. Il est suivi, quelques instants plus tard, par le leader, Kevin Barnes. Maquillé (NDR : comme d’hab !) et vêtu d’une robe. Le combo ouvre alors les hostilités set par un des morceaux du nouvel elpee, « Coquet Coquette ». Les lumières scintillent, les musiciens s’en donnent à cœur joie et Barnes se tortille dans tous les sens, lorsque soudainement, un démon fait son apparition. Et entame alors un combat contre le poisson !!! En un seul morceau, Kevin Barnes est parvenu à nous entraîner au sein d’un univers surréaliste. Un monde des ténèbres en mode funky. Qui  dit mieux ? Les titres du dernier opus s’enchaînent. Le public est conquis. Impossible de quitter le spectacle des yeux. Chaque compo offre son lot de surprises. Lorsque les démons ne se chamaillent plus, les fantômes aux ailes dorées les remplacent. Tout est imaginé et exécuté à la perfection, tant au niveau musical que scénique. Mais lorsque Barnes revient déguisé, une corde autour du cou, pendant que des images de visages d’enfants et de vieillards qui se déforment au rythme de la musique sont projetées, l’Orangerie est comme pétrifiée. Si la majorité des plages du dernier long playing sont interprétées, la formation n’oublie cependant pas ses morceaux les plus ensorcelants, tels que « For Our Elegant Caste », « An Education Instance » ou encore « Heimdalgate Like A Promethean Curse ». Autant dire que les fans se régalent. Après une heure et demie, la troupe se retire.

A peine 5 minutes plus tard, l’équipe revient sur l’estrade et entame une série de reprises dont le « Thriller » de Michael Jackson. Of Montreal s’amuse et c’est visible. Plaisir communicatif au vu du nombre de spectateurs se déhanchant sur les rythmes entraînants. Que du bonheur donc… Kevin Barnes et ses comparses vident les lieux pour revenir quelques instants plus tard. Ils nous réservent alors ce qui constitue, pour votre serviteur, le meilleur morceau d’Of Montreal paru à ce jour: « The Past Is A Grotesque Animal ». Dépouillé de tout apparat, démaquillé, Barnes y révèle toute sa sensibilité à fleur de peau. Dix minutes qui s’achèvent dans un véritable bordel sonore. Le groupe se retire alors, définitivement. Respect !

Après deux heures de représentation, il faut reconnaître que Kevin Barnes a tenu parole. Car finalement, ce n’est pas à un concert que nous avons assisté, ce soir, mais à un spectacle total. Au cours duquel il apporte des tas de couleurs aux ténèbres. Lors de cette dernière date européenne, Of Montreal est allé au bout de lui-même et ce don de soi, le public l’a parfaitement perçu… 

Organisation Botanique

mardi, 19 octobre 2010 02:00

The Bay Of Future Passed

Originaire de Poitiers, Microfilm vient de publier son troisième album. Comme son patronyme l’indique, l’expression sonore de cette formation française est étroitement liée au septième art. En 2003, ces musiciens, issus de divers groupes, ont tenté de donner une nouvelle dimension à leur carrière, en développant un projet musical associé à des dialogues de films ou documentaires. On passe du film de série B au documentaire social. Le concept leur a d’ailleurs déjà permis de se forger une certaine notoriété dans le milieu, puisque le combo a déjà eu l’occasion d’ouvrir pour Enablers, Trans Am ou encore Hrsta. Musicalement, Microfilm propose un post-rock évoluant quelque part entre Mogwai et Explosion. Si l’originalité ne constitue pas leur préoccupation majeure, Microfilm parvient néanmoins à faire monter la sauce lorsque les samples entrent en osmose avec la musique. De cet elpee, j’épinglerai le superbe « Blood Sample ». Le band parvient à traduire l’ambiance malsaine et inquiétante du film (totalement inconnu soit dit en passant !) dans la compo. Terne et monotone, « Devant nous, rien » décrit magnifiquement l’aliénation du travail à la chaîne. Malheureusement certains morceaux sont moins pertinents, et perdent alors leur spécificité et donc de leur intérêt.

Microfilm réexplore un genre que l’on pensait, pourtant, tombé complètement en désuétude. Et finalement, il ne se débrouille pas trop mal. Par conséquent, je conseillerai surtout ce long playing aux cinéphiles amateurs de post-rock…

 

mardi, 19 octobre 2010 02:00

Vent

Agé d’une vingtaine d’années, ce jeune Tokyoïte relève du label japonais Noble (Films, Yasushi Yoshiba, …) « Vent » constitue son deuxième opus, mais le premier publié chez Noble. Il fait suite à « Accidental Tourist », paru l’an dernier.

A la première écoute de « Vent », on est stupéfait par la maîtrise du jeune artiste. Son mélange d’électronica, de jazz et de lounge est particulièrement homogène. Les nappes de piano (NDR : le musicien n’en jouerait que depuis trois ans !) se fondent parfaitement dans les rythmiques électroniques. Le xylophone (« Pen On Stapler »), les cuivres (March ») et d’autres instruments encore, enrichissent circonstanciellement la solution sonore. C’est propre, apaisant, typiquement asiatique. Parfait pour sonoriser les scènes du cinéma japonais contemplatif. Idéal pour décrire de sublimes paysages. Des morceaux tels que « Feather » ou « Iceyedit » en sont d’excellents exemples. Mais malheureusement, à force de jouer sur le contemplatif et la mélancolie, la musique de Serph se transforme petit à petit en musique d’ascenseur. Et finit par nous précipiter dans le plus profond ennui.

Dommage, car le jeune Nippon ne manque pas de talent. Faudrait peut-être qu’il injecte un brin de folie et d’énergie dans sa création, afin de la rendre plus vivante…  

 

mardi, 12 octobre 2010 02:00

All Right Now

On connaissait la face jazzyfiante de Brisa Roché grâce à l’album « The Chase », sorti en 2005. Son profil folk également. Lors de la publication de son très remarqué deuxième opus, « Takes ». On découvre aujourd’hui, son intérêt pour le rock/blues, tout au long de son troisième long playing, « All Right Now ».

Enregistré dans une église délabrée, sous la houlette d’Henry Hirsch (Lenny Kravitz, Madonna), cet elpee a bénéficié du concours d’un véritable groupe. Pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du band qui l’a soutenu lors de sa dernière tournée. Et c’est une première. Si le son est résolument plus rock, énergique donc, la Californienne continue d’entretenir un climat à la fois baroque et mystique. Certaines plages lorgnent davantage vers le blues. Et je pense tout particulièrement au titre qui ouvre la plaque, « Stone Trade ». D’autres sont légèrement teintées de disco. A l’instar de « Hard As Love » et « Do What You Can Do ». Et si le reste est, en général, imprimé sur un tempo assez soutenu, la demoiselle s’est quand même réservé l’une ou l’autre ballade (« Bloom », « Get Down »). Si chaque morceau de ce disque est un tube potentiel, à cause d’un sens mélodique particulièrement contagieux, il faut reconnaître, que l’ensemble manque quand même cruellement d’originalité. Bref, « All Right Now » est un album sympathique, mais largement dispensable.

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