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Une voix hors du commun !

Écrit par Béber - lundi, 20 novembre 2017
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Moses Sumney
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
20-11-2017

S'il est un artiste à suivre en cette fin d’année, c'est sans conteste Moses Sumney. Non seulement il est le petit protégé de Solange Knowles, mais il suscite l’admiration de David Byrne ainsi que de Sufjan Stevens. Originaire de Los Angeles, il a aussi reçu la collaboration d’Andrew Bird et de Beck. Il lui aura fallu trois ans pour écrire son premier essai. Un opus intitulé « Aromanticism ». On avait hâte de le découvrir en ‘live,’ ce lundi soir, au Botanique. Preuve de l’engouement provoqué par l’artiste, la Rotonde est pleine à craquer.

Il est 21h lorsque les lumières s’éteignent. Deux musiciens viennent s’asseoir aux extrémités du podium et plantent le décor sonore, en superposant les lignes de cordes. Quelques minutes plus tard, Moses Sumney grimpe à son tour sur l’estrade et s’installe derrière les trois micros posés au milieu de la scène. Il est vêtu d’amples vêtements de couleur noire et sa carrure en impose. Dès les premières paroles, il confirme tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Sa voix est un instrument à part entière ; et elle est même capable de monter dans les aigus avec une aisance déconcertante. Il s’en sert également pour construire des boucles. Et semble même y prendre du plaisir. Une technique qui crée inévitablement une certaine ambiance. Il enchaîne les morceaux de son premier et seul elpee, en n’oubliant pas le superbe « Lonely World ». Mais nous réserve également quelques nouveaux morceaux, ainsi qu’une reprise du « Come to me » de Björk. Si on a pu lire dans certaines interviews qu’il était timide, sur les planches, il est vraiment cool. Il n’hésite d’ailleurs pas chambrer le public, notamment lorsqu’il l’invite à chanter. Les deux musicos qui l’accompagnent affichent une belle maîtrise de leurs instruments. Le bassiste troque circonstanciellement le sien contre un saxophone. Et le guitariste brille sur ses cordes, en jonglant littéralement entre ses pédales d’effets. En l’absence de section rythmique et vu la complexité des morceaux, la performance des deux acolytes a de quoi impressionner.  Au bout d’une heure, ils laissent Moses Summey seul sur les planches. Armé de sa gratte, il attaque alors « Man on the Moon », un titre qui figurait sur l’album « Mid-City Island », paru en 2014, avant d’embrayer par le superbe « Plastic ». Enfin, il conclut le concert par « Doomed », assis derrière un piano à queue, démontrant ainsi toute sa polyvalence…

En l’espace d’une heure et demie, Moses Sumney n’a pas failli à sa notoriété nouvelle acquise. Rarement, on a entendu une voix pareille. Elle est même hors du commun. Une chose est certaine, on devrait encore entendre parler du Californien, au cours des prochains mois.

(Organisation : Botanique)





 
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