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    Anne-Marie en backstage … Elle s’est produite au Pukkelpop en 2016, a assuré la première partie d’Ed Sheeran en 2017 au Sportpaleis et au…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Le parcours de Jorja Smith a été fulgurant. Il y a environ trois ans, elle était encore pratiquement inconnue. Après avoir publié de nombreux singles autoproduits et un Ep intitulé « Project 11 », en 2016, elle a sorti son premier elpee, « Lost and found, en juin dernier. Drake et Elton John en sont de fervents admirateurs. Née en 1997, à Walsall en Angleterre, elle est d’origine jamaïcaine.

Le supporting act est assuré par Maverick Sabre. C’est un Londonien, mais aux racines irlandaises. Le style de ce chanteur s’inscrit dans la droite lignée de la nouvelle génération de chanteurs incarnée par Isaac Gracie, Daniel Docherty et Soham De. A son actif, deux long playings, « Lonely Are The Brave » (2012) et « Innerstanding » (2018). Et son dernier single, « Drifting », qui vient juste de paraître, est excellent…

Sur les planches, ce soir, Maverick est soutenu par son pote, Charlie, à la gratte. Sabre est avant tout chanteur, mais il se sert également d’une loop machine et circonstanciellement d’une gratte semi-acoustique. Notamment sur le titre d’entrée, dont il pince les cordes délicatement. Son débit de paroles est constant. Sa voix de crooner est puissante. Proche de celle de Colin Blunstone (NDR : le chanteur des Zombies), elle est capable de monter dans les aigus, sans difficulté, comme Jonathan Jérémiah. Charlie récupère la guitare et Maverick en profite pour arpenter le podium de gauche à droite, et inversement, en incitant la foule à reprendre le refrain. Il lui demande régulièrement si elle est en forme. Qui lui répond en applaudissant. Tout au long du single, « Drifting », les cordes finissent par littéralement vous envoûter. Lorsque Macrick rencontre un problème avec ses pédales, il en profite pour chanter tout en plaisantant. Manifestement, cet artiste a un fameux charisme…

La salle est comble. Trois estrades sont réparties sur la scène. Une est destinée au claviériste, la deuxième au guitariste ainsi qu’au bassiste et la dernière au drummer. Jorja a revêtu une longue robe blanche qui brille de ses milles étoiles sous le light show. Elle entame son set par le titre éponyme de son premier LP. Puis embraie par « Teenage Fantasy », une chanson qui décrit les amourettes adolescentes et qu’elle interprète sur un ton langoureux. Plus sombres, « The One » et « Wandering Romance » permettent à Jorja Smith d’ouvrir réellement son cœur sur un lit d’instrumentation particulièrement riche. D’ailleurs, elle n’hésite pas à étaler ses états d’âme lors des morceaux les plus intimistes... voire personnels. Ballade acoustique, « Goodbyes » scelle un véritable moment de communion entre les artistes et la fosse. Mrs Smith étale toute la puissance de sa voix, tout au long de « Tomorrow ». On pense tour à tour à Sade, Beyoncé, Rihanna, mais surtout Amy Winehouse, mais sans les dérives nées de la consommation excessive d’alcool ou de substances illicites. La surprise va survenir lors du freestyle « Lifeboats ». Tapissée par une instrumentation aux sonorités hip-hop sur fond de pluie, elle se lance dans le rap. Pari réussi !  

Avant d’attaquer « Carry Me Home », Maverick est invité à la rejoindre pour y prêter sa voix de crooner. Certaines compos de Jorja Smith pourraient facilement devenir des classiques. Et notamment le hit « Blue Lights », dont la version ‘live’ est absolument somptueuse, une compo qui clôt une prestation d’une durée de 75’, rappel compris. A l’issue du show, on a la conviction que Jorja possède toutes les aptitudes pour succéder à feu Amy Winehouse… 

Setlist : « Lost & Found », « Teenage Fantasy », « Something In The Way », « February 3rd », « The One », « Goodbyes », « Tomorrow, You Got Me » (The Roots cover), «Wandering Romance », «Carry Me Home », « On Your Own », « Lifeboats », « Where Did I Go? », « I Am », « Blue Lights ».

Rappel : « Don't Watch Me Cry », « Let Me Down », « In My Mind ».

(Organisation : Live Nation)

jeudi, 18 octobre 2018 16:47

Une danse des sentiments…

Le Festival Des Libertés s’ouvre par le concert de Brigitte, au Théâtre National. Cet événement constitue le rendez-vous automnal des défenseurs des droits humains, des agitatrices de réflexion, des amateurs de subversion, des brasseuses de diversité et des inventeurs de possible. S’y déroulent une multitude de documentaires, de débats, de spectacles, d’expositions et, bien sûr, de concerts. Toutes les formes d’expression se concentrent sur leur époque, engagées dans une démarche critique, inspirées par la promotion d’un monde plus juste et mélangées dans une ambiance conviviale et festive qui fait aussi sa renommée. 

Le concert est soldout. Le duo Brigitte réunit Aurélie Saada et Sylvie Hoarau. Elles viennent de fêter les dix ans de scène du duo, en publiant un troisième elpee baptisé « Nues », un disque qui leur colle parfaitement à la peau (?!?!?). Une décennie que cette paire glamour et langoureuse apporte un vent de fraîcheur à la chanson française.

Réalisatrice, Aurélie Saada est la plus sexy. Elle nous parle avec humour et passion de ses deux filles, Shalom et Scarlett, de leur père, de son paternel, de ses déboires ou passages à vide au cours desquels elles le soutenaient. Elle porte des bagues à chaque doigt comme dans « Le tourbillon de la vie », une chanson que Jeanne Moreau interprétait pour le film « Jules et Jim », en 1962. Plus réservée, Sylvie Hoarau est chaussée de lunettes rondes qui lui confèrent un air intello, mais pas coincé. Sur les planches, ce sont de véritables show girls.

Le podium est recouvert d’une cinquantaine de serpents factices qui portent en bouche une lampe. Six colonnes en tout ! Sans oublier les grappes de raisins, les serpentins et les colliers de fleurs. Et au milieu du jeu de quilles, en hauteur, trône une tête de taureau bien illuminée. Probablement celle qui représente Apis, le symbole de la force physique, de la fertilité et de la puissance sexuelle… Le décor est planté.

Les nanas sont soutenues par quatre musicos ; en l’occurrence un guitariste, un bassiste, un drummer et une claviériste. Elles apparaissent dans des longues robes blanches, dignes de celles de mariées, des toilettes signées Alexis Mabille, leur couturier fétiche. Des accords de gratte semi-acoustiques et d’ivoires ouvrent délicatement « Palladium » (NDR : très fréquentée au cours des sixties et des seventies par, notamment, Salvador Dali et les Beatles, le Bus Palladium est une boîte parisienne branchée ; Téléphone y a même enregistré son premier 45trs en ‘live’). Comme deux sirènes, elles ondulent déjà langoureusement le corps. Les textes sont explicites : ‘On boira du rock'n'roll, sur des vieux hits a la gomme’. Le set nous entraîne dans une forme de danse des sentiments, valsant au gré des chansons de « Nues », un album dont le message féministe s’inspire tour à tour de Lilith, Marie Leveau, Zelda Fitzgerald ou encore Frida Kahlo, à travers des histoires de femmes, de sœurs, de filles, de mères, d’amantes et d’amies. Certaines d’entre elles s’extirpent des clichés en misant sur la sincérité. Ainsi « Zelda » nous entraîne dans le Paris des années folles. Le recours au piano y est plus fréquent, et le sémillant « La Baby Doll De Mon Amour », un morceau electro/funky/disco en est une belle illustration. Caractérisé par ses rythmes endiablés, « Hier Encore » s’enfonce dans la culture malienne. Nos deux dames entonnent un vibrant « Ma benz » a cappella. A vous flanquer des frissons partout !  

La seconde partie va se révéler davantage intimiste et acoustique. Alors que les filles ont pris place sur un banc, les musicos sont tous en ligne à l’avant du podium, pour attaquer « Cœur de chewing-gum », le drummer s’asseyant sur un cajon face à des percus africaines. Et enthousiaste, la foule reprend le refrain en chœur. Le gratteur a opté pour la pedal steel alors que Sylvie est armée de sa Gibson de couleur brune pour « Insomniaque », une compo qui baigne au sein d’un climat western. Aurélie dédie « Mon Intime Etranger » à son père, une chanson vraiment bouleversante : ‘Il paraît qu'on reproduit les schémas. Ma mère est psychanalyste, ça ne m'a pas empêché de reproduire les schémas, hein maman?’’. Puis, un sanglot dans la voix, elle précise : ‘Cette chanson est pour le père de mes filles’. Après le dansant « Paris », « La Morsure » nous emmène en Afrique du Nord et plus exactement en Tunisie, là d’où est originaire Aurélie Saada. Le morceau évoque une femme blessée qui essaye d’aimer et de se laisser aimer. Evoquant la difficulté de quitter un homme qui la détruit, « Sauvez Ma Peau » rend hommage à Michel Berger, France Gall et surtout Véronique Sanson. Un bel hommage à ces icônes de la chanson française. Et après les inévitables « A Bouche Que Tu Veux » et « Oh La La », le concert s’achève par un « Battez Vous » démentiel. Les artistes saluent le public et sont longuement applaudis.

Deux morceaux seront accordés lors du rappel. Tout d’abord « La Vengeance d’Une Louve », moment propice aux déhanchements sensuels. Dos à dos, elles se trémoussent indolemment et menacent : ‘Touche pas à mon homme, sinon je te mange tout cru’. On suppose que le message est passé. Elles en profitent encore pour prendre un dernier bain de foule, alors que la foule est invitée à s’asseoir, pendant le morceau final, « La goutte de Sel De Tes Larmes », une compo qui fait fondre les cœurs, comme neige au soleil. Et c’est en triomphe que Brigitte quitte les planches…

Setlist : « Palladium », « La Baby Doll De Mon Idole », « Tomboy Manque », « Plurielle », « Suzanne », «  Zelda », « Hier Encore », « Ma Benz », « Cœur de Chewing Gum », « English Song », « Insomniaque », « Monsieur je t’Aime », « Mon Intime Etranger », « Carnivore », «  La Morsure », « Paris », « Sauvez Ma Peau », « J’Sais Pas », « A Bouche Que Tu Veux », « Oh La La », « Battez Vous ».

Rappel : « La Vengeance d’Une Louve », « La goutte de Sel De Tes Larmes ».

(Organisation : Festival Des Libertés et Bruxelles Laïque)

vendredi, 19 octobre 2018 15:33

The Legacy Of Atlantis

Fondé en 2012, Imperial Age est particulièrement apprécié par les musiciens de Therion. Pas étonnant que le groupe suédois les ait invités à assurer le supporting act de sa tournée. Et puis qu’il ait reçu le concours de la moitié de ses membres. En outre, la formation russe a également bénéficié de la collaboration du chœur de chambre du Conservatoire de Moscou ainsi que de Sergei Lazar (Arkona) à la mise en forme. Vu le contexte susvisé, vous vous doutez bien qu’Immperial Age pratique du metal symphonique.

En 2016, son Ep « Warrior Race », avait recueilli des critiques favorables sur la scène internationale, un disque qui faisait suite à « Turn The Sun Off! », paru en 2012. « Atlantis » constitue donc son second elpee. « Atlantis » désigne, dans la mythologie grecque, les filles du Titan Atlas. C'est aussi le nom choisi par Platon pour évoquer le continent disparu…

Théâtral et mélancolique, « The Awakening » véhicule des accents slaves. Un morceau d’entrée de plus de 14 minutes caractérisé par des chœurs riches et puissants. Une puissance qu’on retrouve sur « The Legacy Of Atlantis » et « Domini Canes ». Plus paisibles, « The Monastery » et « Life Eternal » se distinguent par leurs chœurs grégoriens, un peu dans l’esprit de Muse, Epica ou Dream Theater…

Des chœurs qu’on retrouve encore sur l’emphatique « Love eternal », une plage qui aurait pu naître de la rencontre entre les Chœurs de l’Armée Rouge et un orchestre symphonique, mais sous un angle métallique…

L’intensité monte en puissance tout au long de l’impérial, « Islands In Time »…

L’opus s’achève par un « And I Shall Find My Home » démoniaque et dévastateur.

 

vendredi, 19 octobre 2018 15:27

Constellation Of The Black Light

Ce band finlandais réunit Tuomas Saukkonen (guitare, chant), Mika Lammassaari (guitare solo), Joonas Kauppinen (drums) et Lauri Silvonen (basse, chœurs). « Constellation of the Black Light » constitue son quatrième opus. Il succède à « Tyhjyys », paru en 2017. Son style ? Le death métal mélodique.

Découpé en 7 pistes, cet opus s’inspire de la beauté et la froideur du pays natal des membres du groupe. Tuomas signale que la détermination et la persévérance ont été nécessaire pour graver cet LP, et qu’il a fallu franchir certains obstacles afin d’y parvenir. Le quatuor est cependant fier du résultat.

D’une durée de 10’, « Everlasting Fall » s’ouvre par des sonorités de cordes semi-acoustiques, au sein d’un climat paisible. Le ressac arrive peu à peu et le death metal revient au galop. Les percussions explosent et le chant hurlé de Tuomas nous prend à la gorge. Et pour « Breakwater » (voir vidéo ici), ce sont des notes d’ivoires qui amorcent discrètement la piste. Un riff de gratte suscite l’inquiétude avant que les cordes ne se fracassent sur la digue au cœur de laquelle le chant guttural finit par trouver l’ouverture.

« Forge With Fire » se répand comme une coulée continue…

Particulièrement mélodieux, « Defender » est hanté par le démon des ténèbres…

« Warfare » prône un black métal originel, torturé et sauvage.

Caractérisé par ses riffs ronflants, « Valkyrie » est d’une efficacité militaire, un morceau sur lequel vient se poser quelques accords de piano. Dynamisée par une batterie dévastatrice, la ligne rythmique sert de tremplin à des envolées de 6 cordes acrobatiques.

Wolfheart se produira en concert au Biebop de Vosselaar le 18/11/2018

 

lundi, 08 octobre 2018 16:48

Un Cœur de Pirate si fragile…

Le parcours de Béatrice Martin, aka Cœur de Pirate, a démarré il y a dix ans ; une décennie au cours de laquelle est a vendu quelques millions d'albums, décroché plusieurs prix et accordé de nombreux concerts au sein de 10 pays, en salle ou lors de festivals, dont ceux de LaSemo et des Francos, au cours de cet été. Elle se produisait donc ce mercredi 10 octobre à l’AB. La salle n’est pas comble ; d’ailleurs le second balcon a été fermé. Elle vient de publier, en juin dernier, son septième opus, « En cas de tempête, ce jardin sera fermé », un disque qui fait suite à un long passage à vide et dont les plages reflètent cet état d’âme, évoquant les relations amoureuses toxiques qu’elle a vécues en compagnie de ses ex-partenaires. Rappelez-vous, la Québécoise avait même envisagé d’arrêter sa carrière…

Gaël Faure assure le supporting act. Un Ardéchois (NDR : il est issu de Valence) qui après avoir participé à 4 saisons de la Nouvelle Star, a publié trois elpees, « Jardins En Ville » (2008), « De Silences En Bascules » (2014) et enfin « Regain » (2018), dont il va nous proposer, ce soir, plusieurs extraits, un disque mis en forme par Renaud Letang (Feist et Gonzales) et pour lequel Pierre et Charles Souchon, alias Ours, ont coécrit plusieurs chansons.

Il grimpe sur le podium seul. Barbu, il est armé d’une gratte électrique. Il déclare être presque chez lui en Belgique car il y a vécu 3 ans. Il soulève sa jambe droite en signalant qu’il assure la première partie de Béatrice. Un petit grain de folie qui me rappelle, quelque part, Julien Doré. Il entame son récital par « La Saison » avant d’embrayer par « Only Wolfes », dans la langue de Shakespeare, un morceau qui prend aux tripes. Sa voix semble camper un hybride entre un Polnareff jeune et Calogero. « Siffler » nous raconte avec humour, l’histoire d’un gars qui en a marre de son boulot et souhaite tout recommencer à zéro. Une chanson qui traduit le mal-être de la quarantaine. Surtout ne pas siffler, sinon l’artiste se déconcentre. Gaël confesse vouer une grande admiration à l’écologiste Pierre Rahbi qui a fondé le mouvement « Colibri » ; et à travers cette chanson, Gaël témoigne son engagement écologique en communiquant aux générations futures, ce que l’homme a foutu en l’air. Il faut donc sauver la planète. On sent d’ailleurs qu’il est proche de sa terre. Natale, mais pas seulement. « Traverser l’hiver » clôt un set de bonne facture…

Setlist : « La Saison », « Quelques Choses Sur La Lune », « Only Wolves », « Siffler », « Colibri », « Traverser L’Hiver ».

Une estrade d’une hauteur de près de 3 mètres, structurée en 8 paliers, occupe toute la scène. Au sommet, outre les énormes spots, sont plantés le drummer et le guitariste/claviériste. Les escaliers s’illuminent régulièrement lorsque Béatrice les escalade ou en descend. Un piano, lumineux par-dessus, de couleur blanche, trône en avant-plan. Il est destiné à Béatrice. Une autre claviériste s’installe à droite et un bassiste à gauche. Chaussée de baskets blanches et vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire, la Canadienne est resplendissante.

Le set s’ouvre par le quatrième single issu du dernier LP, « Combustible », un morceau qui emprunte subrepticement, un tempo bossa nova, avant qu’il n’adopte un profil davantage électro, la voix de Béatrice se noyant progressivement dans l’instrumentation. « Pour Un Infidèle » ainsi que le magnifique « Ensemble » reproduisent un schéma semblable. Interactive, elle gigote beaucoup, même si sa chorégraphie gestuelle est un peu répétitive. C’est en mode piano/voix qu’elle interprète « Francis », « City Lights » et « Place De La République », d’anciennes compos, chargées d’émotion. Pourtant, elle déclare s’en moquer, à plusieurs reprises. Mais on se rend vite compte que cette émotion est bien palpable, et pas seulement lorsqu’elle revisite les titres de ses 6 elpees précédents, mais surtout lors de ses nouvelles chansons. Elle aborde le thème des expériences traumatisantes comme le viol ou les violences conjugales. Se prononce sur le refus d’une relation née lors d’un flirt d’un soir, tout au long d’« Amour d’Un Soir ». Tout en libérant un max d’énergie, on la sent très fragile et lorsqu’elle parle de son vécu, on a l’impression qu’elle se met à nu. Le set s’achève par son hit, « Comme Des Enfants »…

En rappel, Cœur de Pirate nous réserve « Dans La Nuit » et « Prémonition », avant de verser quelques larmes. La sensibilité à fleur de peau, manifestement Béatrice n’est pas encore totalement parvenue à remonter la pente…

Setlist : « Combustible », « Pour Un Infidèle », « Ensemble », « Les Amours Dévoués », « Golden Baby », « Je Veux Rentrer », « Drapeau Blanc », « Malade », « Wicked Game », « Francis », « City Lights », « Place De La République », « Somnanbule », « Salement romantique », « Saint-Laurent », « Amour D’Un Soir », « Crier Tout Bas », « Carte Blanche », « Adieu », « Oublie- Moi », « Comme Des Enfants ».

Rappel : « Dans la Nuit », « Prémonition ».

(Organisation : Live Nation et Astérios Spectacles)

Sonnfjord dévoile un nouveau clip pour le morceau « Desert Town » figurant sur son Ep « City Lights », sorti en avril dernier, un disque à la fois rafraîchissant et lumineux. Alors qu'il vient d'être annoncé à l'affiche du prestigieux festival Eurosonic (Pays-Bas), le groupe se produira ce 16/11 au Reflektor (Liège) ainsi qu’au Salon de Silly le 03/11/2018 avec en supporting act The Sundays Charmer.

La vidéo, c’est par ici

http://www.sonnfjord.be/
https://www.facebook.com/sonnfjord/

mardi, 16 octobre 2018 16:17

C’est toujours l’été pour Arabella

« Summertime again », c’est le titre du single qui prélude le nouvel Ep d’Arabella, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année. Nourris depuis l'enfance à la culture rock et pop Anglophone, ce quatuor masculin propose sa propre lecture du rock’n’roll, quelque part entre le Swinging London des 60's et le rock des années 2000. Puisant son patronyme d’un titre des Arctic Monkeys, ce band grançais réunit Rémi Guirao (guitare, chant), Noé Trystram (guitare/chant), Martin Caudrey (basse) et Karim Réveillé (drums).

Les morceaux de ce groupe à la vingtaine triomphante évoquent les problématiques de leur temps, de leur époque : la jeunesse, le plaisir, les relations au monde et l'amour. Des titres urgents où les riffs de guitares se faufilent entre basse lourde et batterie brute pour soutenir une voix libre et sauvage.

Le clip, c’est par ici  

https://www.facebook.com/ArabellaOfficiel/

 

 

La chanteuse franco-américaine Cécile McLorin Salvant est de retour avec son nouvel album, « The Window », enregistré en duo avec le pianiste Sullivan Fortner. Tous les titres de ce nouvel album se focalisent l’amour, dans la tradition des duos voix et piano qui ont illuminé l'histoire du jazz.

 

« The Window » est une méditation sur la nature complexe de l’amour, à travers des reprises de Richard Rodgers, Stevie Wonder, du cabaret, du r&b, mais également des compositions originales.

Tout au long de l'album, Cécile McLorin Salvant donne libre cours à ses talents d’improvisatrice et d'interprète virtuose, dans des versions, pleine de fraîcheur d’airs piochés dans le répertoire des standards d’avant-guerre ou de Broadway, un œuvre qui s'achève sur « The Peacocks » autrefois immortalisé par Jimmy Rowles et Stan Getz. Sans jamais rien forcer ou surjouer, tout en utilisant toutes les possibilités de son registre vocal, elle pare ces mélodies d’harmonies chatoyantes, et leur confère une vérité.

La vidéo de « The Peacocks » : https://youtu.be/cxLfaFS4ofg

http://www.cecilemclorinsalvant.com/
https://www.facebook.com/CecileMcLorinSalvantMusic

Les artistes :

Cécile McLorin Salvant, chant
Sullivan Fortner, piano et orgue
invitée : Melissa Aldana – saxophone ténor sur « The Peacocks »

Tracklist :

  1. « Visions »
  2. « One Step Ahead »
  3. « By Myself »
  4. « The Sweetest Sounds »
  5. « Ever Since the One I Love’s Been Gone »
  6. » À Clef »
  7. « Obsession »
  8. » Wild is Love »
  9. « J’ai L’Cafard »
  10. « Somewhere »
  11. « The Gentleman is a Dope »
  12. « Trouble is a Man »
  13. « Were Thine That Special Face »
  14. « I’ve Got Your Number »
  15. « ‘Tell Me Why »
  16. « Everything I’ve Got Belongs to You »
  17. « The Peacoks »
mercredi, 10 octobre 2018 16:54

Droit dans le mur…

Soirée suédoise, ce soir, à l’AB, en compagnie deux formations issues de Göteborg, soit Graveyard et en première partie Bombus. Le concert était programmé, au départ, dans la grande salle, mais faute de réservations, il se déroulera dans une AB Box bien remplie.

Le Bombus est une variété de bourdons pollinisateur, donc utile à l’équilibre écologique. C’est aussi le patronyme choisi par un quatuor scandinave qui assure le supporting act de Graveyard. Il déclare pratiquer du ‘No bullshit metal and hard rock served with a slice of punkrock energy’, un style qu’il s’est forgé en s’inspirant de groupes comme Motörhead, Melvins, Metallica, Entombed, Poison Idea, Mastodon et W.A.S.P. et même Black Sabbath. Son dernier album, « Repeat Until Death », remonte déjà à 2016. Et l’an dernier il n’a publié qu’un seul single, intitulé « Call You Over ».

Si le drummer, Peter Asp, est en retrait, les trois autres musicos, c’est-à-dire les chanteurs/guitaristes Feffe Berglund, vêtu d’un tee-shirt à l’effigie du band de feu Lemmy Kilmister, et Matte Säker, ainsi que le bassiste Ola Henriksson se plantent sur une même ligne. Faut dire que vu la place prise par le matos de Graveyard, difficile de choisir une autre formule. Ce qui n’empêche pas ces trois gaillards de s’affronter régulièrement, manche contre manche. Un rituel bien connu dans le métal. Tout au long du dévastateur « The Poet and the Parrot », chaque gratteur y va de son solo personnel, en s’appuyant sur une section rythmique aussi imparable qu’efficace. Mais il y a un hic ! Un gros hic ! Rapidement insupportables, des infra-basses asphyxient l’expression sonore. Face à la scène, votre serviteur se réfugie alors près de la table de mixage, puis au fond de la fosse. Difficile de comprendre qu’au sein d’une salle aussi réputée pour son acoustique, le son soit aussi désastreux. Si ce personnage, derrière les manettes, a complètement bousillé les balances, on part droit dans le mur… (pour les photos, c'est ici)

Setlist : « The Poet and the Parrot », « Let Her Die », « Biblical », « Repeat Until Death », « Raised by Pigs »,« Rust », « Deadweight ».

Graveyard pratique du metal old school, c’est-à-dire fortement teinté de blues et de stoner. Il est parti en tournée pour défendre son cinquième et futur opus baptisé « Peace ». Fin septembre 2016, après une décennie d'existence, Graveyard se séparait, suite aux différents qui minaient l’existence du combo. Quatre mois plus tard, il décide de recommencer l’aventure, mais sans le drummer originel, Axel Sjöberg, parti rejoindre ses compatriotes de Big Kizz, alors remplacé par Oskar Bergenheim. Un an et demi après ce nouveau départ, le band va livrer, en avant-première, de larges extraits ce nouvel LP.

Outre le batteur, le line up implique Jonatan Ramm (guitare solo), Truls Mörck (basse, backing vocals) et le pilier Joakim Nilsson (chant, guitare rythmique). Bien que placés en ligne, les trois gratteurs changent régulièrement de place, et s’affrontent, rituellement, manche contre manche. « Walk On » ouvre le set. Déjà les deux sixcordistes mettent la gomme. La foule des premiers rangs reste calme et attentive. Pas de ‘round circle’ à l’horizon. Le concert semble parti pour un bon plongeon à travers les 70’s. Mais à nouveau, le set est confronté à des problèmes de balances. Les craintes émises lors du supporting act se confirment. Les interventions ou si vous préférez les vrombissements de la basse couvrent l’expression sonore. Aussi, après quelques titres, votre serviteur décide de quitter le navire avant qu’il ne sombre. Un concert qui figurera parmi les plus pourris de l’année… (pour les photos, c'est )

Setlist : « Walk On », « Please Don’t », « The Fox », « Hisingen Blues », « Uncomfortably Numb », « Cold Love », « Buying Truth (Tack & Förlåt) », « Slow Motion Countdown », « An Industry Of Murder », « From a Hole in the Wall », « Bord Of Paradise », « Goliath », « Magnetic Shunk ».

Rappel : « Low (I Wouldn’t Mind) », « Ain't Fit to Live Here », « The siren ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

samedi, 06 octobre 2018 11:13

Moins percutant que l’an dernier…

Un an plus tôt, jour pour jour, My Baby faisait salle comble au Club de l’AB. De retour au même endroit, mais à l’AB Box, la formation n’a attiré, ce samedi 6 octobre, qu’un peu moins de 300 âmes. Elle est venue défendre sont quatrième elpee, « Mounaiki», gravé cette année, un disque qui fait suite à « Prehistoric Rhythm », paru l’an dernier. Etabli à Amsterdam, le trio a été qualifié de ‘Next Big Thing’ par le programmateur du festival Glastonbury…

Le supporting act est assuré par John Fairhurst, considéré comme la relève des ‘guitar heroes’. Certains médias estiment même qu’il s’agit du digne successeur de Hendrix ou du fils naturel de Clapton. On le compare même parfois à Robert Johnson, Muddy Waters, Jack White ou encore Jimmy Page. Il est également très fier d’avoir eu l’occasion de jouer aux côtés de certains de ses modèles et tout particulièrement Johnny Winter ainsi que le Ten Years After. Aux States, on lui a décerné le titre de meilleur joueur de Resonator au monde.

Tour à tour hantée par Howlin’ Wolf, Tom Waits, Captain Beefheart ou Mark Lanegan, sa voix est grave, profonde et suave. Rythmé et coloré, son blues nous plonge tout droit dans le  delta du Mississipi. Et manifestement, aux six cordes, il impressionne et mérite les références susvisées. Le set s’achève par une jam de plus de 10 minutes au cours duquel John et son drummer vont multiplier les duels, en étalant toute leur technique et leur feeling…

My Baby réunit la fratrie Cato et Joost Van Dijk, respectivement chanteuse/guitariste/violoniste et drummer, ainsi que le prodige de la six cordes Daniel ‘Da Freez’ Johnston, homonyme autiste du génie folk américain. Les deux premiers sont bataves, le dernier, néo-zélandais, un musicien qui a tout assimilé chez George Harrison, Jimi Hendrix, Larry LaLonde (Primus) et Tom Morello (Rage Against The Machine).

A l’aide d’un médiator ou sans, selon, Johnston élabore les structures des compos, compositions qui mêlent psychédélisme, rock, blues, world orientale et électro. Le set débute par une « Intro » tribale et déroutante, un morceau qui reflète parfaitement le climat du nouvel opus. Incantatoire, la voix de Cato fait des arabesques, un peu comme une petite fille asiatique. Les interventions au dobro de Daniel, toujours coiffé d’un chapeau surmonté d’une plume, sont répétitives et teintée de delta blues. Joost est planté sur une estrade, en plein milieu du podium, légèrement en retrait. Il participe circonstanciellement aux vocaux et se sert d’une machine pour dispenser des beats électro. Cato pince les cordes de sa gratte, comme une basse, tout en privilégiant les trois supérieures. A trois reprises, elle va changer de tenue. La première lui confère une allure de geisha. En salopette flashy et multicolore, la seconde nous renvoie à la période glam/rock des seventies. Enfin, la dernière, plus sexy –body à franges et jupe courte, mais coiffée d’une perruque de couleur jais– correspond davantage aux adeptes de l’électro/swing. Pendant ses absences, les autre musicos en profitent pour expérimenter.

Le set va nous réserver des titres particulièrement groovy, comme « Supernatural Aid » ou « Shadow Dancer », d’autres trempés dans le trip hop, dont « Borderline », mais également électro/swing, parmi lesquels « In The Club » mérite assurément son titre. « For A Change » nous entraîne au cœur du désert, celui que traverse un Tinawiren éclairé. Enfin, Cato empoigne son violon, de couleur noire, et en pince les cordes machinalement, tout au long de « Love Dance Remedy ».

Bref, à l’instar de « Mounaiki », titre maître du dernier elpee, votre serviteur éprouve davantage de difficultés à pénétrer dans l’ambiance de ce concert qui quoique déconcertant se révèle bien moins percutant que celui accordé, à l’AB Club, l’an dernier. Un peu avant la fin du set, il décide d’ailleurs de tirer sa révérence…

Setlist : « Intro », « Mounaiki », « For A Chance », « Supernaturel Aid », Bordeline », « Shadow Dancer », « In The Club », «  Silhouette », «  Vigilante »,« Master Of War »/ « Bless You », « Love Dance  Remedy », « Sunflower », « Juno », « Shameless », « Seeing Red Uprising », «  Make A Hundred ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

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