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Rocknroll attitude !

Triggerfinger
Ancienne Belgique
Bruxelles
15-12-2017
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Le minimum syndical !

crit par Didier Deroissart - mardi, 12 dcembre 2017
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London Grammar
Lotto Arena
Anvers
12-12-2017

C’est le second concert de London Grammar au Lotto Arena, en deux jours. La première date a rapidement été décrétée sold out ; les organisateurs ont donc décidé d’en ajouter une deuxième. Fondé en 2012, ce trio britannique réunit la chanteuse/pianiste Hannah Reid, le claviériste/percussionniste Dominic 'Dot’ et le guitariste Dan Rothman. Il pratique un cocktail d'electronica, de trip hop et de pop, qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Florence + The Machine, James Blake et The XX. Son nouvel opus, « Truth Is A Beautiful Thing », est paru en juin 2017, un disque pour lequel le groupe a reçu le concours de plusieurs producteurs prestigieux. La formation est ensuite partie en tournée pour le défendre. Un long périple dont c’est la dernière représentation ce soir…

Vu le retard accumulé, suite aux embouteillages sur la route, votre serviteur débarque à la fin de la prestation accordée par Lo Moon. Le temps de se faufiler afin de se dénicher une place idéale, le plus près possible du podium, et le set est terminé. Une indication quand même : la claviériste est plutôt jolie et possède une solide voix.

Place ensuite à London Grammar. Le light show est composé de trois immenses rampes de spots. Deux latérales et une frontale. Cette dernière réunit uniquement de petites leds. Dot se plante à droite, au milieu de ses claviers, ses congas et sa batterie, face à la foule. Hannah est calée entre son micro et son piano droit, placé de biais. Dan a opté pour la gauche, parmi ses claviers et près de sa gratte.

L’atmosphérique « Who Am I », ouvre le set. C’est un extrait du second opus. La fin de parcours de « Flickers / Help Me Lose My Mind  » se distingue par son rythme imparable. Hannah s’installe derrière les ivoires pour aborder « Nightcall ». Dot signale timidement qu’il s’agit de la dernière date de la tournée. On savait ! Pour le reste, on ne peut pas dire que les musiciens soient très bavards, sur les planches. Empreint de mélancolie, le registre vocal d’Hannah Reid est proche de celui d’Adèle. Et il impressionne tout au long du fabuleux « Hell To The Liars ». Les hits déclenchent l’enthousiasme au sein de la fosse, et particulièrement « Wasting My Young Years », « Hey Now », « Stay Awake  » ainsi que le superbe « Sights ». Elle épate à nouveau en interprétant « Rooting For You », a capella. Mais au fil du concert cette voix finit par lasser. Elle est sans doute exceptionnelle, cristalline, fragile, mais elle épouse constamment les mêmes modulations. On y cherche même de l’émotion. En outre, les musicos ne sont guère interactifs. L’expression sonore manque de relief. Le line up semble trop léger pour se produire en concert. Il y manque une section rythmique organique, de type basse/batterie. Et on ne peut pas dire que le son soit vraiment au point. Enfin, 70 minutes, rappel compris, c’est quand même peu pour une formation dont la popularité est croissante. C’est d’ailleurs ce qu’on pourrait qualifier de minimum syndical !   

(Organisation : Live Nation)

Pur les photos, c’est ici





 
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