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Didier Deroissart

Didier Deroissart

dimanche, 24 mai 2020 18:07

Join The Evolution

Screaming Use Of Bass (Süb) est un quatuor atypique impliquant deux bassistes, dont Joris Oster (Yel, Organic, Silver Riot) et Michaël Colart, mais également le chanteur Jairo Alvarez Garcia ainsi que le drummer Olivier Justin (Organic, Yel). C’est la combinaison entre les deux basses qui forge la singularité de l’expression sonore. L’une libère des sonorités distinctes, incisives et mécaniques ; et l’autre, caoutchouteuses. Saccadé, le tempo finit par envoûter au sein d’un univers grunge bien seattlenesque, et dans l’esprit des Nirvana, Pearl jam, Soundgarden voire Alice In Chains, et que hante par la voix limpide, atmosphérique et enflammée de Jairo. 

Paru en single avant la sortie de cet elpee, « Agora » ouvre la plaque. Les deux basses sont particulièrement mises en exergue, tout au long de « Plastic Dream ». Très 90’s, « Breakdown » agrège prog, psyché et grunge.

Caractérisé par les sonorités profondes et caverneuses d’une des quatre cordes « Just Shine » nous replonge dans l’univers de la cold wave.

« Sliding Doors » exhale des effluves empruntés à Organic (NDR : normal, puisque Justin et Joris y militent également) et ouvre plutôt que de fermer les portes qui mènent à Seattle…

Si Birdpen se convertissait au métal, il pourrait composer un morceau de la trempe de « Cinnamon Light »… Un format métallique également adopté par « Emergencia », que chante Javier dans sa langue natale (NDR : l’espagnol) et « Utopia »

Radiophonique et dansante, « Teenage Lust » est une plage dominée par les synthés.

Pour Marylène Corro, son cœur balance entre sa Belgique natale et le Chili, pays de son père. Comme elle, la musique, qu’elle interprète de sa voix chaleureuse, chemine entre les cultures, les pays et les sonorités. Séduite tant par les rythmes latinos, le jazz manouche que par les racines du jazz, de la soul, du blues et du funk, mais également de la cumbia, salsa et autres styles latinos, elle revient aujourd’hui à son premier amour, la chanson française (c’est Edith Piaf qui lui a donné l’envie de chanter !), enrichie de toutes ces influences. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à interpréter ses chansons, dans la langue de Shakespeare. Elle a eu la chance d'assister aux workshops du pianiste Barry Harris et de Rick Mc Laine au Smalls Jazz Club. Elle a également enregistré plusieurs standards de jazz qui lui tiennent à cœur en compagnie du talentueux contrebassiste Ray Parker. Elle a côtoyé la chanteuse de folklore colombien Mirabay Montoya Gómez à Medellin. Et a beaucoup voyagé, notamment, en Amérique du Sud. En Colombie, bien sûr, mais également, en Argentine et au Chili pour y retrouver sa famille. Elle a participé à l’émission ‘The Voice Belgique’ en janvier 2018 et on en n’oublierait presque qu’elle est passée par le barreau de Bruxelles pour défendre les réfugiés et les étrangers.

Pour en venir à l’essentiel Marylène vient de sortir son single « Little Girl ». Un titre qui figurera sur un Ep enregistré en compagnie de ses 5 musiciens au Jet Studio en février 2020. Il sortira cet automne.

Pour la vidéo de ce titre, c’est par  

http://www.marylenecorro.com/music.html

samedi, 09 mai 2020 11:23

Des nouvelles de Juicy

Juicy prépare son concert au Grand Salon, dans le cadre des Nuits Botanique. Le duo s’y produira le 3 octobre.

En mars 2019, suite à la sortie de leur deuxième Ep, Julie Rens et Sasha Vonk ont surpris leur public lors de la release party organisée au Vk. Après avoir accordé un set acoustique, le tandem s’est fendu d’un set atypique, flanqué d’un quatuor à cordes, d’une contrebassiste et deux flûtistes. Faut dire que Juicy a pris l’habitude de proposer des performances uniques et de retourner leurs morceaux dans tous les sens lors de chaque concert, tout en mêlant acoustique, électronique, jazz et classique. Ainsi, dans le cadre de l’édition 2019 du festival de Dour, la paire avait présenté un set totalement réarrangé pour 13 cuivres, à l’initiative du trompettiste Thomas Mayade. Et elle avait également réussi à décrocher une carte blanche dans la salle parisienne du New Morning, en novembre de la même année, entourée du groupe de jazz belge, Commander Spoon, de la chanteuse YSEULT et du fidèle quatuor à cordes et des flûtistes.

Cette année, pour les Nuits Botanique 2020, Juicy a vu encore plus grand, puisqu’il a décidé d’inviter l’orchestre du festival Musiq3 dirigé par Shirly Laub.

Le supporting act sera assuré par la jeune chanteuse belge Wayi (prononcez way-yee). Depuis son enfance, influencée par Alicia Keys, elle chante le gospel. Paru en mars 2019, son premier Ep, « Love in Progress », a été produit par James Lowland.

Par ailleurs, Juicy a décidé de tourner la page pour ce qui représentait le premier chapitre de l’aventure Juicy et a posté une vidéo de « I’m the one », tournée lors du confinement en collaboration avec Radio Nova dans le cadre de l’émission ‘On Reste Ouvert’. Un nouvel album est prévu pour 2021. Stay tuned !!!  Et merci à Radio Nova.

La vidéo conçue dans le confinement est disponible ici

Et pour les tickets prévus dans le cadre des Nuits Botanique, c’est

https://www.facebook.com/juicyrnb/

https://www.instagram.com/juicyrnbitch/?hl=fr

Commander Spoon est un quatuor bruxellois réunissant Pierre Spataro (NDR : c’est également le cerveau des mélodies cosmiques), le guitariste Florent Jeunieaux, le bassiste Fil Caporali et le drummer Samy Wallens.

La formation a publié 3 Eps l'année dernière, « Introducing » (avril 2018), « Declining » (novembre 2018) et « Facing » (juillet 2019). Cette trilogie lui a permis de célébrer toute une année de musique lors de ses spectacles.

Le 21 février 2020, le groupe a sorti son premier album ? intitulé « Spooning », il démontre que le jazz belge est toujours vivant. Il propose des contrastes stylistiques inspirés, une improvisation astucieuse et des tableaux serrés, furieux et créatifs. La musique de Commander Spoon plaît également aux mélomanes qui n’y connaissent pas grand-chose en jazz. A l’instar de votre serviteur. Parce que le combo est directement en phase avec ce qui se passe dans le monde de la musique, aujourd’hui. Il mélange de nombreuses influences et ne se conforme à aucune tradition en n’hésitant pas à démolir respectueusement les murs qui se dressent entre jazz, hip hop, rock et electronica.

Commander Spoon se produira au Club de l’Ancienne Belgique le 29/10/2020.

https://commanderspoon.bandcamp.com

https://www.facebook.com/commanderspoon/

https://www.instagram.com/commander_spoon/

mercredi, 22 avril 2020 09:13

Tagada Jones à la rage…

Originaire de Rennes, en bretagne, Tagada Jones est un groupe de punk fondé en 1993. Niko, chanteur et guitariste, est un vieux revanchard qui a toute sa tête bien placée sur les épaules. Le discours de la bande des quatre est engagé. Non seulement, il prône le respect, la liberté ou l’écologie, mais il vilipende également la mondialisation, les manipulations, le capitalisme sauvage, le fanatisme ou encore le sexisme et l’intolérance. Suite à l’attaque du covid 19, tout le monde est confiné. Niko a décidé de sortir une vidéo pour laquelle il a fait participer sa communauté de fans furieux, mais en confinement…

« Nous avons la Rage » constitue le premier clip, extrait du nouvel album de Tagada Jones, « Hors Normes », à paraître à l’automne 2020. Le clip est sorti ce vendredi 17 avril

Il va faire torride dans les chaumières en automne, en espérant une tournée, dans la foulée…

Pour le clip, c’est ici

http://www.tagadajones.com

mardi, 31 mars 2020 18:04

Le rougeoiement de DMA’s…

Le groupe australien DMA's publiera son troisième album « The Glow », ce 24 avril 2020. Cet album a été produit par Stuart Price (The Killers, New Order, Madonna). Le power trio s’est formé en 2012 à Sydney. Tommy O'Dell en est le chanteur et frontman. Il est soutenu par deux gratteurs, Matthew Mason et Johnny Took, plus précisément à la gratte semi-acoustique. En tournée, le trio est accompagné par le guitariste rythmique Joel Flyger, le bassiste Thomas Crandles et le drummer Liam Hoskins.

Le band a gravé une belle volée de singles, et le dernier paru en 2019, « Silver » (pour le clip, c’est ici), a été bien accueilli par la critique. Il figurera sur le nouvel opus. Tout comme « Life Is a Game of Changing » (pour le clip, c’est ), un tout dernier qui vient de sortir. Fruit d’un cocktail euphorique et dansant entre instrumentation électronique et organique, qu’alimentent généreusement les guitares mélodiques, les percussions et les voix aériennes, la musique de DMA’s est particulièrement influencée par la britpop des 90’s, et notamment par The Stone Roses ainsi qu’Oasis.

https://dmasdmas.com/

https://soundcloud.com/dmasmusic

Véritable machine à tubes, The Score est un groupe new-yorkais considéré comme le digne successeur d’Imagine Dragons. C’est le titre « Oh my love » qui l’a révélé en 2015. A son actif, un seul album, « Atlas », gravé en 2017 ; et puis 6 Eps, dont le dernier, « Stay », est paru en août dernier. Certains de ses singles ont servi de B.O. pour des films, des campagnes publicitaires et également la série Netflix ‘Riverdale’.

L’ombre du Coronavirus plane sur la planète, mais il y a du peuple, ce soir, pour accueillir le duo réunissant le chanteur/guitariste Eddie Anthony et le claviériste (également producteur) Edan Dover.

Le supporting act est assuré par Carvel’, un quatuor helvète, issu de Bâle très exactement, impliquant un chanteur/guitariste, un bassiste/claviériste, un bassiste et un second gratteur. Tous les musicos sont barbus, donc, ils ne peuvent qu’être sympathiques. De petites lettres de couleur rouge projettent le patronyme du groupe sur le dos du synthé. La formation pratique une forme de pop qui se nourrit aussi bien de sonorités organiques qu’électroniques. Pas de setlist, les musiciens se concertent juste avant d’attaquer leurs compos, suivant l’ambiance qui règne dans la foule et leur inspiration. Des compos très dynamiques, funkysantes, balisées par une solide section rythmique, que chante le vocaliste dans la langue de Shakespeare. Tout au long du set, il va, en outre, distribuer gratuitement du merchandising, tout en faisant la promo de son Ep, « Polarity », un disque publié en septembre 2017. Sur les planches, il ne tient pas en place, et à l’instar d’un Ricky Wilson (Kaiser Chiefs) et n’hésite pas à fendre la foule pour grimper sur la table de mixage, le bar et même le présentoir du merchandising. Une chose est sûre, Carvel’ a pleinement assumé son rôle de chauffeur de salle…

Ce soir, The Score est soutenu par une section rythmique, basse/batterie. « In my bones » ouvre le set. Eddie s’exprime régulièrement entre les morceaux. Il confie être content d’être parmi nous. Il incite régulièrement le public à jumper, applaudir ou sortir les portables pour illuminer la salle. Il signale que le duo vit aujourd’hui à Los Angeles. Et le tout en français. Pourtant, il s’excuse de ne pas bien parler la langue de Molière. Franchement, il est vraiment modeste. Puissant et dominé par les claviers, « Run Like A Rebel » se révèle davantage électro. Le concert s’achève par le single « Unstoppable », un morceau extrait du long playing « Atlas », moment choisi par le drummer pour étaler toute sa technique et démontrer sa force de frappe.

En rappel, le band va nous réserver une excellente reprise du « Sex on Fire » de Kings Of Léon. Bref, ce soir, on a assisté à une brève (50’) mais très efficace prestation d’une formation manifestement prête à se produire dans les grandes salles et lors des festivals. Ou si vous préférez, face à une foule conséquente…

Setlist : « In My Bones », « Higher », « Born for This », « Who I Am », «Run Like A Rebel », « Bulletproof », « Strange», « Miracle », « Dreamin », « Revolution », «Rush », « Stay », « Unstoppable ».

Rappel : « Sronger », « Sex on Fire », « Legend. » 

(Organisation : Ancienne Belgique)

mercredi, 04 mars 2020 09:30

Sans sabots, mais en fanfare…

Depuis plusieurs mois déjà, la fanfare techno Meute poursuit sa campagne de séduction en tournant intensément ; des trottoirs les plus clinquants de Paris (matinale chez Radio Nova, fin d’après-midi chez Yann Barthès) aux vastes chapiteaux de Bavière. Champions du souper saucisse/compote/frites, qui alimente les fêtes de la bière, les Hambourgeois ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en publiant un quatrième elpee intitulé « Tumult ».

Sur les planches, le collectif est une véritable machine à danser. Pas pour rien qu’il est programmé, cette année, au Rock Werchter.

Ce soir, le concert est sold out et c’est Ätna  qui assure le supporting act. Un duo teuton dont le premier elpee, « Mad Bad Desire », est paru en février dernier. Très fusionnel, il réunit le drummer Damian et la pianiste/chanteuse Inèz. Mais ce qui surprend surtout chez Ätna, c’est la voix de la vocaliste. Atmosphérique, surprenante, mystérieuse et envoûtante, elle est capable de monter dans les aigus, sans la moindre difficulté, même si pour y parvenir, un boîtier qu’on pourrait qualifier de magique lui apporte un coup de boost…

Fanfare des tempes modernes Meute n’est pas un orchestre comme les autres. Originaire de Hambourg, cette formation atypique, fondée en 2015 par le trompettiste Thomas Burhorn, a osé le pari fou de reprendre tous les classiques de la techno et de l’électro à sa sauce. De « The Man With The Red Face » (Laurent Garnier) à « You & Me » (Flume) en passant par « Araya » (Fatima Yamaha) ou encore « Miss You » (Trentemøller), leurs reprises sont nombreuses et superbes. Et elles cartonnent sur la toile. Réalisées uniquement à l’aide de percussions et de cuivres sans l’ombre d’un ordinateur, la joyeuse bande de 11 musicos prend un malin plaisir à casser les codes de la musique électronique tout en balayant les clichés sur les instruments organiques. En fait, elle pratique de la guggenmusik, un style rencontré surtout en Suisse, mais également dans les pays limitrophes, lors du carnaval….

Si le line up originel compte 11 musiciens, sur les planches, il passe à douze. Vêtus de leurs rituelles vestes rouges bardées d’une fourragère jaune d’apparat d’officier de cavalerie, ils sont manifestement tirés à quatre épingles. Parmi les instruments, pas de guitare, de basse ou de synthé, mais de nombreux cuivres (trompettes, trombones à coulisse, euphoniums, sousaphones, clarinette ainsi que saxophones basse et baryton) et plus traditionnellement des fifres et des percussions (batteries mobiles, grosses caisses, woodblock), sans oublier le ou les glockenspiels en forme de lyre…

L’estrade est immense et comme d’habitude divisée en 11 compartiments de différentes hauteurs. Le light show est destiné à accentuer l’effet de masse des artistes qui se regroupent par 5 ou 6 pour, suivant les morceaux. Tantôt c’est la trompette, le trombone à coulisse, le bugle ou le fifre qui est mis en exergue, mais il est toujours accompagné d’un ou deux éléments de percussions. Ce qui permet aux autres artistes de souffler et de se préparer pour la tempête suivante. La setlist est judicieusement partagée entre anciens morceaux et la quasi-intégralité de « Tumult ».

Le set d’ouvre par deux titres issus du dernier opus, « Unfolding et « Endling ». Pour le premier, la part belle est laissée aux caisses claires, avec cymbales, et aux joueurs de  glockenspiel, soit le droit et celui en forme de lyre. La combinaison est improbable, mais fonctionne. Le glockenspiel droit emprunte les pistes du synthé, le tuba se mue en basse pulsante et une grosse caisse simule un Roland TR-808. En général, les cuivres ont recours à des sourdines pour reproduire le son d'un filtre passe-haut. Ce n’est pas le cas ici. Le groupe tout entier s'immisce dans une pause, comme si un dj avait ajouté un effet d'écho. Le second morceau est plus calme et s’ouvre par des coups de baguettes sur le bord d’une caisse claire ; le sousaphone et le saxophone basse sont accompagnés d’un léger son de trompette à sourdine. La température grimpe graduellement et atteint rapidement une parfaite communion entre collectif et public. Les spectateurs se mettent à jumper et rapidement, dans la fosse, c’est le souk. Manifestement ce sont les deux trompettistes qui forment l’ossature du projet. Thomas en est l’instigateur, mais c’est Hans qui se charge des arrangements et semble remplir le rôle de chef d’orchestre. La révolution est en marche, le printemps revient également au galop accompagné de son prince carnaval. Meute en est la preuve flagrante mais en mode électro. Sans sabots mais en fanfare. Meute a mis le feu ce soir avec talent, humour, générosité et passion.

Setlist : « Unfolding », « Endling », « The Man With the Red Face (cover Laurent Garnier) », « Push », « Cygnus », « Purple Noise », « Holy Harbour », «What Else Is There », « Araya », « Slip », « Raw », « Rej », « Mental Help ».

Rappel 1 : « Panda », « Acamar »

Rappel 2 : « You & Me (cover Disclosure) ».

(Organisation Live Nation et Ancienne Belgique)

   

vendredi, 06 mars 2020 09:26

Trop artificiel…

Charlotte Dos Santos se qualifie elle-même de nomade brésilo-norvégienne, puisqu’elle puise ses origines au sein de ces deux patries. Un métissage qui lui a apparemment inoculé la bougeotte, puisqu’elle a préféré les Etats-Unis à l’Europe ou à l’Amérique Latine. C’est en effet à New York –au Berklee College Of Music plus précisément– qu’elle a reçu une formation de chanteuse, compositrice et arrangeuse. Il lui a suffi d’un seul album pour faire chavirer le cœur de la critique musicale internationale, un disque de soul/jazz groovy intitulé « Cléo » et paru en 2017, sur le label Fresh Selects. Et « Harvest Time », un Ep 5 titres, sort ce 13/03/2019.

Aaron Taylor assure le supporting act. Un chanteur black légèrement grisonnant et barbu (NDR : donc sympathique). Il est 19h50 et il n’y a que 5 spectateurs dans la salle. Heureusement, l’ABClub va se remplir progressivement pour être comble vers 20h15. Aaron se produit seul en s’accompagnant au synthé qui reproduit cuivres, basse et guitare. Atmosphérique, capable de monter dans les aigus ou descendre dans les graves, sa voix est superbe. Il invite le public à le suivre dans ses envolées vocales, mais l’absence de véritables musicos gâche la prestation…

Setlist : « Tack », « Jaded », « You’Re The Reason Why », « Blue », « Shooting Star», « Redbone ( Gambino) », « I Thing I Love You Again », « Lesson Learnt », « Spaceship ».

Place ensuite à Charlotte Dos Santos. Même topo, elle est seule sur les planches et s’installe derrière son  synthétiseur. Elle est vêtue d’un ensemble pantalon blanc et body en dentelle blanche à mi-épaule. Elle signale qu’il s’agit de la première fois qu’elle se produit en Belgique et semble en être ravie. Il n’y a pas de setlist, mais elle va nous réserver plusieurs morceaux issus de son dernier Ep, dont le très cool « Josef ». La tessiture de sa voix est superbe, mais un peu trop monocorde. Si bien qu’après quelques minutes, le set commence à patiner. Et au bout des 60’ de concert, c’est un sentiment de déception qui envahit votre serviteur. Je me répète, mais si l’artiste avait osé s’entourer de véritables musiciens, le résultat aurait été totalement différent. La musique, c’est le fruit d’une création, une forme d’art, et pas seulement la reproduction de sonorités par l’entremise d’une machine…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Alex Crossan s’est inspiré d’un maître forgeron de sabres japonais, Sengo Muramasa, pour créer son nom de scène, Mura Masa. Une manière de déplorer que le Brexit a déchiré son pays pour renforcer ses frontières. Une chose est sûre, il ne sabrera pas le champagne pour célébrer cet évènement désastreux pour l’Europe et le Royaume-Uni. Il figure, en tout cas, parmi ceux qui estiment que toute tentative d’isolement est vaine, mais n’hésite pas à exprimer l’insatisfaction de la population de ce millénaire…

C’est cette musique de rébellion, hébergée sur des forums et des plateformes, qui a nourri son appétit au cours de sa jeunesse. Agé aujourd’hui de 23 ans, Il est devenu un producteur très prisé depuis qu’il a percé grâce au tube « Love$ick », enregistré en compagnie d’A$AP Rocky. En outre, il a levé bien des barrages pour que son electronic dance music (EDM) entre en symbiose avec la ‘Youth culture’ ; depuis la pop sophistiquée de Charli XCX à BTS, stars de la K-pop. Pour enregistrer son quatrième elpee, « R.Y.C. », il a reçu le concours de toute une volée de rappeurs et de chanteuses ; et pourtant, cet opus évoque surtout les hymnes à guitares qui ont bercé son adolescence à Guernesey

Il a baptisé sa nouvelle tournée, ‘Raw Youth Collage tour ‘, un périple qui transitait, ce 28 février, par l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Initialement prévu au Lotto Arena d’Anvers, ce concert a été transféré à l’Ancienne Belgique. Et il est sold out.

Le supporting act est assuré par la très jolie Martha Da’Ro que l’on avait déjà pu croiser au concert de Mahalia au Botanique. Mieux connue dans l’univers du cinéma, elle a débarqué, un peu par hasard, dans la musique. La jeune Belge aux racines angolaises vient de graver « Cheap Wine & Paris », un Ep 5 titres qui affole la toile.

Tout de noir vêtue, Martha monte sur l’estrade flanquée d’une Djette, comme au Botanique. Si sa musique oscille entre hip hop et soul, tour à tour chaude, enfantine comme celle de Yolandi Visser du band sud-africain Die Antwoord, ou sableuse mais bien maîtrisée, sa voix est plutôt singulière. De son set, on épinglera « Ayuwe » et surtout en final, l’excellent « Fool ». Dommage ces bavardages dans la fosse qui parasitent souvent la prestation des premières parties…

Setlist : « Summer Blues », « Trippin », « Sugarman », « Ayuwe », « STFU », « Fool ».  

Le décor est cosy et recrée un petit salon sur des toiles tendues. De chaque côté du podium, sont plantés un fauteuil en cuir et un lampadaire vintage, de couleur blanche. La même teinte immaculée que le costard de Mura Masa qui entre alors en scène. Il est soutenu par un bassiste, une guitariste et un drummer, installé en arrière-plan, ainsi que deux chanteuses, plutôt sexy, qui se relaient suivant les morceaux.

« Raw youth collage », titre maître du nouvel LP, ouvre le set. Les interventions à la guitare sont frémissantes. La voix de Mura Musa semble décalée, mais elle assure. Tout au long de « I Don't Think I Can Do This Again », trois faisceaux blancs se focalisent sur chaque gratteur. Alex se révèle un brillant multi-instrumentiste, que ce soit aux claviers, aux percus ou à la six cordes. Noyé sous les feux des projecteurs, il s’accroupit, comme s’il était autour d’un feu de camp scout. La setlist reprend la quasi-totalité des titres du dernier long playing, mais également l’une ou l’autre compo plus ancienne, comme « Nuggets » et « 1 Night ». Des tubes qui mettent le feu aux premiers rangs, constitués essentiellement d’ados boutonneuses, même si les versions proposées sont moins dansantes. Mais ce sont « No Hope Generation » et ses accords de gratte punkysants, « Lotus eater », ainsi que la cover de Foals, « Night swimmer », qui vont constituer les points d’orgue du show. Non seulement Flisss, la vocaliste, a le bon goût d’interactiver auprès de la foule, et notamment tout au long de « Deal Wiv It », mais elle affiche ses étonnantes capacités vocales sur « Teenage Headache Dreams ». Trois titres en rappel, dont l’inévitable « Love$ick ». Finalement, ce soir, l’AB ressemblait plutôt à un vieux club underground londonien…

Setlist : « Raw Youth Collage », « I Don't Think I Can Do This Again », « Nuggets », «1 Night », « Complicated », «No Hope Generation », « Vicarious Living Anthem », «  Doorman (cover Slowthai) », «Deal Wiv It », «In My Mind », « Lotus Eater », «Hell », « Night Swimmers » (cover Foals), « Today », « Live Like We're Dancing », « What If I Go? », « Teenage Headache Dreams ».

Rappel : « Blu », « Love$ick », « Firefly ».

(Organisation : Live Nation et l’Ancienne Belgique)

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