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Audrey Horne

Écrit par Michel Serry - vendredi, 12 mars 2010
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Audrey Horne
Metal/Prog/Noise
Indie Recordings (promo Pettingzoo)

Audrey Horne est un autre ‘super-groupe’ issu de la scène extrême norvégienne. Cependant, contrairement à beaucoup de leurs compatriotes aux cheveux blonds et à l’âme noire, les quatre musiciens ont compris qu’il ne servait pas à grand-chose de former un ‘side-project’ pour y jouer la même musique que dans leur formation d’origine. Et de fait, depuis sa formation en 2002, Audrey Horne est toujours parvenu à marquer sa différence. Tout d’abord, en optant pour un nom tout à fait inhabituel, inspiré du patronyme de l’une des héroïnes de ‘Twin Peaks’, la série culte de David Lynch. Ensuite, en se détachant musicalement de la scène black/extrême métal dont la plupart de ses membres sont issus.

Probablement en manque d’inspiration pour le titre de ce troisième album (mais fort  heureusement pas pour son contenu), le combo a tout simplement décidé d’appeler son dernier rejeton « Audrey Horne ». La musique, comparée à celle de Faith No More à la sortie du premier opus « No Hay Banda » en 2005, est parvenue à évoluer. Et en 2010, elle baigne au sein d’un univers beaucoup plus personnel, quelque part entre le classic heavy rock, le post-grunge et le métal alternatif.

Si musicalement l’ombre de Faith No More plane encore à quelques rares occasions (« Circus »), le timbre vocal de Torkjell‘Toschie’Rød s’est éloigné de celui de Mike Patton et lorgne même parfois vers celui de Kjetil Nordhus (Green Carnation). Mention spéciale aux deux six-cordistes Ice Dale (Enslaved, Gorgoroth, Ov Hell) et Thomas Tofthagen (Sahg) ; et pour cause en faisant abstraction de leurs styles viking, black et doom rituels, leur jeu dynamique accroche instantanément, à contrario de celui dépressif, guerrier et blasphématoire, concédé auprès de leurs autres combos.

Et si Eyolf Nysæther et Herbrand Larsen (Enslaved) ne sont pas officiellement membres de la formation, les deux claviéristes de session, apportent davantage d’intensité à « Audrey Horne » (l’album) ; l’utilisation intensive de sons vintage (l’orgue Hammond) apportant une couleur ‘Classic Rock’ tout à fait jubilatoire.

Autre gage de qualité et d’ouverture, l’enregistrement, la production et le mixage sont signés par l’Américain Joe Baresi (Melvins, Clutch, Queens Of The Stone Age).

En clair, si vous aimez Alice In Chains, Deep Purple, Ozzy Osbourne, Faith No More et Green Carnation, « Audrey Horne » (le disque), la meilleure réalisation d’Audrey Horne (le groupe) à ce jour, devrait probablement susciter votre intérêt.



 
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