• Odezenne, de retour avec Pouchkine !
    Odezenne, de retour avec Pouchkine ! Odezenne, groupe de musique alternative français, originaire de Bordeaux, en Gironde, a sorti le 13 septembre un Ep intitulé « Pouchkine ».…

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Béber

Béber

lundi, 16 septembre 2019 16:14

Careful

Au cours des dernières années, on a pu observer l’intérêt croissant d’un certain public pour les sonorités héritées des eighties que l’on associe fréquemment à des formations telles que Joy Division, Bauhaus, Siouxsie and the Banshees ou encore The Birthday Party. Une nouvelle vague de groupes dont la musique se caractérise par une ligne de basse imposante, un rythme (plus ou moins) entraînant et des claviers plongés au sein d’un climat relativement glacial voire ténébreux. Ce mouvement a accouché de bands comme Preoccupations, Protomartyr ou encore Whispering Sons, en Belgique, et la liste est loin d’être exhaustive, mais révèle au fil des mois de nouveaux visages. A l’instar de Boy Harsher, un duo originaire du Massachusetts. Formé en 2013, il a d’abord choisi pour patronyme Teen Dreamz, avant d’en changer l’année suivante. Augustus Muller (synthés et rythmes) et Jae Matthews (chant) ont récolté des critiques unanimement positives pour ce deuxième album paru sur leur propre label Nude Club.

Sur cet opus, la formation a bien assimilé ses classiques en proposant un mélange entre électro kitsch, indus et post punk, tout en adoptant les spécificités du style décrit ci-dessus. L’expression sonore baigne au sein d’une atmosphère bien froide pour ne pas dire gothique et pénètre rarement dans la lumière. Ce qui ne signifie pas que les compos suscitent la morosité. On imagine d’ailleurs parfaitement être entraîné par Boy Harsher jusqu’au bout de la nuit au cœur d’étranges clubs suintant de transpiration. Mais surtout, la paire parvient à transcender ses compos minimalistes grâce à des mélodies accrocheuses et la voix envoûtante de Jae qui débite pourtant des paroles loin d’être réjouissantes.

Les nostalgiques des 80’s apprécieront certainement. Et peut-être même que Boy Harsher parviendra à emmener de nouveaux adeptes dans sa spirale. “Careful” possède en tout cas les atouts pour y parvenir.

dimanche, 08 septembre 2019 14:59

This Mess is a Place

Si vous êtes fatigués par la résurgence des 80’s (claviers, boîte à rythmes, …), il serait sans doute judicieux de vous plonger dans le catalogue de Sub Pop. De manière générale, le label mythique de Seattle privilégie la formule classique guitare/basse/batterie plutôt que la synthétique. Tacocat colle parfaitement à l’étiquette du label. En effet, depuis 2007, la troupe principalement féminine (trois filles pour un garçon), originaire de cette plus grande ville de l'État de Washington et du Nord-Ouest des États-Unis, propose un pop/punk décomplexé. Après avoir gravé deux elpess chez Hardly Art, le groupe vient de publier son premier, sur Sub Pop.

Tout au long de “This Mess is a Place”, Emily Nokes et sa troupe nous réservent des morceaux qui agrègent énergie punk contagieuses et mélodies aussi sucrées que colorées. Le combo yankee structure ses compos suivant la formule refrain/couplet, sans jamais aller plus loin. Une recette qui a cependant fait ses preuves… Si la guitare domine le sujet, les plages sont parfois enrichies de chœurs, à l’instar de “The Joke of LIfe” ou encore de quelques notes de clavier, comme sur “Grains of Salt”. Si le climat général se révèle bon enfant, certaines pistes sont davantage vindicatives, et en particulier « Hologram », titre qui ouvre le long playing… 

Enfin, si le quatrième LP de ce band américain est très susceptible de vous communiquer un bon coup de boost à l’approche de l’automne, pour l’originalité, il faudra repasser. M’enfin, c’est certainement le moindre des soucis de la formation… 

dimanche, 08 septembre 2019 14:54

Teenages

Avant de se lancer en solitaire, l’Américain d’origine pakistanaise, Naqvi Qasim, s’est forgé une petite notoriété sur la scène new-yorkaise ; et tout particulièrement en militant comme drummer au sein de la formation acoustique Dawn of Midi, mais également en plusieurs bandes-son

« Teenages » constitue donc son premier opus solo, un disque au cours duquel il une électro-(trop)minimaliste expérimentale. “Funerals” réunit six pistes, dont la dernière les 19 minutes. Autant vous prévenir, si vous vous entamez l’écoute de cette œuvre conceptuelle, ne vous attendez pas à des rythmes entraînants, des variations bouleversantes ou des mélodies enivrantes. Au fil des morceaux, Naviq Qasim s’amuse à superposer quelques loops et à les moduler selon son humeur. Mais au bout du compte, rein de concret ne se précise et surtout, il est extrêmement difficile d’accrocher à ces expérimentations. Si bien qu’après quelques, l’écoute de “Funerals” devient pénible.

Si ce n’est pour rédiger une chronique avec un minimum de substance, on ne voit personnellement pas l’intérêt de s’infliger cette dose d’ennui concentrée.

dimanche, 08 septembre 2019 14:49

American love call

Durand Jones and the Indications

A ce jour, Durand Jones et ses Indications ont publié trois elpees, dont un éponyme en 2016 et un excellent live en 2018. Celui qui s’est forgé sa voix sur les bancs de l’église et en écoutant les légendes de la soul-funk –d’Otis Redding à Charles Bradley en passant par James Brown– revient donc un an plus tard pour un nouvel opus qui s’inscrit dans la même veine...

Rien de surprenant cependant tout au long de cet « American love call ». On y retrouve toutes les caractéristiques de ce style musical. Haut-perchée, la voix est capable de monter ou de descendre d’une octave. Les guitares funky sont bien caoutchouteuses. Cuivres et chœurs spécifiques à cette musique alimentent également les différentes compos. A l’instar de ses idoles, Durand Jones nous raconte ses histoires de cœur et ses désillusions politiques.

Durand maîtrise parfaitement son sujet au cœur d’un elpee qui recèle quelques excellents morceaux. Enfin, si le long playing ne recèle aucune plage révolutionnaire, certaines sont très susceptibles de communiquer des frissons aux amateurs du genre. D’ailleurs, si vous êtes tombés sous le charme de ce combo, vous aurez tout le loisir d’aller l’applaudir, ce 14 octobre au Botanique de Bruxelles. Qu’on se le dise !

lundi, 26 août 2019 11:40

Night of the Worm Moon

Un an après avoir gravé un excellent album en compagnie de La Luz, Shana Cleveland revient sur le devant de la scène. Délaissant le surf-rock, la native du Michigan débranche son ampli pour reprendre sa carrière solo là où elle l’avait laissée en 2015, lorsqu’elle avait publié son premier album, “Oh Man, Cover the Ground”. Pour la circonstance, lors des sessions d’enregistrement, l’Américaine a opté pour un petit comité en laissant de côté les Sandcastles (sauf leur batteur, Kristian Garrard) qui l’épaulaient jusqu’alors.

Tout au long de cet opus, la sèche et bien sûr la voix langoureuse de Shana Cleveland, s’imposent. Cependant, les dix morceaux proposés ne s’enferment pas dans un folk strictement acoustique. La subtilité est une des principales caractéristiques du songwriting de la frontwoman de La Luz. Ses mélodies particulièrement travaillées sont enrichies d’une orchestration équilibrée incorporant ci et là des touches de psychédélisme (déjà illustrées par l’artwork de la pochette directement inspiré des 60’s). La production est elle aussi particulièrement léchée n’abusant jamais de la reverb’. Enfin, Shana Cleveland n’hésite pas à casser l’homogénéité de l’elpee en sortant du cadre, grâce notamment au blues, “Solar Creep”.

En gravant « Night of the Worm Moon », Shana Cleveland poursuit donc un parcours discographique jusqu’ici sans faute. Pour votre info, sachez que la Californienne d’adoption se produira au Botanique de Bruxelles, le 25 octobre prochain. 

lundi, 26 août 2019 11:36

Performance

Quinze années après leur formation, les Texans de White Denim nous livrent leur septième opus, mais le premier sur le label américain City Slang (Calexico, Lambchop ou encore Timber Timbre). Une nouvelle étape pour ce groupe qui n’a cessé de gravir les échelons.

“Performance” constituait une étape périlleuse dans la progression de White Denim, vu les arrivées d’un nouveau batteur et claviériste. Et avouons-le d’emblée, la transition a été parfaitement opérée.

Pour l’occasion, le quatuor, emmené par le chateur/guitariste James Petrolli, continue sur sa lancée en abandonnant ses références psychédéliques. Dès la plage d’ouverture, “Magazin”, les sonorités blues/rock des grattes s’imposent. Tout comme sur le titre maître. Les choses s’emballent dès “Fine Slime”. Et pour cause, le funk se mêle au blues et se charge de swing. “Double Death” pénètre carrément dans l’univers sonore de James Brown. La plupart des compos parviennent à agréger une multitude de styles tout en adressant des clins d’œil répétés au bon rock’n’blues des 70’s.

“Performance” vaut donc parfaitement le détour. Le mélomane aura l’impression de remonter les décennies, loin des synthés, boîtes à rythmes et autres sonorités électroniques qui sévissent actuellement. Une véritable bouffée d’air frais !

mercredi, 31 juillet 2019 16:42

Better Oblivion Community Center

Derrière le patronyme de ce centre de bien-être fictif baptisé Better Oblivion Community Center se cache deux songwriters plus que talentueux. Le premier, Conor Oberst (Bright Eyes, Desaparecidos, Monsters of Folk, ...), n’est plus à presenter. A presque 40 ans, sa discographie est longue comme le bras ; en outre, il est incontestablement devenu un des compositeurs les plus brillants de sa génération dans l’univers de l’indie folk. La seconde, Phoebe Bridgers, émarge à un panel de jeunes compositrices biberonnées à la musique de Bright Eyes. Outre sa carrière solo entamée voici quelques années, la Californienne a notamment formé, en compagnie de Julien Baker et Lucy Dacus, Boygenius. Leur rencontre remonte à une collaboration opérée en 2016 sur un morceau du premier elpee de ladite Bridgers.

Sur cet opus paru chez Dead Ocean, les deux artistes se partagent équitablement l’écriture ainsi que le chant. Circonstanciellement, ils sont épaulés par des collaborateurs, dont John Congleton, le guitariste Nick Zinner (Yeah Yeah Yeahs) ou encore la drummeuse Carla Azar (Autolux, Jack White). Sans surprise, leur coopération accouche de morceaux folk/rock qui ne demandent pas trop d’efforts pour s’installer durablement dans un coin de votre matière grise. Parmi les pépites folk, on épinglera le splendide “Service Road”. Un morceau dans le pur style Bright Eyes qui donne la chair de poule lorsqu’on sait que le frère de Conor est récemment décédé suite à une consommation excessive d’alcool. Outre ces plages plus acoustiques, le duo n’hésite pas à hausser le ton sur “Big Black Heart” ou encore “Exception to the Rule”, une plage abordée dans l’esprit de Desaparecidos. 

Conor Oberst et Phoebe Bridgers ne réinventent rien. Il serait d’ailleurs dommage qu’ils changent leur fusil d’épaule, vu la facilité avec laquelle ils composent de simples et beaux morceaux sculptés dans le folk. Bref, ce duo fonctionne à merveille et nous réserve un superbe album qui ne sera peut-être pas éternel mais risque de trotter durant un bon moment dans nos têtes. Espérons simplement que cette collaboration ne soit pas qu’un one shot !

mercredi, 31 juillet 2019 16:38

Our Endless Numbered Days (Deluxe Edition)

Alors que Sam Beam, alias Iron and Wine, met la gomme pour promouvoir son dernier album enregistré en compagnie de Calexico (quatorze ans après coopéré pour réaliser l’excellent « In the Reins »), le label Sub Pop réédite « Our Endless Numbered Days » dans le cadre du quinzième anniversaire de sa sortie. C’est grâce à ce deuxième elpee que Sam Beam est parvenu à se forger un nom sur la scène folk américaine. Pour la première fois, alors âgé de 30 ans, le natif de Caroline de Sud bénéficie d’un enregistrement en studio et reçoit l’aide du producteur Brian Deck (Modest Mouse, Califone, Gomez, …) Ce magnifique album de folk minimaliste, largement acclamé par la critique, ouvrira la voie, quelques années plus tard, à des artistes tels que Bon Iver. La voix douce de Sam Beam est parfaitement mise en avant, soutenue par la sèche, parfois par une slide, un banjo ou une mandoline. Les douze morceaux de son deuxième opus nous invitent à l’introspection en traversant les forêts américaines.

Concrètement, cette nouvelle édition, outre une légère modification de l’artwork, nous réserve huit démos inédites, dépouillées, de « Our Endless Numbered Days ». Bref, hormis pour les fans de la première heure, cette nouvelle mouture n’est pas vraiment indispensable…  

jeudi, 18 juillet 2019 17:08

This Lake is Pointless

« Placid faces », le précédent elpee de ce quatuor helvète, remonte à 2016. Un disque sculpté dans un punk/rock lo-fi particulièrement emballant. Il vient donc de publier son troisième album.

« This lake is pointless » s’inscrit dans la même lignée. Une chose est sûre, le combo genevois (NDR : l’artwork de la pochette est représentée par son lac) ne s’est pas assagi. Et c’est tant mieux ! Emmené par une Lisa Sutter à la voix tour à tour énervée ou désabusée, parfois soutenue de chœurs, The Staches se plaît à casser les rythmes ou à poser des notes de clavier dissonantes. L’esprit punk flotte au-dessus des treize plages de cet opus, qui dépassent rarement les deux minutes. Si les esprits critiques risquent de taxer l’expression sonore d’un peu trop minimaliste, abandonner cette philosophie reviendrait à perdre le charme et son instantanéité…

jeudi, 18 juillet 2019 17:06

Exotic Post Traumatic

Ivan Vitaris est le leader de cette formation budapestoise qui jouit d’une certaine notoriété dans son pays. Elle a déjà accompli plusieurs tournées hors de ses terres et s’est même produite aux Etats-Unis. Mais son plus grand coup d’éclat a été commis dans le cadre du Sziget festival, il y a quelques années. Malheureusement, il faut bien avouer que ses origines restent sa seule singularité… D’ailleurs, les formations hongroises ne courent pas les rues.

Ivan & The Parazol puise son inspiration dans le classic rock des 60’s et 70’s. Mais “Exotic Post Traumatic” manque cruellement de ces fameux coups d’éclat. Aucune étincelle ne vient booster les dix morceaux de cet album. Si certains titres méritent qu’on y tende l’oreille, d’autres, par contre, paraissent déjà datés ; et tout particulièrement ”What I’ve been Through”. A ranger dans le tiroir à l’oubli…

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