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Dour Festival 2018 : samedi 14 juillet

Dour Festival
Parc éolien
Dour
14-07-2018
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Un set en forme de best of

crit par Didier Deroissart - lundi, 29 janvier 2018
Image
Iron & Wine
Ancienne Belgique
Bruxelles
29-01-2018

Ce soir l’AB est en mode flex pour accueillir Sam Beam, un artiste dont le projet, Iron & Wine, sévit depuis plus de 10 ans. Son sixième opus, « Beast Epic », est paru en août dernier. Si vous appréciez sa musique, vous devriez également aimer celle de Bon Iver, Sufjan Stevens, The Tallest Man On Earth, Fleet Foxes, Nick Drake, Sun Kil Moon voire d’Elliott Smith. Sam s’était produit en compagnie de Jesca Hoop, en septembre 2016, à l’Orangerie du Botanique.

Le supporting act est assuré par un trio flamboyant issu de Brooklyn : Half Waif. Le line up réunit Nandi Rose Plunkett (chant, claviers), Zack Levine (drums, percussions électroniques) et Adan Carlo (basse). Pas de six cordes en vue. La formation est responsable d’un album, « Probable Depths », gravé en 2016, ainsi que de quelques Eps, dont le dernier, « Form/a » est sorti, il y a juste un an. Et elle va nous en proposer de larges extraits.

Les nombreux nuages qui surplombent les artistes préludent un show atmosphérique. Le light show projeté sur ce décor rend le concert à la fois intrigant et quelque peu mystique. La musique de Half Waif oscille entre pop électro et expérimentale, baptisée avant-pop. Voluptueuse, proche d’Agnès Obel, la voix de Nandi Rose ne manque pas de charme et hante des plages hypnotiques et spectrales comme « Severed Logic » ou l’élégant « Wave ». « Frost Burn » baigne au sein d’un psyché disco lumineux digne d’Arsenal. Caractérisé par son remarquable break au piano, « Night Heat » est à la fois minimaliste et sucré. Et le set de s’achever par le classieux « Cerulean »…  

Setlist : « Severed Logic », « Wave », « Parts », « Frost Burn », « Know Your Body », « Night Heat », « Back In Brooklyn », « Keep It Out », « Lavender Burning », « Tactilian », « Cerulean ».

1 200 spectateurs acclament Sam Beam, quand il grimpe sur les planches. Il est accompagné par un violoncelliste, un préposé à la basse, contrebasse et gratte semi-acoustique, ainsi que d’une claviériste et d’une drummeuse, deux jolies femmes qui vont également se charger des chœurs. On retrouve, dans le décor, ces fameux nuages (NDR : une trentaine). Ils s’assombrissent et s’électrisent lorsque l’expression sonore devient tempétueuse ou diluvienne, c’est-à-dire lorsque les cordes de Sam (NDR : il se sert égalent d’une gratte semi-acoustique) s’envolent ou que sa voix s’élève à la limite de la rupture, alors qu’il se colorent de bleu et de rose, lors des moment les plus angéliques. Une voix qu’il est capable de moduler à son gré.

« The Trapeze Swinger » ouvre le set. Les interventions au violoncelle sont fascinantes. Les sonorités de gratte sont empreintes de calme et douceur. Les clochettes que fait tinter la drummeuse flattent l’oreille. Les chœurs sont à la fois précis et finement ciselés. Dès la fin de cette compo, Sam remercie le public et réclame un peu de silence, car c’est son show. Faut dire qu’on entend des gobelets vides craquer aux  pieds des spectateurs. Il est cool est une complicité interactive s’établit naturellement entre l’artiste et la foule, réceptive et acquise à sa cause. Il est très attentif à son auditoire, et tous les 3 ou 4 titres, entame une petite conversation à bâtons rompus, en y communiquant sa bonne humeur teintée d’humour. Il boit régulièrement quelques gorgées de vin, dans un verre, placé sur un siège, à sa gauche.

En ‘live’, l’artiste ne se contente pas de restituer ses compos. Il prend des risques, revisite son répertoire, bouleverse son univers. C’est plus caustique, tout en restant poignant. La musique oscille du blues à la pop, en passant par le folk, la country, le bluegrass, l’americana et le jazz, sans oublier les influences africaines qui la dynamisent. Les claviers envoûtent. Les orchestrations sont soignées, léchées même. Mais Sam va également épater la galerie en solitaire, armé de sa gratte semi-acoustique, en s’autorisant quelques morceaux ‘unplugged’, dont une reprise folk du « Love Vigilantes » de New Order. La seule cover de sa setlist.  

« Last Night » adopte un profil théâtral et lyrique. « Passing Afternoon » et « Carousel » nous replongent dans les 70’s et peut-être même dans les 60’s. « Flightless Bird-American Mouth » se distingue par ses harmonies vocales sophistiquées. Tout au long de « Glad Man Singing », les cordes de guitare percutent alors que les clochettes continuent d’exercer leur pouvoir enchanteur. Un chouette concert, au cours duquel Iron & Wine s’est finalement fendu d’une sorte de ‘best of’ de son répertoire. Jugez plutôt :

Setlist : « The Trapeze Swinger », « Grace For Saints And Ramblers », « About A Bruise », « Last Night », « Flightless Bird / American Mouth », « Call Your Boys », « The Truest Stars We Know », « Glad Man Singing », « Carousel », « Love Vigilantes », « Song In Stone », « Passing Afternoon », « Call It Dreaming », « Bird Stealing Bread », « Winter Prayers », « Dearest Forsaken », « House By the Sea », « Someday The Waves », « Claim Your Ghost ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 



 
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