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Après avoir foulé les planches des festivals des Ardentes et de Ronquières ainsi que celles du Cirque Royal de Bruxelles, LP se produit pour la quatrième fois, en Belgique, ce samedi 4 mai. Pour la circonstance, en la salle de La Madeleine. Elle est venue présenter son cinquième album, « Heart To Mouth ». Une file de 100 m de long s’est formée à l’entrée de la salle, avant l’ouverture des portes. Le concert est bien sûr, sold out.

LP ce sont les initiales de Laura Pergolizzi, une chanteuse américaine androgyne (NDR : elle est native de l’Etat de New York) qui compte aujourd’hui quatre albums à son actif. Elle a donc choisi cet acronyme comme pseudo. Elle cartonne autant sur la toile que dans les charts. Avant d’embrasser une carrière solo, elle a prêté sa plume, notamment, à Cher, Rihanna, les Backstreet Boys et Christina Aguilera. Tout en empruntant les clichés du rock, de la pop ou de la soul, sa musique n’est pas facile à cerner, même si l’artiste puise ses influences majeures chez Jeff Buckley, Kurt Cobain, Chrissie Hynde, Joni Mitchell, Robert Plant ou encore Jim Morrison.

Powers assure le supporting act, un duo établi à Los Angeles. Fondé en 2014, il réunit le guitariste Mike del Rio et la bassiste Crista Ru. Aussi fusionnel que Rive, il pratique une musique qui mêle funk et électro. Une électro truffée de samples mais aussi de percus. Assez interactive, Crista pratique régulièrement le slap tap. Le duo s’affronte également manche contre manche, reflétant une belle complicité dans le couple. Qui ne va, bien sûr, pas oublier d’interpréter son single, « Georgie », gravé en 2017. Une bonne première partie…   

Particulièrement bien éclairée, la scène est surmontée de deux estrades de couleur blanche, des estrades sous lesquelles des faisceaux lumineux vont se focaliser sur LP. Elle est soutenue par un guitariste, un bassiste, un drummer et un claviériste, également planté sur une estrade à droite. Deux rampes d’escaliers situés de chaque côté du podium sont éclairées de petites leds rouges et blanches. LP descend la rampe d’escalier de droite, alors que, dans la fosse, les spectateurs allument les smartphones qui brillent de mille feux.

« Dreamcatcher » ouvre le bal. Puissante la voix de Laura campe un hybride entre P. J. Harvey et Patti Smith. De teinte noire, sa chevelure est bouclée comme celle de… Bob Dylan juvénile… ou alors d’Alain Souchon. Filiforme, elle a enfilé une veste blanche –veste qu’elle laissera rapidement tomber– sur une chemise ouverte noire et blanche qui laisse entrevoir des inscriptions tatouées sur le haut de son torse.

Lorsqu’elle empoigne une guitare ou un ukulélé, comme pour « When We’re High » et « Girls Go Wild », on dirait qu’elle affronte le public comme une guerrière. Elle le pointe souvent vers le public quand elle ne le braque pas d’un geste inquisiteur. Elle siffle instinctivement lors de certaines chansons. Elle est capable de pousser sa voix dans ses derniers retranchements, et notamment dans les aigus comme seules de très rares vocalistes sont capables d’y parvenir ; mais également de l’utiliser comme un instrument ou encore d’emprunter un timbre délicat. Elle possède une personnalité forte et fragile à la fois. Interactive, elle est partout sur le podium et dégage une fameuse aura. Elle se sert d’un micro sans fil, mais tient toujours, à sa droite, son pied de microphone, qu’elle ne quittera que très rarement. Elle adresse un signe aux spectateurs qui la suivent depuis longtemps.

Panne électrique pendant qu’elle interprète sa dernière chanson, « Shaken ». Laura improvise alors a capella avec une facilité déconcertante. Toute la troupe quitte ensuite le podium. LP revient vingt minutes plus tard pour accorder un set acoustique, limité à sa voix, ses sifflotements et son ukulélé. Et c’est sous cette forme qu’elle viendra interpréter trois titres lors du rappel, et notamment « Muddy Waters » et « Strange » de nouveau a cappella, avant d’achever la prestation par son hit qui l’a fait connaître, « Lost On You ».

Setlist : « Dreamcatcher », « When We’Re High », « Dreamer », « When I’m Over You », « No Witness », « The Power », « Died For Your Love », « Tightrope », » One Night In The Sun », « Girls Go Wild », « House On Fire », « Shaken ».

Rappel : « Muddy Waters », « Strange », « Lost On You ».

(Organisation : Greenhouse Talent)

lundi, 06 mai 2019 09:33

A la gloire de la Saite-Trinité…

Né à Dublin le 21 avril 1970, Glen Hansard a fondé The Frame en 1990, un groupe responsable de 7 elpees à jour (NDR : dont « Longitude » en 2015, après un hiatus de plus de 10 ans). En 2006, il avait délaissé son band pour lancer un nouveau projet, The Swell Season, pour lequel il va publier trois long playings. Sa carrière en solitaire, il ne va réellement l’embrasser qu’en 2011. Depuis, ce chanteur, compositeur, guitariste et acteur irlandais, a sorti quatre albums solo, dont le dernier, « The wild willing », est paru en avril dernier…

Le supporting act est assuré par Joe Quartz, un duo réunissant Jeanne Suzin et Olivier Schlegelmilch. La première se consacre au chant, au piano et parfois au melodica, Le second, multi-instrumentiste, se réserve le violoncelle, les drums, et se transforme en human beat box, lorsqu’il reproduit le son de la trompette à l’aide de sa bouche. Etabli à Paris, le couple est responsable d’une expression sonore qui mêle jazz, musique classique et contemporaine. La chanteuse raconte que le tandem avait rencontré Glen, lors d’une jam, il y a un peu plus de 2 mois. Dans la foulée, Glen les a invités à assurer la première partie de sa tournée européenne. A ce jour, la paire a publié deux Eps, et un premier album, « Self Afraid », en 2018, un disque qui avait quand même bien marché. Elle va puiser au sein de ses deux derniers essais pour alimenter sa setlist. 

Le timing est bousculé ; et pour cause, Joe Quartz entame les hostilités dès l’ouverture des portes, devant une salle presque vide. Douce et claire la voix de Jeanne est susceptible d’envolées atmosphériques. Etonnant, Olivier est capable de cumuler en même temps interventions au violoncelle et à la batterie. Et il faut reconnaître qu’il est particulièrement doué dans ces exercices de style. Baignant au sein d’une pop frenchy, « The New World » est dynamisé par des rythmes endiablés qui sentent bon les plages de Kingston… 

Lorsque Glen Hansard et sa troupe grimpent sur l’estrade, le Cirque Royal est à la moitié de sa capacité. L’artiste est soutenu par 9 musiciens, dont un trio à cordes (deux violons et un violoncelle), un claviériste, également préposé aux backing vocaux, un drummer, un saxophoniste qui jongle entre baryton, basse et alto, quand il ne joue pas de la clarinette, un bassiste, deux guitaristes, dont celui à la sèche (NDR : il joue dans un style flamenco) double à l’oud et l’autre qui passe naturellement de la sèche à la semi-acoustique. Le décor est assez sommaire et le light show plutôt dépouillé.

Glen voue une grande admiration à Van Morrison, Dylan, et Cohen, légendes qu’il a d’ailleurs baptisées ‘La Sainte Trinité’. Il raconte avoir assuré une première partie de Dylan et qu’en back stage après avoir pris un verre ensemble, ils sont devenus amis. Dès « Fool’s Game », on se rend compte qu’une grande importance est laissée à l’improvisation. On y décèle également des influences orientales et notamment iraniennes qui transparaissent sur son dernier long playing en solitaire, disque sur lequel les frères Khoshravesh ont participé. Armé de sa gratte semi-acoustique, Glen susurre ses mots, d’une voix légèrement vocodée, sur ce morceau d’une durée de plus de 6 minutes. Les cordes des violons communiquent un climat mélancolique aux compos. Mais ce sont surtout les interventions délicates de l’oud et des ivoires qui apportent une coloration originale à l’ensemble. En fin de parcours, la voix de la préposée aux ivoires semble sortir des profondeurs de l’enfer. Deux autres plages du nouvel LP embraient, en l’occurrence « I’ll Be You, Be Me » et « Don't Settle », des compos particulièrement abouties. Boosté par les cordes et le cuivre, « Don't Settle » monte en puissance et en crescendo, alors que la voix de Glen semble hantée et émaner du fond de ses tripes…

Extrait de l’éponyme « The Swell Season », « My Little Ruin » et dominé par les ivoires. Excellent, le morceau impressionne par la maîtrise des musicos, les interventions au piano débordant sur le titre suivant, « When Your Mind's Made Up  ». Aux ivoires, Glen murmure paisiblement ses mots. Ces instants de quiétude permettent à Glen d’asseoir son interactivité auprès de ses fans. Une discussion s’engage ainsi avec une dame… Les arrangements sont parfaits, la combinaison entre cordes de violons et du violoncelle, de la guitare flamenco ainsi que du cuivre subliment la compo qui s’achève par une communion parfaite entre l’artiste et l’auditoire, ce dernier reprenant en chœur le refrain.

Plus folk, « Bird Of Sorrow » est empreint de délicatesse et d’émotion. Extraite du dernier opus, « Mary » est une ballade aux accents celtiques et orientaux à la fois. Une perle ! La setlist est bien équilibrée. Alimentés par des guitares percutantes et des cuivres somptueux, « Way Back In The Way Back When », « Lowly Deserter » et « Fitzcarraldo » libèrent toute leur puissance, alors que « Winning Streak » trempe dans un americana pur et dur. Avant d’attaquer « The Closing Door », Glen nous parle de Bob Dylan et de la conception de la chanson, inspirée de cette rencontre unique. Tout au long de l’unplugged « Grace Beneath The Pines », on n’entend même pas une mouche voler. Dans un même registre, Glen, seul à la semi-acoustique, nous réserve « Leave a light ».

Après « Her Mercy », Joe Quartz débarque pour participer à l’interprétation de « Fitzcarraldo », une adaptation limitée au piano, à la voix et à la contrebasse. Tous les musicos sont de retour et se placent en ligne pour aborder le « Passing through » de Pete Seeger, un final acoustique au cours duquel, Hansard va jongler entre sèche, mandoline et contrebasse, une cover a cours de laquelle chaque musicien va se réserver un couplet de cette composition.

En 21 chansons sur plus de 145 minutes, Glen s’est livré littéralement corps et âme à son public…

Setlist : « Fool’s Game », « I’ll Be You, Be Me », « Don't Settle », « My Little Ruin », « When Your Mind's Made Up  » (cover The Swell Season), « Bird Of Sorrow », « Mary », « One Of Us Must Lose », « Winning Streak », « The Closing Door », « Race To The Bottom », « Didn't He Ramble », « Leave A Light », « Way Back in the Way Back When », « Grace Beneath The Pines » ( en acoustique), « Falling Slowly » (cover The Swell Season), « Her Mercy », « Fitzcarraldo » (cover The Frames), « Good Life Of Song », « Song Of Good Hope »

Rappel : « Passing Through » (cover Pete Seeger)

(Organisation : Live Nation)

samedi, 23 mars 2019 10:19

Même pas eu le temps de souffler…

En arrivant à destination, on constate que le ‘tour bus’ de No One Is Innocent occupe une bonne partie du parking réservé au Zik Zak. Doit y avoir un sacré matos ! Le band se produisait la veille au Reflektor de Liège, et apparemment y a mis le souk… 

Fondé en 1994, N.O.I.I. a publié son neuvième elpee, « Frankenstein », en février 2018. Fruit d'un cocktail entre punk, garage, metal et rock, sa musique est explosive. Ses coups de gueule virulents et ses revendications politiques humanistes véhiculés dans les lyrics déclinés dans la langue de Voltaire, reflètent un engagement jamais pris en défaut. Son patronyme ? C’est le titre d’un single des Sex Pistols ! Pas étonnant que le groupe cherche constamment à casser les codes traditionnels. Lors de leurs derniers concerts, ils ont même invité des survivants de Charlie Hebdo. Enfin, le band tourne régulièrement en compagnie de Tagada Jones, le Bal des Enragés ou Ultra Vomit, des formations qui partagent les mêmes convictions...

Le supporting act est assuré par une formation habituée des lieux : Z Band. Un quatuor réunissant Matt (Matthieu Van Dyck) au chant, Jay (Jerry Delmotte) à la batterie, Dweez (Morgan Twizir) à la guitare et Mich Michel Vrijdag à la basse. Le quatuor puise au sein de ses deux elpees, « No Loose Behavior », paru en mars 2018 et « Apocaliquids » en novembre 2018, pour forger sa setlist, des opus favorablement reçus par la critique. 

Tel le justicier qui pointe de la pointe de son épée le ‘Z’ de Zorro, le band assure souvent les premières parties au Zik Zak, un peu comme s’il servait de rampe de lancement idéale pour les têtes d’affiche. Et ce sera encore le cas ce soir. Les musicos mouillent leur chemise, à l’instar de Matt qui déambule parfois dans la fosse, alors qu’elle commence seulement à se remplir. Musicalement, le band semble surtout s’inspirer de Soundgarden, Rage Against The Machine et System Of A Down, mais probablement aussi de Red Hot Chili Peppers. Bref, back to the 90’s…

Setlist : « Into The Wild », « Always Running », « I Got A Mission », « Stretching My Mind », « YYYY’I D », « Diamonds In The Rough », « El Fush », « Right Here Richt Now », « Sweet Fruit », « Jezebel », « Mozzarella ».

Il est presque 22h00 lorsque No One Is Innocent débarque. Le line up réunit Kemar au chant, Thunder B à la basse, Popy aux drums ainsi que Shanka et Gaël aux guitares. De nombreux fans se sont agglutinés aux premiers rangs. Il est donc impossible de s’approcher du podium, Dès le premier morceau, « A La Gloire Du Marché », on est rassuré, le groupe est en forme. Et puis, les musicos ont de la bouteille et maitrisent parfaitement leurs instruments. Sa musique libère une fameuse dose de violence, une violence qui est portant dénoncée dans les textes des compos, fustigeant tout aussi bien le colonialisme que la guerre. Tout en n’oubliant pas d’incendier l’extrême-droite hexagonale, surtout quand Kemar balance que ‘La jeunesse emmerde le Front National. Le gratteur rythmique possède une excellente technique. Kemar crie son amour pour la foule et le démontre en se jetant dans la fosse pour se laisser porter à bout de bras. Mais les deux sixcordistes ne laissent pas Kemar monopoliser tout l’espace scénique. Ils s’autorisent d’ailleurs chacun leurs solos. Le public est survolté et la température dans l’auditoire grimpe par pallier. Kemar clame ‘Venez- vous prosterner’, alors que les quatre autres membres sont rassemblés autour de lui et du drummer. La formation avale les kilomètres sur les planches tentant de battre le record du monde du saut de kangourou.

Les morceaux défilent à plus de 100 à l’heure dont « Nomenklatura », qui s’achève par une série de ‘ya basta’, déclamés par un Kemar, d’une voix toujours à la limite de rupture. Et pas la moindre pause, puisque « Les revenants » n’est pas même prévu dans la setlist. A l’issue d’un étonnant mais bref solo, Shanka s’amuse à chanter dans le microphone de sa gratte. Pendant « Charlie », interprété en hommage aux disparus de Charlie Hebdo, la foule reprend les paroles en chœur. Une foule qui en demande et en redemande. Mais la prestation s’achève par un « What The Fuck » de circonstance…

Setlist : « À La Gloire du Marché », « Silencio », « Kids Are On The Run », « Ali », « Nomenklatura », « Djihad Propaganda », « La peau », « Solo Shanka », « Bullet », « Liar », « 20 ans », « Chile », « Frankenstein », « Charlie », « What The Fuck ».

(Organisation : Zik Zak et Rock Nation)

Lorsque l’Alan Parsons Project est à l’affiche près de chez vous, il ne faut pas rater l’aubaine, car il se produit rarement en concert. Le show est sold out. D’ailleurs toutes les places sont vendues depuis des lustres. L’APP est venu défendre son ‘Alan Parsons Live Project’. C’est en 1975 qu’Alan a imaginé ce concept, en compagnie d’Eric Woolfson (NDR : il est décédé en 2009). Alan Parsons a entamé son parcours pro comme ingénieur du son (NDR : depuis il est considéré comme un maître dans ce métier ; d’ailleurs, établi aujourd’hui à Santa Barbara, en Californie, il se sert aujourd’hui des dernières technologies, dont le format multipiste 5.1.). Il a participé à la mise en forme d’albums légendaires, comme « Abbey Road » et « Let it be » des Beatles ou encore le « Dark Side of The Moon » de Pink Floyd. Notamment. A cours de sa carrière, l’APP a vendu plus de 45 millions d’albums et décroché toute une série de hits, dont « Eye In The Sky », « Sirius », « Don’t Answer Me », « Games People Play », « Old and Wise », « Time », « Prime Time », « I Robot » et « Standing on Higher Ground » ; et paradoxalement, tout au long de cette période faste, la formation ne montera jamais sur scène…

A 20h00 pile, les lumières s’éteignent. La scène est divisée dans le fond en 3 estrades. Celle de gauche héberge le drummer, Danny Thompson, la centrale, équipée d’une rampe (NDR : âgé de 70 balais, il éprouve de petites difficultés de mobilité) et de droite, le claviériste Tom Brooks. Le line up est complété par le bassiste Guy Eros, les guitaristes Don Tracey et Jeff Kolmann ainsi que les deux chanteurs PJ Olson, épisodiquement gratteur, et Todd Coper, coiffé d’un stetson, ce dernier se consacrant également au saxophone et aux cymbalettes. Parsons alterne entre claviers et semi-acoustique.

Chaque musicien aura l’occasion de mettre son talent en exergue au cours du show.

Alan reste en retrait, il présente cependant « One Note Symphony », « Miracle » et enfin « As Lights Fall », mais aussi ses musiciens. Il nous parle aussi de sa longue carrière et demande, en français, aux spectateurs d’allumer les smartphones et de les éteindre lorsqu’il baissera le bras ; ce que l’auditoire va accomplir avec enthousiasme. Il se réserve quand même le lead vocal sur « Don't Answer Me », « As Lights Fall », « Prime Time » et lors du final, « Eye In the Sky », moment choisi pour descendre de son estrade et se planter face à la foule. Mais manifestement, sa voix manque d’assurance. Les interventions au micro des deux chanteurs principaux sont à contrario exceptionnelles ; celles de PJ Olson sont magistrales tout au long de « Damned If I Do » et « Don't Let It Show », et de Todd remarquables pendant « Breakdown » et « Limelight ». Pourtant, difficile d’oublier les voix de feu Eric Woolfson ou de Colin Blunstone. Au balcon, la sécurité rencontre quelques difficultés auprès de récalcitrants qui s’asseyent sur les escaliers alors que de bonnes places sont libres, ailleurs.

La setlist va puiser dans l’ensemble du répertoire de l’Alan Parsons Project. Le spectacle rencontre quand même quelques petits problèmes de balances, notamment lorsque le drumming étouffe les interventions des claviers. Pourtant, le préposé aux fûts s’acquitte remarquablement de rythmiques souvent assez complexes, avec précision et fluidité, se distinguant particulièrement sur la caisse claire, dont la sonorité est à couper le souffle. On en oublierait presque les accès frénétiques de guitare dispensés par Jeff Kollman, pour dynamiser une musique fondamentalement prog/rock.

Enfin, invité, Jordan Huffman vient poser sa voix lumineuse sur « I Can't Get There From Here ». Bref un concert qui a ranimé de nombreux souvenirs chez votre serviteur qui regrettait toutefois qu’Eric Woolfson ne soit plus de la partie ; mais son spectre a plané tout au long de la soirée… 

Setlist : « One Note Symphony », « Damned If I Do », « Don't Answer Me », « Time », « Breakdown, The Raven », « I Wouldn't Want to Be Like You », « Miracle », « Psychobabble. », « Luciferama », « Don't Let It Show », « Limelight », « Can't Take It With You », « As Lights Fall », « Standing On Higher Ground », « I Can't Get There From Here », « Prime Time », « Sirius », « Eye In the Sky ».

Rappel : « Old and Wise », « (The System of) Dr. Tarr and Professor Fether », « Games People Play ».

(Organisation : Greenhouse Talent)

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Grand espoir de la scène belge, Thomas Mustin, aka Mustii, est un fameux showman ! Baptisé ‘An intimate portrait of the 21st Century Boy’, son spectacle proposé ce soir est une première. Thomas est aussi à l’aise sur les planches d’un théâtre (NDR : il y a joué le rôle de ‘Hamlet’ dans une adaptation de la célèbre pièce de Shakespeare), d’une salle de concert ou à l’écran, que ce soit à travers les téléfilms ou les longs métrages. Il ne lui a fallu qu’une petite année pour réinventer le concept unique de son premier opus alors que certaines stars n’y parviennent 10 ou 15 ans plus tard.

Le supporting act est assuré par la Canadienne Emilie Kahn. A l’origine, elle se produisait sous le patronyme d’Emilie & Ogden, soit l’artiste et sa harpe. Puis, elle a décidé d’opter pour sa véritable identité. Ce soir, la Montréalaise va nous proposer de larges extraits de son nouvel opus, « Outro ». Elle grimpe seule sur les planches pour y jouer de son instrument privilégié… en chantant d’une voix douce, presque enfantine. Plutôt timide, elle se concentre sur ses cordes, à la manière d’Agnès Obel. En cours de show, un musicien la rejoint sur l’estrade pour tapoter sur un MPD ou la soutenir à la basse. Parfois, sa musique baigne au sein d’un climat proche de celui entretenu par Marie-Michèle Beausoleil, aka M’Michèle (NDR : elle s’était illustrée dans le cadre des Francos de Spa, en 2014). ‘Tabernacle’ comme dirait René-Charles, le Canada est une mine d’or, musicalement parlant…

Le décor est sobre. Il se limite à un immense drap replié contre le mur et quatre téléviseurs vintage qui vont diffuser des images consacrées aux thèmes des chansons. L’estrade destinée à l’artiste est blanc, tout comme le light show qui va jouer sur le contraste entre la lumière et les ombres projetées par Thomas sur la scène. Tout vêtu de noir, élégant (NDR : pour lui, la mode est un moyen d’expression qu’il apprécie), il est soutenu par un claviériste.

En débarquant, il déclare : ‘Bienvenue à tous dans mon salon’. Rayonnant, son aura en impose, un peu comme un Benjamin Clémentine qui aurait le teint clair et la chevelure blond platine. D’une très belle voix, il interprète ce répertoire de manière singulière, intimiste, théâtrale et interactive, en même temps. Très technique mais impeccable, la prestation du préposé aux ivoires révèle une grande complicité entre les deux artistes. Bien que prévu pour 70’, son show ne durera qu’une bonne heure ; mais le Bruxellois va se livrer corps et âme. Ce qui explique sans doute pourquoi il n’accordera pas de rappel ni ne rencontrera ses fans, à l’issue de sa prestation.

Il propose la set list de son premier elpee, dans le désordre, sous des versions totalement revisitées, mais concède quand même deux covers ; tout d’abord le « Strange weather » d’Anna Calvi, puis, non pas l’hommage au Duke, « I’m Deranged », mais le « Playground Martyrs » de David Sylvian. Pourtant, tout au long de cette représentation, le fantôme de David Bowie a plané. Faut dire que c’est l’idole de Mustii, dont il cherche manifestement à marcher sur les traces…

En cassant les codes, Mustii nous a réservé, ce soir, un concert exceptionnel, même si on espère le revoir lors d’un même type de spectacle, mais un peu plus long…

Setlist : « Intro », « 21 St Century Boy », « The Darkest Night », « The Ride », « People (Are Running The Streets) », « Simple Slave », « Safety Zone », « Strange Weather » (cover Anna Calvi), « Get Down », Turn It Off », « Where Do I Belong », « I’m Deranged (cover David Bowie).

Mustii (Création) + Emilie Kahn

(Organisation : Botanique)

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Soirée rock’n’roll dans le cadre des Nuits Botanique, ce jeudi 25 avril sur l’ensemble du site. Votre serviteur a choisi la Rotonde où se produiront Raketkanon, qui vient de publier son troisième elpee, sobrement intitulé « RKTKN # 3 », et en supporting act, Daggers. La première formation est gantoise, la seconde liégeoise.

En entrant dans l’hémicycle le personnel de la sécurité invite les spectateurs à rester debout, car la salle risque d’être blindée.

Daggers est un quatuor qui implique le drummer Yannick Tönnes, le bassiste Thomas Fagny, le guitariste Thierry Tönnes et le chanteur Gregory Mertz. Une formation qui compte déjà 12 années d’existence et jouit d’une certaine notoriété à l’étranger. Son dernier elpee, « It’s Not Jazz, It’s Blues », remonte quand même à 2014, et il va nous en dispenser de larges extraits. C’est ce disque qui avait permis au combo de s’exporter. Dans la salle, on aperçoit des membres de Cocaine Piss. On peut toujours rêver, mais pourquoi pas une jam ? On va tout de suite couper les ailes au canard, les musiciens de la Cité Ardente resteront bien sagement à leur place.

La voix du chanteur est particulièrement rauque. Le band pratique une musique alternative, fondamentalement rock mais fruit d’un cocktail entre garage, doom, metal, prog et sludge. Bien équilibré, le set va démontrer toute la maturité du combo sur les planches et puis surtout va permettre de bien chauffer la salle. Comme si on n’était pas déjà plongé dans une fournaise… 

Raketkanon vient donc de graver un tout nouvel opus. Intitulé « RKTKN # 3 », il a été mis en forme, et pour la troisième fois, par célèbre Steve Albini (Pixies, Nirvana, P.J. Harvey et bien d’autres). A l’instar des trois précédents long playings, les compos portent le titre d’un prénom masculin ou féminin (NDR : « Nico Van Der Eeken » a aussi droit au nom de famille !).

Ce quatuor réunit le chanteur Pieter-Paul Devos, le bassiste/claviériste Lode Vlaeminck, le guitariste Jef Verbeeck et le drummer Pieter de Wilde. Placé à droite du podium, Devos fait face à son micro et à une table truffée de manettes en tous genres, destinées à moduler sa voix. Et il a préparé un fil suffisamment long pour son microphone, afin de se lancer dans la foule. C’est un rituel !

Mais grosse surprise, le morceau d’entrée, « Robin » est plutôt paisible. Pieter-Paul caresse sa semi-acoustique, en susurrant ses mots. Le groupe se serait-il assagi ? Que nenni ! Dès le deuxième titre, « Hanz », en à peine plus de 3 minutes, le set s’embrase. Devos chante d’une voix nerveuse, un peu distordue, en flamand en anglais et dans une langue qu’il a inventée : le rocket cantonais. Plutôt noisy, la musique est entretenue par des riffs de gratte graisseux, huileux, chargés de testostérone ainsi que par un drumming tribal, sauvage, mais métronomique.

Si le band est totalement déjanté sur l’estrade, Devos plonge régulièrement dans la foule qui le porte à bout de bras, tout en continuant à chanter. Et à travers ce show, on sent une grande complicité entre la foule et le band. Finalement, on est surpris lorsque le band se retire. Mais rapidement, il revient pour nous réserver trois derniers titres, tout aussi percutants et énergiques. Probablement déjà un des meilleurs moments de cette édition 2019 des Nuits. Si vous n’avez jamais assisté à un concert de Raketkanon, ne les manquez surtout pas quand il passera près de chez vous. C’est un groupe vraiment taillé pour le live !

Setlist : « Robin », « Hanz », « Nico Van Der Eeken », « Florent », « Harry », « Fons », « Suzanne », « Herman », « Ricky », « Ernest », « Lou ».

Rappel : « Mélody », « Judith », « Abraham ».

Raketkanon + Daggers

(Organisation : Botanique)   

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Triple affiche ce mercredi à l’Orangerie du Botanique qui accueille, dans le cadre des Nuits Botanique, Alice Phoebe Lou, une Sud-africaine établie à Berlin, Halehan, un chanteur/compositeur bruxellois que votre serviteur avait découvert en supporting act d’Asgeir au Cirque Royal, il y a 2 ans, toujours dans le cadre du même festival, et Olmo, invité depuis deux jours à peine, Un Italien qui partage sa vie entre Londres et Berlin. Et la soirée est décrétée sold out !

Alias Francesco Lo Giudice, Olmo est un pote à Alice. Lorsqu’il débarque sur les planches, il y a déjà pas mal de monde dans la fosse. Si sa musique oscille entre électro et acoustique, sa voix est plutôt soporifique, voire fausse. On a l’impression qu’il est un peu à côté de ses pompes. Ce qui explique peut-être pourquoi il a enfilé des chaussettes de couleur différente. Il alterne entre claviers et gratte, mais manifestement, il n’est pas très à l’aise sur l’estrade. Trop approximative, sa prestation incite votre serviteur à s’éclipser au bout de trois chansons… 

Né en 1994, Alexandre Lambrecht a choisi le pseudo Halehan comme nom de scène. Cet auteur, compositeur et chanteur belge puise manifestement ses influences chez Bon Iver, Norah Jones, Chet Baker ou encore Peter Doherty.

Il chante en s’accompagnant à la gratte acoustique ou électrique, et se sert d’une basse lors de l’interprétation de son dernier single, « Kind of blue », une compo qui fait un véritable tabac sur les ondes radiophoniques, en Belgique. D’autant plus qu’il a une très belle voix, chargée de feeling, et très susceptible de faire craquer le public féminin, une voix qu’il peut rendre nasillarde, à la manière de Max Colombie d’Oscar And The Wolf. Halehan va passer en revue l’essentiel des plages de son Ep, « Temple Of Maia », mais faute de temps, il n’a pu clore son concert par « Snow », morceau prévu dans la setlist. Par contre, il a bien interprété son single phare, « Whirlwind ». Au cours de sa prestation, il est rejoint par la jeune Camille Camille. Ensemble, ils brodent délicatement leurs voix en harmonie, un peu comme de la fine dentelle. Interactif et particulièrement sympa, il s’adresse à la foule en trois langues.

Derrière les ivoires, il nous réserve un excellent « Gene’s man », un morceau de hip hop teinté d’électro et de jazz, qui figurera sur son prochain Ep. La foule est conquise par le set de ce talent à l’état brut, déjà qualifié par certains médias de nouvelle perle du folk. A vivement conseiller si vous appréciez Lias Hannigan, Damian Rice ou encore Tamino

Setlist : « Maia », « Dragon », « Whirlwind », « Shades », « Waterbird », « Cause Of You », « Humi », « Gene’S Man », « Kind Of Blue », « Snow ».

Alice Phobe Lou possède une approche farouchement indépendante de la musique. Epurée, sa musique est profondément ancrée dans le blues et le folk, un style qu’elle a développé dans les rues de Berlin où elle s’est installée. Elle connaît bien Bruxelles, car ses grands-parents y ont vécu et sa mère y a étudié. Elle a autoproduit son deuxième elpee, « Paper Castels », un disque paru en mars dernier et dont elle va nous réserver de larges extraits. 

Longs cheveux blond platine, plutôt jolie, vêtue d’un short argenta, elle débarque sur le podium, flanquée de ses musicos. En l’occurrence un drummer, un guitariste et un bassiste. Elle opère les derniers réglages des micros et des retours de scène, pendant que ses musiciens meublent l’intermède…

Le set s’ouvre par « Something Holy » et embraie par « Girl On An Island », deux morceaux assez consistants, allégés par les interventions de flûte traversière. Egalement très interactive, Alice occupe tout l’espace scénique. Elle se sert également épisodiquement d’une gratte. Les sonorités puissantes du saxophone boostent littéralement « Skin Crawl » et « My Outside ». La voix de Lou est feutrée, délicate et aérienne. Techniquement, ses musiciens sont irréprochables. Le set s’achève par « She », une compo tirée de la BO du film « Bombshell » et nominée aux Oscars. Quand elle entame ce titre, un fol enthousiasme empare l’auditoire. Faut dire que bon nombre de spectateurs connaissait ce hit et attendait impatiemment qu’elle l’interprète. Mais vu la version un peu trop molle du genou, le soufflé est rapidement retombé. Dommage, car le reste du show a parfaitement tenu la route…

Setlist : « Something Holy », « Girl On An Island », « Nostalgia », « Want Me » (cover Puma Blue), « Plastic » (cover Moses Sumney), « Drive », « Fynbos », « Skin Crawl », « Paper Castles », « My Outside », « New Song », « Galaxies », « She »

(Organisation : Botanique)

Alice Phoebe Lou + Halahan + Olmo

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mardi, 23 avril 2019 16:01

Dans leur trip !

Englué dans les embouteillages, votre serviteur débarque en retard, à l’Ancienne Belgique, pour assister au concert du Tedeschi Trucks Band. Faudra donc se contenter d’un emplacement au premier balcon. Dès lors si la situation n’est pas problématique pour écouter la musique, elle l’est davantage lorsqu’on souhaite observer les mouvements des artistes…

Le groupe a été fondé à Jacksonville, en 2010, par un couple, réunissant Susan Tedeschi and Derek Trucks. Ce dernier n’est autre que le neveu du batteur et membre fondateur de l’Allman Brothers Band. Agé de 39 ans, il y a d’ailleurs sévi de 1999 à 2014, année de fin de parcours du mythique band géorgien. Au sein de ce nouveau projet, il se consacre à la guitare. Tout comme son épouse, qui se charge des vocaux.

Sur les planches, la paire est soutenue par un collectif de 10 musicos. En l’occurrence, les drummers Tyler Greenwell et JJ Johnson, plantés sur leur estrade, en arrière-scène, le bassiste Brandon Boone (NDR : qui a remplacé Tim Lefebvre) et un préposé aux claviers (Hammond, …), qui semble sortir tout droit du Quartier Français de la Nouvelle Orléans. Sans oublier les trois choristes, dont un possède une voix proche de Joe Cocker, et un trio de cuivres constitué de Kebbi Williams à la trompette, Ephraim Owens à la trompette et Elizabeth Lea au trombone, cette dernière participant également aux chœurs.   

La voix de Susan est à la fois soul et sablée ; puissante, elle évoque même celle de Beth Hart. La setlist va nous réserver de nombreux extraits du dernier elpee du Tedeschi Trucks Band, « Signs », paru en février dernier, mais également cinq reprises de classiques signés Willie Nelson, Bob Dylan, Spooner Oldham, The Box Tops et Matthew Moore.

Oscillant entre blues, rhythm and blues à coloration 70’s, funk et americana, le répertoire est bien chargé de groove, concédant cependant certains morceaux plus langoureux. Bien que techniquement irréprochable, Derek est plutôt discret sur les planches. Son toucher de cordes rappelle qu’il a fréquenté le Berklee College of Music comme John Mayer et Eric Krasno. Il se produit le plus souvent aux côtés du claviériste, parfois quand même, près de son épouse, et se laisse même voler la vedette par ses musicos, qui vont même s’autoriser de nombreux solos. A l’instar de « Sweet Inspiration » de Spooner Oldham, au cours duquel chaque cuivre va y aller de son petit numéro. Le show va aussi permettre aux deux batteurs de mettre leur talent en exergue, démonstration soutenue par les choristes qui vont se muer en percussionnistes. On aura même droit à un moment plus exotique, fruit d’un cocktail entre musique indienne, rock, jazz et gospel, nous replongeant dans l’univers de Beatles sous influence…

Une constante quand même : on a l’impression que les musiciens vivent dans leur trip et ne se soucient guère de l’auditoire, celui-ci respectueux, se montrant pourtant très attentif. 

En rappel, la troupe va attaquer « Space Captain », une composition que Joe Cocker interprétait déjà chez Mad Dogs & Englishmen. La cerise sur le gâteau !

Setlist : « Shame », « High & Mighty », « Do I Look Worried », « Somebody Pick Up My Pieces » (cover Willie Nelson), « Down In The Flood » (cover Bob Dylan), « Don't Know What It Means », « The Letter » (cover The Box Tops), « Sweet Inspiration » (cover Spooner Oldham), « Let Me Get By », « Laugh About It », « When Will I Begin », « Midnight In Harlem », « Part of Me », « I Want More ».

Rappel : « Space Captain » (cover Joe Cocker)

(Organisation : Ancienne Belgique et Gracia Live)

 

vendredi, 26 avril 2019 14:37

Sarah Carlier timide?

Le nouvel album de Sarah Carlier a été financé uniquement grâce au crowdsurfing. Plus aucune contrainte de la part d’un label indépendant ou d’un major. Intitulé « Shy girl », il propose des compos salées/sucrées, ensoleillées (NDR : à l’instar de « I’ve done my share » qui nous entraîne jusqu’aux plages de Kingston), aux arrangement pointus et enrichis de touches électro subtiles ainsi que de rythmes africains. C’est Dan Lacksman qui s’est chargé de la mise en forme au sein des studios SynSound.

L’album est disponible sur toutes les plateformes de téléchargements légaux.

Paru le 25 mars dernier, le single « Nation Of love », doublé d’un clip, est disponible ici

http://sarahcarlierofficiel.com/live/

 

- RAPHAEL IMBERT's Bach Coltrane, le 01.05.2019 au Tournai Jazz Festival- Cathédrale de Tournai à 16h00.

- JIL CAPLAN, le 02.05.2019 au Tournai Jazz Festival- Grand Place à 21h45.

- CHANCE, le 03.05.2019 au Deux Ours à Ramelot à 19h30

- GRANDGEORGE, le 05.05.2019 à l’Inc'Rock Festival d’Incourt à 18h15.

- DELGRES, le 25.05.2019 au DuvelBlues festival de Peer

- LES FRANGLAISES le 06.06.2019 au Cirque Royal de Bruxelles.

- SARAH CARLIER en duo le 08.06.2019 - Faut qu'ça Bouge à LA Maison Des Loisirs de Mont-Saint-Guibert

- Les Innocents le 11.12.2019 en la salle de La Madeleine de Bruxelles (Bruxelles)

https://www.facebook.com/ubuproduction/

 

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