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mardi, 26 septembre 2006 02:00

Mièle

Ne pas se fier aux apparences : si leur nom évoque la douceur du miel, la cuisine musicale de Mièle aurait comme ingrédient de base le piment. Stéphane Daubersy, Catherine De Biasio et leurs compères ont réussi à concocter un album original, loin des sentiers battus (sauf peut-être par Gainsbourg ou quelques autres). Dès l’ouverture de l’album, la lente prière (« Jésus II ») a des allures de berceuse… d’insomniaques. Tout est dans le contraste ici. Contraste des genres, déjà. Des titres pop intimistes que ne renierait pas un Miossec (« Je vous avoue », « Les méfaits ») se glissent parmi des explosions rock au psychédélisme détraqué (« Nous sommes au juste », le single « Les chiffons rouges »). Contraste des styles, aussi. Des textes simples et empreints de dérision se greffent efficacement aux mélodies (« Crois-tu ? ») tandis que l’instrumental « Gladiator » se suffit en tant que tel. Contraste dans le temps, enfin. Comme ce « Macarony story » qui, du haut de ses 10’ bien passées, précède le (très) court dernier cri du groupe : « Rock » ! Tous ces grands écarts maîtrisés déstabilisent et font de ce groupe une sorte d’ovni musical délicieusement difficile à cerner. Reste que sur scène, Mièle est une évidence.

mardi, 30 mai 2006 02:00

Electrophone

Prenons quatre jeunes garçons. Invitons-les à écouter les classiques de la scène pop-rock anglo-saxonne des dix dernières années. Attendons qu’ils digèrent et demandons-leur de faire un album. Ca, c’était il y a quelques années. Depuis, le groupe a connu des changements personnels (le départ du guitariste Pascal Van der Wielen et l’arrivée du multi-instrumentiste Watch de Schutter) et aujourd’hui, Yel sort son troisième opus. ‘Electrophone’, c’est avant tout le disque d’un groupe qui s’interroge sur la vie, sur l’individu et sa place dans la société. Un groupe sincère qui croit encore aux idéaux.

« Est-ce que tu l’entends » ouvre le bal et confirme que Yel est bien un groupe qui réussit le difficile alliage du rock et du français. L’intro du morceau rappelle « Smell like teen spirit ». Joli clin d’œil. Toutes guitares dehors, le groupe prouve qu’il connaît bien ses classiques : on retrouve les envolées chères à Muse (« De l’autre côté ») et les riffs entêtants de Placebo (« Sans idéaux », « Nos raisons de passage »). Mais Yel, c’est aussi la recherche de l’instant d’émotion comme dans « Faut-il » ou « Au prix de contre-jours », une jolie ballade qui semble tout droit sortie d’un album de Jean-Louis Aubert. Quant aux morceaux « Mon âme » et « Rien d’autres que toi », ils sonnent plus FM (on n’est pas loin de Kyo). Dommage ! Mais arrêtons les comparaisons car, s’il est facile de rapprocher Yel à certains groupes français (Noir Désir, Pleymo, …) ou anglais (Placebo, Muse), à qui peut-on les comparer en Belgique ? C’est peut-être là leur originalité et leur force…

mardi, 11 juillet 2006 02:00

Say I am you

The Weepies, c’est avant tout l’histoire d’un coup de foudre entre deux songwriters. La scène se passe au Club Passim, à Boston, où Steve Tannen vient présenter son premier album "Big Señorita". Dans le public, une fan : Deb Talan. Cette dernière a sorti un disque, "Something burning", que Steve écoute en boucle depuis quelques mois. Le concert s’achève et les deux musiciens passent le reste de la nuit à jouer ensemble, intimidés et charmés. De là naîtra un premier essai "Happiness" (2003). "Say I am You" est le second opus du groupe. Dès l’ouverture ("Take it from me"), le duo promet une pop légère sans être naïve, discrète mais terriblement efficace. Guitare en bandoulière, le couple se partage le chant : tantôt elle, tantôt lui. Et puis, ensemble, leur voix s’épousent pour le meilleur. Les morceaux s’enchaînent et, sans rien révolutionner, vont pourtant à l’essentiel ("World spins madly on" ou "Suicide blonde", qui évoque l’écriture sombre d’Elliott Smith). De comptines douces-amères ("Nobody knows me at all", "Not your year") en vérité désarmantes ("Love doesn’t last too long"), les Weepies restent optimistes dans le désespoir. Sur la pochette de "Say I am You", deux petits oiseaux. Deux hirondelles, peut-être, qui ont fait un printemps.

En presque trente ans de carrière, Paul Weller n’avait jamais sorti de ‘live’ épinglant chaque étape de celle-ci. C’est désormais chose faite avec ce double « Catch-flame ! », enregistré au London’s Alexandra Palace, le 5 décembre 2005, à l’occasion de la dernière date d’une tournée sold out. D’après The Times, près de 50% du public présent avait moins de vingt-cinq ans. Un exploit pour un artiste dont la carrière a débuté en 1977, époque à laquelle il gravait son premier disque en compagnie de son groupe, The Jam. De ces années, il retiendra ici trois titres : « In the crowd », dans une version de plus de neuf minutes (dont deux soli de batterie), « That’s entertainment » et « A town called Malice », qui signe la fin du concert. De plus, Weller sélectionne deux hits de son deuxième groupe culte, The Style Council : « Shout to the top » et « Long hot summer » dans une version plus jazzy, qui a plutôt bien mûri avec l’âge. Weller fait également la part belle aux chansons de son dernier album « As is now ». Enfin, il va piocher dans le meilleur de sa carrière solo. « The weaver » et « Peackot suit » confirment le diagnostic : Weller est en pleine forme. Mais la bête peut aussi se montrer plus tendre, (« Wishing on the star » ou « Wild wood » que le public reprend en chœur), bouleversant même (« You do something to me »).

De l’autre côté de la Manche, Paul Weller est une véritable institution. Récemment, il s’est vu récompensé aux Brits d’une victoire pour son ‘exceptionnelle contribution à la musique’. Qu’on ne vienne plus demander pourquoi…

mardi, 11 juillet 2006 02:00

On the heights of despair

La pochette est noire. « On the heights of despair » (rien que ça) promet déjà un disque des plus réjouissants… Un coup d’œil aux titres (« Between boredom and fear », « Return to chaos », « Pretty far from ok »), et la tendance se confirme: Love Wollberg ne risque pas de nous faire rire. Bien que fort sombres, ses mélodies ne sont pas mauvaises, bien au contraire. A ce titre, il s’inscrit parfaitement dans la tradition des grands songwriters. Mais sa voix… Tout au long de ces onze chansons aux paroles suicidaires, elle se lamente, tremble, pleure presque. Qu’il est triste, ce Suédois ! Qu’il est malheureux ! Et que c’est agaçant ! Et quand il chante « Rendez-vous with nobody », on n’est plus étonné. Une chose est sûre : comparé à Wollberg, Elliott Smith était un fameux pitre !

mardi, 08 août 2006 02:00

La septième vague

Il y a le ciel, le soleil et la mer… Et cette septième vague que l’on espère. Assis sur la plage, ambiance ‘Cocktail chez mademoiselle’, il ne manque que la musique. Et voilà qu’une voix familière et chaleureuse vient demander à l’oreille : ‘Do you wanna dance’ ? Pourquoi pas… S’en suivra alors une longue nuit où on dansera, où on se baladera les pieds dans l’eau, où on se surprendra à rêver, peut-être… Mais autour du feu, on s’ennuiera hélas…

Pour son cinquième album studio, Laurent Voulzy a décidé de se faire plaisir en revisitant quelques souvenirs musicaux. Perfectionniste devant l’éternel, ce sont dix-huit classiques (voire un de plus) qu’il reprend ici, en français comme en anglais. The Doors (‘Light my fire’) et Sade (‘Smooth operator’) côtoient Brigitte Bardot (‘La madrague’) et Trenet (‘Le piano de la plage’). Excepté la reprise osée et très réussie de Montand (‘A bicyclette’, tout en pizzicato), c’est surtout de la complicité des duos que naît le charme : Voulzy invite Andrea Corr sur « All I have to do is dream » des Everly Brothers, Lenou pour un tendre « Yesterday once more » des Carpenters et, on ne l’attendait plus, l’ami Souchon plus groovy que jamais (« The 59th street bridge song », de Simon & Garfunkel). Si l’ensemble paraît alléchant, il faudra pourtant zapper quelques titres (« Santiano », « Derniers baisers ») pour ne pas risquer de s’endormir avant la fin de l’été.

« La septième vague » est un moment de calme marin, de douceur des îles. Idéal pour un duel au soleil, si l’on a le cœur grenadine…

mardi, 20 juin 2006 02:00

The secret life of...

Question : quel est le pluriel d’Avril Lavigne ? Réponse : The Veronicas. Jess et Lisa Origliasso ont vingt-deux ans, un 'look qui tue' et sont jumelles. N’échappant pas aux règles de la génétique, lorsque l’une des deux commence une phrase, c’est son double qui l’achève, avant de reprendre en chœur le refrain. Résultat direct d’un tel duo, l’énergie est bien présente. Chacune des chansons (qu’elles ont par ailleurs composées) suit la structure classique que doit suivre une chanson pop ultra formatée : des couplets plutôt calmes et des refrains plus corsés. A la manière de TaTu, les Australiennes livrent ici une cargaison de tubes potentiels. : « When it all falls apart » en tête, mais aussi le single « 4ever », « Everything I’m not » ou encore, parce qu’il en fallait une, la ballade « Speechless ». N’excédant que rarement les 3 minutes 30, les morceaux parlent d’amour et d’amitié, comme d’habitude (mais peut-être moins naïvement). « The secret life of The Veronicas » est un album ultra sophistiqué qui ravira certainement les fans du genre, ceux qui, quand ils ne sont pas en train d’en parler au collège, regardent MTV jusqu’à ce que leur mère gueule et qu’ils soient obligés de répondre : 'Mais c’est bon, M’man, lâche-moi !' Bref, c’est frais, c’est jeune, c’est à la mode et c’est pénible.

mardi, 15 août 2006 03:00

The Light will be

Le premier opus de Tommy est une invitation au voyage. Laissons valises, passeports et crème solaire à la maison : la virée aérienne se passe à l’intérieur. De son timbre brut et pur, Tommy Donald Colin rêve à haute voix. Sa souffrance, ses doutes, ses espoirs puis sa sérénité se déclinent en onze morceaux tantôt riches en sonorités, tantôt dépouillés, toujours séduisants. « Dreamworld » et « The light will be » ouvrent l’album, annonçant une pop mélodique très british. Gentille ? Pas tant que ça: Tommy sait y ajouter la force du rock et un dynamisme électro lorsqu’il le faut. Léger et profond, « Alright » rassure tandis que « We can change » ressemblerait à une réponse destinée à Lennon lorsqu’il nous demandait d’imaginer : ‘Don’t forget what we can make, if we all want the same. We can change our world.’ Jouant sur les variations rythmiques, alternant rage et douceur, Tommy explore aussi ses zones d’ombres: ‘Together is a word I didn’t know, with all my soul I want a relation, but from the room of my autism, no word comes out when I want to talk, your open hand is my salvation’ (“Nevertheless”). Si le Tommy des Who était aveugle, pour celui-ci: “The light will be”. Thank You, Lord.

mardi, 13 juin 2006 03:00

Marie-Jo Thério

Effet de mode ou non, le Québec envahit souvent nos ondes à coups de Natasha St-Pier ou autres Isabelle Boulay. Cette 'nouvelle découverte' ne joue pas dans cette cour. Au contraire, le registre de Marie-Jo Thério serait plutôt intimiste et discret. Sur cet album éponyme, elle conte en douceur des histoires pas toujours heureuses et parfois enfantines (« Brille brille petite tortue »). Son interprétation, bourrée de retenue (elle chuchote parfois) n’est pas sans rappeler une certaine Carla Bruni, également chez Naïve. On pense aussi parfois à Lynda Lemay ou à Jane Birkin comme dans « Café Robinson », où elle susurre et, en bonne acadienne, maîtrise le franglais. Ses chansons, principalement accompagnées d'un piano, content sa ville natale, Moncton (son accent est plus prononcé sur ce morceau), les jardins de « Matavenaro » et l’affligeante histoire d’« Evangéline ». En dehors de ces instants mélancoliques, « Song for Lydia Lee » (qu’on imagine aisément chanté par des sirènes joyeuses, version Walt Disney) vient heureusement casser la tristesse ambiante. « Bodily deltas » offre un sympathique moment à voix multiples avant de replonger dans la langueur des « matins habitables ». Mais Marie-Jo Thério n’est pas seulement tendre : avec « J’vais m’en aller », elle dévoile la face plus tendue de sa personnalité, plus rock. De même pour la 'ghost track', « Come on Marty », sur laquelle elle se révèle en fin de compte plus groove, plus cool… Au final, il s’agit d’un disque timide qui s’adresse principalement à 'ceux qui croient en l’amour et qui espèrent', comme elle le chante.

mardi, 18 juillet 2006 03:00

Sessions

Nous sommes en 2005, un jour de décembre. Sebastien Tellier s’enferme en compagnie du pianiste Simon Dalmais pour une session acoustique de son répertoire. De cette rencontre naîtra un album où des titres issus de « L’incroyable vérité » (2001) et de « Politics » (2004) trouveront un nouvel éclat dans le dépouillement : un piano, une voix, une guitare. Enregistré sous la houlette du producteur Alf (Air, Phoenix…), « Sessions » montre au grand jour tout le talent mélodique de Tellier qui, lors de ses albums précédents, ne parvenait pas toujours à se démarquer. Le barbu au costume blanc cassé, la cigarette au nez (vérifiez sur la pochette) offre des versions magnifiées de ses morceaux intemporels (« Bye bye », « Black douleur », « Kissed by you »…). Une fois de plus (et sans doute mieux qu’auparavant), « La ritournelle » invite au voyage le plus onirique. En dix plages, Tellier nous emmène ailleurs, dans un monde où la beauté est intacte. Homme de tous les culots, il nous propose une version personnelle de « La dolce vita », de Christophe. Le risque paie car, si cette reprise frôle le pathétique, elle réussit à émouvoir en l’évitant de justesse. Classe. Enfin, cerise sur le gâteau, il achève sa performance par un inédit (« Classic »). Intense et intime.

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