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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Les Lokerse Feesten en sont à leur sixième jour. Intergalactic Lovers est programmé entre Girls In Hawaii et Patti Smith. Avant de monter sur les planches, la vocaliste Lara Chedraouic et le guitariste Marteen Huygens nous accueillent dans les loges, pour un entretien. Qu’ils nous accordent dans la langue de Voltaire. Sympa ! 

J’ai découvert votre groupe, il y a 3 ans, dans le cadre des fêtes de la musique à Charleroi. Puis je vous ai revus au Rock Ternat. Dans votre fief. Et c’était très perceptible, vu la réaction du public. Vous étiez à la même affiche que Puggy, Arsenal et Das Pop, et vous aviez assuré grave. Ensuite, vous avez participé au LaSémo à Hotton. Et enfin, Puggy vous a entraînés pour assurer leur supporting act à l'Olympia en première partie. Vous vous attendiez à une telle invitation ?

Marteen : C’était pour un seul concert. Je ne me souviens plus des circonstances qui ont permis cette opportunité, mais quand on les a rencontrés, le courant est bien passé. Et notre set s’est bien déroulé. L'Olympia ne nous laisse que de bons souvenirs…

L’album « Little Heavy Burdens » vous a permis d’acquérir une certaine notoriété ? 

Lara : Oui, en fait, on a récolté le fruit de notre travail. On a énormément bossé sur ce disque. On a donné tout ce qu’on avait dans le ventre. Et on est fier du résultat. Bien sûr, la mise en forme est bien plus professionnelle. C’est le fruit de l’expérience. Tu sais mieux ce que tu veux. Et ce que tu ne veux pas. Pour moi, le second album est particulièrement réussi. Il est la suite logique du premier. On eu la chance de jouer en Allemagne et aux Pays-Bas. Et on envisage tourner en France et davantage en Wallonie. On doit encore y faire notre trou. Ce n’est pas facile, mais notre cd devrait nous permettre d’acquérir une certaine popularité.

Quelle est l’origine du patronyme Intergalactic Lovers ?

Marteen : Nous sommes alostois. Et s’y déroule annuellement un grand carnaval comme à Binche. Un carnaval au cours duquel le déguisement est roi. Mais pas dans un souci d’esthétisme. Au contraire, au plus ces accoutrements sont ridicules, moches et laids, au plus ils sont recherchés. La parade ‘Voil Jeanet’ (NDLR : la sale Jeannette) en est le plus bel exemple. Un défilé au cours duquel les jeunes gens sont travestis en femmes. Ils portent des corsets, poussent des landaus et exhibent des parapluies cassés. Et dans le passé, on organisait des fêtes autour d’un thème. Un jeu de rôle au cours duquel tout le monde devait se déguiser. C'est toujours idéal pour l'ambiance. En pensant à ce que les marginaux du futur allaient ressembler. Donc, c'était très beau à voir. Mon nom, c'était 'Intergalactic Lovers'. Un nom vraiment grotesque. Tellement absurde, qu’un membre du groupe a suggéré de le choisir pour patronyme. C’est le carnaval d’Alost qui a déterminé le nom du groupe…

Finalement, la bande sonore du film « Code 27 », vous l’avez enregistrée ?

Lara : On nous a demandé de réaliser ce soundtrack. Mais un peu tard. Nous ne disposions que d’un mois pour le terminer. Nous leur avons répondu que ce délai était insuffisant et qu’il était impossible de le respecter, vu le nombre de concerts à assurer. Finalement, le choix s’est porté sur des compos issus de notre premier album, « Greetings & salutations » ; en on y a ajouté une nouvelle chanson. Et cette collaboration nous a apporté pas mal de publicité. Le film est basé sur une série populaire programmée en Flandre.  

Au départ vous aviez signé chez EMI ; depuis le label a été absorbé par Warner. Vous sentez-vous bien soutenus par ce major ?

Marteen : Oui aucun problème, une partie du personnel d’EMI, que nous connaissions, a été transféré chez Warner, une boîte dont les responsables sont compétents. Bien sûr, on s’est rendu compte que cette fusion n’était pas encore au point. La firme n’avait pas l’habitude de sortir des disques d’artistes belges, mais plutôt américains. La situation était inédite pour eux. On l’avait remarquée, mais ils ont bien bossé pour rectifier le tir.

Votre premier opus vous a permis de décrocher un disque d'or ; et le second est, je pense, sur la bonne voie pour prendre le même chemin.

Lara : La plupart des remarques formulées à l’égard du nouvel album concernent le premier abord. On nous dit d’abord qu’il n’est pas terrible. Puis au bout de quelques écoutes, les avis changent, et il récolte de plus en plus de crédit. A tel point, qu’après quelques semaines, certains médias l’ont estimé tout bonnement génial. En fait, ce disque nécessite plusieurs écoutes pour être apprécié à sa juste valeur. Et quand il vous a investi, vous ne pouvez plus l’effacer de votre mémoire. Tu as même envie de le réécouter. Et ainsi de comprendre une nouvelle fois, le message qu’on tente de faire passer…

Sur les planches, le batteur est décalé à droite. Une configuration significative ?

Lara : Lors de nos premières prestations, le drummer se plantait derrière nous. Puis on a décidé de le décaler. En fait, chaque musicien a droit au chapitre. Mais le batteur ne doit pas nécessairement se réfugier au fond du podium. Et j’apprécie tout particulièrement les groupes qui se produisent sur une même ligne. Pas pour respecter une symbolique. Das Pop y a pensé avant nous et on s’est dit, pourquoi ne pas adopter la même formule. Et le résultat est probant…

Quand on vit à Alost, une ville administrée par la NVA, on ne craint pas l’hostilité de la presse francophone? 

Lara : Nous n'avons aucun problème avec la presse en Wallonie. Le seul souci que l'on a rencontré, c'est qu’il n’existe pas d’Airplay (NDR : un concept radiophonique spécifique au Nord du pays). Mais dès qu’on en a l’opportunité, on accorde une interview ou une session radio. Toujours. Mais on espère secrètement qu'il ait quelqu'un qui ose nous diffuser sur davantage de radios. Radio Charlekin (France) et Sud Radio ont fait le pas…

Vous vous êtes produits à Dour, Ronquières, l'Ancienne Belgique, la Citadelle de Namur, chaque fois à guichets fermés. Mais à Mons, il n’y avait pas grand monde. Une raison particulière ?

Marteen : Oui, manifestement, à Mons, le public était clairsemé. Il doit y avoir eu un problème. Probablement un manque de publicité.
Lara : Même le personnel de Sud Radio ignorait que nous nous y produisions. Tu imagines, ils bossent à Mons et ils n’ont même pas été informés…

C’est sans doute dû à une l’ouverture d’esprit de nos communautés, bien plus grande en Flandre qu’en Wallonie ?

Marteen : Je ne sais pas si c'est la raison. Il y a certainement plus de salles pour se produire au Nord du pays. Lorsque nous avons participé au festival de Ronquières, on nous a posé la même question. Au début des années 70, la Flandre a commencé à créer des réseaux. Et en récolte sans doute le fruit encore aujourd’hui. D’autre part, les radios accordent une place importante aux artistes du cru. Et certaines organisations, comme le PopPunt, aident les artistes qui font leurs premiers pas sur la scène musicale. Un ensemble de circonstances qui constituent un fameux tremplin. Mais en Wallonie, il existe également des formations qui ont acquis une dimension internationale, comme Girls In Hawaii…

On compare souvent la voix de Lara à celle de Nina Persson des Cardigans. Un compliment ?

Lara : Oui, un compliment ! C'est la première fois que j'entends cette réflexion. Ou peut-être la seconde. Il est vrai que j’aime sa voix. Et aussi le groupe. Cette remarque me fait plaisir…

Tu as participé aux sessions d’enregistrement de « Death And Glory », le dernier elpee de Montevidéo. Et je dois avouer que ta performance aux vocaux et remarquable. Qui a eu l’idée de t’inviter ?

Lara : En fait, leur manager a appelé le nôtre. Il a demandé si j’étais intéressé de participer aux choeurs. Au départ, j’ai mal compris ce qu’on je demandait, car je pensais devoir écrire des trucs sur cette chanson. Quand j’ai débarqué aux studios, on m’a demandé de me charger des backing vocaux. Je leur ai signalé que j’avais préparé le travail. J’ai donc été invité à me jeter à l’eau. Ce que j’ai fait. Et finalement, tout le monde était content du résultat. Moi aussi, d’autant plus que c’et un chouette album.

Et si nous parlions des influences d'Intergalactic Lovers ? Certain médias vous attribuent des références avec le hard rock mélodique…

Marteen : C'est une question très difficile. Il y a cinq personnes dans le groupe, et chacun a ses propres influences. Il y en a bien que nous aimons tous, mais dans l’ensemble nos goûts sont assez éclectiques… Le hard rock mélodique ? En live, alors. J'apprécie Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath et compagnie.
Lara : Oui, surtout sur scène. Et il est vrai que nos performances sont meilleures en ‘live’ que sur disque.

Vous paraissez très soudés au sein de la formation. Vous vous partagez l’écriture de la musique et des textes ?

Marteen : Nous nous connaissons depuis longtemps. Plus besoin de savoir sur quel bouton il faut pousser. Notre professionnalisme découle tout simplement de l’expérience acquise.
Lara : Nous participons tous à l’écriture de la musique. Je me charge des lyrics, mais Marteen y a également collaboré sur le dernier opus. Marteen, Raf et Brendan se concentrent davantage sur la musique. Et le plus souvent, ce dernier crée les ébauches à l’aide d’accords de piano. Bref, c’est le fruit d’un travail collectif. Et il arrive que dans un texte, l’un d’entre eux me dise qu’il est préférable de changer un mot ou une phrase. Tout le monde apporte ses idées, et lorsque nous sommes tous d’accord, on est satisfaits. Maintenant, il est exact que certaines influences inconscientes peuvent dicter notre conduite.

Quel est le meilleur concert que vous ayez accordé à ce jour ?

Lara : La première fois que nous avons joué à l’Ancienne Belgique ; et même si nous étions un peu trop nerveux, ce n’était pas mal. Mais le meilleur souvenir remonte à notre première participation au festival de Dour. En fait nous attendions devoir nous produire devant une centaine de personnes. Et quand nous sommes montés sur le podium, on s’est rendu compte que le chapiteau était plein à craquer. Une fameuse surprise ! Tous ces gens étaient venus pour nous. Nous n’en revenions pas. Un moment magique ! 

 

samedi, 20 septembre 2014 21:39

Soldout en Braille…

C'est le défi que s'est lancé le groupe belge Soldout pour illustrer la nouvelle campagne de la Ligue Braille : créer une musique à partir de sons de la vie quotidienne et de bruits de bureau.

« On avait déjà utilisé ce genre de sons sur nos albums, mais jamais avec autant d'éléments » confie Charlotte Maison, complice de David Baboulis du duo Soldout. Tous deux ont été immédiatement séduits par l'idée de la campagne de la Ligue Braille quand elle a fait appel à eux. « Ce qu’on a aimé, c’est l’idée d’intégrer des sons de bureau à la musique ; c’est quelque chose qu’on aime faire en général, donc on a tout de suite compris le concept » ajoute Charlotte.

Ainsi, du 12 au 30 septembre, la Ligue Braille va promouvoir l’emploi des personnes aveugles et malvoyantes sous diverses formes : un spot TV, des affiches dans le métro Bruxellois, une brochure visant à répondre aux questions des personnes déficientes visuelles et des employeurs, divers événements en lien avec la campagne, ainsi que des revendications adressées aux responsables politiques.

Le message de la Ligue Braille est clair : « Il ne faut pas toujours de bons yeux pour faire du bon travail ». Travailler, gagner sa vie et être ainsi inclus pleinement dans la société est un droit auquel tout le monde doit pouvoir prétendre, y compris les personnes aveugles et malvoyantes.

« J’espère que cette campagne va attirer l’attention du public et qu'elle contribuera à diminuer les préjugés qu’on a sur les personnes aveugles et malvoyantes. A titre personnel, elle nous a éclairés sur leur façon de travailler et nous a permis de découvrir les outils qui existent pour les aider » souligne Charlotte Maison.

On peut visionner le spot télé et le making-of par ici  

Pout télécharger la chanson gratuitement (version courte ou longue) : c’est par-là  

Soldout sera en concert :

-le 20/09/2014 à Paris au Bus Palladium pour le Nouvel-An Belge.

-le 16,17 et 18/01/2015 à l’Indie Week à Toronto au Canada.

Du 21 au 25/04/2014 au CMJ Music Mrathon  à New-York aux Etats-Unis.

 

vendredi, 19 septembre 2014 19:36

Exercice One (Ep)

Pink Velvet Paradox nous vient de la région namuroise. Manifestement, les musicos ont été biberonnés aux 80’s. Et tout particulièrement à Depeche Mode, Gary Numan circa « Tubeway Army », Kraftwerk, Front 242 et The Cure. La formation pratique ainsi une sorte d’électro-pop-rock-new-wave à coloration contemporaine. Elle décrit sa musique comme de l'électronique hypnotique aux ambiances variées mais toujours mélancoliques, naviguant entre romantisme synthétique des eighties et fougue électrique des années 90. Le line up réunit Raphaël Monin (drums, programmation, backing vocals), Gaëtan Favresse (chant, guitare) et Xavier Giot (basse), trois amis d’enfance.

A ce jour, ils ne se sont produits qu’à trois reprises en concert. Comme supporting act de Vegas. Découpé en 5 pistes, leur premier Ep s’intitule « Exercice One ». Et le trio est prêt à enregistrer son premier album. 10 chansons sont prêtes à être mises en boîte. Il ne leur manque plus qu’un producteur ou un manager pour parvenir à leurs fins.

« The Dragon » ouvre le bal. La voix est en retrait. Les machines nous replongent dans les eighties. Parue en single, cette chouette compo est caractérisée par un refrain contagieux ; et si elle bénéficie du petit coup de pouce nécessaire, elle pourrait squatter les dancefloors. Plus proche de DM, « 88 » possède de semblables aptitudes.

« Kill Yourself » nécessite plusieurs écoutes avant de pénétrer dans l’oreille. Mais cette composition finit par vous hanter. « Dark » lorgne vers la bande à Robert Smith. A cause de la voix, mais aussi de la ligne de basse obsédante et des riffs de gratte incisifs. Dans le souci de la recherche d’un parfait équilibre entre machines et guitares, « Get Out », « You Came Like Rain » et « Memories » empruntent un profil très contemporain, une plage au cours de laquelle la voix de Raphaël semble avoir abandonné toute velléité agressive. Enfin, « Liar », « Come On » et « No Way Back Home » complètement élégamment un tableau sonore que vous pouvez aisément retrouver sur leur site internet, ici

 

dimanche, 14 septembre 2014 01:00

Une (avant)-soirée avec Joan Baez…

Le Cirque Royal accueille, ce dimanche 14 septembre, Joan Baez, une grande dame dont l’engagement sociopolitique a marqué les 60’s et les 70’s. Une contestataire devant l’Eternel, à la carrière particulièrement longue, puisqu’elle l’a débutée, il y a plus de 55 ans. Radicaux, ses textes ont toujours été véhiculés par une musique folk teintée de country, blues, roots, gospel et rock.

Pour votre serviteur, c’est un peu la rentrée, puisqu’il assiste à son premier concert dans une grande salle, après les festivals estivaux. L'amphithéâtre est à la limite du sold out pour ce spectacle proposé dans le cadre de la tournée baptisée ‘An Evening With Joan Baez’. Pas de supporting act, l’artiste entame son set vers 20h15, en n’accusant que 15 minutes de retard sur le timing.

Et elle l’ouvre par le « God Is God » de Steve Earle, seule à la six cordes électro-acoustique. Steve est responsable de la mise en forme du dernier opus de Joan, « Day Afer Tomorrow », paru en 2008. Une belle manière de lui renvoyer l’ascenseur. La setlist est essentiellement constituée de reprises qui mettent en valeur la voix de La New-yorkaise –intacte, il faut le souligner– bien soutenue par deux remarquables musiciens. Soit le percussionniste Gabriel Harris, qui se charge des cymbales, congas, djembe et cajon, mais pas des drums. Et d’un multi-instrumentiste qu’on pourrait qualifier d’homme orchestre : Dirk Powell. Il est préposé à la sèche, au piano, à la mandoline, au banjo, au ukulélé, au violon, à l'accordéon et aux claviers. Un talent à l’état pur ! Le tandem est, en outre, capable de s’adapter à l’ensemble du répertoire de Joan. Le « Daddy, You Been On My Mind » de Dylan nous rappelle que c’est bien elle qui a ouvert la voie au Zim. Elle présente la plupart de ses chansons dans la langue de Molière, et nous signale ne plus avoir interprété cette compo depuis au moins 30 ans, sauf dans sa salle de bains. A chaque morceau, elle change de gratte. Elle attaque « Lily On The West », une chanson traditionnelle irlandaise, désormais passée dans le patrimoine de la musique traditionnelle américaine. Dylan l’avait également adaptée. Et Mrs Baez nous en propose sa propre version. Tout comme la superbe ballade « It's All Over Now, Baby Blues », une autre plage signée par le citoyen de Duluth. Le voyage à travers les States s’étend à toute l’Amérique. Elle dispense ainsi « Mi Venganza Personal », une cover de Luis Enrique Meja Godoy et « Lla Lorona », dans la langue de Cervantès, deux compositions activistes. Elle s’exprime alors dans celle de Shakespeare, et nous parle du Chili, de l'Argentine, du Nicaragua. Dirk siège derrière son piano à queue pour le majestueux « Just The Way You Are », une chanson au cours de laquelle les backing vocals de Grace Stumberg sont absolument superbes. Avant qu’elle n’embraie par « Farewell Angelina », une chanson à nouveau hantée par son vieux compagnon de route, Dylan…

Empreinte d’une grande délicatesse, la voix de Joan est divine tout au long du « Swing Low, Sweet Chariot » de Fisk Jubilee Singers. Un véritable tonnerre d'applaudissements ponctue son interprétation. « Le Temps Des Cerises » est un morceau dont les paroles ont été écrites en 1866 par Jean Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard, en 1868. L’auteur de la chanson était également un communard qui a combattu pendant la 'Semaine Sanglante' à Paris, en 1871. Elle l’interprète en français. Mais elle en connaît parfaitement le message révolutionnaire… La cover du « Joe Hill » Earl Robinson opère un retour en douceur. Celle du « Give Me Cournbread When I'm Hungry» de John Faney permet à Gabriel de démontrer son brio au djembé. « The House Of The Rising Sun » est un titre qui a été repris à de multiples reprises. Sa paternité n’et pas clairement établie, même si on l’attribue à Ashley et Foster, et que les Animals en ont commis la version la plus solide. Pourtant, celle dispensée par Joan est épatante. Le set s’achève par « Diamonds And Rust ». 50 minutes, c’est un peu court. Vu son répertoire, elle devrait pouvoir tenir plus de 120 minutes.

M’enfin, Joan Baez revient une première fois pour deux autre covers. Tout d’abord « Le déserteur », chanson antimilitariste issue de la plume de Boris Vian, dans son idiome original. Puis « Imagine » de John Lennon, moment chargé d’une grande intensité émotionnelle.

Et une seconde fois pour nous réserver « Here's To You », « The Night They Drove Old Dixie Down », caractérisé par excellente intervention vocale de Grace Stumberg, et le « Gracias A La Vida » de Violeta Parra qui clôt cet excellent concert, auquel on reprochera surtout sa brièveté… Serait-ce une forme de minimum syndical ?

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

samedi, 12 juillet 2014 01:00

LaSemo 2014 : samedi 12 juillet

Ma journée a commencé dès 6h00 du mat’. Raisons professionnelles. Mais votre serviteur est heureux de savoir qu’il va assister à la seconde journée du festival LaSemo ; un festival qui se déroule donc dans le magnifique parc du Château d'Enghien. Bref, pas tellement loin de mon domicile. Cependant, pour obtenir le sésame qui lui donne accès toute la journée, tu dois attendre minimum, 40 minutes au guichet d’entrée…

Je me dirige vers la scène 'Pavillon' pour y découvrir Marty and the Magic Minds, un quatuor qui pratique une sorte de pop rock teinté de jazz et de delta blues. Fondé en 2010, le quatuor réunit la jolie Vovk aux vocaux (NDR : elle chante dans la langue de Shakespeare), Martin Seghers (alias Marty) à la guitare, Lionel Pothin à la basse et le Kevin Aubry aux drums.

Le combo propose toute une série de chansons paisibles, en début de set. Les voix de Sasha et de Martin sont complémentaires. Mais je n'accroche pas trop. Trop calme pour votre serviteur. Et je décroche après 10 minutes.

Un autre quartet. Tourangeau. As de Trèfle. Leur aventure a débuté en 1996. Dans un garage… A ce jour il a écoulé un peu plus de 80 000 exemplaires de ses 5 albums. Des disques autoproduits. Et dans ce créneau, il a réalisé les meilleures ventes au cours de l’année 2 000, décrochant même une présélection aux Victoires de la Musique, dans la catégorie album découverte. Il a accordé plus de 800 concerts à travers toute la France et l’Europe. Et finalement, s’est forgé une certaine notoriété grâce au bouche-a-oreille.

Caractérisé par une irrésistible énergie rock rappelant la scène alternative hexagonale des 80’s, dont les regrettés VRP, leur musique véhicule des textes solides à l’humour grinçant. Le premier album « Haut les Nains », remonte à 1999. Il y a du rock. Du folk aussi. C’est déjanté, complètement loufoque ; mais surtout ce long playing sème un grain de folie sur la scène rock française, alors moribonde. Un opus qui recèle déjà quelques perles, comme « Haut les mains », « Chanson d’Amur » ou « Jessica ».

Le band fonde son propre label, La Charrette Productions, et vu le succès de l’opus signe un contrat sous licence avec BMG.  

Le deuxième elpee, « Sans les mains », paraît en 2003. Il est très bien reçu par la critique, mais également le public. En outre, le combo acquiert une solide réputation de groupe de scène, suite à ses prestations qualifiées de survitaminées.

Il se produit à la même affiche que d’autres ténors, comme Sergent Garcia, les Têtes Raides, Benabar, Jacques Higelin, Matmatah, les Wampas, La Tordue, Babylon Circus, Lofofora, Eiffel, High Tone, Les Wriggles, Percubaba, La Rue Ketanou, Hubert Felix Thiefaine, Les Hurlements d’Léo, Les Skatalites, Mass Hysteria, Max Romeo, et bien d’autres…

En 2005, il publie « Merci, Bonsoir », un Dvd live. De quoi faire le bonheur des fans de la première heure. Immortalisé dans son fief, à Tours, il confirme tout le bien qu’on pense du band sur les planches…

Après trois longues années de tournée, le combo grave le très attendu « Houlala ». Nous sommes alors en 2008. Un disque enregistré sous la houlette de Terence Briand. La popularité de la formation monte encore en flèche. Et étonnant, leur premier single issu de cet elpee, « A l’oreille de ta femme », parvient à faire une entrée fracassante sur les ondes radiophoniques, outre-Quiévrain.  

Plus ou moins150 concerts plus tard, accordés dans le cadre du ‘Houlala Tour’, en France mais aussi en Allemagne, Suisse et Tchéquie, périple au cours le band va croiser Shaka Ponk, Skip the Use, Les Ogres de Barback, Elmer Food Beat ou encore Zenzilé, As De Trèfle décide de pérenniser le dernier concert de ce périple, lors de son dernier show, exécuté de nouveau at home, à Tours. A l’Escale, très exactement. Un événement reproduit sur un Cd (mixé par Fred Norguet) et un Dvd (réalisation Les Films du Réel), sobrement intitulé « Houlalive ». Il paraît chez l’Autre Distribution, été 2010.

As De Trèfle est venu défendre son dernier elpee, « Pas Comme Tout Le Monde ». Et en live, il faut reconnaître que leurs compos véhiculent une véritable énergie rock. Pourtant, Géraldine, la violoniste attitrée, a cédé son archet à Smad. Mais ce dernier s’est rapidement intégré à l’ensemble, n’hésitant pas à colorer les compos de ses interventions stridulantes.  Parfois, leur folk/rock me fait quand même penser à celui de Louise Attaque. Même si leur expression sonore est parfois teintée de reggae. D’ailleurs, le chanteur a une vraie tête de rasta. Il épice ses lyrics de tas de calembours, des textes qui peuvent se révéler ravageurs ou atteindre le comble de la dérision. Ce qui ne l’empêche pas de solliciter l’auditoire pour reprendre les paroles en chœur.

« Bonjour A Tes Parents » ouvre le concert. On s’éclate à l’écoute de « Ça Ou D'La Merde » et « Tes Mains ». Burlesque, « Chanson d'Amur » fait pourtant la part belle aux grattes et au violon. Vieux standard du groupe, « Haut Les Mains » vous incite à jumper. Outre le fait de lever les bras en l’air. Un chouette spectacle à prendre au second degré, mais qui a surtout permis au public de faire la fête…

On ne peut pas dire que Fastlane Candies ait musardé en route, aujourd’hui. Ce matin, il se produisait aux Ardentes. Puis, il a mis le cap sur Enghien. Il est programmé sur le podium ‘Pavillon’. Et rien que pour le soundcheck, le public est déjà conséquent. Il s’agit de la quatrième fois que j’assiste à un de leurs sets. Et la toute première, c’était en supporting act de Wampire. Déjà, à l’époque, j’avais pris une véritable claque.

Fastline Candies est un autre combo liégeois signé par le label Jaune/Orange. Et dans l’espace rock francophone, c’est un gage de qualité. Après avoir publié un Ep 6 titres en 2011, baptisé "Cold Cold Caribbean", il vient de graver son premier opus, "Telenovelas", un elpee réalisé au Studio 5 (NDR : c’est aussi à Liège) et produit par Xavier Guinotte (My Little Cheap Dictaphone) ainsi que Raphaël Wynands.

Outre le chanteur/guitariste Alexis Alvarez (aka El Niño), l’autre gratteur Laurent Boutefire (aka Krispy Velours), le bassiste Baptcha et le drummer Jrm, le line up est enrichi d’une choriste, également préposée aux maracas, Sandy C. (aka Cheesy Cliché). Caractérisée par leurs superbes harmonies vocales, la pop acidulée du band ne manque pas de charme. Dès "Nothing At All" l’esprit est rivé par cette mélodie contagieuse. Un hit potentiel. Et si les guitares s’imposent, les percus trament le fil conducteur pendant que les voix caressent vos tympans. La setlist puise dans leurs deux essais : "Waiting", "Second Hand Boyfriend", "Girls", "Wound Me", "I Still", le premier single "Let Yourself Go", l’entraînant "Telling Stories" ; sans oublier le superbe "Telenovelas", titre maître de l’opus. Pas de claviers sur "La Chica", mais les vocaux féminins y mènent la danse. Le set s’achève en beauté par "Behind My Back" et le terrible "Summertime's Away". Excellent !

 

 

Direction grande scène pour aller applaudir un phénomène : Baptiste Lalieu aka Saule. Deux ans déjà qu’il étrenne son elpee « Géant », sur toutes les scènes des festivals. En produisant son album, Charlie Winston lui a ouvert les portes du circuit international. Et lui a aussi permis de prendre une autre dimension sur les planches. Ainsi, depuis, Baptiste n’hésite plus à haranguer les foules, mettant littéralement le feu partout où il passe. Pas étonnant qu’une grande amitié soit née entre les deux artistes.

Le set s’ouvre par l’incendiaire « Home Sweet Home». Ce sera le point de départ d’une hystérie collective déclenchée par « Chanteur Bio ». Il y a une belle interactivité entre  Baptiste, ses musiciens et le public. Si on jumpe sur « Un Type Normal », « Vieux » concède quelques instants de douceur. Un zeste de reggae nous propulse quelque part du côté de Kingston. Un extrait du premier opus destiné à ne pas trop perturber les fans de la première heure. « Dusty Man » constitue le cœur du spectacle, même si la voix de Charlie est remplacée par celle du bassiste, également préposé aux quatre cordes au sein du backing group du Britannique. C’est la sixième fois que j’assiste à un show de Saule. Un spectacle toujours aussi endiablé et enchanteur. Pourtant, il serait peut-être temps que Baptiste se décide d’écrire de nouvelles compos, ou tout au moins, de les inclure dans sa set list. Et s’il souhaite augmenter son capital sympathie, il serait peut-être bien inspiré en accordant une interview à Musiczine. C’est un appel du pied. J’attends impatiemment sa réponse…

Sur le podium ‘Pavillon’ se produit le ‘Régional’ de l’étape, en l’occurrence le très affable Cédric Gervi. Il est en pays conquis. Il exerce la profession d’enseignant à Enghien, sa ville d’origine. Ses aficionados sont venus en masse. Il y a d’ailleurs un monde fou sur la plaine. A l’instar de Jean-Luc Fonck, Cédric est un artiste atypique. Ses textes sont engagés, subtils et surtout truffés de calembours. Mais c’est un soliste, et il chante en s’accompagnant uniquement de sa guitare. Etonnante mais excellente initiative, une intermédiaire reproduit les textes de l’artiste en langage des signes. J’avais déjà eu l’occasion d’assister à ce type de relais, lors d’un concert de Kiss And Drive. Et même pour les personnes qui ne sont pas malentendantes, le spectacle est exceptionnel. D’autant qu’on ressent une complicité extrême entre l’artiste et l’intermédiaire. Cédric nous signalera quand même avoir dû adapter son spectacle pour faciliter le travail de la traductrice. Il a ainsi exhumé quelques anciennes perles, issues d’un répertoire qu’il avait délaissé.

La prestation de Cédric est terminée et je tire ma révérence en faisant l’impasse sur le concert de Patrice. Votre serviteur se lève très tôt demain matin et la fatigue commence à se sentir. Bref, l’édition 2014 de LaSemo est une belle réussite et je vous donne déjà rendez-vous en 2015. 

(Organisation LaSemo)

 

 

 

(Organisation LaSemo)

 

vendredi, 11 juillet 2014 01:00

LaSemo 2014 : vendredi 11 juillet

C’est au coeur du Parc d’Enghien, endroit rêvé et enchanteur, que se déroule un des festivals les plus écologiques de Belgique, le LaSemo (NDR : ce qui signifie graine en espéranto). C’est la seconde fois qu’il retrouve ce site. Jusqu’en 2012, il était hébergé à Hotton, en Province de Luxembourg. L’an dernier, il avait drainé 20 000 personnes dont 1 000 enfants. A l’instar de l’Esperanza, le LaSemo se veut avant tout écologique : aucun papier ne traîne et de nombreuses poubelles sont disséminées aux quatre coins du site. Mais surtout, une alimentation ‘bio’ est disponible pour les festivaliers. Deux podiums sont prévus pour les artistes : 'Clairière' pour les artistes ou groupes confirmés et 'Pavillon' pour les découvertes et les surprises. Le festival propose également des spectacles de théâtre, du cirque, de l'Art de la rue, des saltimbanques, des fanfares ainsi que diverses activités pour petits et grands. Les organisateurs sont également sensibles à l'accueil des familles ainsi qu’aux personnes à mobilité réduite. Et dans ce contexte, on peut allègrement accorder 4 étoiles sur 5 à cette organisation. En outre, vivre 3 jours de festivités dans un cadre aussi agréable, sans une goutte de pluie, que demande le peuple ?

Votre serviteur débarque à 16h00 pile pour assister à la prestation de Casssandre sur le podium 'Pavillon'. Le patronyme du groupe cumule bien 3 's', afin se différencier d’une autre formation française, lauréate de l'émission TV' X-Factor'. Par contre, Casssandre a également remporté le concours 'Du F dans le texte', organisé par le Conseil de la Musique. Un combo drivé par la chanteuse Cassandre Brieux. Elle est soutenue par le bassiste Laurent Brouhon, le claviériste Anatole Zephir, le guitariste Rom Bazz et le drummer Yann Chapoutier. Sans oublier la percussionniste/flûtiste, Esinam Dogbatse, qui a débarqué au sein du line up, il y a peu. La troupe se produit surtout en Belgique et dans le Nord de la France. Et compte un premier Ep à son actif. Il est d’ailleurs paru tout récemment.

La voix de Cassandre est tour à tour, tendre, réconfortante ou autoritaire. Parfois aussi marécageuse (NDR : le bayou ?). Le band pratique une sorte de folk teinté de jazz et chargé de swing, dans l’esprit de Matt Bianco, même si les textes sont interprétés dans la langue de Voltaire. Au sein de la setlist, j’épinglerai « Anima », « Silence », « Impossible », « Cigarette » et surtout « Ma brune » ainsi qu’« Impertinente ». Difficile cependant de se faire une idée du potentiel de ce groupe en 45 minutes. D’autant que la scène est étroite et empêche les musicos d’optimaliser leur show. Et finalement, ce sont surtout les interventions d’Esinam, à la flûte traversière qui vont le plus me séduire. Car franchement, elles apportent un plus aux compos. A revoir dans d’autres conditions. Aux Francofolies de Spa ou au Brussels Summer Festival ?

Cap vers la scène principale 'Clairière' pour y harponner les boucaniers de Cré Tonnerre. L’équipage compte huit albums à son actif. Boucanier, Mousse, Flibustier et Passager Clandestin, qu’importe, ils nous viennent tous du fin fond de nos grandes forêts qui recouvrent la Province du Luxembourg. Finalement, ils auraient tout à fait leur place au festival des Barges, à Scène Sur Sambre. Mais ici nous sommes à Enghien. Les cinq pirates vont nous faire vivre un premier moment festif. Une bouée de sauvetage en guise de décor. Pas de batterie : deux grattes électriques et une acoustique, du fifre, une basse, des claviers et de l'accordéon. Très second degré, le spectacle est coloré et humoristique. Les zygomatiques sont constamment sollicités. Une envie irrésistible de danser vous prend dans les bas des reins dès les premiers instants du spectacle. Le pont du paquebot est immense. Les moussaillons préparent l'abordage en courant de gauche à droite ou de droite à gauche, selon. Ils nous filent notamment « Un P'tit Orval », « Moussaillon Capitaine » ainsi que « Kenavo ». A cet instant, en fermant les yeux, on a l’impression d’accoster à Saint-Malo, à bord d’un vaisseau d’époque, en compagnie des corsaires de Surcouf... Elio est même de la partie. Mais surtout les spectres de Renaud, Tri Yann et des Cow-Boys Fringants planent dans l’atmosphère. Suivez le son des fifres et entrez dans la farandole. La Cré Tonnerre, c’est également la marque d’une bière, en dégustation au bar. Mon LaSemo commence en boulet de canon…

Je fais cependant l'impasse sur Cozier et Hermans, un duo piano/chant qui revisite quelques standards jazz et classique. Géraldine possède une jolie voix, manifestement très travaillée ; mais je n'accroche pas. Il est temps de se diriger vers les stands de restauration pour y découvrir les spécialités ‘bio’.

Je regarde de très loin la prestation de GieDré. Elle est seule sur la grande scène armée de sa guitare et entourée de poupées gonflables, marionnettes et préservatifs. Son discours est imagé, vulgaire et provocateur. Il y a des gosses dans l'assemblée et j’estime que ce type de spectacle ne s’adresse à ces petites têtes blondes. J’avais déjà eu l’occasion de voir et d’écouter son récital dans le cadre de l'Inc' Rock BW en 2013, et je n’avais pas accroché du tout.

Sur l’estrade ‘Pavillon’, le duo Heymoonshaker va constituer une belle découverte. Coiffé d’un chapeau mou, Andy Balcon se charge de la gratte. Dave Crowe sert de beatbox. Ces grands voyageurs ont expérimenté leur show, dans la rue, en Nouvelle-Zélande où ils se sont rencontrés. Ils mettent ensuite le cap sur la Suède, où ils décident de traduire leur spectacle en salle. Au fil temps, le tandem a emmagasiné les influences, tout en conservant une même passion pour le blues. Enfin, la paire est retournée en Angleterre pour y enregistrer un Ep intitulé « Shakerism ».

Dave est un véritable phénomène. A l’aide de sa bouche (et de son micro), il reproduit les sonorités de drums, basse, et même de machines. Particulière, la voix d'Andy est grave et rocailleuse. Un peu comme si elle était née d’un croisement entre Joe Cocker et Don Van Vliet (Captain Beefheart). Le set s’ouvre par un morceau digne de Jimi Hendrix. Le duo est capable de mettre le feu avec trois fois rien. D’ailleurs, on remarque la présence toute proche de pompiers et secouristes prêts à intervenir. Outre le blues, la paire brille dans le domaine du dubstep, que Dave dispense tout simplement à l’aide de son organe vocal. On comprend mieux pourquoi Heymoonshaker comptabilise plus de 30 millions de vues sur le web. A mon humble avis, il est à l’aube d’une grande carrière. En trois-quarts d’heure, il a mis tout le monde dans sa poche. Une prestation unique et à voir absolument. Je quitte le premier jour du LaSemo épaté par ce show, mais aussi fatigué. Demain, dès l’aurore, je suis au turbin…

(Organisation : LaSemo)

mardi, 08 juillet 2014 10:40

Une histoire de famille

La rencontre s’est déroulée au Witloof Bar du Botanique, juste après le concert de présentation de son nouvel opus, « Time away ». Sweet Jane alias Christel Mignolet a donc attendu plus de 10 ans avant de publier ce troisième essai. « Full moon » remonte d’ailleurs à octobre 2003. Ce qui méritait des explications…

Ce n’était pas intentionnel ! Au cours de cette période, je me suis consacrée à d'autres projets. Et comme je suis entière, je m’y livre à fond. Je n'ai jamais arrêté d'écrire des chansons. J'ai toujours continué dans mon coin, dans ma chambre. Et puis à un certain moment, je me suis dit qu'il était temps de faire un peu l’inventaire. Et réunir les chansons écrites dans le passé sur un album. J’en ai également ajouté quelques unes qui occupent une bonne moitié du nouveau cd.

L'écriture de tes textes est assez pointue, mais aussi soignée. Tu es méticuleuse ?

Mon écriture est spontanée. J’utilise énormément la métaphore. J’ai plutôt recours aux images plutôt qu’au réalisme. Et pourtant, je suis également dans la réalité, en utilisant des mots simples et directs.

« Sweet Jane », c’est le titre d’une chanson du Velvet Underground que Lou Reed a transformé en tube. Mais pourquoi avoir choisi ce patronyme ?

J’ai découvert le Velvet Underground, il y a une vingtaine d'années. Et j’ai flashé sur cette chanson. A cette époque, j’étais aux Etats-Unis en compagnie d’amis qui l’écoutaient souvent. Finalement, elle est devenue une expression entre nous. Aussi, quand j’ai cherché un nom de scène, je n’ai pas dû chercher très loin. Et puis la musique colle bien au projet. Oui, je reconnais, je suis fan du Velvet Underground.

D’après tout ce que j’ai pu lire, tu es très attirée par la scène britannique. C’est une référence primordiale pour toi ?

Oui, absolument ! J’ai été bercée par la scène anglaise, parce que ma maman est néerlandaise et elle écoutait beaucoup de musique anglophone. Mon papa est francophone, et lui est chanteur/compositeur. Mon frère joue également de la musique. Mon petit frère est ingénieur du son. C'est lui qui s’est chargé du mixing ce soir. Donc, c'est une histoire de famille. On baigne dans l’univers de la musique depuis notre enfance.

Se produire en concert, c’est important pour toi ?

Tout à fait ! A cause du retour que nous procure le public. Le ‘live’ me transporte. Me fait vibrer à l’intérieur. J’essaye de donner le meilleur de soi-même. Bien sûr que pour les artistes, il est très important de monter sur les planches… 

Au Botanique, tu as joué au Witloof Bar. Pourquoi pas à la Rotonde ?

Un concours de circonstances. Le Botanique est fort booké. Quand on m'a proposé de me produire au Witloof Baf, j’ai accepté. Je suis ravie d’y avoir joué. A ce propos, je remercie le programmateur du Bota, Paul Henry Wauters. A la Rotonde, le son est magnifique. J'y ai déjà assuré la première partie de Shannon Wright, au mois de novembre 2013 ; et c'était très chouette. Et la prochaine fois que je reviens au Botanique, cela sera à la Rotonde. Maintenant, je suis vraiment contente d'avoir joué ici ce soir après 10 ans d'absence. De voir que les gens qui sont déplacés ce soir ont apprécié le spectacle. Ils étaient vraiment enthousiastes. C'est mon sentiment en tout cas. J'ai les deux pieds sur terre et la tête dans les nuages. C'est un peu dans ma nature.

A propos de première partie, dans le passé, tu as accompli celles de Calexico, Sophia et d'Echo & The Bunnymen. De bons souvenirs ?

Chaque concert laisse de bons souvenirs. Pour Calexico, c'était à la Soundstation de Liège. A cette époque là, ils s’étaient déjà forgé une certaine notoriété, mais pas encore comme celle acquise aujourd'hui. Donc c'est chouette. Echo & The Bunnymen, je les ai précédés à l'Ancienne Belgique. J'étais un peu angoissée, car la salle est très grande. A l’époque, je n’étais pas très sûre de moi. Mais après le set, le guitariste est venu me voir pour me dire qu’il l’avait apprécié. J’étais vraiment contente, alors que pourtant, pendant toute ma prestation, j'étais dans mes petits souliers. Un excellent souvenir ! Sophia, on a grandi entre guillemets ‘ensemble’. Son projet a commencé à la même époque que le mien. Robin vit en Belgique. On se connaît. J'aime beaucoup ce qu'il fait. Il fait partie de mes relations amicales.

As-tu prévu une tournée des festivals ou des grandes salles pour défendre ton nouvel album ?

En tout cas, pas pour l'instant. Pas tout de suite. J'ai encore envie de poursuivre la tournée des petits clubs, en automne. En janvier, je vais peut-être encore me produire dans des centres culturels. Je commence à bosser sur un quatrième album et après je pourrais envisager celle des festivals. Si on me sollicite, bien sûr, je ne dirai pas non. Mais pour l'instant, je me suis cantonnée aux petits clubs et c’est plutôt une formule sympa. Je trouve que le rapport entre l’artiste et le public y est vraiment direct. Je suis très heureuse d’y jouer. Des grandes scènes, j'espère oui. Mais je suis déjà très satisfaite de ce qui m’arrive actuellement.

On compare souvent ta voix à celle de PJ Harvey. Un compliment ?

Une référence importante. C’est certainement une source d’inspiration pour moi. Et pour pas mal d’autres chanteuses. Mais pas seulement pour sa voix. Pour ce qu’elle dégage. Elle a vraiment en elle quelque chose de poignant. Et que l'on me compare à elle, c'est un beau compliment.

Que représente Spain pour Sweet Jane ?

Un groupe américain que j’adore. Enfin, leur musique. Elle est particulièrement chaleureuse, intense, soul, très poignante également. C’est également une de mes inspirations majeures. De nombreuses formations issues de la scène new-yorkaise pratiquent ce style de musique. J'ai tout de suite accroché. Velvet Underground était un peu plus rock. J’étais plus jeune aussi. Puis j’ai évoluée et je suis tombée sous le charme de la lo fi. Cette musique me berce, me transporte, m’envahit…

Question que je pose régulièrement aux artistes belges : peut-on vivre de sa musique en Belgique ?

Non, il faut garder les pieds sur terre. Adamo et Arno sont professionnels et peuvent vivre de leur musique. Ils s’exportent à travers le monde. Puggy et Suarez sont certainement sur la bonne voie. Tant mieux pour eux ! Pour tous les autres qui commencent leur carrière ou dont le style musical est plutôt alternatif, ce n’est pas possible. Le téléchargement illégal est toujours d’actualité. On ne vend pas de cd, sauf en concert. En magasin, c'est fini. On ne peut pas compter sur de telles rentrées au début d'une carrière de chanteur/musicien. Aujourd'hui c'est dur. Perso, j’ai une activité professionnelle en plus de l’artistique ; et si un jour je devais lâcher mon job pour vivre de ma musique, je le ferais. Mais pour l’instant, ce n'est pas mon intention…

Geoffrey Hautvas, c’est le leader d’Electric Château. Dans le paysage belgo-belge, ce n’est pas un néophyte, puisqu’il sévit sur la scène musicale depuis une vingtaine d’années. Et avant de monter son nouveau projet, il a milité chez The Dallas Explosion (NDR : fondé début des années 2 000, il a publié deux elpees et un Ep). Enfin, il prête sa basse à Vismets et Antoine Chance. Une nouvelle aventure qui a commencé été 2012, lorsque le leader a posé ses valises à Londres, pour écrire de nouvelles chansons. Après avoir défendu ses compos dans les clubs londoniens, le combo est revenu au plat pays pour enregistrer un Ep 6 titres intitulé « Noblesse Oblige ». Geoffrey qualifie son style de ‘royalty rock'n’roll’. Tourné vers le futur tout en véhiculant une certaine nostalgie du passé, il puise son inspiration dans l’histoire de la pop insulaire, depuis les mods et les rockers, en passant par les dandies et la britpop. Sur un ton sarcastique, les lyrics d’Electric Château s’attaquent aux grandes fortunes, à la noblesse et à la royauté. Mais nous réservent également quelques chansons d'amour...

L'Ep a été enregistré sous la houlette de Remy Polfliet et François Vincent (Romano Nervoso, Elvis Black Star). Il a été masterisé aux RAK Studios de Londres par Doug Shearer, personnage qui a notamment bossé pour Kasabian, Gorillaz et Rémy Lebbos de Vismets. Sur les planches, Geoffrey est soutenu par Maxime Honhon à la basse, Alexandre De Bueger (David Bartholomé, Alaska Gold Rush) à la batterie, ainsi que d'une section de cuivres. C'est une semaine après leur concert exécuté au Bar du Matin, un café concert sis à Ixelles, que Geoffrey a accepté de répondre à nos questions.

Le set accordé la semaine dernière à Bruxelles était sold out. Tu le pressentais ?

Je me doutais qu’il allait y voir du monde, car on habite tous dans le coin. Dans le public, il y avait beaucoup d’amis. Des fidèles et également des journalistes. Mais également des musiciens. Un chouette public, en tout cas.

Manon (NDR : Noa Moon) y était.

Ah, bon, je ne l'ai pas vue.

Je constate qu’au sein du nouveau line up de ton groupe, il y a des cuivres. C’était important de les incorporer ?

Il y a longtemps que je rêve de mettre des cuivres dans ma musique. Et j’ai franchi le pas. Un de mes albums préférés, c'est « Sticky Fingers » des Rolling Stones. Et la présence massive de cuivres explique, certainement, le crédit que je lui accorde. 

Quel est le dernier concert auquel tu as assisté ?

Celui de Connan Mockasin, hier à l'Ancienne Belgique. Pas mal du tout ! Cet artiste donne énormément de sa personne. En fait, rien qu'en communiquant avec son public entre les morceaux, on plonge directement dans son univers…

Quel est le dernier long playing que tu as écouté ?

« Lousy With Sylvianbrian » d’Of Montreal ! C’était lors du trajet, que j’ai effectué en voiture, qui m’a conduite ici. Un superbe disque que je considère comme mon album préféré pour 2013. Sans quoi, pour l’instant je relis une biographie consacrée à Neil Young et j’en profite pour réécouter tous ses albums en boucle.

Un nouvel album en gestation pour Electric Château ?

Pas encore. Là on retourne en studio au mois de mars. On a envie de mettre en boîte cinq ou six titres. Nous disposons de cinq nouvelles chansons que l'on aime bien et qu'on a envie de mettre sur bande. Perso, j'aimerais bien sortir un single deux titres. Un 45trs partagé entre face ‘A’ et ‘B’ qui permettraient des codes de téléchargements. Certainement avant juillet.

Vous vous produirez au cours des festivals d’été ?

Nous négocions des tas de dates, mais rien n’a encore été confirmé. En fait, tout va dépendre du Propulse. Le ProPulse est un peu l'Eurosonic belge. De nombreux organisateurs de festivals vont inévitablement assister à notre prestation. On verra s'ils souhaitent nous engager ou pas...

L'Angleterre, c'est un tremplin pour toi ?

C'est un de mes pays préférés. Mais après y avoir vécu, je préfère m’y rendre comme touriste. Une fois tous les six mois, pour y séjourner un week-end, c'est très bien. Clairement, quand on joue du rock et qu'en plus, on chante en anglais, c’est un des pays les plus importants sur la planète. C’est l’endroit idéal pour entamer une carrière. J'espère y retourner bientôt pour m’y produire. Un objectif futur à court terme, en tout cas.

J’ai lu que Paul Weller et Liam Gallagher constituaient des références majeures pour toi…

Paul Weller ? Absolument ! Pourtant je n’ai jamais été fan de The Jam. Je préfère The Style Council. Et surtout les disques solos de Paul. Lui et Nick Cave ont brillamment passé le cap des 50 ans. Leur carrière est significative. Etrangement, ce sont les deux derniers albums d'Oasis que je préfère. De bons disques de rock. A contrario, je n'ai jamais tellement accroché aux premiers. Le cd de Noël Gallagher est superbe et le projet de Liam, Beady Eyes tient bien la route…

Tu joues de la basse chez les Vismets. As-tu rejoint définitivement le line up ? Participes-tu à la composition ?

C'est une bonne question. Je ne participe pas du tout à l’écriture des chansons. Je me contente de jouer de la basse. Quand j’ai intégré le groupe, les morceaux étaient déjà terminés.

Pourquoi avoir transformé votre patronyme, en passant de Château à Electric Château ?

Pour deux bonnes raisons ! Un groupe américain totalement inconnu a également choisi ce nom et publié un cd qui porte le titre de « Château ». Les plateformes comme iTunes, Deezer et Spotify ne parvenaient pas à faire la différence. On se retrouvait dans une drôle de situation. Les internautes pensaient que nous avions sorti un nouvel elpee. Alors que ce n'était pas le cas. Un vrai problème ! Nous les avons contactés pour leur demander de les engueuler. Je ne sais pas, mais la première chose à faire quand on fonde un groupe, c'est de se renseigner pour savoir si l’appellation n’a pas encore été choisie. Bref, les services de streaming musical ont fait la sourde oreille. Lorsque des acheteurs potentiels nous contactaient, on leur disait qu’on s’appelait Château. Mais une semaine plus tard, ils nous rappelaient pour nous raconter qu’hormis la sélection de vins labellisée ‘Château’, nous étions absents des moteurs de recherche. Château est un terme difficile à référencer sur internet. C’est même mission impossible. Nous voulions cependant le conserver, mais on a été forcés de le précéder par le mot Electric.

Est-il possible de vivre de sa musique, en Belgique ?

Non. J'en connais très peu, en tout cas, qui en vivent pleinement. C'est clairement un truc auquel tu ne peux pas te consacrer toute ta vie. C'est comme un sportif qui joue au tennis. Sa carrière professionnelle dure quelques années, et puis il devient entraîneur. En général, un musicien finit inévitablement par se ranger. Le statut d'artiste en Belgique est loin d’être parfait, mais il permet de survivre. C'est clairement un chômage aménagé.

La seule alternative, c’est de s’exporter ?

Oui, car tu as vite fait le tour de la Belgique. Pourtant, tu peux y décrocher de chouette cachets. Mais il est préférable de s'exporter pour pouvoir revenir en Belgique plus tard. Bien sûr, tourner à l’étranger nécessite un fameux investissement. Un groupe sur la route a besoin d’un gros Van, de techniciens. Et la note grimpe rapidement. On perd de l’argent, quand on joue hors de nos frontières…  

Ce qui est paradoxal en Belgique, c’est que la plupart des artistes francophones se produisent presque exclusivement en Wallonie, et les néerlandophones, en Flandre. Seul Bruxelles semble échapper à cette règle. Arsenal qui est à l’affiche de Werchter, remplit le Lotto Arena ou le Sportpaleis, n’est guère connu dans le Sud du pays…

On se retrouve régulièrement sur des affiches parmi des néerlandophones. Auprès de Silvering signé par Sony ou Alton Walgrave chez PiaS. On s’est produit au Sportpaleis, au Marktrock et au Pukkelpop. C'est vrai que lorsqu’on arrive en Flandre, on a l’impression de débarquer sur un autre territoire. Les artistes francophones s'exportent plus facilement en France. Les artistes néerlandophones, aux Pays-Bas. C'est une réalité. Je me débrouille pour être programmé au Nord du pays. Je parle également le néerlandais. Hooverphonic et Ozark Henry ont acquis une certaine notoriété sur tout le territoire. Cette barrière est totalement ridicule. C'est à cause de la barrière de la langue. C'est un constat, mais il faut passer outre. Et puis des organisateurs wallons programment des néerlandophones à leur affiche, et vice versa. C’est très bien. Il est grand temps !

Les prochains concerts

23.08.2014 – Bucolique Festival (Ferrières)
31.08.2014 – Festival Scène sur Sambre (Abbaye d’Aulne)
27.09.2014 – Le Salon (Silly)
20.09.2014 – Fêtes de Wallonie (Namur)

 

jeudi, 05 juin 2014 01:00

Stripped

Le hard rock mélodique des années 80 ne ferait plus recette. Faux ! « Stripped », la compile qui résume la longue carrière de Cinderella en est la parfaite illustration. Cet opus était déjà paru, en 1999, sous le titre de « Live At The Key Club », chez Cleopatra. Il a été enregistré les 2 et 3 octobre 1998 au Key Club d’Hollywood durant la tournée baptisée ‘Unfished Business’. La nouvelle mouture a été enrichie de deux plages ; en l’occurrence « Sick For The Cure » et « Make Your Own Way », deux bonus tracks immortalisés ‘live’ lors de concerts accordés en 1991. Les quatorze autres pistes remontent à 1999. Des versions puisées au sein des quatre elpees parus entre 1986 et 1994. Une bonne initiative pour permettre de raviver le souvenir du combo chez les anciens aficionados ou d’inviter les néophytes à approfondir le sujet, en s’intéressant à leur discographie.

La naissance de Cinderella remonte en 1983. A Philadelphie. Lors de la rencontre entre le chanteur/lyriciste/guitariste/claviériste Tom Keifer et le bassiste Eric Bittingham. John Bon Jovi, poids lourd du métal mélodique, les prend sous son aile et leur permet de signer chez Mercury. Cinderella se traduit par Cendrillon, dans la langue de Molière. Leur premier long playing paraît en 1986. Il s’intitule « Night Songs ». Et suinte de glam bien yankee. Pensez à Poison ! Cinq pistes ont été retenues pour le recueil. Tom y signe tous les textes. Le single « No Body’s Fool » rencontre un succès certain et permet au combo de servir de supporting act à John Bon Jovi, Poison et David Lee Roth. « No Body’s Fool » est une superbe ballade destinée à caresser les tympans délicats. Efficace et caractérisée par son refrain entraînant « Shake Me » est une compo imprimée sur un tempo plus enlevé. La voix de Tom est haut perchée, légèrement rocailleuse, rappelant même parfois Brian Johnson d’AC/DC, une formation au sein de laquelle il puise une certaine inspiration.

« Long Cold Winter » remonte à 1988. Les traces de glam sont encore présentes, mais on y assiste à un virage carrément blues. Le disque va se vendre à plus de trois millions d’exemplaires aux States. 5 pistes de cet opus ont été retenues, dont le méga hit « Don't Know What You Got », une ballade racée, très spécifique de cette époque. Et que votre serviteur apprécie tout particulièrement.

Cinderella grave « Heartbreak Station » en 1990. Malgré des accents blues davantage marqués, et le concours de cuivres, le disque s’écoule moins facilement que le précédent. Pourtant, y figurent de très bonnes chansons comme « The More Things Change », « Heartbtreak Station » ou« Shelter Me », incluses sur la compilation, parmi les cinq pistes retenues, si on tient compte des deux bonus tracks.

C’est à partir de cette époque que Tom va rencontrer des problèmes de cordes vocales. Le quatrième album, « Still Climbing », voit le jour en 1994 ; mais il ne déclenche pas l’enthousiasme des trois premiers essais. D’ailleurs un seul titre a été retenu de cet LP, « Hot And Bothered ».

Cette compilation prélude le retour de Cinderella sur la route des festivals et des concerts. En espérant qu’il retrouve l’inspiration pour concocter un véritable nouvel album…

 

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