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Didier Deroissart

Didier Deroissart

mercredi, 12 février 2020 09:12

Un set de bonne facture, mais un peu court…

Plutôt que de devenir une star du football féminin, Georgia Barnes a décidé de se lancer dans la musique, mais elle n’a conservé que son prénom comme patronyme. La chanteuse britannique a ouvert en ‘one woman show’, le festival de Werchter, l’année dernière. Soit sa voix, une batterie électronique, 4 cymbales Zildjian, un synthétiseur et des sequencers. Ce soir, à l’ABClub, elle est venue présenter son nouvel album, « Seeking Thrills ».

Bryan Mugande, aka Bryn, assure le supporting act. Ce dernier a fui le Rwanda il y a sept ans. Il a vécu quelques années en compagnie de ses parents et son frère au Centre de demandeurs d'asile à Vielsalm. La musique lui a servi d’exutoire et a marqué la véritable empreinte de son identité. Il a éprouvé les pires difficultés pour obtenir ses papiers, malgré le soutien de la population locale. Il n’a finalement été régularisé qu’à l’issue de longues démarches qui pourtant, au départ, semblées vouées à l’échec….

Le jeune artiste a tout pour plaire : une voix soul de tueur et un profil de beau gosse séducteur. C’est la première fois qu’il foule les planches à l’Ancienne Belgique. Il connait la salle pour y avoir vu ses idoles. S’il a le trac, il le cache bien et semble plutôt cool. Après être monté sur l’estrade, il observe l’auditoire, en attendant que l’ordinateur de son assistant se mette en route. Il se déplace, en chantant de jolies mélodies (NDR : en anglais, sauf « Du bruit », qu’il interprète dans la langue de Molière), sur toute la longueur du podium… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Teenage Dream », « Du Bruit », « Ego », « Pretties Boy », « Love That I Want Your », « City Kids», « A Degree », « Other Boys ». 

Georgia se produit seule sur les planches. Un hexagone lumineux, formé d’un fin néon rouge trône en arrière-plan. Elle est convaincante aux pads électroniques et surtout sur ses cymbales qu’elle frappe avec une dextérité impressionnante. Des percus qui se révèlent particulièrement généreuses tout au long de « 24 hours ».

Elle vient naturellement au contact de la foule tout en l’incitant à jumper et à danser. Il ne faut que quelques minutes pour que les premiers rangs réagissent ; et au fil du show, l’ambiance va devenir de plus en plus fiévreuse…

Percutants et contaminés par le drum&bass, « Ray Guns » et « Feel It » sont cependant dominés par les claviers. « Never Let You Go » est taillé pour le dancefloor. D’ailleurs ses compos s’avèrent bien plus nerveuses en live que sur disque.

Tout au long de « The Thrill », on ressent les influences techno puisées au sein de la scène berlinoise. Elle clôt son set par une version puissante mais étirée de « Started Out ».

Lors du rappel, elle va notamment nous livrer une adaptation dansante du « Running Up That Hill (A Deal With God) » de Kate Bush

Georgia ne compte que deux albums à son actif ; ce qui explique peut-être pourquoi son concert n’a duré que 50 minutes. Bref, un set de bonne facture, mais un peu court. Cependant, si vous êtes fan de la Danoise Lydmor ou de la Suédoise Robyn, vous devriez également apprécier la musique de cette jolie trentenaire à la crinière de lionne…. (voir aussi notre section photos )

Setlist : « Intro », « 24 Hours », « Ray Guns », « Never Let You Go », « Feel It », « Nothing Solution », « Honey Drip », « The Thrill », « About To Work the Dancefloor », « Started Out ».

Rappel : « Ultimate Sailor », « R.U.T.H. » (« Running Up That Hill (A Deal with God) »)

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Europe)

samedi, 08 février 2020 10:16

Liam le conquérant…

La commune de Forest a donc décidé d’instaurer une zone de parking payant, 1 km autour de la salle, au tarif de 5€ l’heure. Prohibitif ! Conclusion, votre serviteur a décidé de garer sa voiture à Uccle et d’emprunter le tram. Temps de parcours : 5 minutes ! Liam Gallagher se produit donc à Forest National. Il y a deux jours, il avait déclaré forfait à Hambourg, suite à des problèmes de voix. Mais hier, à Amsterdam, il a accordé un concert d’anthologie au Ziggo Dome. Toutes les conditions sont donc réunies pour que le bad boy remette le couvert, ce samedi 8 février…

Twisted Wheel assure la première partie. Il a été formé en février 2007 par deux ex-The Childrens, le chanteur/guitariste Johnny Brown et le bassiste Rick Lees. Ils ont ensuite été rejoints par le batteur Adam Clarke. Le groupe a emprunté, pour patronyme, le nom du club légendaire qui, de 1963 à 1972, a été l'épicentre de la scène mod mancunienne avant de devenir le lieu de naissance de la scène Northern Soul. Paul Weller et Liam Gallagher en sont devenus fans, raison pour laquelle ce dernier l’a choisi pour assurer le supporting act de sa tournée.

Votre serviteur débarque au beau milieu du set. Sur les planches, le trio est soutenu par un deuxième gratteur. Inspirée par Oasis, la musique trempe dans la britpop, mais en y injectant le punch de Franz Ferdinand. Le set recèle de bonnes compos, parfois chantées par le public, mais le groupe manque, malgré 13 années d’existence, encore d’identité. Une dernière condition, sans doute, pour pouvoir bientôt prétendre à un statut de stadium band… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Nomad Hat », « She's a Weapon », « Black and Blue », « DNA », « You Stole the Sun », « We Are Us ».

La dernière fois que Liam Gallagher s’est produit en Belgique, c’était à l’AB, dans une salle archicomble. Et ce soir, FN l’est également. 

Barbu, vêtu d’un imper de couleur jaune, Liam et sa troupe grimpent sur l’estrade à 21 heures. Il est soutenu par 9 musicos ; en l’occurrence un trio de jolies choristes, 3 guitaristes dont Bonehead, un drummer, un bassiste et un claviériste (synthés, hammond et orgue). Il ne manquait d’ailleurs plus que les cuivres pour donner une coloration néo-orléanaise à l’équipe.

Grâce à un gigantesque mur de leds derrière lui, Liam affiche immédiatement son rôle : celui d’une véritable ‘Rock‘ N ’Roll Star’. Il est, en outre, indiqué derrière le piano, planté sur une estrade, à gauche du drummer, ‘Rock’n’roll’. C’est d’ailleurs par la piste d’ouverture de « Definitely Maybe » qu’il ouvre le set. Après cette reprise d’Oasis, la formation enchaîne 5 plages issues de son dernier elpee solo, « Why Me ? Why Not », dont "Shockwave" et "Once", repris en chœur par la foule. Hymnique, ce dernier aurait d’ailleurs pu figurer au répertoire du défunt combo. Liam se sert régulièrement de cymbalettes ou de maracas. Un grand écran projette des images des musiciens ou de l’auditoire ; mais c’est "Morning Glory" qui va enflammer la foule. En outre, malgré le contrôle strict de la pyrotechnique, un feu de Bengale éclate. On imagine alors facilement assister à un match de foot à Manchester, alors que les chants des supporters montent dans les tribunes et que et la bière coule à flots dans les gosiers, quand elle n’est pas projetée dans les airs…

Les meilleurs titres d’Oasis ont été retenus. Bonne idée d’avoir laissé de côté les morceaux les plus ringards et d’avoir osé en sélectionner des moins notoires. A l’instar de « Columbia ».

Son fils a été invité à jouer du tambour sur "The River". Bonhead s’est particulièrement illustré, par son jeu raffiné et tendu sur les cordes, tout au long de « Supersonic ».

‘Y a-t-il des Britanniques ici ?’ balance Liam. Mais les applaudissements ont été plus nourris lorsqu'il a demandé s'il y avait des Belges. ‘Je suppose que nous sommes toujours en Europe alors’, s’est-il alors empressé d’ajouter. Une remarque à l’égard du brexit ? « Acquiesce » s’est transformé en exercice de karaoké. Liam ne peut clairement pas gérer les notes élevées de Noel, aussi le public l’a suppléé. Mais à une seule reprise, Liam évitant soigneusement de s’y frotter aventureusement. Bien sûr, il n’a pas manqué de ressortir sa critique à l’égard de son frère et de Bono : des branleurs ‘Fokkin’. Typiquement Liam ! C’est peut-être aussi la raison pour laquelle il est si apprécié (?!?!)…

On imaginait que le show allait s’achever en douceur, suite à la version dépouillée de « Champagne Supernova », lors du rappel. Mais il s’est conclu en apothéose par un « Cigarettes et alcool » rugissant et explosif, titre au cours duquel on a de nouveau eu droit à un solo de gratte éclatant de Bonehead. Chapeau au groupe pour la précision et sa fluidité de ses interventions. Il fallait le souligner ! Puis Liam a vidé les lieux en remettant sa capuche sur la tête.

De toute évidence, les propres chansons de Liam s'intègrent parfaitement au répertoire d’Oasis, même si ce sont ces dernières qui ont mis le feu à la salle. Ce qui explique, sans doute pourquoi, il gagne certainement en popularité par rapport à son frère.

Une réunion est-elle envisageable ? Tous les aficionados l’espèrent. En attendant, Liam Gallagher se produira dans le cadre de l’édition 2020 du festival Rock Werchter (voir notre section photos )

Setlist : « Rock ‘n Roll Star » (Oasis), « Halo », « Shockwave », « Wall of Glass », « ComeBack To Me », « For What It’s Worth », « Morning Glory (Oasis), « Columbia (Oasis) », « Stand By Me » (Oasis), « Once », «  Why Me? Why Not », « The River», « Gas Panic! » (Oasis), « Live Forever » (Oasis), « Acquiesce » (Oasis), « Roll with It » (Oasis), « Supersonic » (Oasis), « Champagne Supernova » (Oasis), « Cigarettes & Alcohol » (Oasis)

(Organisation : Live Nation)

mardi, 04 février 2020 09:58

Un festin gascon

Ce n’est pas la première fois que The Inspector Cluzo se produit en Belgique. Mais, ce mardi 4 février, c’est dans le cadre d’une tournée unplugged. La première en douze années de carrière ! Et justement, la paire est venue défendre son septième elpee, « Brothers In Ideals - We The People Of The Soil - Unplugged », un LP enregistré sous la houlette de Vance Powell (Stapleton, Raconteurs), à Nashville, en mai 2019. En fait, il s’agit d’une version acoustique de son précédent opus, « We The People Of The Soil ».  

Ce soir, Malcom (Laurent) Lacrouts et Phil Jourdain sont soutenus par trois musiciens issus de Nashville. Au piano, violon et violoncelle. Soit le claviériste Charles Treadway, et deux jolies dames, la violoniste Eleonore Denig et la violoncelliste Austin Hoke (NDR : comme on colle aux affiches !). La beauté au service de la musique et de ses cordes envoûtantes…

The Inspector Cluzo compte plus d’une centaine de concerts à son actif et a l’art de faire bouger les foules… Bien sûr, vu les circonstances, le concert sera moins nerveux que d’habitude et ne sera pas ponctué par un lancer de cymbales. Il sera donc plus paisible…

« A Man Outstanding In His Field » ouvre le bal. Charles se charge du préambule aux ivoires, dans un style bien jazzyfiant. Puis nos deux gentlemen farmers grimpent sur le podium. Suivant un même rituel, ils se tournent de gauche à droite en levant les mains, pour exécuter leur salut gascon. Michel Laborde a même droit à sa chanson. Aussi à l’aise sur le tracteur Massey Ferguson de 1963, bottes aux pieds, que le long de la Route 66 dans une grosse limousine américaine, santiags aux pieds, ils sont prêts à en découdre avec le blues et l’americana à la mode Johnny Cash, tout en se prêtant au jeu du funk. Lacrouts a une voix de tueur tout au long de "The Sand Preacher," un morceau dont le côté glacial et étrange est accentué par les interventions du violon et surtout du violoncelle, tout particulièrement lors de l’intro. Plutôt graveleuse, la voix de Lacrouts, proche de celle du mythique songwriter, élime plusieurs morceaux. Le light show est limité à de simples ampoules économiques. Jimi Hendrix signalait : ‘Le blues, si facile à jouer, si difficile à ressentir…’ Sorciers d’un blues déchiqueté, The Inspector Cluzo déclenche l’orage sur leur Far West à eux : le Sud-Ouest, les Landes, la ferme Lou Casse où, quand les hommes partent sur les routes, c’est pour attendre patiemment boucs, canards, oies et jars féroces. Mais l’appel des States et du large est plus important aujourd’hui. D’ailleurs, "Globalisation Blues" évoque un vieil enregistrement réalisé dans un bar au fin fond des States. En outre, on aura ainsi droit à quelques réminiscences empruntées à la musique des westerns spaghettis de Sergio Leone, un peu dans l’esprit de la Talisco. Sans oublier l’excellente cover du « Hey Hey My My » de Neil Young. A vous flanquer des frissons partout ! Pas d’excitation dans la fosse, le peuple est attentif. Cet exercice de style a quelque chose d’émouvant. La foule en réclame encore, et le rappel sera long. Très long même, débordant largement sur l’horaire prévu. Mais pour le plus grand bonheur de l’auditoire qui s’en est retourné rassasié, après un tel festin gascon….

Setlist : « A Man Outstanding In His Field », « The Sand Preacher », « Cultural Misunderstanding », « Ideologies », « The Run », « Lost In Traditions », « Fishermen », « Globalisation Blues », « The Best,We The People Of The Soil », « Hey Hey My My » (cover Neil Young), « Brothers In Ideals », « No Deal At The Crossroads », « Little Girls ».

(Organisation : Botanique)

vendredi, 31 janvier 2020 09:29

Gogolfeest 2020 : vendredi 31 janvier

Le Gogolfeest est un festival organisé par Gogolplex, une structure qui compte 10 années d’existence. Elle propose de venir fêter cet événement, en famille, au Recyclart (rue de Manchester à Molenbeek), car le VK est en réfection pour 24 mois. Tous les bénéfices seront reversés à la fondation Gogolplex Vidéo qui contrôle le financement du développement artistico-culturel bruxellois dans la capitale européenne. Pour cette année, le festival est partagé entre concerts et Dj sets, mais, festivités oblige, la consommation de boissons et saucisses est également au menu gastronomique. Sans quoi, à l’affiche musicale figure Stikstof, Juicy, Témé Tam, Les Pandores et parmi les Djs, Vega, YZ, Franco Néro, New Smile, Deer Pony et Alvarez. Mais votre serviteur s’est avant tout déplacé pour Juicy et Témé Tam.

Témé Tan entame les hostilités à 20 heures. C’est le projet de Tanguy Haesevoets. Né quelque part entre Kinshasa et Bruxelles, il a été bercé par les rythmes africains, au cours de sa jeunesse. On l’avait découvert en première partie du duo cubain Ibéyi, à l’Ancienne Belgique. Une prestation décevante, il faut le reconnaitre. En fait, il était venu seul avec ses machines. Ce soir, il est soutenu par trois musicos. En l’occurrence Maï Ogawa aux synthés (Alec et les Japonaises), Mathieu Vandermolen à la basse et la guitare ainsi que Gérard Dubru aux percussions. Les vêtements de ces derniers sont de couleur rouge, alors que Tanguy a opté pour le brun et le gris ; mais ce sont ses chaussures qui focalisent les regards. A leur disposition, il y a pas mal de percus africaines, mais également un ukulélé, une mini-guitare électrique et une semi-acoustique.

La formation est installée en carré au milieu de la fosse, jute devant la table de mixage. Elle rôde ce set acoustique depuis deux bons mois. Il s’agit d’ailleurs de la quatrième prestation sous cette configuration. Tanguy chante sans micro, et se sert d’une gratte, d’un ukulélé, de percus et d’un mpd. L’instrumentation ondule en sourdine, lorsqu’il pose sa voix sur ses chansons. Le set s’ouvre par une nouvelle composition. Précieuse, indolente et atmosphérique. Moment au cours duquel on entendrait presque une mouche voler. Outre 5 titres inédits, il va interpréter, sous une forme plus lente et unplugged, ses tubes « Se Zwa Zo », « Améthys », « Ça va pas la tête ? » et « Matiti », un morceau qui clôt un set captivant, au cours duquel il a permis à notre esprit de voyager entre le Congo et le Brésil, en passant par les Antilles, à travers sa tropical pop, qui plonge ses racines dans la world music et le groove africain, et qu’il épice de nu-soul, de funk, de hip hop, de zouk et de rumba…

Place ensuite à Juicy. Sasha Vovk et Julie Rens forment ce duo explosif, déjanté et un peu féministe. Un premier opus est en préparation et de larges extraits devraient être révélés le 28 avril prochain, dans le cadre des Nuits Botanique…  On annonce même 23 musicos sur les planches, pour cette soirée !

Dans une mise en scène sauvage et désinvolte, les filles font leur entrée, vêtues de pantalons blancs à franches, bodys noir sexy et vaporeux. La salle est bien remplie. La foule se laisse rapidement entraîner par les rythmes hip-hop ainsi que les voix soul/r&b des deux chanteuses. Mais également leur enthousiasme, leur humour au second degré ainsi que leur gestuelle. Les filles vont nous réserver leurs inévitables déhanchements sensuels, les exercices de gymnastique avec le balancement de la jambe d’avant en arrière, la petite pique adressée à Théo Franken, un light show dominé par le rouge et le blanc, assumer une rituelle panne de matos (pied de percu électronique de Julie qui rend l’âme), afficher leur capacité à interchanger leurs instruments, et achever leur prestation par l’excellent « Count Our Fingers Twice ».

Riches, leurs compositions puisent leurs sources dans le jazz. Si la progression des morceaux surprend et déstabilise parfois, on se laisse vite emporter par les voix envoûtantes de Julie et Sasha. Seules sur scène, elles sont à l’aise sur chacun de leurs instruments, que ce soit la guitare, le piano, le synthé, ou la batterie électro… Elles s'en amusent en échangeant leurs rôles au beau milieu des titres. En totale osmose, on assiste à un spectacle coloré et à une expérience musicale de qualité. Le public est conquis comme à chaque concert des filles. On a même droit à une nouvelle compo puissante et envoûtante, « I’m The One ». Ravi votre serviteur vide les lieux avec son fils et son pote, devenus depuis, également aficionados, et prennent alors le chemin du retour, des étoiles pleins les mirettes. Vivement les Nuits Botanique!

 Setlist : « Mouldy Beauty », « Seed And Ride », « Not A Hard Nut To Crack », « What You Can’t Confess », «I Wanna, Yes, I Wanna », « Mama Told Me », « See Me Now », « I’m The One », « Count Our Fingers Twice ».

Juicy + Témé Tan

(Organisation : VK et Gogolflex)

The Colorist Orchestra feat. Gabriel Rios

The Colorist Orchestra est un collectif dont la mission principale consiste à adapter le répertoire d'un artiste bien spécifique. A l’instar d’un coloriste pour un film ou une bande dessinée. Ce qui crée de nouveaux arrangements aux compositions existantes, dont le remix acoustique ou le karaoké inversé. Au cours des dernières années, la Brésilienne Cibelle, la Suédo-japonaise Sumie Nagano, l’Islandaise Emiliana Torrini (CCHA, 2015), l'Irlandaise Lisa Hannigan ou encore l'Américain Howe Gelb, lors de concerts inspirants et étonnants accordés sur de nombreuses scènes belges et internationales, ont participé à ces expérimentations. De projets initiés par les percussionnistes Kobe Proesmans et Aarich Jespers (NDR : les 2 chevilles ouvrières de Zita Swoon) mêlant des artistes pour lesquels ils ressentent une grande affinité. En concertation avec l'invité (NDR : ce soir, il s’agira de Gabriel Rios), ils se servent d'une gamme atypique d'instruments pour apporter de nouvelles nuances sonores aux compos… Il s’agit du deuxième concert réunissant le groupe et Rios ; le premier ayant été accordé à Malines…   

Keto assure le supporting act. De son véritable nom Leah Sanderson, cette jeune Britannique est responsable d’une musique folk plutôt classique, qu’elle interprète en s’accompagnant à la gratte électrique ou semi-acoustique, jouée en picking. Atmosphérique, sa voix constitue un tremplin pour l’élévation de l’âme, un peu dans l’esprit de Low, Aldous Harding, Julia Jacklin ou Simone Felice. Et empreint de mélancolie, son univers sonore est de toute beauté. Bref, si le set de Keto –d’une durée de 30 minutes– n’était pas de nature à dynamiter la soirée, il était propice aux rêves les plus étoilés… 

Place ensuite à The Colorist Orchestra et son projet le plus récent, opéré en compagnie du très distingué Gabriel Rios. Son pouvoir narratif comme auteur-compositeur et sa recherche constante de défis musicaux l’entraîne régulièrement entre Porto Rico, Gand, New York et Amsterdam, et finalement constitue le point de départ de cette collaboration aventureuse. Talentueux, Rios se sent aussi à l'aise dans l'électro/pop que dans les chansons dépouillées, sobrement accompagnées au piano, à la guitare, au violoncelle et/ou à la contrebasse.

Outre les multi-instrumentistes Kobe Proesmans et Aarich Jespers, qui se servent de percussions insolites, le line up implique Wim De Busser (piano, synthé, Hammond), Tim Vandenbergh (guitare, contrebasse), la leader d’Amatorski, Inne Eysermans (synthés, machines et programmations), ainsi que Jeroen Baert et Karel Coninx (violons). Gabriel, Aarich et Be Busser se plantent en ligne, devant les autres musicos. Le light show dirige ses faisceaux depuis le fond de la scène, communiquant un climat mystérieux, voire mystique, au spectacle. Bien équilibrée, la setlist mêle judicieusement ancien et nouveau répertoire.

L’adaptation de « Gold » est une véritable perle. Mais une perle à vous glacer le sang, voire à vous flanquer des frissons partout. La concentration est maximale au sein de la foule et le public féminin est prêt à craquer. Dans la fosse, on entendrait même une mouche voler. Quand Rios se limite au chant, sa gestuelle à la Joe Cocker impressionne. Et ses déhanchements autour du pied de micro sont proches de l’envoûtement. Il s’absente pendant de « Swing Low » et « Dreamlands », deux morceaux qui pourraient servir de B.O. à un film. Plus ancienne compo, « Angelhead » est probablement la version la plus proche de l’originale. Percus, clochettes et basse ronflante alimentent régulièrement l’expression sonore. Mais on sent bien que Proesmans et Rios jouent régulièrement ensemble. Caractérisé par son groove infectieux, le particulièrement ludique « Skip The Intro » déride l’auditoire. Rios brille tant au chant (NDR : il possède vraiment une voix unique) qu’à la gratte semi-acoustique. Et en rappel, Rios interprète deux titres en espagnol. Un idiome qui colle parfaitement à ses compos. On aimerait d’ailleurs que le Portoricain chante plus souvent dans sa langue natale… Le meilleur concert auquel votre serviteur ait assisté depuis le début de cette année…  

Setlist : « Madstone », « King », « Burning Son », « Apprentice, « Good World », « Angelhead », « Gold », « Skip the Intro », « Let the Gods Grow Jealous », « Straight Song », « Impediment », « Swing Low ».

Rappel : « Dreamlands », « Ausencia », « El Raton ». 

(Organisation : Ancienne Belgique)

vendredi, 24 janvier 2020 21:23

Une véritable machine de guerre…

Triple affiche, ce soir, puisque vont se succéder Vein, Everytime I Die et en tête d’affiche, While She Sleeps. Fondé en 2006, W.S.S est issu de Sheffield, en Angleterre. A l’origine, il réunissait 5 potes d’école, mais le chanteur, Jordan Widdowson, a été remplacé par Lawrence ‘Loz’ Taylor, en 2009. A son actif, quatre elpees, dont le dernier « So what », est paru en mars 2019, un album jugé par la critique, comme celui de la maturité. A l’instar de Bring me The Horizon, il est considéré comme un des acteurs majeurs du metalcore. Et la soirée est sold out…

Issu de Boston, Vein est chargé d’ouvrir les hostilités. Il est 19 heures, et il se produit face à un parterre plus que clairsemé. Le quintet réunit le chanteur Anthony DiDio, le drummer Matt Wood, le bassiste Lhaubouet ainsi que les guitaristes Jeremy Martin et Josh Butts. Il est venu défendre son dernier opus, « Errorzone », paru en 2018. Son style ? Un cocktail entre punk, metalcore, hardcore, qu’il a baptisé mathcore. « Ideation : Self-Destruct » ouvre le set, une compo au cours de laquelle les riffs des six cordes entretiennent un climat angoissant. Hurlé, le chant n’est guère mélodique. Bien que les gratteurs et le vocaliste déménagent sur les planches, la qualité médiocre du son n’est pas de nature à dynamiter le show… et surtout pousse votre serviteur à prendre l’air… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Ideation : Self-Destruct », « Demise Automation », « Rebirth Protocol », « Heretic », « Progenitor ».

Every Time I Die embraie, Un combo fondé à Buffalo, dans l’Etat de New York, en 1998, par les frères Keith (chant) et Jordan Buckley (guitare). Depuis sa création, le line up a vécu de nombreux changements. Si la fratrie est toujours bien au poste, ainsi que le second gratteur Andrew Williams, il implique aujourd’hui le bassiste Stephen Micciche et le drummer Daniel Davison. Son dernier et huitième long playing, « Low Teens », remonte quand même à 2016. La formation va nous livrer un concert d’honnête facture sans plus. Pourtant, les musicos font le max pour faire la différence. De timides ‘circle pits’ se forment d’ailleurs dans la fosse, mais faute de light show, le set ne décollera jamais… (voir notre section photos )

Le grand rideau qui masque l’estrade s’ouvre sur While She Sleeps. « Anti-Social » entame le bal ; et dès le départ, on se rend compte qu’Adam Sauvage sert de carburant à une véritable machine de guerre. Que ce soit derrière ses fûts, aux claviers ou au MPD. Et son drumming libère une puissance phénoménale. Taylor a coupé ses cheveux et sa barbe, mais quand il pousse sa voix dans ses derniers retranchements, elle passe bien la rampe. Bref, il s’est manifestement bonifié dans l’exercice vocal. Constamment en contact avec son auditoire, il se vide littéralement les tripes, lorsqu’il ne se laisse pas porter par la foule. L’ambiance est électrique. Moshpits, wall of deaths, circle pits et crowdsurfing éclatent dans la fosse et ne cesseront qu’au bout du show. Les sonorités de grattes sont torturées, huileuses. La section rythmique est parfaitement soudée. Les interventions à la basse d’Aaran McKenzie sont vrombissantes ou dispensées en slap. Les riffs de 6 cordes se révèlent souvent écrasants et hypnotiques, mais toujours bien en phase avec les backing vocaux. Et les jeux de lumières impressionnants, quoique aveuglants, sont dignes de ceux proposés par Bring Me The Horizon. Moment intimiste quand même, le classique "Four Walls", au cours duquel la foule reprend le refrain en chœur. Bref, Les gourous du metalcore ont encore frappé… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Anti-Social », « I'Ve Seen It All », « Inspire », « Civil Isolation », « Tropkies Of Violence », « Brainwashed », « Set You Free », « Fakers Plague », « Empire Of Silence », « Death Toll », « Four Walls », « The Guilty Party », « Hurricane ».

« Haunt Me », « Silence Speaks », « You Are We »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Videoclub est un duo electro/pop français. Originaire de Nantes, il réunit Adèle Castillon et de Matthieu Reynaud. Actrice, lycéenne et Youtubeuse (plus de 600 000 abonnés et 18 millions de vue pour ces clips), Adèle est née en 2001. Digne représentante de la génération Z, parfaitement à l’aise dans son époque, elle dévoile ses questionnements et ses conseils avec autant d’ironie que de spontanéité. En 2017, La jeune vidéaste joue dans le film « Sous le même toit », aux côtés de Louise Bourgoin et de Gilles Lellouche. Matthieu Reynaud compose et réalise les arrangements des morceaux. Leur histoire est toute simple : ils se sont rencontrés grâce à un ami commun à l’école... Ce soir, la paire se produit à l’orangerie du Botanique, et le concert est sold out. Et si le couple n’a pas encore sorti de disque, son succès est phénoménal…

Ana Diaz assure le supporting act. Agée de 27 printemps, elle est chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Si ses racines sont hispaniques, elle a grandi à Bruxelles. Ce qui explique pourquoi la fougue qui coule dans ses veines se mêle à un franc-parler. Elle a d’ailleurs déclaré : ‘Tous les genres sont permis’. Elle nous entraîne au cœur d’un univers à la fois introspectif et sociétal tout en restant positive sur des sujets parfois sensibles et tristes. Son premier Ep « REC_FINAL », inspiré par sa vie, ses expériences et celles de son entourage, est paru le 13 septembre 2019 ; des compos signées Iliona Roulin. Il a été enregistré dans le studio L'Oeil Ecoute Laboratoire, à Bruxelles.

Sur les planches, Ana se consacre aux claviers et au chant, des compos qu’elle interprète tour à tour en français ou en anglais, mais aussi en galicien (« Terra De Meigas »). De son dernier Ep, « REC_final », elle nous réserve deux morceaux, « Mon amour » et « Allo ». Mais aussi deux inédits sans titre et à peine aboutis. Une forme de test face à son auditoire. Et le résultat est plutôt réussi. Sa musique est le fruit d’un cocktail entre électro, rap, jazz et nu-soul. Les arrangements sont particulièrement soignés, et dans le style, quelque part, elle me fait penser à Juicy. Noyé sous les accords de claviers, « Lost Friends » navigue quelque part entre r&b et électro…

Setlist : « Lost Friends », « Redlight », « Drunk », « Bonnie », « Terra De Meigas », « Mon Amour », « Desolé », « Allo ».

Avant que Videoclub ne grimpe sur l’estrade, les techniciens détectent un problème au synthé. Le temps de le remplacer, et quelques minutes plus tard le set peut commencer. Dès les premiers accords de « Suricat », Adèle s’agite comme une sauterelle impossible à capturer. Elle signale que public belge est toujours chaud-boulette, mais veut vérifier si cette réputation tient la route. Et cette foule jeune, enthousiaste, majoritairement féminine et boutonneuse va le démontrer en mettant ambiance de feu. Il tente même de reprendre en chœur les refrains. Le duo est à l’aise sur les planches. Les interventions à la gratte de Matthieu sont précises. Le son est nickel ! Plaisant, « What Are You So Afraid Of » trempe dans l’électro/pop. Tout comme la reprise d’« Un autre monde » de Téléphone. Un style qui navigue à la croisée des chemins des univers fréquentés par Cléa Vincent, The Pirouettes ou encore Claire Laffut. « Amour plastique » et « En nuit » constituent les moments forts du concert. Ce couple fusionnel célèbre la jeunesse éternelle et les amours adolescents dans une ambiance rétro. Une chose est sûre, il déborde de passion, comme au plus bel âge. C’est beau la jeunesse ! Si on pouvait y retourner. En tout cas, votre serviteur a adoré la fraîcheur de ce show pétulant, rafraîchissant et chargé d’émotion et. En espérant revoir bientôt Videoclub en concert. Et pourquoi pas dans le cadre des Nuits Botanique ?  

Setlist : « Suricat », « Petit Monde », « Roi », « What Are You So Afraid Of », » En Nuit », Un Autre Monde » (Cover Téléphone), « Shadow », « Amour Plastique », « Euphorie », « Mai ».

(Organisation : Botanique)

mercredi, 15 janvier 2020 18:46

La Maja, un nouveau projet pour Olympia Boyle

Olympia est d'origine parisienne mais vit à Bruxelles depuis un certain temps. Olympia était l'un des 2 piliers féminins du duo Faon Faon qui est en repos actuellement. Multi-instrumentiste, elle chante, joue des ivoires, et des percussions. Plusieurs projets sont à son actif : Cargo Culte, Faon Faon et son dernier bébé La Maja.

En 2019 débute pour l’artiste, un long voyage : géographique, intime et créatif. Parcourant les îles du Cap vert, s’imprégnant des us et coutumes, elle chante la morna, partage le rhum et la poésie. Ensuite Olympia sillonne l'Italie, en mode rock'n'roll en trio, pour un marathon de 26 dates en 28 jours. Elle s’est reconnectée avec sa famille et s’est nourrie de ses racines. Et surtout, elle a monté un projet solo. C’est tout cela qui l'a inspirée et qu’elle a mis en musique. 

Nous attendons ses compositions avec intérêt surtout quand on connait le talent de ce chouette petit bout de gonzesse. Olympia nous annonce une première date de concert : sa release party le 25 avril 2020 à la Chapelle de Boondael à Bruxelles. Venez-y nombreux, il n’y aura pas de place pour tout le monde.

https://fr-fr.facebook.com/olympia.boule

jeudi, 19 décembre 2019 09:33

Une chorale à vous laisser sans voix…

C’est en 2015 que Benjamin Grandgeorge, ingénieur de formation, alors âgé de 30 balais, fait son apparition dans le paysage musical francophone, en gravant le futur tube « So Fine ». Ce single, véritable succès diffusé sur toutes les ondes durant l’été 2016, est rapidement suivi par son premier elpee, « So Logical ». À la clé : un D6Bels Music Award et une tournée de plus de 100 dates en Belgique suivie par une armée de fans.

Ce soir, le Versaillais se produit à la Ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve, et il va bénéficier du concours d’une chorale de luxe : la Patshiva Cie. Bonne nouvelle, le show est sold out.

Coline et Toitoine, c’est-à-dire Coline Debry (chant, guitare, ukulélé) et d’Antoine Jorissen (synthés, machines) assurent le supporting act. Un duo que votre serviteur avait découvert dans le cadre de la finale de l’Envol des Cités, au Manège de Mons. Un couple fort sympathique qui propose une électro/pop sautillante, rafraîchissante et dansante. 

Judicieusement intitulé, « Opéra » permet à Céline d’afficher ses capacités vocales. Finalement, dans ce registre, elle pourrait postuler au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Tout au long d’« Alicia », dont le dernier clip affole les compteurs, Coline semble montée sur ressorts. L’avenir de ce duo est franchement prometteur…  

Setlist : « OAEOA (version longue) », « Tossed But Not Sunken », « Anxiously Me », « Opera », « Write A Song », « Alicia », « North ».

Sur les planches, Grandgeorge est soutenu par son backing group ; en l’occurrence le bassiste Nicolas L’Herbette, sa choriste (NDR : sa voix est vraiment puissante !) Stefy Rica, le drummer Samuel Rafalowicz et le claviériste Xavier Bouillon (Mister Cover, Lemon Straw, Antoine Hénaut). Benjamin se consacre à la semi-acoustique et au chant. Et ce soir, la formation va bénéficier de la participation de la Patshiva Cie, une chorale féminine constituée, ce soir, de 9 vocalistes (Dounia Depoorter, Camille Lanet, Manuela de Tervarent, Dorothée Dassy, Marie Caillou, Stéfanie van Leemput, Nelliyú Gutiérrez, Valeria Garre et Amélie Dieudonné).

Chez les Tziganes, le Patshiv' est célébré lorsque plusieurs collectivités du même groupe ethnique se retrouvent lors d'escales de voyages. Ces fêtes propices à la musique et à la danse exaltent des amitiés durables, invitent au partage et la mémoire de la culture, des gens et de leur histoire (NDR : suivant le site web de la troupe)

Les pompiers sont prévenus car Benjamin avait annoncé qu’il allait mettre le feu dans la salle pour ce concert unique et le dernier de l’année. Benjamin et Rafi débarquent pieds nus. Le très beau « Fading Away » nous emmène au Mali. Souriant, comme toujours, Benjamin joint le geste à la parole et mime une petite dance africaine en utilisant ses mains comme un volatile qui prend son envol. Cette entrée en matière, talonnée par les percus et les claviers, est vraiment magique. Rafi pousse ses cordes vocales dans ses derniers retranchements tout au long de « Sunny Anyway ». On ne reconnaît pas immédiatement la chanson, mais bien les paroles. D’ailleurs l’auditoire chante le refrain en chœur, bien soutenu par la chorale. Faut dire que si les titres s’enchaînent, ils bénéficient ce soir de nouvelles versions, et très souvent elles sont dynamisées par des rythmes exotiques. Benjamin et ses musicos quittent la scène pour laisser le chantier libre à la Patshiva Cie qui se lance alors dans un exercice de polyphonie à vous laisser sans voix…

En rappel, on aura droit à 4 morceaux dont « Petit Dje», qui va transporter l’auditoire jusque la Nouvelle Orléans. Un concert exceptionnel sublimé par la conjugaison entre les voix de la chorale, de Benjamin et de Stefy…

Setlist : « Fading Away », « Sunny Anyway », « Easy Emotion », « Dancing », » Warmer », « Go For A Ride », « So Cold  », « Patshiva et Cie seule », « Men Should », « Intro+ Spondo », « Just In Time », « I’ll Be Traying»

Rappel 1 : « Another Day », « Losing You », « So Fine », « Petit Dje ».

Rappel 2 : « Sunny Anyway », « So Logical ».

(Organisation : Ferme du Biéreau et UBU Productions)

jeudi, 12 décembre 2019 09:11

La règle de trois…

Soirée métallique, ce soir au Cirque Royal, en compagnie de trois groupes. En l’occurrence Raven Age, Shinedown et Alter Bridge.  

Fondé en 2009, The Raven Age est un combo de metalcore mélodique britannique, fondé par les guitaristes Dan Wright et George Harris, le fils du bassiste d’Iron Maiden, Steve Harris. A son actif, deux elpees, « Darkness Will Rise », paru en 2017 et « Conspiracy », en septembre dernier.

Drivé par le chanteur et frontman Brent Smith, Shinedown est un band originaire de Jacksonville, en Floride. Son style ? A mi-chemin entre le hard rock et le post grunge. Six albums à son actif, dont le dernier, « Attention Attention », est sorti l’an dernier.

Et la soirée s’achèvera par Alter Bridge, une formation issue d’Orlando, également en Floride, qui implique le chanteur/guitariste Myles Kennedy, très souvent impliqué dans les projets de Slash, dont celui des Conspirators.

Début des hostilités ? 18h40 ! Pour un set bien cool de The Raven Age. D’une durée de 35 minutes, il va proposer 6 morceaux du dernier elpee et un du premier. Le groupe vient cependant d’engager un nouveau chanteur qui dépasse tout le monde de 3 têtes. Un géant qui répond au nom de Matt James. Quand il va chez le coiffeur, il fait des économies, car il ne coupe que le côté droit. Dan, le gratteur originel, a été remplacé par Rony Maue, en 2017. Le line up est complété par le bassiste Matt Cox, le drummer Jai Patel et bien sûr George Harris, balaise à la rythmique. Matt assure grave au micro, bien soutenu par Tony aux backing vocaux. D’excellente facture, les quatre premiers titres, dont le hit « Fleur de lis », ravissent manifestement l’auditoire… (pour les photos, c’est ici)

Setlist : « Betrayal Of The Mind », « Surrogate », « The Day The World Stood Still », «Fleur De Lis », «The Face That Launched A Thousand Ships », « Seventh Heaven », « Angel In Disgrace »

Place ensuite au deuxième combo américain, Shinedown. En une heure, il va mettre littéralement le feu à l’auditoire. Brent Smith, le chanteur, est monté sur ressorts. Une vraie pile électrique ! Mais sympa, il vient serrer la main des photographes, en front stage. La foule participe activement au show. Le band dispose de son propre light show. Imposant, il balaie régulièrement la fosse. Le décor est constitué d’imposants points d’exclamation lumineux reproduisant ceux de son dernier elpee, « Attention, Attention ». Les musicos sont habillés en noir et jaune. Ce qui provoque un effet particulier sous les lumières. Les morceaux s’enchaînent et le band n’en oublie pas les deux tubes dévastateurs, « Diamond Eyes (Boom-Lay Boom-Lay Boom) » et « Cut The Cord ». Véritable star de la soirée, Brent descend dans la fosse, et la partage en deux parties avant de l’inviter à chanter alternativement. Zach Meyers, le guitariste, et Eric Bass, le bassiste (NDR : vu son nom…), déambulent de long en large sur le podium. Seul le drummer Barry Kerch n’abandonne pas son poste, derrière les fûts, mais s’il avait pu le faire, il les aurait imités… (pour les photos, c’est )

Shinedown a accordé un set super vitaminé. Après avoir vu ce quatuor en ‘live’, Papa Roach peut rentrer en maison de retraite et chausser ses charentaises…

Setlist : « Devil », « Diamond Eyes (Boom-Lay Boom-Lay Boom) », « Enemies », « Monsters », « Get Up», « Cut The Cord », « Second Chance », « Simple Man » (Lynyrd Skynyrd cover), « Sound Of Madness », « Brilliant ».

Alter Bridge, c’est donc le band de Myles Kennedy, la voix de Slash and the Conspirators. La formation est considérée comme ce qui se fait de mieux comme métal mélodique, depuis 15 ans. Mark Tremonti (guitare/voix), Brian Marshall (basse) et Scott Phillips (batterie) complètent le line up. Alter Bridge n’est plus une découverte pour votre serviteur, mais un combo qu’il apprécie voir et écouter. Aujourd’hui, il est venu défendre son dernier elpee, « Walk The Sky ».

L’intro du dernier album ouvre le set. Myles débarque 3 bonnes minutes après les 3 autres musicos. Si le drummer est planté sur une estrade surélevée, le reste de la formation dispose de tout l’espace pour se balader, sur les planches, de long en large. La combinaison des 5 écrans entourés de leds est impressionnante. Les baffles Marshall crachent un son assourdissant en début de parcours. En tout cas, lors des trois premiers titres, dont un « Wouldn't You Rather », extrait du dernier LP, en forme de coup de poing dans la figure. Heureusement, l’ingé-son finit par rectifier le tir, à l’issue de ce trio de tracks assommants. Les musiciens sont de véritables pros. Mais les regards du public se focalisent surtout sur Myles Kennedy. De jolies mélodies et de longs solos de gratte communiquent de bonnes vibrations à l’auditoire. Mark Tremontiest, le soliste est omniprésent. Il accorde, en outre, un solo génial, après celui de Kennedy, sur « Blackbird », en fin de concert. Le set va également nous réserver trois morceaux plus lents et acoustiques, comme « In Loving Memory », « Blackbird » et « Metalingus ». Un excellent show, même si celui de Shinedown lui a volé la vedette… (pour les photos, c’est encore ici)

Setlist : « One Life », « Wouldn't You Rather », « Isolation », « Come To Live », « Pay No Mind », « Ghost of Days Gone By », « White Knuckles », « Dying Light », « Rise Today », « Cry Of Achilles », « Forever Falling», « In Loving Memory», « Blackbird », « Open Your Eyes », « Metalingus », « Godspeed », « Addict To Pain ».

(Organisation : Live Nation)

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