With these hands
Écrit par Bernard Dagnies - mardi, 14 juillet 2009
![]() Michael J Sheehy & The Hired Mourners Pop/Rock Glitterhouse / Munich
Sixième album solo pour l’ex-Dream City Film Club. Une œuvre conceptuelle, semi-autobiographique, au cours de laquelle il raconte l’histoire fictive d’un boxeur professionnel (Michael a pratiqué cette discipline sportive au cours de sa jeunesse). Rien que le sous-titre (NDR : ‘The rise and fall of Francis Delaney’) vous donne une idée du récit en question. Evoluant quelque part entre Tom Waits, Nick Cave et David Eugene Edwards (16th Horsepower, Wovenhand), la musique de Sheehy puise autant dans la roots, le blues, le r&b, la country, le vaudeville, le gothique que le gospel. Baignant au sein d’un climat particulièrement malsain, presque vaudou, « Fight for your right to fight » est même hanté par Screamin’ Jay Hawkins. Michael possède une très belle voix de crooner. Tour à tour tendre, ténébreuse, voluptueuse ou envoûtante. Que vient régulièrement enrichir des chœurs gospel. Des chœurs gospel dispensés a cappella, lors de la finale « Goodnight Irene », un éloge funèbre empreint d’une grande délicatesse. Trois artistes féminines ont participé aux sessions d’enregistrement : Sandy Dillon, Patsy Crime et Gemma Ray. Cette dernière pose même, en solitaire, son timbre bouleversant, sur « Frankie my darling ». Sheehy est bien sûr soutenu par une formation : les Hired Mourners (NDR : les Mercenaires Pleureurs !) Qui se partagent guitare électrique, orgue (NDR : vintage !), piano, percus, slide, basse et sporadiquement banjo ainsi que violon(s) (NDR : les arrangements de cordes sur « When did we grow so old » sont absolument fabuleux !) Bref, il y avait longtemps que je n’avais plus conclu par ces termes : un must ! |








