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Béber

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lundi, 10 février 2020 18:24

Chastity Belt

Après la publication de son album ”I Used to Spend so Much TIme Alone” en 2017, Chastity Belt a failli exploser ; mais il est finalement parvenu à tenir le coup. En effet, lors de la dernière tournée américaine du groupe, Julia Shapira (guitare, voix) a bien failli quitter le navire. Il lui aura fallu une période d’introspection et la sortie d’un album solo pour réaliser que l’aventure de Chastity Belt méritait d’être poursuivie.

Ce nouvel et quatrième opus résonne donc comme une renaissance, en témoigne le titre éponyme de cet elpee. Produit par Jay Som et paru sur le label Hardly Art (filière dépendant de Sub Pop), cet LP se révèle à la fois abouti et serein. On est loin de l’énergie brute manifestée par le groupe à ses débuts. Les dix titres sont imprimés sur un tempo paisible évoquant parfois Warpaint. Les harmonies vocales (et autres ‘canons’) ainsi que les arpèges alimentent des chansons mélancoliques sur lesquelles Shapiro vient poser des textes évoquant les relations amicales et amoureuses. Cependant, chaque plage nécessite plusieurs écoutes avant que les mélodies ne libèrent toute leur saveur...

Inespéré, le retour de Chastity Belt est, de toute évidence, gagnant. En espérant découvrir une suite, prochainement. 

lundi, 10 février 2020 18:18

Home made Satan

En 2018, Brandon Williams publiait un premier opus intitulé “Death Lust”, un disque qui agrégeait punk, grunge et hardcore. Derrière un mur de son et d’énergie, le Canadien y manifestait toute sa frustration de post-ado.

Un an plus tard, le musicien continue sa quête du bonheur sur “Home Made Satan”. Cependant, il semble beaucoup moins inspiré. L’album s’ouvre par “Flames”, une bonne mise en bouche digne d’un tube des 80’s. Malheureusement, le Canadien dérape rapidement. Et sa musique vire à la pop emocore que l’on croirait tout droit sortie du label Deep Elm. Pensez notamment à Dashboard Confessional. Et “Sun Poisoning” en est certainement le plus bel (?) exemple. Des lignes de guitares sous distorsion ou acoustiques se relaient. Brandon Williams prend un malin plaisir à se plaindre ; une attitude qui devient rapidement énervante. Il emprunte même les formules chères au neo-metal….

Sauf si vous êtes frappé par un éclair de nostalgie, le deuxième opus de Chastity ne mérite vraiment pas qu’on s’y attarde. Décevant !

Kevin Morby a marqué l’année 2019 de son empreinte, en gravant un superbe cinquième album intitulé “Oh my God”. Depuis, le Texan d’origine enchaîne les concerts en Europe et aux USA. Ce mardi soir, dans la nouvelle salle cosy du Grand Mix, Morby entame sa nouvelle tournée française. Pour la circonstance, il a laissé son backing group à la maison. Le public français (et belge) a répondu présent, puisque le club est comble.

Pour assurer la première partie, Kevin Morby a embarqué l’une de ses connaissances ; en l’occurrence Justin Sullivan (NDR : ne pas confondre avec le chanteur/guitariste et leader du New Model Army), aka Night Shop. Ce n’est autre que l’ex-drummer de The Babies, la formation au sein de laquelle Morby s’est fait connaître avant d’intégrer Woods. L’ancien batteur s’est donc concerti en songwriter. Justin grimpe sur les planches vers 20h30. Il est seul armé de sa sèche et va nous livrer des ballades bien folk. Ses morceaux baignent ainsi dans un style, il fallait s’en douter, qui rappelle Kevin Morby, mais dont les influences oscillent entre le Velvet Underground et Bob Dylan. Une parfaite entrée en matière pour cette soirée.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Vêtu d’un costume blanc floqué dans le dos du titre de son dernier opus, Kevin Morby monte seul sur l’estrade sous les applaudissements de la foule, et s’installe derrière son clavier. Et entame son set par “Oh My God”. Dès la chanson terminée, il enfourche sa guitare pour interpréter ses derniers tubes, dont “Congratulations”, “Hail Mary”, “Savannah” ou encore “Nothing Sacred/All Things Wild”. L’artiste parvient à contrebalancer le minimalisme instrumental par une imposante présence scénique. En outres ses compos sont d’une efficacité redoutable. Le natif de Lubbock prend manifestement plaisir à jouer de la gratte et sa joie est communicative. Après plus d’une demi-heure de récital, alors que l’atmosphère, au sein du club, est à son point culminant, Justin Sullivan, son ancien compère, le rejoint et s’installe derrière les fûts. Kevin Morby entame alors un survol de sa discographie en réservant notamment à l’auditoire des titres tels que “All of my Life” ou encore le superbe “I Have Been to the Mountain”. Au bout d’une heure de concert, les deux musiciens tirent leur révérence. Mais quelques minutes plus tard, ils reviennent sur le podium, pour accorder, en guise de rappel, “Harlem River”.

En un peu plus d’une heure, Kevin Morby a démontré qu’il était aussi à l’aise au sein d’un groupe qu’en solitaire. En outre, la richesse de son répertoire et ses qualités de musicien prouve qu’il figure parmi les meilleurs songwriters de sa génération…

(Organisation : Le Grand Mix)

Dans le cadre du vingtième anniversaire de l’Aéronef, les organisateurs ont eu l’excellente idée de programmer Beak> pour la modique somme de trois euros. A ce prix-là, pas étonnant que les places se soient écoulées rapidement. Ainsi, ce mercredi soir, le trio de Bristol investissait la salle lilloise (seule la moitié de la salle était accessible) alors qu’il n’a rien sorti depuis son excellent album simplement intitulé “>>>”, en 2018…

C’est TAU qui se charge d’ouvrir les hostilités. L’Irlando-allemand Sean Mulrooney est le leader de cette formation qui implique quatre autres musiciens et propose une forme de folk-rock psychédélique qu’elle enrichit de chants chamaniques, de percussions tribales, tout en laissant transparaitre des influences irlandaises… Le cocktail est surprenant et a le mérite d’attirer l’attention du public. Le groupe quitte la scène après une petite heure de set…

Il est 21h20 lorsque les lumières s’éteignent. La salle est comble. Geoff Barrow (ex-Portishead) est installé derrière ses fûts sur la gauche de la scène. Au centre, assis sur un siège, Billy Fuller se charge de la basse, alors que Matt William se plante à droite, derrière son synthé. Vu la hauteur insuffisante du podium, les opportunités de pouvoir apercevoir les musiciens sont plutôt minces. A moins d’avoir la taille d’un basketteur… Il faudra donc se contenter des quelques lumières ajustées sur les amplis et de la musique. Heureusement, en la matière, les trois Anglais excellent. Leur son est parfait et reconnaissable entre mille. Le band parvient à mêler subtilement électro et krautrock. Bien que n’ayant pas accès au spectacle visuel, le public semble transporté et nombreux sont les fans à se dandiner. A l’aide de riffs de basse tantôt hypnotiques, tantôt incisifs, une batterie précise et des claviers alternant les ambiances atmosphériques et les rythmes de club, Beak> parvient à subjuguer le public. Il enchaîne des titres d’une efficacité redoutable tels que « Wulstan II », « Brean Down » ou encore « Allé Sauvage ». Les Anglais se montrent même affables avec l’auditoire, en souhaitant, par exemple, un joyeux anniversaire à l’Aéronef ou en regrettant le Brexit à venir. Seule ombre au tableau, une petite altercation entre les musicos et un spectateur apparemment trop bavard lors de l’introduction de « When we fall II ».

Si la scène avait été réhaussée de quelques dizaines de centimètres, on aurait pu décréter une soirée parfaite. Néanmoins, il faut avouer que musicalement, Beak> évolue dans les hautes sphères du rock britannique…

(Organisation : Aéronef)

mercredi, 22 janvier 2020 11:43

Du jazz pour grand public…

Issu du Nord de la Belgique Bert Dockx est un musicien hyperactif. Depuis de nombreuses années, il s’illustre à travers d’innombrables concerts et en soignant sa discographie. Dans un style qui oscille entre noise, jazz, blues, rock et folk. Que ce soit au sein de Flying Horseman ou de Dans Dans, le natif d’Anvers n’a jamais déçu. On avait dès lors hâte de découvrir son projet baptisé Ottla, un projet que l’artiste avait monté lorsqu’il était encore étudiant au conservatoire de Bruxelles. Une formation qu’il a ressuscitée pour le bonheur des aficionados. Si l’Anversois jouit d’une certaine notoriété sur la scène jazz/rock, il faut bien constater que ce mercredi soir, la Rotonde n’accueille qu’un public plutôt clairsemé.

Il est près de 21h15 lorsque les membres de Ottla grimpent sur les planches. Soit deux saxophonistes, un contrebassiste et deux drummers, outre Bert à la guitare. Et bien évidemment, c’est lui qui mène la barque. D’emblée, on se rend compte que les différents musicos possèdent de remarquables qualités techniques. D’ailleurs, jamais à l’abri d’improvisations opérées par le chef d’orchestre, ils suivent les échanges impeccablement. Les morceaux défilent et passent rarement sous les dix minutes. La contrebasse imprime un motif hypnotique sur lequel les saxophones et la guitare viennent se greffer pour lui donner du relief, tout en s’autorisant quelques coups de griffe. Les musiciens alternent moments paisibles et passages sublimes, tout en puissance. Ce qui ne les empêche pas, comme tout jazz band qui se respecte, de se réserver des intermèdes expérimentaux, laissant parfois l’auditoire totalement médusé. En une bonne heure, non seulement ils ont démontré la parfaite maîtrise de leurs instruments, développé de superbes riffs, prouvé que le jazz peut se révéler abordable et qu’il n’est pas uniquement réservé à une ‘élite’...

Si vous avez manqué ce concert, rassurez-vous, Bert Dockx sera de retour au Botanique au sein de son Flying Horseman, le 2 mai dans le cadre des Nuits Botanique.

(Organisation : Botanique)

mercredi, 22 janvier 2020 16:46

S3ns

Depuis maintenant plus de dix ans, Ibrahim Maalouf s’est imposé sur la scène musicale mondiale. Il est parvenu à se faire connaître en brisant les frontières entre le jazz, la musique classique, la pop et le rock. Sa notoriété s’est forgée à force de travail. Le Franco-libanais n’arrête jamais. Il enchaîne les concerts aux quatre coins de la planète, multiplie les collaborations (Sting, Juliette Gréco, M, Arno, ...) et trouve également le temps de composer des musiques de films. En l’espace de dix ans, le multi-instrumentiste a collectionné les récompenses musicales ainsi que les prix honorifiques (Chevalier de l’Ordre du Mérite, Chevalier des Lettres du Gouvernement), en France. Autant dire que son talent est connu et reconnu par tous. Pourtant, derrière cette notoriété, malgré la sortie de cet onzième album, Ibrahim Maalouf affirme clôturer une période difficile de sa vie. Accusé et jugé pour agression sexuelle et en proie à des problèmes financiers, le musicien a vécu des heures sombres…

Sur “S3ns”, Ibrahim Maalouf explore les sonorités latines et afro-cubaines en invitant notamment les pianistes de l’île communiste Harold Lopez Nussa (“Une Rosa Blanca”), Alfredo Rodriguez (“N.E.G.U”) et Roberto Fonseca (“Gebrayel”), musicos avec lesquels il a également partagé les planches. Outre ces plages plus latinos, figurent des morceaux plus jazzy, soutenus par un véritable brass band (15 musiciens), à l’instar de “Happy Face” ou encore su sublime “Radio Magallanes”.

Sur cet LP Ibrahim Maalouf est une nouvelle fois parvenu à mêler des genres fondamentalement différents. Et à nous transporter au sein d’un univers électrique et fiévreux, qui sent bon l’Amérique latine…

mercredi, 22 janvier 2020 16:39

Don’t You Think You’ve Had Enough?

Depuis ses débuts, Bleached n’a cessé d’évoluer. Pour “Don’t You Think You You’ve Had Enough?”, son troisième opus paru chez Dead Oceans, jamais sa musique n’a sonné aussi pop. Au sein du line up, ne figurent plus que les sœurs Jennifer et Jessica Clavin, soutenues, pour la circonstance, par un drummer. L’expression sonore du duo californien (NDR : elles ont originaires de Los Angeles) s’éloigne du style noise/garage proposé sur ses œuvres précédentes. Les douze plages de cet elpee sont sculptées dans un pop/punk/rock dominé par les guitares et aux mélodies plus ou moins inspirées. Le duo reprend la bonne vieille formule couplet/refrain. Si sur certains titres, on peut cependant encore déceler des réminiscences de garage, à l’instar de l’introduction de “Daydream” ; mais en général, les émargent clairement à la pop. Et le très réussi “Hard to Kill” en est la plus belle illustration.

Bien sûr, Bleached n’a pas inventé l’eau tiède et son dernier LP ne casse pas trois pattes à un canard ; mais il a le mérite de remiser les synthés 80’s au placard. Ce qui en cette période de revivalisme électro/disco n’est pas à négliger...

mardi, 14 janvier 2020 18:11

Soft Landing

Alors qu’il lui a fallu sept longues années avant qu’il ne réserve une suite au grandiose « Impossible Spaces », album qui l’a révélé au grand public, Sandro Perri n’a eu besoin que de douze mois pour donner suite à « In Another Life », un LP auquel avaient collaboré Andre Ethier (The Deadly Snakes) et Dan Bejar (Destroyer). En 6 pistes pour quarante minutes, le Canadien affiche toute l’étendue de son talent.

Sandro Perri appartient à cette (rare) catégorie de compositeurs qui possèdent une véritable identité sonore. Dès les premières notes de « Time (You Got Me) », à travers un subtil mélange entre jazz, post-rock et electronica, on reconnaît sa patte personnelle. Le multi-instrumentiste canadien nous régale de titres à l’instrumentation riche et variée (flûte, trompette, synthés, piano, …), qu’il caresse de sa voix éthérée. Ce « Soft Landing » nous enveloppe au sein une quiétude réconfortante et on s’y s’emmitoufle afin d’y rester bien au chaud.

mardi, 14 janvier 2020 18:09

Stars are the light

Après avoir publié deux volumes de ses “Occult Architecture”, deux ans plus tôt, le duo basé à Portland nous propose son sixième album. Et il s’intitule “Stars are the light”. Depuis plusieurs années, Ripley Johnson (guitariste de Wooden Shjips) et Sanae Yamada (claviériste chez Vive la Void) figurent parmi les meilleurs ambassadeurs du psyché/rock…

Sur “Star are the light”, si Moon Duo s’accroche aux caractéristiques du genre, il parvient toutefois à se réinventer. Les huit morceaux qui constituent cet opus sont autant de rituels chamaniques que l’on imagine se danser et se chanter autour d’un feu de camp, la nuit, au fin fond du désert californien. L’enchaînement de boucles hypnotiques constitue le principal fil rouge de l’opus. Néanmoins, Moon Duo ne se contente pas de reproduire une formule qu’il connait sur le bout des ongles. Non, à l’image de cette pochette colorée, les Américains délaissent la guitare pour privilégier les synthés, afin de nous plonger au sein d’un univers davantage synthétique, empruntant même parfois des sonorités et des rythmes au disco. On se surprend même quelquefois à remuer les orteils...

Sans révolutionner le genre, Moon Duo démontre, tout au long de ce « Stars are the light » qu’il est toujours au faîte du psychédélisme contemporain…

mardi, 31 décembre 2019 07:59

Loops in the Secret Society

Deux années après la sortie de son dernier opus, Jane Weaver livre un elpee différent du reste de sa discographie. Jusqu’à présent, la Liverpuldienne était responsable d’un cocktail original entre folk, psychédélisme et électronique. « Loops in the secret society » creuse davantage dans l’expérimentation.

Publié chez Fire (Howe Gelb, Half Japanese, The Chills), cet LP s’inspire d’une série de prestations ‘live’ accordées par la songwritrice ; des sets au cours desquels elle s’était imposée cet exercice sans avoir recours aux bandes préenregistrées. Sur les 22 plages de ce long playing, dix constituent des ‘loops variations’. Hypnotiques, ces morceaux qui trempent dans une forme de rock psychédélique sont exécutés à grand renfort de claviers. Les autres pistes figuraient sur ses deux derniers albums, « The Amber Light » (2015) et « Modern Kosmology » (2017). Mais pour la circonstance, Jane Weaver a décidé de les propulser en apesanteur à l’aide d’éléments synthétiques.

Atmosphérique et réconfortant, ce périple sonore démontre tout le talent d’écriture et la polyvalence de l’artiste, mais se révèle également propice à la relaxation…

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