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Rtro, cool, sexy, troublant et parfois improvis

crit par Didier Deroissart - mardi, 17 avril 2018
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Lana Del Rey
Sportpaleis
Anvers
17-04-2018

Dans le cadre de sa ‘LA to the moon tour’ (Trad : ‘Depuis Los Angeles jusqu’à la lune’), Lana del Rey se produisait, ce mardi 17 avril, au Sportpaleis d’Anvers. La salle est presque comble pour accueillir la New-yorkaise. Le public français s’est déplacé en nombre, l’artiste ayant décidé de boycotter l’Hexagone.

Le supporting act est assuré par Cat Power. Etonnant quand on sait qu’elle a entamé sa carrière à la mi-nineties. Mais il est vrai que confinée dans l’underground, elle n’a jamais rencontré de succès qu’auprès d’un public averti. Faut dire que son cocktail de punk, blues et folk, parfois teinté de soul, est particulièrement intimiste et surtout dépouillé. Vêtue d’une longue robe noire à volants, elle grimpe sur l’estrade sans adresser le moindre mot à la foule. Elle est soutenue par un préposé à la guitare, un multi-instrumentiste (gratte, basse, claviers) et un drummer, installé de biais, sur la gauche. Une toile protège le matos de Lana. Il ne reste donc guère d’espace pour Chan et sa troupe. Bien que douce et paisible, sa voix semble habitée, et elle l’accompagne de gestes, un peu comme Joe Cocker. Elle demande à la régie de monter le son de son micro. On l’entend donc maintenant parfaitement. Guère de remue-ménage jusqu’au moment où un épouvantable larsen a failli déchirer les tympans des spectateurs. Petit problème technique, heureusement rapidement résolu. Lorsque le multi-instrumentiste revient aux claviers, c’est pour nous réserver une bouffée de country et d’americana. Après 40 minutes de concert, Cat remercie Lana, le public, et présente ses musicos, d’un accent sudiste, à couper au couteau… 

Lana Del Rey a donc publié son dernier elpee, « Lust for life », en juillet dernier. Et c’est à la suite de cette sortie qu’elle a entamé ce périple de 37 dates, qui s’achève dans trois jours, à Madrid. Filmique, mélancolique, sa musique nous replonge dans une ambiance qui sent bon les 50’s voire les 60’s. Les médias ont décrit son style comme du ‘Hollywood Sadcore’, un genre au cours duquel elle décrit des romances tragiques, mais plutôt glamoureuses. Elle a composé toute une série de titres destinés au grand écran, dont « Young and Beautiful », qui a servi au long métrage « Gatsby le magnifique » et adapté « Once Upon A Dream » pour le dessin animé « Maléfique » de Disney. La Belgique lui a forgé son succès et Lana confirme qu’elle porte ce pays dans son cœur.

Le rideau dissimulant le matos en arrière-plan tombe et on découvre le décor prévu pour le show. Un cadre où sont représentés des rochers, des palmiers et autres plantes indigènes susceptibles de nous nous transporter, dans l’imaginaire, sur une plage sise quelque part sur l’île Hawaii. De chaque côté de l’estrade, deux petits écrans ont été installés. Et un grand, en fond de scène.

Les baffles crachent une intro puisée dans le répertoire d’Henry Mancini, « Experiment in terror ». Ce qui permet à la troupe de s’installer sur le podium. Deux immenses triangles, pointes vers le bas, sont suspendus au-dessus des artistes. La scène est structurée en escaliers. La plupart des musicos disposent de leur propre estrade. Devant celle du claviériste, Byron Thomas, trône un piano à queue. Tom Marsh dispose d’une batterie classique et d’une électronique, dont il va se servir plus régulièrement. Tout en haut et au centre, on remarque la présence de fauteuils de plage, en velours vintage. Ils sont destinés essentiellement à la paire de choristes/danseuses Ashley Rodriguez et Alexandria Kaye. Blake Stranathan se consacre à la guitare et Kevin McPherson à la basse ou la contrebasse, lorsque les deux gratteurs ne jouent pas des claviers. Le light show est particulièrement luxuriant.

Lana débarque sous un tonnerre d’applaudissements. Sexy, elle est vêtue d’un simple tee-shirt à l’effigie ‘Malibu’, d’une minijupe de couleur brune à paillettes, et est chaussée de bottes de même teinte grimpant jusqu’aux genoux. Les choristes ne le sont pas moins, et s’installent dans les chaises longues.

Le concert s’ouvre par « 13 Beaches ». Première constatation, Lana a pris de l’assurance. Tant derrière le micro que dans son attitude. Elle salue le public. Le set baigne au sein d’une ambiance rétro et cool. Même si sa musique libère des ondes davantage positives, l’artiste tient néanmoins à préserver son image de starlette hippie hollywoodienne des années 60 qui l’a rendu célèbre. Elle s’autorise quelques pas de danse qui vont même jusqu’à la dévergonder. Elle est d’ailleurs accompagnée de danseuses en ‘live’, avec qui elle entreprend des chorégraphies sensuelles, notamment sur la chanson « Cherry ». D’autre part, désireuse d’en finir avec son habituel spleen sentimental, Lana Del Rey a choisi de modifier certaines de ses chansons en live. Elle a affirmé qu’elle ne voulait plus chanter la partie ‘He hit me and it felt like a kiss’ qui figure dans le texte d’« Ultraviolence ». Suite au scandale qui a mis en cause le réalisateur Harvey Weinstein, Miss Del Rey a décidé de ne plus chanter son titre « Cola », dans lequel elle y faisait référence. Pendant « Pretty When You Cry », la chanteuse et ses 2 performeuses se couchent sur le sol. C’est sexy, sensuel et troublant. Ce qui n’empêche pas Lana de continuer à chanter d’une belle voix vintage. « White Mustang » est balisé par les ivoires. Elle regarde le public dans les yeux. La folie envahit alors la foule qui reprend à l’unisson les paroles. Les choristes viennent placer deux sièges haut devant la scène et s’en servent comme des ‘go go dancers’. Et les synthés traitent le tout à la sauce électro. Lana chamboule sa setlist, interprète ses succès, et nous réserve même un medley. Elle descend du podium et va à la rencontre des premiers rangs. Tout en continuant de chanter, elle réalise des selfies, signe des pochettes de cd’s et, en retour, reçoit des cadeaux de la part de ses fans, présents qu’elle dépose en bord de scène. Lana est touchée, sensible, pleine d’humilité. Elle casse les codes et devient aux yeux du public quelqu’un d’humble qui a des valeurs. Place ensuite au hit, « Vidéo Games », traduit en morceau electro/pop burné. Le titre achevé, elle demande à l’auditoire ce qu’il a envie d’entendre. Comme le boss, elle assure. L’auditoire a choisi « Gods & Monsters » et « High By The Beach ». Elle se dirige vers le pianiste qui semble incarner le rôle de chef d’orchestre. Grâce à la technique, l’avant-scène se transforme en mer bleue au sein de laquelle Lana, ses choristes et ses musiciens vont évoluer, et tout particulièrement pendant « Summertime Sadness » et « West Coast ». Au cours de ce dernier morceau, Lana va jouer en picking sur une gratte électrique, alors que les choristes distribuent des fleurs à la foule. Marilyn Monroe apparaît en hologramme derrière le band, tout au long de la cover du « Happy Birthday Mr. President ». Le show s’achève par « Off To The Races ». Pas de rappel, mais au bout de 100 minutes de prestation généreuse en émotions, l’auditoire n’avait pas de raison d’être déçu.

Setlist : « Intro » (Experiment In Terror) (Henri Mancini song), « 13 Beaches », « Cherry » (Scarborough Fair by Simon & Garfunkel outro), « Pretty When You Cry », « White Mustang », « Born to Die », « Blue Jeans », « Lust for Life », « Change, Black Beauty, Young and Beautiful », « Ride », « Vidéo Games », « Gods & Monsters » (demande public), «High By The Beach » (demande public), « Honeymoon », « Yayo », « Ultraviolence »,« Summertime Sadness », « West Coast », « Happy Birthday Mr. President » (Marilyn Monroe song), « National Anthem », « Off To The Races ».

(Organisation : Live Nation)

 

 



 
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