Exile in the outer ring

EMA
Pop/Rock
City Slang / Konkurrent
Avant ...Lire la suite...

Un ponyme pour Starcrawler

Fondé à Los Angeles, en 2015, Starcrawler semble ...Lire la suite...

Permafrost

crit par Bernard Dagnies - vendredi, 24 novembre 2017
Image
Nesles
Chanson française
Differ-Ant / Microcultures

François Nesles n’est pas né de la dernière pluie, puisque son premier essai, un Ep, remonte à 1997. Soit il y a déjà 20 ans ! Son dernier elpee, « Permafrost » a été réalisé sous la houlette d’Alain Cluzeau, un personnage (parfois chanteur) qui a quand même bossé pour Bénabar, Olivia Ruiz, Hubert-Félix Thiefaine, Dinonysos, Juliette Greco, Yves Duteil, Christian Vander (Magma) et une multitude d’autres. 

En outre, quand on prend connaissance des commentaires laissés par la bio, mais aussi dans la presse hexagonale, attribuant à l’artiste des dispositions dignes de Jean-Louis Murat, Dominique A voire Alain Bashung, quoi de plus naturel que la curiosité se double d’un intérêt particulier pour cet opus.

Première constatation, l’écriture de Nesles est poétique. Mais une poésie faite de métaphores qui se collent l’une derrière l’autre afin de tramer le texte de la chanson. Dès lors, pas toujours facile de déchiffrer ces figures de style. De quoi, peut-être aussi entretenir le mystère.

Tout au long de cet opus, il a recours aussi bien à l’instrumentation organique qu’électronique. Collant finalement à un genre qui a été baptisé electronica folk. Donc aussi bien de la guitare (souvent acoustique), de l’orgue, des cordes (violon, violoncelles ou samples, on n’en sait rien), des drums, de la basse, des boucles, des chœurs, des programmations et des tas d’arrangements. Et le tout ne tient pas trop mal la route. Surtout la sèche et les instrus à archet. Quand il a recours à ces derniers, on se sent même très souvent bercé ou alors tout simplement transporté.

Le seul souci émane du ton général de l’œuvre. Un peu trop monocorde. Et la voix, en général confidentielle ou susurrée n’est pas de nature à communiquer davantage de relief aux compos. Qui baignent, le plus souvent, au sein d’un climat mélancolique, même sur si « Montagnes Vallées revisitées » et le titre maître, un sifflement allègre voire insouciant vient compenser cette amertume. De l’album, on épinglera néanmoins, l’excellent « Mes forêts », une plage à la mélodie contagieuse.

Là où le bât blesse, c’est que les pistes ne parviennent que trop rarement à accrocher. On ne jettera pas le bébé avec l’eau du bain. Surtout si c’est sur du « Permafrost ». Il va instantanément geler. Nesles a du talent, c’est sûr, mais pour l’instant, il marche un peu trop sur les plates-bandes de Miossec. Pas vraiment une bonne idée, car dernier n’a, à ce jour publié qu’un seul album qui tienne vraiment la route. Alors, mieux vaut peut-être parfois changer de chemin, si on ne veut pas se casser la figure…

 





 

Qui est en ligne

Il y a actuellement 1 invit en ligne
MusicZine - Actualit� musicale © 2018
ASBL Inaudible 2, rue Raoul Van Spitael 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement