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Philippe Blackmarquis

Philippe Blackmarquis

 

 
La troisième édition de D6bels Music Awards se tenait hier soir à Liège dans le Media Rive de la RTBF. Cette année, exit les catégories radio (PureFM, La Première, Classic21) au profit de catégories basées sur les genres musicaux : rock, pop, hip-hop etc. Voici les lauréats :
 
Votes du public :

"Morale 2" de Roméo Elvis x Le Motel - Album de l'année

Noa Moon - Artiste solo féminin

Henri PFR - Artistes solo masculin

Caballero & Jeanjass - Groupe

Delta - Chanson française

Blanche - Pop

Girls in Hawaii - Rock & Alternatif

Henri PFR - Dance & Électro

Roméo Elvis x Le Motel - Hip Hop


Votes des pros :

Blanche - Révélation

Baloji – Concert de l'année

Teme Tan - Musicien

Mélanie De Biasio - Auteur/compositeur

"Your Freedom is the end of me" de Mélanie De Biasio - Clip vidéo

Le public pouvait voter pendant la cérémonie pour le hit de l'année. C'est "Until The End" de Henri PFR qui l'a emporté.

Au vu du palmarès, on note une percée des DJ stars (surtout Henri PFR, qui repart avec 3 Awards) et du hip-hop (Roméo Elvis, Caballero & Jeanjass). Une belle soirée, rehaussée par de remarquables prestation 'live', surtout celles de Loïc Nottet et de The Experimental Tropic Blues Band. 

Une suggestion pour les organisateurs : alléger le programme car 2h30 pour une cérémonie de ce type, c'est vraiment trop long.

Pour revivre la cérémonie : c'est ici.

samedi, 20 janvier 2018 02:00

Winterfest 2018 : samedi 20 janvier

Débuts prometteurs pour le Winterfest !

Tout était parfait, sauf l'endroit. Et la météo... L'expression est lapidaire, mais elle résume bien l’impression laissée à l'issue du festival. Petit frère hivernal du plus notoire W-Festival, le Winterfest fêtait ses débuts samedi dernier, au Kompass, à Gand. Située dans un complexe industriel abandonné, cette salle accueille en général des soirées techno. Elle pourrait bien servir de cadre à un festival 'dark', un peu dans l’esprit du Rockerill ou des E-Werke en Allemagne mais ici, rien n'a été aménagé. L'eau filtre à travers les plafonds et il fait très froid, sauf dans la ‘petite’ salle, où une soufflerie a été installée.

Malgré ces conditions difficiles, le festival nous a offert un spectacle remarquable. Non moins de 17 formations se sont succédé sur les deux scènes à un rythme effréné. Soulignons ici la programmation, très bien étudiée. Des formations 'classiques', actives depuis les années 80, ont côtoyé des groupes plus récents qui ont pris le relais et prouvent que la scène 'wave' est bel et bien vivace aujourd'hui!

En raison d'embouteillages sur le ring de Bruxelles (salon de l'auto oblige!), il n’a pas été possible d’assister aux prestations de Herrnia, Mildreda, The Hermetic Electric et She Pleasures Herself. Originaire du Portugal, She Pleasures Herself est une des rares formations étrangères à l’affiche, l'essentiel du line-up proposant des artistes belges.

Quand on débarque sur les lieux, le set de Doganov tire à sa fin. On entend au lointain une adaptation du « Headhunter » de Front 242, dans un style hybride new-wave/metal assez intéressant. Un bon début !

Echo West est la première (belle) découverte de la journée. Originaire de Dortmund, le combo pratique une electro-darkwave élégante, dominée par les sons synthétiques. La voix de Dirk T. Klein (NDR : il milite également chez Intensive Care Unit et Silent Signals) est envoûtante. Il est soutenu par un percussionniste et un claviériste. Le band va livrer une prestation remarquable, rehaussée par des vidéos gothiques à souhait.

Dans la grande salle, l'Anversois Gerry Vergult présente son nouveau projet, créé suite à la dissolution d'Aroma Di Amore. Zool surprend par son style hors contexte, plus orienté post-rock, mélangeant synthés et guitares. A découvrir !

hordA peine le temps de déguster un vin blanc et cap vers la seconde salle pour retrouver, avec grand plaisir, H ø r d. Le Bordelais, Sébastien pour les amis, est un des meilleurs représentants de la vague synthwave française; mais il va bien plus loin en y intégrant des éléments techno, psyché et synthpop. Nappes de synthés cristallins, voix éthérées et mélancoliques, sans oublier les vidéos oniriques : on semble vivre au cœur d’un rêve éveillé, bien trop court, malheureusement. Les deux groupes suivants, Your Life On Hold et Ground Nero, ont certainement dû ravir les aficionados de rock gothique, mais il faut bien faire une petite pause de temps en temps…

LuminanceA 18h30, retour dans la grande salle pour Luminance, le projet de David-Alexandre (DA), notre ami français basé à Bruxelles. Multi-instrumentiste surdoué, il a explosé sur la scène 'dark' en proposant une musique crossover unique, entre synthpop, darkwave et ambient. D’entrée de jeu, DA nous gratifie de deux superbes inédits, le hit potentiel « What They See » et « Great Sinister with Silent Nails ». Tous deux figureront sur un album 'split', à paraître bientôt. Pour compléter la setlist, on aura encore droit à trois extraits de l'excellent elpee « Sans Visage », l'hallucinant « Martyr » et deux titres plus anciens, « Walk » et « Seeds ». Un set très réussi ! Dommage que le concert programmé dans la salle 2 ait commencé trop tôt, provoquant un déplacement prématuré du public.

Il est vrai que la prestation d'Enzo Kreft est, elle aussi, très attendue. Ce musicien malinois a fait sensation ces derniers mois en sortant une compilation de titres datant de 1983-84 et pas moins de deux albums de nouvelles compos : « Turning Point » et « Wasteland ». Essai transformé en 'live' grâce à un set intense et énergique.

Le marathon musical se poursuit, et en beauté, par The Breath of Life, probablement le meilleur groupe de rock gothique / darkwave, en Belgique. Actif depuis 1990, il compte à son actif quelque neuf LP. Un exemple de constance dans la qualité. Boostés par la superbe voix lyrique d'Isabelle Dekeyser, les musiciens wallons nous ont, une fois de plus, émerveillés. Envolées vocales, volutes de violon, riffs de guitare : tout concourt à créer une ambiance unique, particulièrement palpable dans les titres du nouvel opus et, bien sûr, tout au long de leur hit intemporel « Nasty Cloud », toujours aussi impressionnant, 23 ans après sa sortie. Magnifique !

Les voix restent féminines et pour notre plus grand bonheur, car c'est Simi Nah qui prend le relais dans la deuxième salle. Cette Française établie à Ostende figure également parmi nos chouchous. Flanquée de son 'partner in crime', Kenny 'KGB', elle pratique une dark synthpop teintée d'éléments EBM et d'influences françaises, Mylène Farmer en tête. Au Winterfest, le duo a livré une prestation parfaite et particulièrement émouvante. Les proches de Simi redoutent qu’elle mette fin à sa carrière cette année et se retire dans son pays natal. Il plane donc une certaine gravité sur le podium. Par moments, Simi affiche un regard quelque peu mélancolique, perdu dans les spotlights. Espérons que son prochain opus, annoncé comme le dernier, sera couronné de succès et qu'elle reviendra sur sa décision ; car franchement, on souhaite qu'elle continue ! Non moins de quatre nouveaux titres figuraient sur la setlist, dont deux inédits : « Le Chant des Loups » et « Morte et Moi ». « Chacun Pour Soi », quant à lui, est bien parti pour devenir un 'club killer'! Superbe show !

A 21h30, c'est au tour de TB Frank de grimper sur le podium dans la grande salle. Moitié du groupe belge (malheureusement disparu) Neon Judgement, le chanteur et guitariste flamand vient présenter son tout nouvel album, « Tock ! », réalisé en collaboration avec Baustein, un musicien allemand maintenant basé au Limbourg. Le côté new-wave électronique des années 80 est bien sûr toujours présent, mais l’expression sonore se nourrit également de country/folk, de rock et de reggae. On pense, tout à tour, à Johnny Cash, P.I.L., King Dude, Talking Heads ou The Prodigy. Pour satisfaire les fans, TB Frank interprètera deux titres de Neon Judgement issus de sa plume, « Fashion Party » et « Chinese Black ».

W. FlurRetour dans la deuxième salle pour découvrir une véritable légende vivante : Wolfgang Flür. Ce musicien allemand a fait partie de Kraftwerk de 1973 à 1987, soit la période dorée des pionniers de la musique électronique. Percussionniste à l'origine, c'est lui qui a développé les batteries électroniques de la formation teutonne. Après son départ, il a développé une carrière solo, concrétisée, entre autres, par l'album « Eloquence ». Sur le podium, Herr Flür est planté derrière ses 2 ordinateurs Mac et nous réserve d'excellents 'reworks' de titres de Kraftwerk, tels que « Home Computer », « Neon Lights » ou « Pocket Calculator ».

W. FlürMais également des compositions plus personnelles, pour lesquelles il a reçu le concours de différents musiciens, dont Bon Harris, le leader de Nitzer Ebb. Le show s'apparente davantage à un DJ set, agrémenté de vidéos basées sur des photos de l'époque Kraftwerk et des films plus récents. Le public est conquis par ce ‘Flürilège’ de hits électros. Un joli moment ! Musiczine publiera sous peu l'interview de Wolfgang Flür, réalisée après le concert.

Pour clôturer ce festival en beauté, The Alarm va électriser les planches de la grande salle. Considérés comme les petits frères de U2, les Gallois n'ont jamais réussi à se forger un succès comparable. Et de loin ! On se souvient du concert que le combo avait accordé en supporting act de U2, à Forest National, en 1984, et qui avait affolé les sismographes. Mais ce qui avait provoqué de terribles vibrations, ce n'était pas le set de U2, mais bien, selon nous, la basse synthé Moog Taurus de The Alarm. Ici, au Winterfest, le cadre est plus minimaliste ; ce qui n’a pas empêché le chanteur, Mike Peters, seul membre original, et ses musiciens, de mettre une très bonne ambiance grâce, entre autres, aux hits « The Stand » et « Blaze of Glory ».

winterfestAu moment de quitter les lieux, on ne peut que féliciter l'équipe du festival, Erik De Ridder, Tineke Bultinck, Franky Jodts et Pascal Vanovertveldt. Comme nous l'a confié Erik, la prochaine édition se déroulera au sein d’une salle plus appropriée et dans ces conditions, le succès devrait être au rendez-vous. En attendant, rendez-vous est pris du 16 au 19 août à Amougies, pour un W-Festival qui s'annonce d'ores et déjà légendaire.

 

Pour regarder les photos de Felicie Novy, c'est ici

« Soft Riot », qu'on peut traduire par « douce émeute » (un joli oxymore), est le projet du musicien JJD, Canadien de naissance, ex-résident de Londres et de Sheffield, maintenant basé à Glasgow. A son actif, il a plus de vingt ans passés à jouer dans divers groupes post-punk et synth-punk. Il y a 10 ans, il a créé Soft Riot, avec lequel il produit une musique inclassable, une sorte de new-wave pop électronique mutante, une synth-pop bizarroïde, mélangée à des éléments funk, prog, italo-disco et postpunk.

Le nouvel LP de Soft Riot, le 6e, s'intitule « The Outsider In The Mirrors » et paraît sur Possession Records, le label fondé par JJD avec Claudia Nova (l'excellente Hausfrau) et Andy Brown (Ubre Blanca).

« The Outsider ... » est un prolongement des éléments stylistiques que Soft Riot a appliqués dans le passé. On retrouve l'énergie maniaque typique de Soft Riot dans la chanson «Waiting For Something Terrible to Happen», une dynamique contagieuse dans «The Eyes On The Walls» et les sons de synthés pulsés et élégiaques dans «The Saddest Music In The World».

Au chapitre des influences, on mentionnera John Foxx, DAF, Depeche Mode, Fad Gadget ou encore Cabaret Voltaire, mais JJD fusionne ces références de base en quelque chose de très personnel et idiosyncratique.

La musique de « The Outsider ... » évoque une sorte de futurisme nostalgique, une vision dystopique de l'avenir et une esquisse de la realité urbaine moderne. La musique est tendue, synthétique et précise, explorant les thèmes de l'isolement, de l'aliénation et de la paranoïa sociale. Pourtant, malgré ces préoccupations sombres, le son de Soft Riot n'est dépourvu ni de chaleur, ni d'humour. Les chansons sont accrocheuses et conçue pour le dance-floor autant que pour l'écoute. Un disque qui séduira et captivera les fans de musique alternative.

Pour commander le disque, c'est ici.

Le W-Festival, qui se déroule à Amougies en août, a dorénavant un petit frère: Winterfest! Ce festival hivernal 'dark' aura lieu le 20 janvier au Kompass à Gand. Le line-up est très intéressant: on y retrouve des formations 'classiques' des années 80 et une nouvelle génération de groupes qui reprennent le flambeau pour faire évoluer le genre musical "new-wave/wave".

Parmi les formations classiques, citons tout d'abord les deux têtes d'affiche, à savoir The Alarm et Wolfgang Flür (ex-Kraftwerk). TB Frank & Baustein peut également être considéré comme «classique» (TB Frank est, en effet, le chanteur / guitariste du regretté Neon Judgement). Enzo Kreft, Simi Nah et The Breath of Life sont également actifs depuis les années 80. Parmi les groupes plus récents, nous épinglerons Luminance, le projet prometteur de synth-pop de DA, un artiste français basé à Bruxelles. A ses côtés, H ø R D, le fantastique projet synthwave originaire de Bordeaux et les Portugais de She Pleasures Herself.

Un festival ambitieux, grâce auquel le W-Festival veut clairement atteindre le niveau des grands festivals 'dark' européens.

Tickets: 35 euros en pré-vente et 40 euros à la caisse.

Infos www.w-festival.com.

Winterfest Line up :

Stage 1

Herrnia, The Hermetic Electric, Doganov, Zool., Your Life On Hold, Luminance, The Breath of Life, TB Frank & Baustein et The Alarm.

Stage 2

Mildreda, She Pleasures Herself, Echo West, H ø r d, Ground Nero, Enzo Kreft, Simi Nah et Wolfgang Flur.

Nolika est l'avatar artistique de Lolita, une jeune chanteuse et musicienne originaire du sud de la France et basée à Bruxelles. Elle décrit sa musique comme de la 'bedroom pop'. Le terme est bien choisi car cette indie-pop un peu 'lo-fi' est une invitation au rêve. Des arrangements minimalistes et des bruitages mystérieux créent une atmosphère onirique, au-dessus de laquelle vient se poser une voix douce et fraîche, presque enfantine. On pense immédiatement à CocoRosie, un duo que nolika admire au plus haut point, mais aussi à Bat For Lashes, Alice On The Roof, Emily Reo et Grimes.

Après avoir publié ses démos sur Youtube et Soundcloud, Nolika vient de sortir un premier EP sur cassette via le label slovaque ztapes. En toute logique, il s'intitule « Bedroom Songs ». « La composition, l'écriture, l'enregistrement et les arrangements ont été faits dans mon salon », explique Nolika. « J'ai documenté le processus créatif sur ma chaîne YouTube. Le mixage et le mastering ont été réalisés par Antoine Van Lierde en home studio pour conserver l'aspect DIY. »

On est impressionné par le charme innocent qui se dégage des quatre compositions. « Flower Water » s'impose comme la plage la plus accrocheuse avec son rythme lancinant, sa mélodie hypnotique et ses jolies volutes de mellotron. Une artiste locale à découvrir d'urgence ! Et ce conseil d'adresse aussi aux labels à la recherche de nouveaux talents prometteurs...

Update 8/2/18: Nous apprenons que Lolita (Nolika) participera à l'émission The Voice Belgique! Elle passera devant les 4 membres du jury au cours du 'blind' diffusé le mardi 13 février prochain sur la RTBF. A suivre... 

Update 14/2/18: Lolita (Nolika) a passé avec succès l'épreuve des 'blind' puisqu'elle a été sélectionnée par Matthew Irons (de Puggy). Ce dernier a été séduit par la reprise tout en douceur de "Au Coin Du Monde" (Keren Ann). Prochaine étape: les duels....  

Pour commander la cassette de Nolika, "Bedroom Songs": c'est ici

Bandcamp : voir ici
Facebook : voir ici
Soundcloud : voir ici
Youtube: voir ici

Twitter : voir ici

Fishbach, la chanteuse française qui monte, monte, monte..., vient de publier un nouveau clip sur Youtube : « Mortel » et il est... à mourir. Ce superbe titre, extrait de son premier album, « A Ta Merci » (un des meilleurs albums de 2017), parle, entre autres, des attentats terroristes et est joliment illustré dans le clip par des images des concerts de la chanteuse aux Eurockéennes de Belfort, à Fnac Live, au Cabaret Vert et, surtout, au Bataclan.
 
Pour regarder le clip, c'est ici
 
Pour lire l'interview de Fishbach dans Musiczine, c'est ici. Pour l'écouter (audio), c'est ici.
 
Pour acheter l'album « A Ta Merci », c'est sur le site du label Les Disques Entreprise: ici.
 
Photo: capture d'écran issue du clip "Mortel".
Le musicien parisien Geoffroy D. jouit d'un statut culte dans le milieu de la musique alternative 'dark'. Il poursuit avec succès deux projets : Dernière Volonté, d'inspiration darkwave avec une touche de dark folk et Position Parallèle, plus orienté French electropop. L'univers de Geoffroy repose sur une voix douce et sensuelle, assez comparable à celle d'Etienne Daho, qui chante de manière un peu naïve sur des mélodies hypnotiques et des atmosphères mystérieuses. Le style est unique mais évoque par moments Suicide, Taxi Girl, Death In June, Fad Gadget ou Dead Can Dance.
 
Lors d'un concert accordé à Cologne, le musicien nous a confié qu'il met la dernière main à un nouvel album, le 8e, de Dernière Volonté. Conformément à ce qu'il nous avait dit lors de son précédent interview, il entame un nouveau cycle, marqué par des compositions plus expérimentales, davantage instrumentales, très puissantes et très 'dark'. Les thèmes de l'album seront articulés autour de l'obscurité, l'eau et la mort... On est impatient de découvrir cela !
 
Du côté de Position Parallèle, Geoffroy a recruté un nouveau musicien pour l'accompagner lors de ses concerts. Exit Andy Julia, très occupé par son groupe Soror Dolorosa, qui est remplacé par DA, surtout connu au travers de son projet Luminance. Un apport considérable quand on considère les multiples talents de compositeur, claviériste, chanteur, guitariste et producteur du jeune Parisien basé à Bruxelles. Dans les prochains mois, Position Parallèle va publier un maxi 5 titres intitulé "Escalier de Service" et, plus tard, un 4e album. A suivre...
 
Pour relire l'interview de Dernière Volonté dans Musiczine (octobre 2015), c'est ici.

Pour écouter l'interview réalisé par votre serviteur dans l'émission de radio WAVES (mars 2016), c'est ici.

Pour regarder des extraits du concert de Position Parallèle à Cologne (janvier 2018), c'est ici.

Photo: Phil Blackmarquis

Lana Del Rey a annoncé sur son compte Twitter que Radiohead avait entamé une action judiciaire l'accusant de plagiat. Le litige porte sur « Get Free », une chanson de son dernier album « Lust For Life », qui serait copiée sur « Creep », le hit du groupe anglais.
 
Elle précise : « Je sais que ma chanson n'a pas été copiée sur Creep. Radiohead pense que c'est le cas et veut 100% des droits. J'ai offert jusqu'à 40% au cours des derniers mois mais ils veulent 100%. Leurs avocats ont été implacables, donc ça se réglera au tribunal. »
 
Cet acharnement de Radiohead est étonnant vu qu'eux-mêmes, ils ont été accusés de plagiat en raison de la trop grande ressemblance entre « Creep » et « The Air That I Breathe », un hit des Hollies datant des années 70. Et ils avaient été contraints d'accorder un pourcentage des droits aux auteurs du hit des Hollies : Albert Hammond et le regretté Mike Hazlewood.
 
Décidément : c'est l'hôpital qui se moque de la charité !
 
Après analyse musicologique, il est clair que les ressemblances sont frappantes. On parle dans les trois cas d'une progression d'accord de type C-E-F-Fm-C et de mélodies qui sont quasiment identiques. Nous pencherons donc pour une solution en faveur de Hammond-Hazlewood. Qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à réagir sur notre page Facebook.

TB Frank, surtout connu comme étant le chanteur et guitariste du groupe belge légendaire (malheureusement disparu) Neon Judgement, vient d'annoncer le lancement des pré-ventes de son tout nouvel album : « Tock ! ».

Réalisé en collaboration avec Baustein, un musicien et producteur allemand maintenant basé dans le Limbourg, il contient 10 titres qui couvrent un spectre musical très large. On est loin de la new-wave électronique des années 80! Ici, on oscille entre country-folk, rock, reggae et electro. On pense, tout à tour, à Johnny Cash (son artiste préféré), P.I.L., King Dude, Talking Heads et The Prodigy. Un mélange étonnant et.... détonnant.

« Tock ! » est disponible en format digital et vinyle. Le nouveau duo "TB Frank & Baustein" fera ses débuts sur scène lors du Winterfest, à Gand, le 20 janvier prochain.

Pour écouter et pré-commander l'album : https://tbfrankbaustein.bandcamp.com/

Tock

dimanche, 31 décembre 2017 02:00

Fishbach, c'est le côté sombre de Flora...

Au moment de clôturer cette année 2017, un bilan s'impose : Fishbach est 'la' révélation de ces derniers mois dans l’univers de la chanson française !

De son véritable nom Flora Fischbach, cette chanteuse est originaire de Normandie mais a surtout vécu à Charleville-Mézières. A seulement 26 ans, elle fait déjà l'unanimité auprès de la critique et du public.

Sa musique est étrange et mêle des influences qui oscillent de Rita Mitsuko à Niagara, en passant par Patti Smith, Daniel Balavoine et... Mylène Farmer. Un cocktail étonnant, voire détonnant ! Le premier album de l'artiste, « A Ta Merci », publié par le petit label Entreprise et distribué par Sony Music, révèle une flopée de titres jouissifs, au son très orienté années 80 et traversés par une obsession : la mort. Fishbach danse sur les tombes...

Après avoir accordé deux concerts à Bruxelles (au Nuits Botanique et au BSF) et trois en Wallonie (Namur, Liège et Arlon), Fishbach se produisait il y a peu à La Louvière, dans un théâtre communal fraîchement rénové. Nous avons pu rencontrer l'artiste dans les loges, avant le concert... 

Penchons nous, tout d'abord, sur l'influence exercée par la musique des années 80. D’où vient-elle ? De tes parents ?

Fishbach : Je crois que c'est surtout l'influence involontaire de la radio. Je suis née au début des années 90 et on y diffusait pas mal de musique des eighties, parce que ce style était encore assez récent. Mes parents n'écoutaient pas un artiste en particulier mais j'ai dû baigner là-dedans. Il y avait aussi les jeux vidéo et les génériques à la télévision, comme 'Les Mystérieuses Cités d'Or'. Ou 'L'inspecteur Gadget', par exemple. C'est un peu comme une madeleine de Proust pour moi, à cause des accords un peu funky, des synthés et de la production audacieuse. Quand j’ai commencé à créer de la musique à l’aide de mon ordinateur, ma tablette ou en me servant des synthés, elle parlait à mon coeur. Et lorsque je compose, ces sonorités résonnent et me font vibrer. Je n'ai pas cherché à singer quoi que ce soit, à m'inspirer des années 80 ou d'un artiste en particulier.

Si on devait citer quelques noms de cette époque-là, qui mentionnerais-tu ?

Là, en ce moment, j'écoute de tout, Toto Coelo, Queen –je suis une grande fan de Freddie Mercury–, les Sparks, Vladimir Cosma, ce genre de trucs. J'aime les musiques aventureuses en général et je crois qu’à cette époque, il y avait une audace, une recherche. Je n'essaie pas de la copier mais j'aime bien bidouiller des sons et créer des atmosphères très denses, voire même parfois 'too much'...

Lors d’une interview, tu avais cité Kas Product. Là, on baigne en plein dans la musique 'new-wave' ou 'wave'...

Oui, c'est un duo issu de Nancy...

Je crois d'ailleurs qu'il existe encore : il est de retour depuis 2005.

C'est vrai : je l’ai vu en concert, il y a quelques années. Au début, je partageais également un duo, en compagnie d’un ami...

Oui, un projet au nom bizarre : Most Agadn’t ?

Exact ! Un nom impossible à prononcer et à retenir (rires). C'était très audacieux aussi comme musique, un peu synthé-punk-metal. Mais je me sentais proche de Kas Product aussi parce que les musiciens sont issus de l'est de la France. Je suis originaire de Charleville-Mézières. On partage une vision commune, assez froide, revendicatrice, pas nécessairement sous un angle politique, mais plutôt dans les sentiments. Quelque chose de dur...

Un côté un peu 'punk', d'une certaine façon ?

Clairement. Je ne me suis jamais excusée d'être à ma place, sur scène, derrière un micro. Avoir la liberté de pouvoir interpréter des chansons, pour soi d'abord, se libérer de plein d'histoires ou s'amuser, et puis après, les proposer en live et les partager, c’est génial...

Te souviens-tu de ton premier flash musical quand tu étais jeune ?

La première chanson dont je me rappelle, je la cite souvent, c'est « Il est libre, Max » d'Hervé Christiani. Le souvenir du lieu et du moment est précis. Certaines comptines pour enfants sont gravées en mon for intérieur depuis ma tendre enfance. Elles appartiennent à mon ADN. J'aime beaucoup les mélodies faciles à retenir, qui s'accrochent et finissent par faire partie de toi.

Et au moment où tu composes, y penses-tu ? Ou plus exactement, voudrais-tu, peut-être, que tes chansons ressemblent à des comptines, faciles à retenir ? Ou alors est-ce carrément un jaillissement, un phénomène d'incontrôlé...

J'y pense sans y penser. Cette nostalgie se réfère à des odeurs, des bruits, des sons, qui évoquent un sentiment confortable, peut-être. De rassurant. Ou alors, au contraire, de dramatique, de tragique… Le choix des sons s’opère à ce moment-là et je me laisse emporter par ce qui me traverse...

En général, tu travailles sur ordinateur ?

Oui, c'est l'outil parfait. Je peux, toute seule, réaliser des productions globales de mes chansons, et y ajouter des arrangements. Créer des maquettes dont la couleur est déjà bien définie. C'est ce qui m'amuse. En me limitant à la guitare et ma voix, je ne pourrais pas aller au bout de ce que j'ai dans la tête. Je ne suis pas une très bonne musicienne, mais plutôt quelqu'un qui perçoit la chanson dans son ensemble...

L'habillage est-il très important pour toi ? Est-il destiné à la création d'atmosphères ?

C'est même plus qu'un habillage, c'est carrément tout un décor qui se pose grâce aux arrangements et aux choix précis et particuliers, même s'ils sont parfois discutables. En tout cas, cette exploration, au-delà de la pure composition des mélodies, m’amuse...

Des musiciens de ta génération m’ont avoué, lors d'interviews, que c’est utilisant les plug-ins et les banques de sons des ordis qu’ils ont découvert, par hasard, les sons des années 80, comme les synthés Roland Jupiter, etc. ; et simplement ils leur ont plu. Bref, ce n’était pas pour plagier une époque ou un artiste bien précis.

Tout à fait d’accord ! Evidemment il doit exister une trace dans l'inconscient, là où on garde nos souvenirs d'enfance. Mais en même temps, c'est dangereux, parce que l'ordinateur, c'est l'infini, l'éternité. La musique est immatérielle. Ce sont des ondes. Mais en se servant de l’ordinateur, elle devient encore plus immatérielle, comme un nuage sans fin...

Disposer de ce nombre infini d’alternatives doit être parfois paralysant, non ?

Non, parce que les filtres te correspondent et tu construis un univers qui te rassure, des bases...

Te limites-tu, par exemple, à certains sons, à certains plug-ins ou bien t'autorises tu à partir dans toutes les directions ? Parce qu'il existe quand même une cohérence dans ta musique, un son...

Ah oui, bien sûr ! Au départ, je me limite à certains sons. Je dispose d’un panel que j'utilise chaque fois de manière un peu différente. Et puis, en parallèle, quand mon objectif est précis, j’entreprends des recherches. Je m'autorise à m’égarer et d'ailleurs il faut se perdre un peu. Et de manière fortuite, tu peux tomber sur des trucs que tu n'aurais pas imaginés au départ.

Il me semble que l’autre face de ta personnalité musicale, c'est ce côté 'dark', un peu obscur, sombre, voire mystique. Donc, même question : comment cette sensibilité est-elle apparue dans tes créations ?

Je crois qu'on a tous une part d'ombre en nous et cette ombre peut se faufiler à travers la musique. C'est un exutoire aussi, comme le sport. Composer des chansons est thérapeutique. Ce n'est pas plus compliqué que ça. On a tous nos soucis, nos drames et nos rêves... J'ai remarqué, par exemple, que ceux qui font du 'metal', une musique brutale et pleine de testostérone, sont en fait, dans la vie, extrêmement doux, bienveillants, galants, alors que ceux qui font de la pop gentille, endurent plein d'histoires à la Dallas ou rencontrent des problèmes avec leurs maisons de disque. Bref, ils accumulent les problèmes. David Lynch disait que son art, qui est assez 'deviant', assez 'chelou', lui permettait précisément d'être quelqu'un d'assez équilibré dans la vie réelle, justement parce qu'il déversait tout dans son art, que ce soit le cinéma, la musique, la photographie, etc. Perso, je déverse aussi dans mon art tout ce qui est sombre en moi. Fishbach, c'est le côté sombre de Flora.

Les aspects sombres que tu déverses, ils t’attirent également, non ?  

Mais bien, sûr, le côté obscur de la Force ! (rires) Non, je crois que cette vision se limite à ce que je viens de t'expliquer. Dans mon cas, ce n'est pas plus compliqué que ça.

Et si on parlait de tes projets ?

Là, c'est la fin de la tournée qui a traversé la France, la Belgique et la Suisse.

C'est la première fois que tu te produis dans cette région-ci ? (NDR : La Louvière)

Je suis déjà venue en Belgique à plusieurs reprises. Au Botanique et dans le cadre du BSF à Bruxelles, puis à Namur, Liège et aussi Arlon, dans une église...

Ah, dans une église ? J'ai raté l’événement !

J'aime beaucoup jouer dans les églises. Et plus, à Arlon, le prêtre nous a accueilli très chaleureusement, le son ainsi que les lumières étaient très chouettes et le public belge est très cool… Un très beau moment !

Mais donc, c'est la première fois que tu te produis dans cette partie de la Belgique. D'ailleurs, tu racontes dans tes interviews que, quand tu habitais près de la frontière, tu aimais bien sortir dans les boîtes en Belgique. On peut savoir où ?

Je ne m'en souviens plus vraiment. J'étais très jeune ! (rires) On allait parfois jusqu'à Anvers.

Pour terminer, pourrais-tu partager un coup de coeur avec nous ? Un groupe ou un artiste, actuel, que tu aimes vraiment ?

Un groupe français a développé un univers un peu fou. J’ai vu cette formation aux Transmusicales mais je la connaissais déjà auparavant. Elle s'appelle Le Groupe Obscur... Voilà, tu souhaitais un truc 'dark'... (rires) Les musiciens sont très jeunes. Ils sont issus de Rennes, portent des costumes complètement dingues et leur musique, c’est un peu du Kate Bush à la française...

Ouh là ! Très intéressant !

Leur univers est très années 80, très lyrique. Il y a des guitares et des batteries. Ils ont même inventé une langue qu’ils ont baptisé l'obscurien. Je te conseille leur titre « L'Oiseau de Feu ». Il faut les écouter, aller les voir en concert et les encourager parce que leur projet est très prometteur...

Merci, Flora !

Merci à toi !

Remerciements: Flora, ‘C'est Central – La Louvière’, Les Disques Entreprise, Sony Music Belgium, Valérie Dumont, Patrizia Merche et Laetitia Van Hove.

L'interview audio de Fishbach sera diffusée dans le cadre de l'émission WAVES. A suivre via Facebook ou Mixcloud.

Photo : Phil Blackmarquis

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