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La machine n’a toujours pas d’âme…

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 29 novembre 2017
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Témé Tan
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
29-11-2017

De son véritable nom Tanguy Haesevoets, Témé Tan est impliqué dans différents projets. Dont Goulash, un duo qu’il partage en compagnie de Noza et le sien en solo. Son 'one man show' avait réalisé le ‘buzz’, lors de son passage au dernier festival Esperanzah. Son coeur balance entre Kinshasa et Bruxelles. Faut dire qu’il a grandi entre les deux villes. Sa musique est le fruit d’un cocktail entre soul ‘motownesque’, world latino et surtout congolaise (pensez à Kasai Allstars, Konono n°1, Staff Benda Bilili ou encore Jupiter & Okwess International). Il vient de publier son premier elpee.

Youri assure le supporting act. Il y a déjà bien du peuple dans la salle. Très interactif, l’artiste signale être blanc, mais avoir longtemps vécu au Congo. En outre qu’il va nous montrer ce qu’est la musique africaine. Il a donc des racines black. Sur les planches, il se sert d’une guitare, d’une basse, d’un iPad et d’une loop machine.

« Chem Chem  » ouvre le set. Youri est plutôt doué pour créer ses boucles. Ce qui engendre parfois des moments vraiment magiques. Il est particulièrement interactif. Ses morceaux oscillent entre la world, le reggae, le jazz et l’électro. Dans ce dernier cas de figure, il nous bombarde d’infra-basses. Heureusement, le pilonnage ne dure que trois à quatre minutes. Et le set de s’achever dans un climat réminiscent des eighties. Pas mal du tout pour une première partie !

La Rotonde est pleine comme un œuf. Témé Tan va également nous proposer un 'one man show'. Un artiste plutôt sympathique et également très interactif. Pas besoin de se prendre la tête, cependant, pour assister à ses spectacles. Il ne transporte pas tous ses instruments, à l’instar de Rémy Bricka, mais les garde à portée de main. Soit deux machines et un ukulélé. Les compos sont rythmées. Et l’artiste semble prendre son pied sur les planches. Mais laisser des machines diriger la manœuvre déshumanise les sonorités. La machine n’a toujours pas d’âme. Bien sûr, il tripote de temps à autre ses curseurs, pour modifier les courbes musicales. Mais ces manipulations méthodiques finissent rapidement par lasser. Sous cette approche, la sueur et l’émotion sont les parents pauvres. De l’émotion, il y en aura quand même lorsque l’artiste se servira de son ukulélé. Au bout d’une demi-heure, quand même. Mais la transition sera de courte durée, Témé Tan en revenant à ses machines. Dans ces conditions, votre serviteur préfère alors s’éclipser…

(Organisation : Botanique)

 





 
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