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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

vendredi, 12 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : vendredi 12 août

Nouvelle journée au milieu du Danube. Première constatation, la température est bien plus élevée que les jours précédents au cours desquels le mercure ne dépassait pas les 25 degrés. A midi, on est déjà au-delà ! Après l’apéro, on se dirige vers l’Europe Stage. Il s’agit d’une petite scène réservée exclusivement aux artistes européens. Mais vous vous en doutiez n’est-ce pas ?

La formation allemande Isolation Berlin ouvre le bal. Le public est assez clairsemé. M’enfin, on remarque la présence de quelques drapeaux allemands qui flottent dans les airs. Sa pop ne brille vraiment pas par son originalité. Sa spécificité émane du chant exécuté dans la langue de Goethe. Qui, il faut bien l’avouer, n’est pas la plus belle au monde. Un départ en mode mineur pour ce vendredi.

Bombay se produit au même endroit. Un quatuor néerlandais qui pratique du rock. Et franchement on ne va pas être déçus. Son style est manifestement influencé par Arctic Monkeys. Que ce soit la voix ou les compos, tout y fait penser. Le band aurait pu être britannique. Les morceaux sont rythmés. Les cordes sont nerveuses. Le point d’orgue du set ? « Slow Motion ». Le débit vocal est rapide. Les backing vocaux sont addictifs. Il s’agit d’un titre paru en single, en début d’année. Et c’est un tube en puissance. La première belle découverte de ce Sziget. A mon humble avis, ces jeunes Amstellodamois ont tout pour réussir…

Pour la première fois, nous nous rendons à la World Stage. Comme son nom l’indique, elle est consacrée aux musiques du Monde. Yiddish Twist Orchestra s’y produit. Un collectif insulaire dont la musique passe plutôt bien sous le soleil. Une expression sonore funkysante réminiscente des années 50 ; et qui s’adapte parfaitement au contexte. En dégustant un petit cocktail apéritif en plein air, c’est le pied !

Direction la Main Stage pour Bastille qui y est programmé à 19h30. Un crochet plutôt bref. Sa pop est tellement lisse… Le chanteur adresse de multiples clins d’œil aux filles. Et apparemment, elles apprécient. Pourtant, les compos se ressemblent toutes et sont loin d’être convaincantes. Comme groupe britannique, on a déjà vu et surtout entendu mieux. Heureusement qu’il y a Editors dans deux heures…

Le quintet issu de Birmingham montera sur les planches à 22h, dans l’A38. Sous un énorme chapiteau où la chaleur est insupportable. En débarquant vers 20h30, K.I.Z. achève son set. Encore une formation allemande. Berlinoise, très exactement. Qui s’exprime également dans sa langue natale pour y dispenser un hip hop terriblement puissant auquel répond –en hurlant– toute l’assistance. Qui remue comme un seul homme. C’est même impressionnant. Outre-Rhin le groupe jouit d’une solide réputation. Pas étonnant qu’elle reprend les refrains en chœur. Maintenant, il faut reconnaître que le style musical proposé n’est guère distingué…

Le public de K.I .Z. est totalement différent de celui d’Editors. Le chapiteau se vide. Avant de se remplir –mais à moitié– d’aficionados du combo britannique. Surprenant voire incompréhensible, mais Manu Chao squatte les planches de la Main Stage au même moment. Ceci explique sans doute cela ! Maintenant, il est vrai qu’Editors n’est guère connu en Europe Centrale. Et puis, je dois avouer ne pas encore bien connaître la carrière du band. Un bon concert devrait donc m’inciter à approfondir sa discographie.

Le spectacle démarre en force. Les musicos injectent énormément d’énergie dans leurs compos et la température monte rapidement de quelques degrés. Comme si dans ce sauna, elle n’était pas encore assez élevée. « All The Kings », « Sugar » et « Ocean of Night » retiennent particulièrement mon attention. L’interprétation est parfaite. Mais c’est évidemment « Papillon » qui va mettre le feu. Particulièrement entraînante, cette chanson synthétise tout ce que le groupe fait de mieux. Tout au long de ce morceau, le synthé est récurrent mais jamais redondant. Ce qui le rend terriblement addictif ! Une véritable tuerie et le meilleur morceau entendu lors de ce Sziget, pour l’instant.

Et le show de s’achever par « Marching Orders ». Un set vraiment épatant. Faudra vraiment que j’aille explorer le répertoire de cette formation.

Comme d’habitude, cette soirée se clôture par un DJ exotique. Pour l’instant, on tient le coup, mais la fatigue commence à s’installer. Enfin, demain est un autre jour !

(Organisation : Sziget Festival)

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jeudi, 11 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : jeudi 11 août

Bonne surprise, la nuit a été plutôt bonne. Se réveiller à 10h, c’est assez tôt lors d’un festival, en somme (?!?!). Surtout quand on a fait la fête jusqu’au bout de la nuit. Toutes les scènes sont ouvertes aujourd’hui mais la programmation de ce jeudi semble être la plus faible du Sziget. L’occasion est donc belle pour aller visiter Budapest, pendant quelques heures…

Grâce au Citypass, nous avons droit à un trajet en bateau sur le Danube jusqu’au centre-ville. Une expérience à ne rater sous aucun prétexte, car elle se révèle fort agréable. L’architecture de Budapest est en tout cas superbe. Les vestiges de l’Empire austro-hongrois sont encore bien visibles à travers des bâtiments majestueux. Après avoir avalé un petit repas traditionnel –un goulasch, pour ne rien vous cacher–nous mettons le cap sur les bains Gellert. Cet endroit magnifique est incontournable au sein de la capitale hongroise. Et on peut y vivre un moment de détente inoubliable. Bref, c’est sympa mais bon, on ne va pas y passer la nuit. Et si on allait écouter un peu de musique ?

Retour donc sur l’île de la liberté pour le concert de la superstar Rihanna. Comme on pouvait s’y attendre, la Main Stage est bourrée comme un œuf. Faut dire que c’est un des shows les plus attendus du festival. Problème, elle accuse une grosse demi-heure de retard sur l’horaire. Un manque de respect à l’égard de son public. Mais surtout un comportement qu’elle va devoir racheter pendant son set. Enfin, la diva monte sur l’estrade et entame sa prestation par l’excellent « Stay ». Première constatation, la chanteuse est très agréable à regarder ; c’est le moins que l’on puisse dire. En outre, cette première chanson met bien en exergue sa magnifique voix. Un bon choix pour commencer ! La Barbadienne va quand même aligner une vingtaine de titres tout au long de ce véritable show à l’américaine. Tous les tubes vont y passer, depuis « Umbrella » à « Diamonds » en passant par quelques reprises comme le « Take Care » de Drake ou celle –très réussie– du « Same Ol' Mistakes » de Tame Impala. A chaque morceau, elle réserve une chorégraphie particulière, le plus souvent en compagnie de danseuses. Pas vraiment fan de l’artiste, je n’en attendais pas grand-chose. Finalement, même si le spectacle n’était pas exceptionnel, il s’est avéré correct. En outre, assister au show d’une  star internationale constitue une expérience intéressante. La première pour votre serviteur.

Après un set, avouons-le, plutôt calme, on a envie de se farcir du gros son. Pour la première fois, nous nous rendons à la Telekom Arena où apparemment une soirée orange est organisée. Pas moins de quatre djs néerlandais s’y succèdent ce jeudi. En arrivant sur place, Apster est derrière ses platines. Le chapiteau est déjà bien rempli et l’ambiance monte progressivement en intensité. Plutôt classique, le dj set recèle quelques moments plus calmes avant l’explosion de décibels.

Mais le show le plus attendu, c’est celui d’Afrojack. Désolé, mais c’est un illustre inconnu pour votre serviteur. Pourtant, il s’agit d’un grand nom de la house. Enfin, c’est ce que la rumeur veut bien colporter. Et bien, vérifions donc sur place. Et puis nous sommes très bien placés, à une quinzaine de mètres du podium. Ce qui va manifestement nous mettre dans des conditions idéales pour apprécier l’expérience. Le Batave n’est pas venu seul. Il a emmené un animateur. Ou plus exactement un chauffeur de salle dont le rôle consiste à donner des consignes à la foule. Des consignes qui se limitent quand même à des phrases du style ‘Put you hands up’ ou ‘Jump’. Cependant, il accomplit parfaitement sa mission. Afrojack a le don de varier son set entre compos personnelles et remixes. Ce qui lui permet d’éviter la redondance. Une technique qui provoque rapidement le délire dans la foule. Les festivaliers sautent dans tous les sens. Le Sziget est véritablement lancé ! Le Néerlandais n’oublie pas de programmer son remix du « Run The World » de Beyoncé, compo pour laquelle il avait participé à la confection. Mais également un mash-up entre un de ses titres et le « Highter Place » de Dimitri Vegas & Like Mike. Il faut le reconnaître, Afrojack a littéralement retourné la Telekom Arena !

La soirée se termine par un autre dj set qui se déroule au Budapest Park. Celui d’un Hongrois dont la set list aligne de chouettes morceaux de rock classique. Idéal pour bien se poser avant d’aller se reposer. Car demain, les concerts commencent dès 15h !

(Organisation : Sziget Festival)

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mercredi, 10 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : mercredi 10 août

Le Sziget Festival… Il y a tellement longtemps que votre serviteur en entend parler ! Et il n’avait jamais eu l’opportunité de s’y rendre. Cette année, le pas est franchi. En ayant cette curieuse impression de plonger dans l’inconnu. Parce qu’un festival de sept jours dans un pays aussi lointain, c’est quand même un minimum effrayant. Que ce soit au niveau des transports, du logement, de l’hygiène ou même de la nourriture. L’impatience est néanmoins au rendez-vous. Départ à Charleroi pour le vol direct vers Budapest, ce mercredi 10 août. L’arrivée sur le sol magyar est prévue vers 20h. Ce qui signifie que nous manquerons pas mal de concerts aujourd’hui. Quand on voyage en avion, il faut s’adapter aux horaires… Mais il y a des shows toute la nuit. Donc on aura quand même l’occasion d’écouter un peu de musique.

Premier réflexe quand on débarque à l’aéroport : se procurer un ‘Citypass’. Ce qui permet d’emprunter les navettes gratuites vers l’île d’Obuda où se déroule le festival, mais également les transports en commun, également gratos, à travers Budapest, ainsi d’accéder aux célèbres thermes de la ville. De quoi s’autoriser une petite virée dans la capitale hongroise dès demain.

En arrivant sur le site, la première mission est primordiale : il est nécessaire de dénicher un spot pour planter sa tente ; et lorsqu’on arrive tardivement, ce n’est pas toujours facile, d’autant que certains festivaliers se sont déjà installés depuis lundi. Au bout de 30 minutes, on a enfin fixé notre emplacement. C’est donc en installant notre repère que nous entendons les Chemical Brothers, de loin. Le secteur est relativement étroit et on distingue assez bien les morceaux du répertoire des Insulaires, de l’endroit où on se trouve. Bien dans le pur style des Mancuniens, le set paraît costaud. Difficile néanmoins d’en raconter davantage. Dès que nous sommes implantés, on se dirige vers le centre du site afin de prendre un premier verre bien mérité.

Le premier podium croisé sur notre chemin est le ‘Blues Pub’. Ca tombe bien, un concert vient de débuter. Il s’agit de Lead Zeppelin, un groupe hongrois qui interprète, vous vous en doutez, les compos du célèbre quatuor britannique, Led Zeppelin. Et la prestation se révèle plutôt sympa, quand on déguste un pot, suite à un long voyage…

Après avoir accompli un petit tour d’horizon pour se rendre compte de l’incroyable variété des stands de boissons et de nourriture, nous décidons de nous rendre aux abords de la Main Stage.

Décidemment, cette première soirée est celle des cover bands. Juste à côté de la scène principale, le ‘Budapest Park’ accueille, tout au long du festival, des artistes et combos qui rendent hommage aux légendes du rock. Et ce soir, le band hongrois Motorhand reprend le répertoire de Motörhead. Le public n’est pas très nombreux mais il bouge pas mal. Une preuve que les musicos se débrouillent plutôt bien dans leurs adaptations.

Cap vers le ‘Reggae Village’ pour achever la soirée. Un DJ diffuse de la musique exotique jusqu’à la fin de la nuit. De quoi se mettre de bonne humeur et se dandiner légèrement avant d’aller se reposer quelques heures ; car les choses sérieuses commencent demain ; et pour cause, toutes les scènes sont ouvertes. Bonne nuit !

(Organisation : Sziget)

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dimanche, 17 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : dimanche 17 juillet

Avant d’entamer cette dernière journée, petit saut à la maison indispensable afin de pouvoir profiter d’une bonne douche et d’un vrai repas. Mais également s’autoriser une petite sieste ; car, il faut bien l’avouer, la fatigue a miné mon organisme !

Retour sur la plaine de la Machine à Feu pour Suuns. Qui se produit sous le chapiteau de La petite maison dans la prairie. Le quatuor canadien propose un électro/rock très mélancolique aux textes assez simples. Malgré le grand soleil (NDR : oui, d’accord, il y en a plusieurs sur l’estrade !) qui inonde le site, le climat est sombre. Le band est venu défendre son nouvel opus. Et il semble particulièrement motivé. Mais atmosphériques, les compos manquent singulièrement de rythme. Or, on sent que pour le dernier jour, la foule a envie de remuer. Il aurait peut-être fallu programmer le combo un autre jour…

Sans attendre la fin du set de Suuns, direction la Cannibal Stage pour accueillir Slaves. Issu du Sud-est de l’Angleterre, le duo propose un garage rock légèrement teinté de punk. Bourrée d’énergie et puissante, sa musique donne envie de danser. Le guitariste et le drummer se réservent le micro, chacun leur tour. Ce sont deux potes, et c’est très perceptible. En outre, ils ne manquent pas d’humour. De la setlist, on épinglera surtout « Cheer Up London », véritable condensé de tout ce que le tandem fait de meilleur. Un joli défouloir !

The Bronx se produit au même endroit. Mais il est temps de casser la croûte. Arrivé légèrement en retard, on ne voit pas où se trouve le chanteur. En fait, Matt Caughthran est déjà au milieu de l’auditoire. Il a emporté son micro. Chauve, rondouillet et de petite taille, il renvoie une image complètement différente du style musical pratiqué par le combo. Qui est pourtant bien punk. Mais le personnage est éminemment sympathique et passe son temps à haranguer les spectateurs ou à les rejoindre au milieu de leurs pogos. Quoique classiquement punks, les morceaux créent une superbe ambiance sous la tente. Même sans être particulièrement fan du punk hardcore, on passe un excellent moment !

Place ensuite à The Subways. Du rock insulaire, ma foi, bien traditionnel. Si la musique n’est guère originale, elle s’avère tout à fait rafraîchissante et bigrement efficace. Les refrains sont particulièrement soignés et sont repris en chœur par un public vraiment connaisseur. Un groupe britannique, comme il en existe des dizaines, mais dont la recette continue de fonctionner…

Pour la première fois, cap vers la Boombox. Une légende du rap français s’y produit : Oxmo Puccino ! Double disque d’or et vainqueur à deux reprises des Victoire de la Musique, le géant du hip hop francophone débarque à Dour, flanqué d’un live band. C’est évidemment un énorme plus ! Affichant sa bonne humeur légendaire, il aligne ses tubes les plus célèbres comme « Toucher l’Horizon » ou « L’Enfant Seul ». Pour chaque morceau, Oxmo demande au public de réaliser une nouvelle chorégraphie. Les bras balancent de gauche à droite et vice-versa durant l’entièreté du show. Un énorme spectacle accordé par un grand Monsieur de la musique française.

Le flop ? Les Pixies. La formation légendaire américaine va nous réserver un spectacle indigne de son rang. Les musiciens ne semblent guère motivés et manquent cruellement de peps. Réaction du public ? Aucune. Un véritable silence de cathédrale s’installe entre chaque titre, autour de la Main Stage. Une grosse déception ! A oublier au plus vite… 

Il n’y a plus vraiment de spectacle qui botte votre serviteur. Donc, il décide de vagabonder de podium en podium. Et sous La Petite Maison dans la Prairie, Helena Hauff se fend d’un Dj set. Cette productrice, propriétaire d’une boîte de nuit à Hambourg, va mêler électro et wave pendant un grosse heure. Une chouette prestation propice à la détente…

Dour Festival a battu tous les records cette année, en accueillant pas moins de 235 000 festivaliers sur les cinq jours. Un beau bilan malheureusement terni par le décès d’un jeune homme français, victime d’une overdose de LSD. Toutes nos pensées vont évidemment à sa famille.

Pour votre serviteur, il s’agissait d’une première au camping. Et si la fatigue consécutive à ces 5 jours est absolument totale, les souvenirs musicaux et les rencontres se bousculent dans mon esprit. Parce que Dour, c’est aussi ça : le mélange de jeunes attirés par des styles différents mais qui finissent toujours par se croiser durant un bout de concert. Dour est incontournable sur la scène musicale européenne et rien ne semble indiquer que le festival en restera là. Beaucoup de surprises nous attendent encore. En attendant, le retour au boulot va être difficile, mais on ne regrette rien ! A l’année prochaine !

(Organisation : Dour Festival)

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samedi, 16 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : samedi 16 juillet

Au réveil d’une courte nuit, on se lève sous une couche épaisse de nuages. La météo n’annonce pas que du beau temps. Mais il ne pleut pas. C’est déjà un bon point. Ce qui renforce l’enthousiasme des festivaliers, prêts à en découdre pour une nouvelle journée de folie ! Et pour votre serviteur, il s’agit de la plus chargée. Car le programme rock est particulièrement riche.

Début des hostilités en compagnie de Fews, dans La Petite Maison dans la Praire. Le quatuor suédois (NDR : mais établi à Londres) pratique un post-punk classique mais terriblement efficace. Il est venu défendre son premier elpee, « Means », paru il y a peu. Ce qui marque à premier abord, c’est le plaisir pris par les musicos sur les planches. Ils sont tout simplement ravis d’être là et se félicitent du monde présent dans la fosse. C’est la première fois qu’ils se produisent devant autant de monde ! Et même s’ils semblent largement ‘stoned’ (à moins que ce soit dû à l’euphorie ?), ils enchaînent les titres marquants, à l’instar de « 100. Goosebump ». C’est néanmoins à la fin du concert que l’on prend une grosse claque. Après avoir lancé leurs excédents de houblon dans la foule, les quatre gaillards terminent leur prestation par leurs deux meilleures chansons. Tout d’abord « Zoo », caractérisé par son refrain instrumental et sublimé par des interventions de guitare agressives. Et in fine, « III ». Si la version studio dure huit bonnes minutes, celle que le combo va interpréter en ‘live’ va s’étaler sur plus d’un quart d’heure. Un titre au cours duquel une pluie de décibels va s’abattre sur l’auditoire, ma foi, comblé par ce déluge sonore. De quoi conclure à merveille un show très convainquant. Une fois sorti de scène, le chanteur s’écroule de fatigue. N’ont assisté à cette péripétie que ceux –les veinards !– qui squattaient le bord du podium. Manifestement, Fews a tout donné ce qu’il avait dans le ventre…

Allah-Las embraie sur les mêmes planches. La musique de ce quatuor fleure bon la Californie des sixties. Les Beach Boys ne sont pas loin, c’est certain ! A cause des mélodies terriblement  accrocheuses. La voix de Miles Michaud est particulièrement agréable à l’oreille. Et finalement tout le monde passe un bon moment en leur compagnie. Même le ciel se découvre et laisse apparaître un grand soleil. Le prochain album du groupe devrait sortir en septembre ; et à l’écoute des nouvelles compos proposées, il sera certainement intéressant.

Pour être excentriques, on peut vraiment affirmer que King Khan and The Shrines le sont assurément. Une formation établie à Berlin dont les accoutrements sont –pour le moins– plus qu’extravagants. Moustache imposante, cheveux teints en blond, combinaison complètement ouverte sur la poitrine, laissant deviner ses attributs, le chanteur est un personnage vraiment à part. Lors du set, il joue même avec une poupée gonflable. Teintée de psychédélisme et de soul, la musique du band est particulièrement puissante. Le show vire rapidement au délire ; ce qui a le don de réveiller un auditoire, tombé quelque peu en léthargie, avant la suite d’une soirée qui s’annonce épique.

Django Django grimpe sur l’estrade à 21h30. Fondée en 2009, la formation londonienne est en progression constante. Eponyme, son premier elpee a décroché un disque de platine, en France. Faut dire que sa psyché/pop est vraiment savoureuse. En outre, ce show est très attendu par votre serviteur, fan depuis la première heure. Et il ne va pas être déçu. Pendant une heure, le quatuor va dispenser ses meilleures compos. Sans la moindre faiblesse. Depuis « Waveform » à « Default », en passant par « First Light », toutes y passent. Mais en ‘live’, les versions studio sont davantage développées. Ce qui apporte évidemment une énorme valeur ajoutée par rapport aux albums. Et « Skies Over Cairo » constitue le point d’orgue du set. Que dis-je, une révélation. Passée un peu passée inaperçue sur le premier elpee du band, cette plage prend en ‘live’ une toute autre dimension. A cause des sonorités orientales qui enrichissent le morceau. Résultat des courses, le public se sent transporté et se met à danser. En terminant par « Silver Rays », le combo parvient même à faire asseoir toute la fosse. Une prestation phénoménale pour ce groupe qui constitue une valeur sûre dans l’univers du rock contemporain…

Une demi-heure de pause avant le spectacle de Fat White Family qui se déroule au Labo. Juste le temps de se rafraîchir. Car ce petit chapiteau est en effet notoire pour être le plus chaud du festival ! Le collectif anglais compte une dizaine de minutes de retard, lorsqu’il monte sur l’estrade. A peine arrivé, Lias Saudi, le vocaliste, ôte son t-shirt. Début de ce qui deviendra un véritable strip-tease. Punk, les morceaux dispensés sont sauvages. Déchirée, la voix du chanteur colle parfaitement à l’expression sonore. Dès le départ, les pogos éclatent spontanément au sein de la foule. Et suivant un rituel, Saudi vient régulièrement haranguer les spectateurs. Ce type doit avoir un grain. Joue-t-il un rôle ? Peut-être un peu. Mais il est tellement imbibé d’alcool, qu’il fait n’importe quoi. A trois reprises, il saute dans le public. Mais on n’est pas au bout des surprises. Au milieu du set, il dérape carrément. Après s’être débarrassé de son t-shirt, il enlève son pantalon. Il n’hésite d’ailleurs pas à exhiber ses fesses lors d’une chanson plus paisible. Vu son attitude de rock star, il focalise tous les regards. Et, fallait s’en douter, vu son état, il finit par dévoiler ses parties les plus intimes. C’est du jamais vu pour ma part. Finalement, si la musique est excellente, elle passe presque au second plan. Avant-dernier morceau, « Touch The Leather » se révèle une monstrueuse ballade punk comme on entend rarement. Puis, en toute fin de concert, Lias se verse une bouteille de vin rouge sur la tête, sexe à l’air. A mon avis, il lui manque certainement plusieurs cases ! Pourtant, malgré les excès du chanteur, il faut reconnaître que la prestation punk ‘old school’ de Fat White Family constitue certainement un des meilleurs concerts de cette édition du festival !

Après avoir cassé la croûte, retour au Labo. Un peu par hasard il faut bien l’avouer. Mdou Moctar s’y produit. Le guitariste nigérien porte un grand foulard autour de la tête, comme les berbères, lorsqu’il est confronté à une tempête de sable, ne laissant apparaître que son regard. Sur les planches, il est soutenu par deux musicos. Mélange savant entre musique traditionnelle touareg et rock, la musique est chargée de swing. Particulièrement dansante, elle offre un bon moment aux 200 personnes encore présentes sous un chapiteau un peu vide, il faut le reconnaître…

La soirée se termine par La Mvuerte (NDR : ne pas confondre avec le groupe belge La Muerte). Et le Parisien excelle dans sa programmation cold wave, maîtrisant parfaitement les codes du genre.

Ce samedi constitue certainement la meilleure journée pour les rockeurs. Elle prend même fin, ce dimanche matin à 4 heures. Un peu de repos est indispensable pour pouvoir tenir dûment le coup pour les dernières 24h (NDR : et pas l’inverse !)

(Organisation : Dour Festival)

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vendredi, 15 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : vendredi 15 juillet

C’est déjà le troisième jour, et on a l’impression que temps passe trop vite. Inimaginable de gamberger, il y a huit podiums sur le site de la Machine à Feu. Et d’une estrade à l’autre, il y a toujours un, deux, voire trois concerts qui se déroulent quelque part. Et qui risquent de vous intéresser. Ce vendredi constitue certainement la journée consacrée aux découvertes pour votre serviteur, car hormis Sharko et Mass Hysteria, les autres artistes et groupes programmés sont peu notoires.

La journée commence justement par Sharko sur la Mainstage. Le trio belge vient présenter son nouvel opus, « You Don’t Have To Worry ». Il pratique un rock énergique, électrique et mélodique. Perso, en live, il me fait penser aux Pixies (NDR : qu’on verra sur la même scène ce dimanche) et puis à dEUS, une autre formation belge. D’ailleurs la voix de David Bartholomé est très proche de celle de Tom Barman. Ravi d’avoir vécu un concert de Sharko, auquel je n’avais jamais assisté. Faut dire qu’il s’était accordé une longue pause de 7 années…

Direction La Petite Maison dans la Prairie pour le show Jeanne Added. Nominée au Victoires de la Musique en 2016 pour son album, la Rémoise fait figure, à l’instar de Petit Biscuit, de révélation française du moment. La jeune femme est responsable d’une pop teintée d’électro. Ses chansons sont empreintes de douceur. C’est le moment idéal choisi par bon nombre de festivaliers pour faire une bonne sieste. Il est vrai que les deux premières journées n’ont pas été de tout repos. Les morceaux atmosphériques de la chanteuse tombent à pic pour se ménager un petit moment de détente. Les yeux se ferment et on profite, tout simplement !

A quelques mètres de là, Glü entame son set au Labo. Dans un style qui agrège la drum’n’bass et le hip hop. Le public est bien réveillé et les corps commencent à remuer. Le Labo est vraiment parfaitement adapté à ce projet expérimental. Sous ce chapiteau, les surprises son légion ; et on y passe souvent de très bons instants. Glü en est une de plus !

Il est 20 heures, et mon cœur balance entre deux spectacles. Le choix est cornélien : Compact Disk Dummies ou La Femme ? En outre, les deux podiums sont relativement éloignés l’un de l’autre. Difficile donc de couper la poire en deux. Après longue réflexion, la décision est prise : ce sera La Femme. Entre pop, rock ou électro, le style du combo français est également très particulier. Mais dans la fosse, le public se trémousse ; et entre même rapidement dans une forme de folie. Souvent saccadée, la voix incite les spectateurs à sauter sur place et rebondir sur le plancher, comme sur un trampoline. A l’instar d’Aline et de Granville, notamment, la nouvelle génération de pop française jouit manifestement d’un fameux potentiel !

Le concert de Mass Hysteria a déjà commencé sur la Cannibal Stage. Oscillant entre rock et métal, la musique de ce quatuor véhicule des textes engagés dans la langue de Voltaire. Mais rapidement les musicos descendent dans la fosse et invitent l’auditoire à se poser et tourner autour d’eux. Une situation amusante et très impressionnante. Il ne faut néanmoins pas s’attarder au cœur de ce délire, car la température est caniculaire. En tout cas, entre les gouttes de sueur, tout le monde passe un très bon moment...

Après un petit crochet par la Mainstage, pour écouter un Birdy Nam Nam peu convaincant, c’est dans le Jupiler Dance Hall que la soirée continue. Floating Points a embarqué un live band ; et cette expérience musicale promet d’être intéressante. Le Londonien crée un univers très personnel, à la limite de l’envoûtement, grâce à des mélodies électro-post-rock particulièrement efficaces. Et puis à son backing group, particulièrement solide. C’est le coucher de soleil. La fatigue gagne les organismes. Et dans ce contexte le set se révèle singulièrement planant…   

STUFF. se produit dans le petit Labo, vers 1 heures du matin. Son expression sonore intègre jazz, hip hop et même un zeste de post punk. Les Gantois ont l’art de faire danser la foule. Et elle est très réceptive. Chanson phare, « Event horizon » donne le coup de grâce aux festivaliers en extase. Il est tard, mais ces derniers donnent tout ce qui leur reste comme énergie…

Ce vendredi, je suis allé de découverte en découverte. Faut dire que je n’avais jamais assisté au concert d’un seul de ces groupes. Vu sa programmation éclectique, Dour est vraiment le festival idéal pour jouer à l’explorateur. Il est maintenant temps de prendre un peu de repos. A demain !

(Organisation : Dour Festival)

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jeudi, 14 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : jeudi 14 juillet

Le soleil s’est levé depuis bien longtemps lorsque le réveil sonne. Pour bon nombre de campeurs, le premier réflexe, avant d’entamer la journée, c’est de se prendre une bonne douche. Malheureusement, il semble manquer de cabines et les files s’allongent. Certains festivaliers nous relatent avoir attendu plus d’une heure avant de pouvoir s’y rafraîchir! Habitant à quelques kilomètres, il est donc plus facile de rentrer chez moi, pour faire sa toilette.  

HONNE ouvre la deuxième journée du festival vers 16h. Le duo propose une musique douce et agréable, très susceptible de détendre toute La Petite Maison dans la Prairie. Légère, son électro plait au public. Celui-ci, en mode cool, s’assied en nombre sur le plancher en bois qui recouvre le sol. Le repos des guerriers avant la suite de la bataille, assurément !

Une petite sensation se produit à quelques mètres de là. Au Labo, Petit Biscuit veut confirmer tous les espoirs placés en lui. A seulement 16 ans, il a fait craquer toute la scène électro française grâce à son titre « Sunset Lover ». Pas étonnant que quelques minutes avant le concert, le brouhaha ambiant s’est largement couvert d’un accent bien d’outre-Quiévrain. Le concert est très expérimental, c’est le principe de la scène d’ailleurs, mais très planant. Le talent du gamin est indéniable. Il est à l’aise sur tous les instruments ! Un bon moment, toujours propice à la relaxation, mais c’est un peu le thème de ce début de soirée.

Même si, comme par contradiction, ce sont les terribles rockeurs de Kadavar qui s’installent sur la Cannibal Stage. Les Allemands sont notoires pour leur puissant rock’n’roll, largement influencé par certains maîtres du genre comme Black Sabbath ou Led Zeppelin. Les décibels vont se déverser tout au long de ce concert pour le plus grand plaisir des plus téméraires qui entament des pogos ou du crowdsurfing. Si le trio manque clairement d’originalité, on retiendra néanmoins leur passage à Dour pour la bonne ambiance qu’il est parvenu à créer sous le chapiteau.

Cap ensuite vers La Petite Maison dans la Praire, pour s’y installer avant l’arrivée de Mac deMarco. Votre serviteur a déjà eu l’occasion d’assister au spectacle du Canadien, à deux reprises ; mais il est de nouveau impatient de le revoir. L’artiste aux cheveux bouclés monte sur le podium flanqué de son band, à 21h30. Il attire toujours autant la sympathie. Et comme d’habitude, il présente tous ses compères avant de lancer son show sur « The Way You’de Love Her ». Une chanson parfaitement représentative du bonhomme, habitué à écrire de superbes ballades lo-fi décontractées. Dans le dictionnaire, figurera peut-être un jour, la photo de Mac à coté du mot ‘cool’. Entre chaque chanson, les six amis discutent entre eux et jouent ce qui ressemble presque à des mini-sketches. Le tout est manifestement très agréable même si on aimerait parfois que les morceaux s’enchaînent plus rapidement. Néanmoins, les titres phares sont toujours aussi efficaces. Que ce soit « Another One » pour sa mélancolie presque malsaine, « Cooking Up Something Good », sa folie ou encore « Chamber of Reflection », son ambiance pesante. Le groupe s’autorise même une reprise du « Reelin in the Years » de Steely Dan. Aussi improbable qu’absolument jouissive. Et suivant une forme de rituel, Mac achève la prestation sur l’incroyable « Together », compo au cours de laquelle il saute dans un public qui reprend en cœur le célèbre refrain (NDR : ‘Togeeeeether’). Un moment de bonheur, tout simplement. Mac deMarco a encore une fois placé la barre très haute et nul doute que son prochain passage en Belgique devrait attirer beaucoup de monde.

Pour terminer la journée en beauté, rendez-vous enfin sur la Mainstage pour The Prodigy. Près de 20 000 personnes attendent devant le podium. C’est assez impressionnant et ce qui va se produire l’est encore plus. La techno hardcore des Anglais va rendre complètement dingue le Dour Festival. La foule va hurler, se bousculer et bondir pendant 1h30. Un phénomène rarement vu sur la plaine de la machine à Feu. Les titres défilent sans aucun break. A tel point qu’on a parfois du mal à distinguer le début et la fin des morceaux. L’ambiance est folle. Totalement décomplexés, les spectateurs semblent s’éclater et ne jamais être rassasiés. Le trio donne tout ce qu’il a dans le ventre et atteint le point d’orgue sur « Invader Must Die », un morceau aussi violent que son titre le suggère !

La première journée complète est déjà terminée pour ma part ; il faut pouvoir se lever demain, car de nouvelles aventures sont au programme !

(Organisation : Dour Festival)

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mercredi, 13 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : mercredi 13 juillet

Pour la deuxième année d’affilée, le festival de Dour propose une soirée de concerts le mercredi. C’est donc à partir de midi que les premiers festivaliers débarquent sur la plaine de la Machine à Feu. Tente plantée et apéro dégusté en compagnie de forts sympathiques voisins français, votre serviteur se dirige vers la Mainstage ou plus exactement la Last Arena…

Il est plus ou moins 20 heures et Baloji y est programmé. L’artiste d’origine congolaise est de retour à Dour après un passage en 2013. Il parvient à faire danser la foule pendant une heure grâce à sa musique très marquée par la culture africaine. Quelques gouttes de pluie touchent le sol dourois ; cependant, les spectateurs espèrent tous que les chansons de Baloji ramèneront le soleil.

Point de soleil mais néanmoins une accalmie au moment où Salut C’est Cool monte sur l’estrade. Complètement fou, le quatuor va mettre le feu au public grâce à un set complètement surréaliste et décalé. Les Parisiens enchaînent les titres aux paroles de mauvais goûts et plutôt ridicules. C’est pourtant leur marque de fabrique et elle fonctionne très bien ! Parfois technos, parfois electros, les morceaux secouent complètement les festivaliers qui sont décidemment prêts à passer cinq jours de folie !

Petit détour par la Jupiler Dance Hall où un événement original se produit. La Colonie de Vacances implique quatre groupes qui jouent simultanément un rock surpuissant aux quatre coins du chapiteau. On ne sait pas où donner de la tête et on se surprend finalement à tourner en rond, complètement perdu par ce qui se passe autour de nous. Terrible claque !

Retour sur la Mainstage à 23h pour The Vaccines. Les quatre rockeurs britanniques sortent les grosses guitares et les premiers pogos du festival éclatent dans la fosse. Alternant entre des morceaux très nerveux comme « Wreckin’bar » et des titres plus mélancoliques, tel que « Post Beak-Up Sex », les Londoniens nous réservent un show purement ‘british’. Un bon moment pour tous les amateurs de rock et une bonne initiation à cet art pour les autres !

Logique : cette première soirée s’achève par le show d’un artiste belge ? En l’occurrence Netsky, dont la drum’n’bass devrait secouer la plaine douroise. Et sans aucun problème, Boris Deanen et son band vont balancer du gros son durant plus d’une heure. La foule est en délire et la terre tremble. Impressionnant ! « Puppy », le morceau le plus célèbre du producteur d’Edegemest, se révèle finalement un des plus relax. En tout cas c’est ce que l’on croit avant un finish absolument monstrueux et bien loin de la version classique. Le set est d’ailleurs flambant neuf, mais remarquablement travaillé. Une grande réussite !

1h40 du matin, il est temps de rentrer au camping. Les choses très sérieuses commencent demain lors d’une première journée complète. Bonne nuit !

(Organisation : Dour festival)

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Miles Davis aurait eu 90 ans ce 26 mai 2016. Pour commémorer cet anniversaire, Legacy Recordings (la division catalogue de Sony Music Entertainment) et Polygraph lancent The Universe of Miles Davis, un site web visualisant l'impact culturel et l'importance toujours très actuelle de Miles Davis.

Construit à partir de plus de 2 000 pages de données Wikipédia mentionnant l'artiste, The Universe Of Miles Davis utilise des images stupéfiantes et de l'animation pour construire des diagrammes, des graphiques et des modèles interactifs illustrant  l'impact impressionnant de Miles Davis dans de nombreux domaines.

Pour découvrir cette plate-forme interactive, c’est ici !

Royal Headache se produisait ce dimanche soir dans la Rotonde du Botanique. Responsable d’un deuxième album baptisé « High », disque plébiscité par la critique, les quatre rockeurs australiens étaient attendus au tournant par les quelques 250 personnes rassemblées dans la coquette salle bruxelloise.

The Animen sert d’apéritif. Un quatuor suisse qui n’hésite pas à colorer son rock’n’roll de country & western, mais aussi d’une touche british (NDR : probablement empruntée à Arctic Monkeys). En ‘live’, le combo libère énormément de puissance. Les musicos sont aussi à l’aise sur leurs instruments respectifs, que dans la communication. Et pendant la quarantaine de minutes qui leur sont allouées, ils vont faire étalage de toute leur classe. Même la sortie est soignée. Une bien jolie découverte…

Royal Headache entre en piste à 21h10. Issu de Sydney, le quartet est réputé pour son punk/rock/garage particulièrement nerveux. Derrière son micro, Shogun est un fameux personnage. Durant l’heure de concert, il va parcourir une distance impressionnante en voyageant de gauche à droite sur l’estrade, spécialement aménagée pour ce qui ressemble à un TOC. En outre, il semble complètement dans le cake. A cause du décalage horaire ou de la consommation excessive de certaines substances ? Difficile à dire. En tout cas, quand il essaye de communiquer avec le public, c’est incompréhensible. Et ce n’est pas seulement dû à l’accent océanien.

Les morceaux s’enchaînent rapidement. C’est une particularité du groupe, il est rare d’entendre des plages de plus de deux minutes trente. L’esprit garage en quelque sorte. Assez tôt dans le concert, « Carolina » résonne dans la serre bruxelloise. Véritable tube issu de son dernier opus, il est repris en chœur par un public peu nombreux mais connaisseur. Le noyau dur des aficionados commence même à se bousculer dès les premières notes d’« Electric Shock ». Le show est lancé.

Royal Headache se balade entre ses deux albums sans réellement suivre un fil conducteur. Heureusement, les compositions restent toutes fidèles à l’attitude belliqueuse du combo.

« Garbage » et « Another World » continuent d’exciter le public avant un entracte imprévu. Le guitariste casse en effet une de ses cordes et il lui faut plusieurs minutes pour la changer. Pendant se temps, les trois autres membres, impuissants, improvisent une chanson. Mais limité à la basse et à la batterie, ce n’est pas une franche réussite. Shogun l’avait de toute façon annoncé.

La gratte réparée, le concert peut se poursuivre au cœur d’une atmosphère de plus en plus festive. Lorsque l’auditoire est constitué de véritables fans, c’est tout de suite bien plus entraînant.

En rappel, le band nous réserve deux morceaux, dont l’explosif « Pity », dernière plage de son premier LP. Les spectateurs en réclament davantage, mais Royal Headache ne cède pas à la pression, estimant sans doute l’heure de prestation suffisante.

Sans faire plus que le nécessaire, Royal Headache a exécuté, ce soir, un show de bonne facture. On aimerait cependant que les musiciens soient un peu plus sympathiques et surtout cohérents. Jouer pour soi ne suffit pas, il faut également penser à son public. Un conseil que la formation aurait intérêt à suivre, s’il veut passer en division supérieure…

The Animen + Royal Headache

(Organisation : Botanique)

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