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Béber

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vendredi, 11 janvier 2019 22:08

Colt

Entre la mi-nineties et le début de ce millénaire, JJ72, formation irlandaise de pop/rock publiait quelques albums de toute bonne facture. Il s’était même produit dans le cadre du festival Rock Werchter. C’était déjà en 2001 ! A l’issue du split, Hilary a suivi des études artistiques, littéraires et cinématographiques. Ce n’est qu’en 2014, qu’elle décide d’en revenir à la musique. En solitaire, publiant quelques Eps, restés dans un parfait anonymat. « Colt » constitue son premier elpee, un disque paru chez Sacred Bones, un label qui a décidément le nez creux pour dégoter des artistes féminines talentueuses (Pharmakon, Marissa Nadler, Zola Jesus ou encore Jenny Hval).

Hilary Woods a cependant, depuis, troqué sa basse contre un piano. Ce sont d’ailleurs ces ivoires qui trament ses compositions. Des compos ténébreuses, indolentes, caractérisées par des nappes de claviers en couches, qu’elle chante d’une voix langoureuse et chargée d’effets. Elle prend d’ailleurs tout son temps pour entretenir un climat à la fois atmosphérique et envoûtant ; mais afin de maintenir nos sens en éveil, elle n’hésite pas à tâter de l’électro, tout en véhiculant des accents jazzyfiants, comme sur l’excellent « Jesus Said ».

Une excellente surprise !

 

vendredi, 11 janvier 2019 22:06

Sugar still melts in the rain

Originaire de Nouvelle-Zélande, Sarah Mary Chadwick a quitté son île pour tenter sa chance à Melbourne. En Australie, outre ses activités de graphiste (c’est elle qui réalise la pochette de cet album), elle milite alors au sein d’un groupe de grunge baptisé Batrider. Lasse des compromis artistiques, elle décide de se lancer en solo. Après avoir publié trois albums sur des labels obscurs, elle est enfin signée chez Syndelin (Cymbals Eat Guitars, Tim Cohen, The Fresh & Onlys, ...), écurie pour laquelle elle grave ce « Sugar Still Melts in the Rain ».

Quoique multi-intrumentiste, toutes ses compos sont tramées sur un piano, des compositions délicates qu’elle chante d’une voix chaude et éraillée. Dépouillée, sa musique est souvent enrichie d’un synthé, et parfois d’interventions de batterie et de basse. A l’instar de « Flow over Me » et « It’s Never Ok », deux superbes plages qui donnent le ton. Cependant, on ne peut pas dire les lyrics laissent beaucoup de place aux éclaircies, les 10 morceaux de cet opus épanchant les moments difficiles traversés par l’artiste au cours de sa vie.

En outre, à mi-parcours, l’excès de minimalisme étiole la concentration du mélomane et finit par lasser…

 

lundi, 24 décembre 2018 16:24

Hollow Ground

Après avoir publié plusieurs Eps, Max Clarke vient de franchir une étape supplémentaire dans son parcours, en gravant un premier elpee. Un disque paru sur le label américain Jagjaguwar (Bon Iver, Unknow Mortal Orchestra, Angel Olsen, ...) Pour concocter ce premier essai, le New-Yorkais (NDR : il est issu de Brooklyn) s’est bien entouré puisqu’il a bénéficié du concours de Jonathan Rado (tête pensante de Foxygen et notamment responsable de la mise en forme d’albums de Trevor Sensor, Alex Cameron et Whitney), à la production.

« Hollow Ground » nous replonge au beau milieu des golden sixties. En Angleterre, très exactement. Chœurs, guitares limpides et claviers rétro nous rappellent les Kinks ou encore les Beatles. Mais cette pop/rock vintage et plutôt riche est parfois enrichie de cuivres, à l’instar de « Coward’s Confidence ». Excellent songwriter, Max Clarke est capable de torcher des mélodies particulièrement accrocheuses, mais également de nous réserver des superbes ballades comme, par exemple, « Tomorrow Goes Away » ou des titres plus énergiques, à l’instar de « Cash for Gold »…

 

lundi, 24 décembre 2018 16:22

Angels of Death

Si le nom de Jennifer Castle ne vous dit pas grand chose, il n’en va pas de même dans son pays d’origine. Au Canada, son album « Pink City » a été nominé, en 2014, pour le Prix Polaris (prix de musique accordé par la critique pour le meilleur elpee, dans son pays) aux côtés de groupes tels qu’Arcade Fire, US Girls ou encore Alvvays.

Paru chez Paradise of Bachelors (Steve Gunn, His Golden Messenger,...), « Angels of Death » constitue son troisième LP, dont le titre annonce la couleur : il traite de la mort… Cependant, les dix plages réunies sur ce long playing ne sombrent pas dans un climat propice à la déprime. Ainsi, un morceau comme « Texas » relate, sur un air rythmé, son retour dans cet Etat, pour faire ses adieux à sa grand-mère. Oscillant du piano à guitare, en passant par la lap steel, l’instrumentation est assez riche mais n’est guère révolutionnaire. Musicalement, les compos trempent dans un country/folk plutôt classique, pour ne pas dire traditionnel, mais restent néanmoins agréable à écouter. Sans plus…

 

lundi, 24 décembre 2018 16:19

Persona

Ryan Lee West, alias Rival Consoles, est l’une des premières signatures d’Erased Tapes, avant même celles des deux têtes de gondoles, Nils Frahm et Olafur Arnalds, sur le label anglais. Issu de la scène rock, cet Anglais (NDR : il est originaire de Leicester) a évolué vers l’électronique il y a une bonne dizaine d’années. Depuis 2009, il a enchaîné les EP et LP en affinant son univers musical au fil des enregistrements.

« Persona » –dont le titre est inspiré d’un film d’Ingrid Bergman– constitue son quatrième long playing. L’univers sonore de Rival Consoles navigue quelque part entre ceux de Jon Hopkins et Boards of Canada. La part belle y est réservée aux claviers et effets électroniques. Ce qui ne l’empêche pas d’intégrer des instruments électriques et acoustiques. Si certaines pistes ténébreuses sont imprimées sur un tempo soutenu, à l’instar du titre maître, d’autres sont davantage planantes, voire atmosphériques. Parmi les douze compos de cet album, difficile d’en mettre une toute particulière en exergue ; aucune mélodie distincte ne ressortant de l’ensemble. Il est donc vivement conseiller d’écouter ce « Persona » d’une seule traite, et notamment lorsque vous devez vivre une soirée… en solitaire… 

 

jeudi, 06 décembre 2018 09:09

The louder I call, the faster it runs

En une décennie d’existence, Wye Oak n’a eu de cesse d’évoluer. Et tout au long de ce sixième opus, le duo de Baltimore le démontre une nouvelle fois. Réunissant le drummer Andy Stock et le chanteur/guitariste Jenn Wasmer, il pousse même encore plus loin ses expérimentations. Difficile d’ailleurs de croire qu’ils ne sont que deux pour concocter une musique aussi riche et créative.

A l’origine, le tandem privilégiait le folk ; mais au fil des albums, Jenn Wasmer s’est davantage intéressé à l’électricité, aux loops et aux claviers, lorgnant même parfois vers la dream-pop. « The louder I call, the faster it runs » intègre une nouvelle fois de nombreux éléments électroniques à un rock qu’on pourrait qualifier de luxuriant voire de complexe. Plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir assimiler, puis apprécier le sens mélodique. L’instrumentation a atteint un niveau de perfection étonnant, les couches de guitare se superposant aux nappes de synthés. En outre, Jenn maîtrise parfaitement sa voix. Et si certaines plages, à l’instar du titre maître ou encore de « Symmetry » ont un impact direct, d’autres comme « It was not Natural » baignent au sein d’un climat plus paisible.

Vu le pouvoir novateur de Wye Oak, on est curieux de voir ce qu’il va nous réserver à l’avenir… 

 

lundi, 26 novembre 2018 10:45

Durand Jones & The Indications

Le chant est rapidement devenu une vocation chez Durand Jones. Alors qu'il n’était encore qu'un enfant, sa chère mère ne le supportant plus à la maison, l'envoie à l'église pour intégrer la chorale. Dans sa Louisiane natale, il assimile rapidement des influences gospel, puis découvre les chanteurs mythiques yankee, comme Otis Redding ou encore Al Green. Déjà sa voix ne passe pas inaperçue. Quelques années plus tard, Jones quitte le giron familial pour suivre les cours à l’Université. Entre-temps, il apprend à jouer du saxophone. Dans la foulée, il fonde un groupe en compagnie de plusieurs camarades. Il parvient à enregistrer un premier LP qui tape dans l’oreille d’une maison de disques, Colemine ; un disque qui rencontre un certain succès, jusqu’à ce que Dead Oceans ne décide de le de rééditer.

Dès le titre d’ouverture, “Make a Chance”, Durant Jones et ses musiciens annoncent la couleur : la voix de l’Américain s’inscrit bien dans la droite lignée de ses idoles. Il n’a clairement rien à leur envier Le groove des guitares et la chaleur des cuivres entrent parfaitement en osmose. On pense naturellement à ‘feu’ Charles Bradley ou encore à St-Paul and The Broken Bones. Et après une belle entrée en matière, pas de souci, l’album ne baisse jamais en intensité. Bien sûr, le tempo ralentit parfois, à l’instar de “Can’t Keep my Cool”, mais l’expression sonore reste constamment plaisante. Elle transpire même de sensualité quand elle ne vous communique pas quelques frissons sur l’échine. Mais loin de se limiter à des morceaux langoureux, cet opus recèle des pistes qui incitent instinctivement à taper du pied, et tout particulièrement tout au long de “Groovy Baby”.

Si la musique proposée sur ce long playing n’est pas fondamentalement originale, elle révèle une voix chaude et réconfortante. Et dans le style, Durand Jones & The Indications constitue certainement la meilleure surprise depuis St-Paul and The Broken Bones. La relève est assurée !  

 

jeudi, 15 novembre 2018 11:21

Tout avait pourtant bien commencé…

Ce jeudi 15 novembre, le Botanique accueillait Parquet Courts. En une petite décennie d’existence, le groupe new-yorkais est devenu incontournable sur la scène rock alternative. Digne héritier des Talking Heads, Television, Sonic Youth et consorts, il a publié récemment, un remarquable troisième opus, intitulé “Wide Awake!”. Un album qui devrait intégrer, à juste titre, les tops de l’année 2019. Preuve de sa notoriété coiffant, l’Orangerie a été décrétée sold out...

Vers 21 heures, la salle est comble et la température commence à grimper. Le quatuor monte sur les planches. Le bassiste, Sean Yeaton, dont la coupe de cheveux rappelle celle de Mireille Mathieu, se plante au centre. Le chanteur/guitariste Andrew Savage opte pour sa gauche et l’autre guitariste/chanteur A.Brown (et occasionnellement claviériste), sa droite. Enfin, en retrait, l’autre frère Savage, Max, s’installe derrière ses fûts.

Le set débute par le titre qui ouvre le dernier LP, en l’occurrence l’énergique “Total Football”. Une excellente entrée en matière. Le light show nous plonge au cœur des 80’s. Des spots de couleurs vives projettent les ombres des musiciens sur un grand voile blanc tendu derrière eux. Génial ! Les musiciens enchaînent les morceaux les plus énergiques à grands coups de guitares tout en superposant harmonieusement leurs voix. Les Américains semblent se donner à fond. Avant d’attaquer le morceau plus atmosphérique “Before the Water Gets Too High”, A.Savage décide de troquer sa gratte contre un omnichord, un hybride entre accordéon et clavier. Si tout au long de la première partie du set, l’amplification est parfaitement réglée, au fil du temps, on a l’impression qu’elle perd de sa puissance. Et on s’en rend compte tout au long de “Wide Awake!”, une compo qui tombe à plat, malgré le concours d’un percussionniste. Une baisse d’intensité qui n’empêchera cependant pas les fans de la première heure de se déhancher tout au long du concert. Après avoir interprété l’intégralité de son dernier long playing et quelques compos plus anciennes, le combo new-yorkais commence à sentir l’écurie, et se lance dans des exercices de style qu’on pourrait qualifier de masturbation instrumentale. Ce qui n’est ni nécessaire et encore moins indispensable. Un choix qui incite une partie du public à mettre les voiles… 

Bref, en sortant de l’Orangerie, on avait le droit de se sentir frustrés. Et pour cause, on a eu le sentiment que Parquet Courts n’a jamais pu ou voulu exploiter tout son potentiel. En outre, comme les musicos ne transpirent pas vraiment la sympathie, se contentant de balancer à l’auditoire quelques formules d’usage, on doit malheureusement en conclure que le concert s’est soldé par une légère déception.

(Organisation : Botanique)

Il s’agit déjà de la quatrième fois que Tunng se produit dans la capitale de l’Europe. Suite au retour de Sam Genders (Diagrams), le line up du band retrouve son format originel. Celui de 2007. Et c’est l’ensemble des musicos qui signe l’intégralité du dernier elpee, "Songs You Make At Night ", paru en août dernier. Une forme de retour aux sources auquel on était impatient d’assister, et surtout de savourer en retrouvant les fameuses harmonies vocales échangées entre Mike Lindsay, Ashley Bates et Sam Genders, le revenant.

Malgré une discographie épatante, il faut bien reconnaître que le combo anglais ne parvient toujours pas toucher le grand public. D’ailleurs, la Rotonde est loin d'être remplie et une partie de l’auditoire va rester assis, tout au long de la soirée. Ce qui arrange bien votre serviteur, puisqu’il disposera de plus d’espace pour profiter pleinement du show.

Il est 21h lorsque les lumières s'éteignent. Les trois chanteurs/guitaristes (Genders, Lindsay, Bates) et le vocaliste/percussionniste Becky Jacobs se plantent à l’avant-plan. Derrière, quoique bien cachés, on peut discerner la présence de batteurs/percussionnistes. Dès les premiers morceaux, on identifie ce qui a toujours fait le charme de Tunng ; en l’occurrence ces harmonies vocales douces et entraînantes posées sur des lignes de guitares acoustiques, stimulées par les percus et pimentées de touches électroniques loufoques. Mais ce qui saute aux yeux lors de ce concert, c’est le plaisir manifesté par les musiciens en interprétant leurs compos. Comme si une vague de bonheur se propageait jusqu’au sein du public… D’ailleurs, la majorité des spectateurs arborent un large sourire. Faut dire que les morceaux de leur dernier opus sont particulièrement allègres. Ce qui n’empêche pas le combo de piocher au sein de son ancien répertoire, dont le tube « Hustle ».

Au bout d’une petite heure, les membres du groupe vident les lieux, sauf Mike Lindsay. Celui-ci s'installe derrière les claviers et nous réserve un intermède particulier se démarquant de la folk/electronica à laquelle émarge depuis des lustres. Il enfile une tête de girafe sur la tête et se lance dans une compo électro particulièrement originale. Au bout de quelques minutes, il ôte son masque, et laisse apparaître un visage d’enfant qui s’amuse avec son nouveau jouet. De quoi entretenir cette ambiance propice à la bonne humeur. Ses comparses le rejoignent ensuite pour dispenser « Bullets » et « Jenny Again », certainement deux des meilleurs titres de Tunng. On ne pouvait rêver plus belle conclusion.

La folk-electronica de Tunng a illuminé la Rotonde l’espace d’un concert. Et les mélomanes ont quitté la salle le cœur léger et le sourire aux lèvres…

(Organisation : Botanique)

mardi, 30 octobre 2018 15:08

Taillé pour le ‘live’…

En à peine deux ans et autant d’albums, Idles est parvenu à se hisser au sommet du mouvement punk. Et plus exactement du post-punk énergique et jouissif qui véhicule des textes caustiques signés par Joe Talbot, le leader de ce quintet. Issu de Bristol, il est parvenu à conquérir l'Europe ainsi que le Nouveau Continent, en y multipliant les concerts. Des concerts à ne manquer sous aucun prétexte, tant il s’y est forgé une réputation irréfutable. Et la présence d’un nombreux public ce soir, parmi lesquels figurent un fort contingent de convaincus, en est la plus belle démonstration. En quelque sorte, les Anglais sont donc en territoire conquis…

C’est le duo guitare/batterie John qui ouvre la soirée. Malheureusement, malgré une évidente bonne volonté, le punk sauvage du tandem insulaire ne semble guère intéresser l’auditoire. En fait, il attend surtout la tête d’affiche…

Et c’est à 21 heures que le quintet monte sur l’estrade. Réunissant de nombreux fans, le public est chauffé à blanc. Plusieurs aficionados sont déjà dans les starting-blocks afin de se lancer dans les pogos. Joe Talbot se plante au milieu du podium. Le bassiste Adam Devonshire et le guitariste –chevelu– Lee Kiernan optent pour le côté gauche alors que le gratteur –moustachu et torse nu– le droit. Enfin, le drummer Jon Beavis s’installe en retrait, derrière ses fûts.

La formation britannique entame les hostilités par « Colossus », c’est-à-dire le morceau qui ouvre son dernier elpee, « Joy as an Act of Resistance ». De quoi donner le ton d’un set qui ne baissera jamais d’intensité. Les deux sixcordistes prennent beaucoup de plaisir en arpentant les planches de droite à gauche ou inversement. Joe Talbot débite ses paroles en y mettant beaucoup de cœur. Idles enchaîne les morceaux issus de ses deux long playings. Il dédie « Danny Nedelko » aux migrants. Ce qui provoque les acclamations de l’auditoire. Mais également un autre titre, à sa fille. La foule est apparemment ravie du spectacle et si la température monte au sein de la fosse, les odeurs de transpiration se répandent inéluctablement. Le pogo et le crowdsurfing s’y déroulent sans interruption. Véritables boules d’énergie, les deux gratteurs –armés de leurs instruments– prennent régulièrement un bain de foule. Ils vont même ramener plusieurs fans sur le podium, lors de cet exercice. On peut donc comprendre qu’au bout de 90’, après avoir donné tout ce qu’ils avaient dans les tripes, les musicos soient éprouvés. D’ailleurs, en fin de parcours, Talbot signale qu’il s’agit du dernier morceau du concert et qu’il est inutile d’espérer un rappel.

Ce soir, Idles a prouvé que sa notoriété n’était pas usurpée. Il s’agit bien d’une formation taillée pour le ‘live’. L’auditoire a été littéralement électrisé et surtout conquis par l’énergie libérée tout au long du concert par le combo. Le punk est loin d’être mort et enterré. On a même l’impression qu’il renaît de ses cendres…

(Organisation : Aéronef, Lille)

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