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Dour Festival 2018 : samedi 14 juillet

Dour Festival
Parc éolien
Dour
14-07-2018
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Un Coely de fruits tropicaux

crit par Didier Deroissart - mercredi, 20 dcembre 2017
Image
Coely
De Casino
Saint-Nicolas
20-12-2017

Issue du Nord de la Belgique, Coely est considérée comme la nouvelle voix du hip hop. Une voix plus que puissante capable de séduire l’assistance par son énergie explosive libérée sur les planches. Elle démontre ainsi que le rap noir-jaune-rouge peut aussi s’écrire au féminin. Son premier elpee, « Different Waters » est paru en mars dernier. Enfant prodige du hip hop old school, elle a fait ses premiers pas sur la scène européenne à l’âge de 22 ans…

Votre serviteur avait été littéralement scotché par sa prestation accordée aux Lokerse Feesten en août dernier. Ce soir, elle se produit pour la deuxième fois consécutive, dans la banlieue d’Anvers, là où elle a grandi. Point de chute : le Casino de Saint-Nicolas. Les deux spectacles sont sold out. La salle est superbe, le personnel accueillant et le son excellent. Que demande le peuple ?

C’est Amazuni qui assure le supporting act. Elle a été finaliste du concours ‘The Nieuwe Lichting » organisé par Studio Brussel, compétition remportée par Tamino. Gantoise, mais de souche népalaise, elle vient de graver un Ep intitulé « V For Venom », au sein duquel elle va puiser largement lors de son set. Sur les planches, elle est soutenue par un black aux platines et aux machines. Barbu et capuche sur la tête, il est impassible et froid devant son matos. De grande taille, voilée d’un châle noir (NDR : les vêtement des deux artistes sont de la même couleur !), qu’elle ôte dès qu’elle apparaît derrière son micro, Amazuni affiche un visage sur lequel une ligne… noire… est dessinée sous le menton. Le duo pratiquerait-il une musique sombre et industrielle ? Pas du tout, plutôt un rap très technique, chargé de groove et teinté de r&b et de drum&bass, sur lequel, elle pose un flow agressif, interactif et bien calibré. Bref, le son est vraiment unique en son genre. Le bassiste de Coely vient même prêter sa voix pour un titre.

Le Black Mamba est le nom d’un serpent noir particulièrement venimeux, dont la piqûre peut s’avérer mortelle, qui vit en Afrique. C’est également le patronyme d’une djette qui va tenter de conserver l’esprit des spectateurs en éveil. Peine perdue, l’auditoire préfère discourir…

Coely pratique un cocktail détonnant de hip hop old school, soul, r&b, gospel, funk et dance-hall. Ses vibes sont parfois très susceptibles de rappeler Laurijn Hill. Elle est capable de donner des coups d’accélérateur dans le style de Busta Rymes ou même d’assurer une séance de human beatbox. Elle rappe d’ailleurs comme une Américaine. En outre, elle peut compter sur ses potes, les Mc’s Dvtch Norris, dont la voix soul est particulièrement solide, ainsi que Darrell Cole, pour mettre le feu aux planches. Il y en aura même un troisième, pour un titre, au cours du spectacle…

C’est « Same Waters » qui l’ouvre, alors que l’espace scénique baigne dans la couleur bleue. Darrell Cole apparaît, micro en main, pour accueillir la princesse Coely. Elle a enfilé un jeans seyant, est chaussée de rangers de teinte noire et a recouvert le tout d’un long imperméable gris (NDR : comme le temps en Belgique). Ses dreads sont ramenés en deux chignons (NDR : pas trois comme sur la photo !) Outre les Mc’s qui participent circonstanciellement au show, elle est soutenue par un guitariste, un bassiste, un drummer ainsi qu’un préposé aux platines et aux machines ; ce dernier s’est planté à l’arrière.

Lorsque les deux Mc’s se produisent au même moment, ils dansent en parfaite synchro. Le flow est continu, efficace et dynamique. Coely demande au public de lever les mains. Il s’exécute instantanément. Le light show est passé au blanc et au rouge pour « Different Waters ». Tapissée par l’harmonium, cette compo se distingue par les claquements de la basse et le déchaînement du drummer sur ses fûts. On est proche du tsunami sonore, mais la princesse calme le jeu de sa voix soul, empreinte d’émotion. Néo soul ou r&b contemporain (NDR : les avis divergent !), « My Tomorrow » incite irrésistiblement à remuer l’arrière-train. Coely invite la foule à applaudir. Réaction immédiate. Les ‘boom, boom, ratata’ fusent aux quatre coins de la salle. Autre morceau soul, mais plus paisible, « Can’t get away » permet à tout le monde de reprendre son souffle. Mais la pause est de courte durée, car Coely vide littéralement ses tripes tout au long de « On My Own », un autre r&b. Elle y étale toute sa puissance vocale. Percutant, « Hush » agrège rap et dancehall. Et « Magic Carpet » clôt le set.

En rappel, « Wake Up Call » est interprété en mode ‘Old School’. Fruité et rafraîchissant ! Et le concert de s’achever par « The Rise » et « Celebrate », deux raps carrément incendiaires. Votre serviteur est rentré chez lui, la banane aux lèvres. Ce soir la prestation de Coely était tout bonnement tropicale…

(Organisation : De Casino)



 
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