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mercredi, 21 janvier 2015 16:01

Exit Verse

Geoff Farina, le leader d’Exit Verse n’est pas né de la dernière pluie. Chanteur/guitariste, il partage notamment son emploi du temps entre Karate, Secret Stars et Glorytellers. Et ses deux compères ne sont pas davantage des néophytes, puisque le drummer, John Dugan a sévi chez Chisel et Edsel, alors que le bassiste, Pete Croke, participe à l’aventure de Brokeback et Tight Phantoms. Le trio chicagoan s’est formé en 2013. Depuis l’enregistrement de cet elpee, Dugan a cédé ses baguettes à Chris Dye (Speck Mountain, Chin Up Chin Up).

Les cordes de Geoff, qu’elles soient vissées sur un manche en bois ou collées au fond de sa gorge, dès que l’une ou l’autre émet un son, on tend l’oreille, on se pose et on écoute.

Pour ce nouveau projet, Farina a délaissé son folk embrassé en solitaire et son rock indie afin d’aborder un concept audacieux.

A premier abord, l’esprit très 80’s d’« Exit Verse » prête à sourire. Parce que la plupart des artistes qui ont tenté ce type de revivalisme se sont pris une solide gamelle. La vilaine qui blesse…

 Et bien l’ami Geoff, …pas

Mieux encore, parvenir à concrétiser une idée aussi détachée à l’aide d’un engagement musical aussi conséquent, est pratiquement époustouflant.

Mais cet angle eighties n’a pas été redimensionné au format contemporain, mais simplement ce sont les 70’s qui ont adopté une dimension 80’s. Un mécanisme qui s’est révélé particulièrement efficace, car le résultat est plus que probant. Et se décline en véritables pépites… On se demande quand même, pourquoi personne n’y a pensé plus tôt ?

« Exit Verse » c’est une machine à remonter le temps, un hommage à la musique d’une certaine époque ; mais en même temps, une mise en abîme, un retour à l’essentiel qui souffle malgré tout, une fraîcheur toute simple et naturelle.

Il est agréable de rencontrer aujourd’hui encore des artistes susceptibles d’étonner. Et donc pour votre serviteur, de découvrir semblable projet.

Bien vu !!

 

vendredi, 16 janvier 2015 11:27

Playland

Johnny Marr est aux Smiths ce qu’Angus Young est à AC/DC. Deux fameux guitaristes responsables de la coloration sonore de leurs formations respectives. Et deux personnages qui ont influencé une kyrielle d’artistes, insulaires surtout pour le premier.

Le dandy de 50 balais n’a jamais abandonné le mediator, après le split des Smiths. Mais on ne peut pas dire qu’il se soit, depuis, remis en question.

« Playland » est un elpee de bonne facture. Pas parfait, mais qui passe bien la rampe. Et puis, on en n’attendait pas davantage de sa part.

Quelque part entre pop et rock, les onze pistes de cet opus sont sculptées dans des mélodies très accessibles. Pas de quoi casser trois pattes à un canard certes, mais elle sont immédiates et entraînantes et pourraient même faire pâlir de jalousie, les frères Gallagher…

C’est beau, c’est propre, c’est clair, c’est fluide, c’est bien torché. Bref, sans la moindre complication, ni prétention.

Mais on ne peut pas dire que l’LP sorte du lot. Après deux ou trois écoutes, on a même l’impression d’avoir déjà entendu certaines chansons.

Pas de surprise, pas de dérapage, pas de renouveau. A tel point, qu’au fil de l’écoute, un sentiment de lassitude est susceptible de vous envahir…

Un moment agréable, sans plus. Qui vous incite même parfois à se dandiner…

Puis on range le disque. Peut-être définitivement. En gardant quand même à l’esprit que cet artiste a malgré tout un talent incroyable pour torcher des morceaux de pure pop. Et à ce titre, Jonny Marr mérite le respect.

 

vendredi, 16 janvier 2015 11:27

High Hazels

C’est The Coral qui est coupable…

En balançant son incroyable « The Curse Of love », il avait pris soin de parsemer des pépites rock britonnes hors des sentiers battus. Alors qu’elles leur étaient réservées. Les salauds !

Parce qu’à première écoute, cet opus ne m’avait pas vraiment convaincu, je m’étais quand même décidé à remettre le métier sur l’ouvrage…

L’émulation provoquée par les Anglais retombée, j’ai donc réinséré le disque dans le pick-up (NDR : vous me suivez encore ?) ; et j’ai pris une claque. Finalement méritée.

Un peu comme si la pochette me traitait d’ignare tout en me balançant un coup de coudes dans les côtes, mais de manière sympathique.

L’indie rock pratiqué par High Hazels est accessible, c’est vrai. Il mêle subtilement des influences qui oscillent d’Arctic Monkeys aux Kinks en passant par The Libertines. Bref, la musique est bien insulaire. Et jamais, elle ne perd le fil de ses références. Chacun son business ! Insulaire, car ce climat me fait furieusement penser au tea time : thé et galettes, entouré d’un mur Laura Ashley. Les pieds enfermés dans des loafers et le pantalon remontant, car trop étroit dans le bas.

Des moments qui ne suscitent apparemment guère d’enthousiasme, mais traduisent un sentiment de protection et d’amour. Le tout plongé dans un contexte où le bon goût et le savoir-vivre se cultivent outre-Manche.

High Hazels doit depuis m’avoir pardonné cet accès de snobisme, et depuis, il tourne et tourne encore dans mon lecteur…

vendredi, 12 décembre 2014 17:50

Arcore (Ep)

L’occasion est trop belle pour s’en priver.

Quand une bande de lascars décident de jammer et d’envoyer le bois, la consommation de houblon augmente tout comme la sécrétion de la sueur. Leur patronyme ? A Supernaut. Et il est excellent !

Couillu au possible, l’Ep de ce band bruxellois nous dessine un cercle électrifiant, blindé à la vitamine diluée dans un galon de bourbon.

On pourrait même traduire « Arcore » par ‘dikke klûût’, tant il en faut des grosses pour libérer sur si peu (trop peu) de morceaux, une pareille dose d’énergie.

Puisant ses influences à la fois chez les Kinks, Funkadelic, The Dead Weather et Black Sabbath (vu le nom du combo, on s’en doutait un peu), la galette se déguste sans modération et sans même risquer un quelconque écœurement.

Possédées et contagieuses les quatre pistes s’écoutent à fond les manettes, au risque d’envoyer le vumètre dans le rouge.

Du rock, certes, mais sacrément bien branlé où l’on perçoit la volonté de se faire plaisir avant tout.

A Supernaut est un projet prometteur, qui gagne à être connu, à être reconnu et que des fans hystériques s’arrachent les sous-vêtements au cours d’une gigue destructrice…

A Supernaut donne envie d’être mauvais, puant et outrancier ; mais putain c’est tout ce que l’on attend.

L’Ep est téléchargeable sur leur bandcamp ; et c’est ici ou dans certaines crèmeries spécialisées

 

vendredi, 31 octobre 2014 11:40

Suis Moi

Le rock’n’roll est immortel ; cependant « Suis-moi » nous pousse quand même un peu vers l’hospice…

Louis Bertignac. L’homme, le guitariste, celui qui a ouvert les esprits sur la potentialité d’un rock français excitant et excité. Lui qui grâce à Téléphone est parvenu à faire grandir une génération de gamins (dont votre serviteur), en faisant croire qu’une guitare pouvait être possédée…

C’est triste et cruel, mais sur son dernier elpee, Louis Bertignac déçoit. Pour la première fois de sa carrière, le Français parvient à fractionner l’écoute de son album. Déception et moule à gaufres, cette galette est tout bonnement insipide. Elle est même chiante et gluante. L’écouter d’une traite relève du défi.

Il serait trop simple de trouver la cause de cette déception, en remettant une couche sur les effets du célèbre télé crochet au sein duquel notre Louis était co-juré.

Il serait également facile de tout mettre sur la sagesse que Bertignac commence à devoir affronter en affichant la soixantaine joyeuse. Non, un rockeur ne doit pas devenir mielleux en vieillissant, ce n’est pas compris dans son code génétique. Et du mielleux, il en gerbe à grand débit, tout au long de « Suis Moi »

Mais ou se situe l’erreur ? Ou est passée la verve outrancière et le glaviot brûlant des elpees précédents ?

Pourquoi tant de mièvreries ? Et pourquoi si peu de réactions en regardant Bertignac se fourvoyer de la sorte ?

Vraiment, sur le coup, c’est avec une grande tristesse que l’on s’oblige à rédiger une chronique.

« Suis-Moi » est tout ce que Bertignac a combattu durant sa somptueuse carrière : des compositions exsangues de contenu, des lyrics fades, bref des niaiseries…

Alors oui, de temps à autre, il y a bien un bon riff de guitare. Quelques éclats qui sortent la tête de l’eau. Mais ils sont si rares qu’on les remarque tout de suite et que l’on peut en faire le compte facilement. Et c’est pour cette raison, que la déception est si grande.

 

mardi, 28 octobre 2014 10:59

Y Dydd Olaf

C’est avec beaucoup d’intérêt que nous nous sommes penchés sur le projet de Gwenno Saunders.

Petite piqûre de rappel, Gwenno militait fièrement, micro vissé à la main, dans les Pipettes, un girl band qui a connu son petit succès début des années 2000.

A la fois chanteuse et DJ, la demoiselle possède beaucoup de charme, un certain charisme et une énergie scénique assez communicative.

C’est à présent seule qu’elle se lance dans l’aventure, et dès la première écoute, on se persuade qu’elle sera belle.

Tout d’abord interloqués par le titre de la galette « Y Dydd Olaf », on réfléchit au jeu de mots ou à la phonétique qu’elle pourrait cacher. Mais en lisant le titre des morceaux, on comprend vite que la Galloise vient défendre ses origines par ce qu’elle a de plus ancré en elle : la langue.

Très vite, l’album s’emmitoufle dans une pop rêveuse aux accents electro. Aussi rapidement également, le souvenir de Trish Keenan explose dans les oreilles.

 Vaporeuse, désuète mais également parfois incisive et pertinente, la voix de Gwenno se fond parfaitement dans les mélodies qui enrobent et réconfortent, tout comme le proposait Broadcast, à l’époque de Tender Buttons, en 2005. Ce qui plombe un peu le côté novateur de « Y Dydd Olaf  », mais là n’était pas son but de toute manière.

Manifestant énormément de tendresse et de rêve, la galette poursuit son chemin de manière convaincante. Souvent, la frustration d’avoir séché les cours de Gallois dans notre jeune époque, nous prive du plaisir de vraiment pouvoir s’immerger entièrement dans les chansons. Il ne nous reste dès lors que la possibilité d’imaginer des paroles, l’exercice offre du coup, une dose de vision supplémentaire. Gwenno pourrait nous chanter sa liste de courses à effectuer au supermarché que le subterfuge tiendrait la route.

C’est donc dans une ambiance mystérieuse et excessivement douce que l’enchaînement des plages s’exécute. Petit bémol tout de même, à vouloir insuffler du rêve, le réveil est rapide et fait mal. La durée de l’album n’étant pas hyper longue.

Cependant, « Y Dydd Olaf  » baigne dans le bonheur tout en sublimant les éléments. Un argument à la créativité personnelle.

« Y Dydd Olaf  » est juste magnifique et vivement conseillé.

 

mercredi, 15 octobre 2014 16:44

Arc Iris

Que les censeurs se lèvent, après avoir lu cette chronique, et me jettent tout ce qui leur passe sous la main : amplis, enceintes, bouquins, cailloux, belle-mère, je suis prêt à en prendre plein la poire.

Que les autres restent assis.

Si je vous annonce qu’« Arc Iris » est neuneu, une première salve de projectiles est en préparation.

Certains critiques musicaux crient au génie. Perso, cet opus me laisse dubitatif. Il baigne dans un climat de douceur surannée, volatile, sans véritable but ; une impression accentuée par la voix aérienne et mielleuse à souhait. Bref, « Arc Iris » est un album parfait pour les dépressifs.

Yann Tiersen (la B.O. du film Amélie Poulain), Kate Bush et Sufjan Stevens doivent plus que probablement constituer les influences majeures de cet Américain.

N’y cherchez aucune fantaisie dans sa musique, mais une grande sensibilité exacerbée par de longues tirades au piano et des cordes de violons emphatiques. Tout ce qu’il faut pour plomber l’atmosphère.

Certaines pistes tentent néanmoins de manifester une touche d’optimisme voire d’allégresse (« Stranger I know », « Pestiodon Fasciatus » « Unhand Me »), mais la plupart d’entre elles nous entraînent dans un abîme ténébreux… Mais était-ce vraiment l’objectif de l’artiste ? Je n’en suis pas vraiment sûr…  

Quoiqu’il en soit, si vous estimez que la souffrance est une forme de bonheur et qu’intellectualiser le sens mélodique entraîne légèreté et bonheur, pas de doute, vous devez vous jeter sur « Arc Iris »

Pour les autres, évitez l’épreuve ; elle ne ferait qu’aggraver toute situation qui vous semblait jusqu’alors claire et gérable.

 

mercredi, 15 octobre 2014 17:01

Love Triangles, Hate Squares

Alors que tout semblait rouler pour The Computers, qu’il parvenait à se détacher d’une scène rock un peu consanguine en proposant un rock pêchu, cinglant et original, il nous largue « Love triangle, Hate Squares ».

Mais pourquoi ?

Pourquoi ce changement de cap ? Pourquoi cette incursion dans la pop insipide et commerciale ? Bref, la mauvaise surprise est de taille.

La pochette de l’album prête à sourire. L’attitude de la formation anglaise ressemble à de la gêne. Vêtus de costards étroits, taillés dans le velours, comme les adeptes du punk/rockabilly, on dirait qu’ils cherchent à se cacher ou tout au moins à s’excuser d’avoir commis un tel disque.

Se seraient-il rangés ? Auraient-ils succombé aux sirènes lucratives ? Nul ne le sait.

Une chose est sûre, cette troisième galette est celle de trop. Celle que l’on enregistre pour vendre et surtout plaire à un maximum de public.

Alors que les concessions semblaient tout à fait inacceptables pour le combo, le style du band s’est adouci, liquéfié, et est même devenu condescendant.

Et que reste-t-il de l’essence même du groupe ? La banane dressée et les cordes chatoyantes. Car les compositions s’étouffent rapidement dans la multitude d’effets inadaptés. Les précédents elpees semblaient trop courts, celui-ci paraît long, interminable même et n’est pas du tout abouti.

« Love triangle, Hate Squares » est une trahison. En voulant plaire à tout prix, The Computers risque de perdre son âme. Allez les gars, on se réveille !!

 

vendredi, 19 septembre 2014 19:44

Pas de Chichi Entre Nous

Le titre de l'album nous le demande : « Pas de Chichi Entre Nous ».

Alors Romain Lateltin, mon garçon, n'y allons pas par quatre chemins et respectons ta proposition.

Je me méfie toujours, et souvent avec raison, des beaux plumages. Ils ont la fâcheuse tendance à ne pas valoir le ramage.

Emballé dans un joli box en carton dont le graphisme ne manque pas de style, enrichi de fiches pour recueillir les textes, « Pas de Chichi Entre Nous » en fait déjà trop pour correspondre à son message.

Romain propose tout au long de cet elpee de la chanson française assez basique. Entre banjo, guitare sèche, mandole, harmonica, trombone, l’instrumentation adopte quelque part le principe de la fanfare des ‘bons copains de lycée’. Et pourtant c’est sous cet aspect que le disque se révèle le plus intéressant. On y ressent une belle osmose entre les différents musicos ; leurs interventions se révélant très opportunes. Personne ne vient d’ailleurs jamais tirer la couverture de son côté.

Les textes ne sont guère transcendants et parlent bien souvent d'eux mêmes : « Je Dévore les Bonbons », « Badaboum, Patatras », « Ni Dernier, Ni Premier », etc. Mais a contrario d’Ours, de Dyonisos ou de Louise Attaque, entre les lignes, c’est le vide.

Il y a pourtant 10 ans que le Français sillonne les routes. « Pas de Chichi Entre Nous » constitue son 5ème opus. Il serait peut-être temps que l’artiste étoffe son écriture. Qu’il sorte des sentiers battus. Qu’il choisse son camp. Entre ‘variétés’ et chanson française à textes. Car, tout au long du long playing, ses compos semblent un peu défraîchies, surtout datées, par rapport à la nouvelle scène hexagonale.

Pourtant bien ficelées ses chansons sont empreintes de douceur, et laissent transparaître un humour à la sensibilité d’éternel ado. Clichés, clichés, …

« Pas de Chichi Entre Nous » ne réinvente pas la roue, mais devrait cependant plaire à un public des Francos ou aux inconditionnels de la langue de Molière. Mais pour l’originalité, faudra repasser…

 

vendredi, 19 septembre 2014 19:42

The Future Isn't What It Used To Be

Le titre de l’album se traduit par ‘l’avenir n’est pas ce qu’il avait l’habitude d’être’. De quoi laisser songeur.

D'entrée de jeu, « The Rapture » tisse une trame interrogative qui, au fil du sillon, gardera tout son sens.

Alors que le futur ne semble plus être ce qu'il était, le passé, pour Exit Calm, semble par contre, avoir méchamment influencé, pour ne pas dire endommagé, l’esprit des musicos de ce combo anglais.

On ne peut pas, à proprement parler, crier au scandale, mais le côté suranné de cet elpee laisse dubitatif.

Cohérents, bien découpés, les morceaux échafaudent des murs de guitares et bénéficient d’excellents arrangements. Ils ne manquent ni d’énergie ni de rythme. Mais ils sont chiants…

Interminables aussi, ils frôlent les 6 minutes de moyenne. Et l'on attend tout au long des neuf pistes, ce petit truc capable de dynamiter l’ensemble. En vain ! Pire, Exit Calm tâte de la ballade, quand il ne s’autorise pas des solos dégoulinants. De quoi davantage plomber notre impression. En outre, la voix du chanteur me fait penser à celle de Bono. Serions-nous en présence d’un ersatz de U2 ? Pas de bol, je déteste U2.

Pourtant, on espère toujours un changement de cap. Car techniquement, manifestement les musiciens ont de la maîtrise ; et il y a fort à parier que si le groupe explorait une musique plus intimiste, le résultat pourrait être bien plus intéressant. Et pour cause, les interventions –quoique discrètes– de la pedal steel ne manquent pas d’allure. Les fûts s’emballent un court instant. Et quelques riffs de gratte font bonne figure. Mais en étirant inutilement les plages, ces quelques étincelles finissent par s’éteindre d’elles-mêmes.

Bref, le temps semble figé tout au long de « The Future Isn't What It Used To Be »… 

 

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