• Le retour du Boss …
    Le retour du Boss … « Western Stars », le 19ème album studio de Bruce Springsteen, est également son premier nouvel enregistrement studio, en cinq ans. Produit…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

vendredi, 15 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : vendredi 15 juillet

C’est déjà le troisième jour, et on a l’impression que temps passe trop vite. Inimaginable de gamberger, il y a huit podiums sur le site de la Machine à Feu. Et d’une estrade à l’autre, il y a toujours un, deux, voire trois concerts qui se déroulent quelque part. Et qui risquent de vous intéresser. Ce vendredi constitue certainement la journée consacrée aux découvertes pour votre serviteur, car hormis Sharko et Mass Hysteria, les autres artistes et groupes programmés sont peu notoires.

La journée commence justement par Sharko sur la Mainstage. Le trio belge vient présenter son nouvel opus, « You Don’t Have To Worry ». Il pratique un rock énergique, électrique et mélodique. Perso, en live, il me fait penser aux Pixies (NDR : qu’on verra sur la même scène ce dimanche) et puis à dEUS, une autre formation belge. D’ailleurs la voix de David Bartholomé est très proche de celle de Tom Barman. Ravi d’avoir vécu un concert de Sharko, auquel je n’avais jamais assisté. Faut dire qu’il s’était accordé une longue pause de 7 années…

Direction La Petite Maison dans la Prairie pour le show Jeanne Added. Nominée au Victoires de la Musique en 2016 pour son album, la Rémoise fait figure, à l’instar de Petit Biscuit, de révélation française du moment. La jeune femme est responsable d’une pop teintée d’électro. Ses chansons sont empreintes de douceur. C’est le moment idéal choisi par bon nombre de festivaliers pour faire une bonne sieste. Il est vrai que les deux premières journées n’ont pas été de tout repos. Les morceaux atmosphériques de la chanteuse tombent à pic pour se ménager un petit moment de détente. Les yeux se ferment et on profite, tout simplement !

A quelques mètres de là, Glü entame son set au Labo. Dans un style qui agrège la drum’n’bass et le hip hop. Le public est bien réveillé et les corps commencent à remuer. Le Labo est vraiment parfaitement adapté à ce projet expérimental. Sous ce chapiteau, les surprises son légion ; et on y passe souvent de très bons instants. Glü en est une de plus !

Il est 20 heures, et mon cœur balance entre deux spectacles. Le choix est cornélien : Compact Disk Dummies ou La Femme ? En outre, les deux podiums sont relativement éloignés l’un de l’autre. Difficile donc de couper la poire en deux. Après longue réflexion, la décision est prise : ce sera La Femme. Entre pop, rock ou électro, le style du combo français est également très particulier. Mais dans la fosse, le public se trémousse ; et entre même rapidement dans une forme de folie. Souvent saccadée, la voix incite les spectateurs à sauter sur place et rebondir sur le plancher, comme sur un trampoline. A l’instar d’Aline et de Granville, notamment, la nouvelle génération de pop française jouit manifestement d’un fameux potentiel !

Le concert de Mass Hysteria a déjà commencé sur la Cannibal Stage. Oscillant entre rock et métal, la musique de ce quatuor véhicule des textes engagés dans la langue de Voltaire. Mais rapidement les musicos descendent dans la fosse et invitent l’auditoire à se poser et tourner autour d’eux. Une situation amusante et très impressionnante. Il ne faut néanmoins pas s’attarder au cœur de ce délire, car la température est caniculaire. En tout cas, entre les gouttes de sueur, tout le monde passe un très bon moment...

Après un petit crochet par la Mainstage, pour écouter un Birdy Nam Nam peu convaincant, c’est dans le Jupiler Dance Hall que la soirée continue. Floating Points a embarqué un live band ; et cette expérience musicale promet d’être intéressante. Le Londonien crée un univers très personnel, à la limite de l’envoûtement, grâce à des mélodies électro-post-rock particulièrement efficaces. Et puis à son backing group, particulièrement solide. C’est le coucher de soleil. La fatigue gagne les organismes. Et dans ce contexte le set se révèle singulièrement planant…   

STUFF. se produit dans le petit Labo, vers 1 heures du matin. Son expression sonore intègre jazz, hip hop et même un zeste de post punk. Les Gantois ont l’art de faire danser la foule. Et elle est très réceptive. Chanson phare, « Event horizon » donne le coup de grâce aux festivaliers en extase. Il est tard, mais ces derniers donnent tout ce qui leur reste comme énergie…

Ce vendredi, je suis allé de découverte en découverte. Faut dire que je n’avais jamais assisté au concert d’un seul de ces groupes. Vu sa programmation éclectique, Dour est vraiment le festival idéal pour jouer à l’explorateur. Il est maintenant temps de prendre un peu de repos. A demain !

(Organisation : Dour Festival)

Voir aussi notre section photos ici

jeudi, 14 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : jeudi 14 juillet

Le soleil s’est levé depuis bien longtemps lorsque le réveil sonne. Pour bon nombre de campeurs, le premier réflexe, avant d’entamer la journée, c’est de se prendre une bonne douche. Malheureusement, il semble manquer de cabines et les files s’allongent. Certains festivaliers nous relatent avoir attendu plus d’une heure avant de pouvoir s’y rafraîchir! Habitant à quelques kilomètres, il est donc plus facile de rentrer chez moi, pour faire sa toilette.  

HONNE ouvre la deuxième journée du festival vers 16h. Le duo propose une musique douce et agréable, très susceptible de détendre toute La Petite Maison dans la Prairie. Légère, son électro plait au public. Celui-ci, en mode cool, s’assied en nombre sur le plancher en bois qui recouvre le sol. Le repos des guerriers avant la suite de la bataille, assurément !

Une petite sensation se produit à quelques mètres de là. Au Labo, Petit Biscuit veut confirmer tous les espoirs placés en lui. A seulement 16 ans, il a fait craquer toute la scène électro française grâce à son titre « Sunset Lover ». Pas étonnant que quelques minutes avant le concert, le brouhaha ambiant s’est largement couvert d’un accent bien d’outre-Quiévrain. Le concert est très expérimental, c’est le principe de la scène d’ailleurs, mais très planant. Le talent du gamin est indéniable. Il est à l’aise sur tous les instruments ! Un bon moment, toujours propice à la relaxation, mais c’est un peu le thème de ce début de soirée.

Même si, comme par contradiction, ce sont les terribles rockeurs de Kadavar qui s’installent sur la Cannibal Stage. Les Allemands sont notoires pour leur puissant rock’n’roll, largement influencé par certains maîtres du genre comme Black Sabbath ou Led Zeppelin. Les décibels vont se déverser tout au long de ce concert pour le plus grand plaisir des plus téméraires qui entament des pogos ou du crowdsurfing. Si le trio manque clairement d’originalité, on retiendra néanmoins leur passage à Dour pour la bonne ambiance qu’il est parvenu à créer sous le chapiteau.

Cap ensuite vers La Petite Maison dans la Praire, pour s’y installer avant l’arrivée de Mac deMarco. Votre serviteur a déjà eu l’occasion d’assister au spectacle du Canadien, à deux reprises ; mais il est de nouveau impatient de le revoir. L’artiste aux cheveux bouclés monte sur le podium flanqué de son band, à 21h30. Il attire toujours autant la sympathie. Et comme d’habitude, il présente tous ses compères avant de lancer son show sur « The Way You’de Love Her ». Une chanson parfaitement représentative du bonhomme, habitué à écrire de superbes ballades lo-fi décontractées. Dans le dictionnaire, figurera peut-être un jour, la photo de Mac à coté du mot ‘cool’. Entre chaque chanson, les six amis discutent entre eux et jouent ce qui ressemble presque à des mini-sketches. Le tout est manifestement très agréable même si on aimerait parfois que les morceaux s’enchaînent plus rapidement. Néanmoins, les titres phares sont toujours aussi efficaces. Que ce soit « Another One » pour sa mélancolie presque malsaine, « Cooking Up Something Good », sa folie ou encore « Chamber of Reflection », son ambiance pesante. Le groupe s’autorise même une reprise du « Reelin in the Years » de Steely Dan. Aussi improbable qu’absolument jouissive. Et suivant une forme de rituel, Mac achève la prestation sur l’incroyable « Together », compo au cours de laquelle il saute dans un public qui reprend en cœur le célèbre refrain (NDR : ‘Togeeeeether’). Un moment de bonheur, tout simplement. Mac deMarco a encore une fois placé la barre très haute et nul doute que son prochain passage en Belgique devrait attirer beaucoup de monde.

Pour terminer la journée en beauté, rendez-vous enfin sur la Mainstage pour The Prodigy. Près de 20 000 personnes attendent devant le podium. C’est assez impressionnant et ce qui va se produire l’est encore plus. La techno hardcore des Anglais va rendre complètement dingue le Dour Festival. La foule va hurler, se bousculer et bondir pendant 1h30. Un phénomène rarement vu sur la plaine de la machine à Feu. Les titres défilent sans aucun break. A tel point qu’on a parfois du mal à distinguer le début et la fin des morceaux. L’ambiance est folle. Totalement décomplexés, les spectateurs semblent s’éclater et ne jamais être rassasiés. Le trio donne tout ce qu’il a dans le ventre et atteint le point d’orgue sur « Invader Must Die », un morceau aussi violent que son titre le suggère !

La première journée complète est déjà terminée pour ma part ; il faut pouvoir se lever demain, car de nouvelles aventures sont au programme !

(Organisation : Dour Festival)

Voir aussi notre section photos ici

mercredi, 13 juillet 2016 03:00

Dour Festival 2016 : mercredi 13 juillet

Pour la deuxième année d’affilée, le festival de Dour propose une soirée de concerts le mercredi. C’est donc à partir de midi que les premiers festivaliers débarquent sur la plaine de la Machine à Feu. Tente plantée et apéro dégusté en compagnie de forts sympathiques voisins français, votre serviteur se dirige vers la Mainstage ou plus exactement la Last Arena…

Il est plus ou moins 20 heures et Baloji y est programmé. L’artiste d’origine congolaise est de retour à Dour après un passage en 2013. Il parvient à faire danser la foule pendant une heure grâce à sa musique très marquée par la culture africaine. Quelques gouttes de pluie touchent le sol dourois ; cependant, les spectateurs espèrent tous que les chansons de Baloji ramèneront le soleil.

Point de soleil mais néanmoins une accalmie au moment où Salut C’est Cool monte sur l’estrade. Complètement fou, le quatuor va mettre le feu au public grâce à un set complètement surréaliste et décalé. Les Parisiens enchaînent les titres aux paroles de mauvais goûts et plutôt ridicules. C’est pourtant leur marque de fabrique et elle fonctionne très bien ! Parfois technos, parfois electros, les morceaux secouent complètement les festivaliers qui sont décidemment prêts à passer cinq jours de folie !

Petit détour par la Jupiler Dance Hall où un événement original se produit. La Colonie de Vacances implique quatre groupes qui jouent simultanément un rock surpuissant aux quatre coins du chapiteau. On ne sait pas où donner de la tête et on se surprend finalement à tourner en rond, complètement perdu par ce qui se passe autour de nous. Terrible claque !

Retour sur la Mainstage à 23h pour The Vaccines. Les quatre rockeurs britanniques sortent les grosses guitares et les premiers pogos du festival éclatent dans la fosse. Alternant entre des morceaux très nerveux comme « Wreckin’bar » et des titres plus mélancoliques, tel que « Post Beak-Up Sex », les Londoniens nous réservent un show purement ‘british’. Un bon moment pour tous les amateurs de rock et une bonne initiation à cet art pour les autres !

Logique : cette première soirée s’achève par le show d’un artiste belge ? En l’occurrence Netsky, dont la drum’n’bass devrait secouer la plaine douroise. Et sans aucun problème, Boris Deanen et son band vont balancer du gros son durant plus d’une heure. La foule est en délire et la terre tremble. Impressionnant ! « Puppy », le morceau le plus célèbre du producteur d’Edegemest, se révèle finalement un des plus relax. En tout cas c’est ce que l’on croit avant un finish absolument monstrueux et bien loin de la version classique. Le set est d’ailleurs flambant neuf, mais remarquablement travaillé. Une grande réussite !

1h40 du matin, il est temps de rentrer au camping. Les choses très sérieuses commencent demain lors d’une première journée complète. Bonne nuit !

(Organisation : Dour festival)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Miles Davis aurait eu 90 ans ce 26 mai 2016. Pour commémorer cet anniversaire, Legacy Recordings (la division catalogue de Sony Music Entertainment) et Polygraph lancent The Universe of Miles Davis, un site web visualisant l'impact culturel et l'importance toujours très actuelle de Miles Davis.

Construit à partir de plus de 2 000 pages de données Wikipédia mentionnant l'artiste, The Universe Of Miles Davis utilise des images stupéfiantes et de l'animation pour construire des diagrammes, des graphiques et des modèles interactifs illustrant  l'impact impressionnant de Miles Davis dans de nombreux domaines.

Pour découvrir cette plate-forme interactive, c’est ici !

Royal Headache se produisait ce dimanche soir dans la Rotonde du Botanique. Responsable d’un deuxième album baptisé « High », disque plébiscité par la critique, les quatre rockeurs australiens étaient attendus au tournant par les quelques 250 personnes rassemblées dans la coquette salle bruxelloise.

The Animen sert d’apéritif. Un quatuor suisse qui n’hésite pas à colorer son rock’n’roll de country & western, mais aussi d’une touche british (NDR : probablement empruntée à Arctic Monkeys). En ‘live’, le combo libère énormément de puissance. Les musicos sont aussi à l’aise sur leurs instruments respectifs, que dans la communication. Et pendant la quarantaine de minutes qui leur sont allouées, ils vont faire étalage de toute leur classe. Même la sortie est soignée. Une bien jolie découverte…

Royal Headache entre en piste à 21h10. Issu de Sydney, le quartet est réputé pour son punk/rock/garage particulièrement nerveux. Derrière son micro, Shogun est un fameux personnage. Durant l’heure de concert, il va parcourir une distance impressionnante en voyageant de gauche à droite sur l’estrade, spécialement aménagée pour ce qui ressemble à un TOC. En outre, il semble complètement dans le cake. A cause du décalage horaire ou de la consommation excessive de certaines substances ? Difficile à dire. En tout cas, quand il essaye de communiquer avec le public, c’est incompréhensible. Et ce n’est pas seulement dû à l’accent océanien.

Les morceaux s’enchaînent rapidement. C’est une particularité du groupe, il est rare d’entendre des plages de plus de deux minutes trente. L’esprit garage en quelque sorte. Assez tôt dans le concert, « Carolina » résonne dans la serre bruxelloise. Véritable tube issu de son dernier opus, il est repris en chœur par un public peu nombreux mais connaisseur. Le noyau dur des aficionados commence même à se bousculer dès les premières notes d’« Electric Shock ». Le show est lancé.

Royal Headache se balade entre ses deux albums sans réellement suivre un fil conducteur. Heureusement, les compositions restent toutes fidèles à l’attitude belliqueuse du combo.

« Garbage » et « Another World » continuent d’exciter le public avant un entracte imprévu. Le guitariste casse en effet une de ses cordes et il lui faut plusieurs minutes pour la changer. Pendant se temps, les trois autres membres, impuissants, improvisent une chanson. Mais limité à la basse et à la batterie, ce n’est pas une franche réussite. Shogun l’avait de toute façon annoncé.

La gratte réparée, le concert peut se poursuivre au cœur d’une atmosphère de plus en plus festive. Lorsque l’auditoire est constitué de véritables fans, c’est tout de suite bien plus entraînant.

En rappel, le band nous réserve deux morceaux, dont l’explosif « Pity », dernière plage de son premier LP. Les spectateurs en réclament davantage, mais Royal Headache ne cède pas à la pression, estimant sans doute l’heure de prestation suffisante.

Sans faire plus que le nécessaire, Royal Headache a exécuté, ce soir, un show de bonne facture. On aimerait cependant que les musiciens soient un peu plus sympathiques et surtout cohérents. Jouer pour soi ne suffit pas, il faut également penser à son public. Un conseil que la formation aurait intérêt à suivre, s’il veut passer en division supérieure…

The Animen + Royal Headache

(Organisation : Botanique)

vendredi, 27 mai 2016 03:00

Hanté par le spectre de Ian Curtis…

Deux semaines après la sortie de son deuxième album studio, Eagulls est venu le défendre, au VK de Bruxelles. Toujours ancré dans le post-punk, les nouvelles plages d’« Ullages » sont plus mélodiques mais moins énergiques qu’auparavant. Si ce changement témoigne clairement d’une plus grande maturité, la réussite d’une épreuve en ‘live’ confirmerait ces excellentes dispositions. Ce sont les deux cents personnes réunies au sein de la coquette salle de Molenbeek qui en seront les seuls juges.

99 Watts assure le supporting act. Agé d’une quarantaine d’années, l’artiste monte sur les planches. Il est seul et ne s’aide que d’une guitare et d’un synthé. Apparemment, ce serait le chauffeur du van de la formation de Leeds. Pendant une trentaine de minutes, il va proposer une musique d’ambiance sans réel intérêt, si ce n’est de préparer l’invasion des aigles…

A 21h10, les cinq compères d’Eagulls grimpent sur l’estrade. Ils affichent un look plutôt sobre, quoiqu’un peu old school. Les premiers coups de batterie amorcent « Lemontrees », premier single du dernier elpee. Le rythme est assez entraînant et le refrain efficace. Le son est dense. Une recette qui fonctionne toujours bien. La voix caverneuse de George Mitchell nous plonge dans un climat spécifique aux nuits underground qui ont marqué les années 70-80. D’ailleurs, le fantôme de Ian Curtis doit certainement rôder dans la salle.

Morceau phare du premier effort du band, « Tough Luck » ne nous accorde guère de répit. Le micro en main, Mitchell semble vaciller. Serait-ce dû à la bouteille de vin presque vide qu’il a dans l’autre ? Possible, mais quoique âgé de 27 ans, le chanteur semble vraiment débarquer d’une autre époque. Extrêmement mince, il est vêtu d’un long manteau brun et un pantalon légèrement trop étroit. Un personnage à part, mais qui possède une voix en or.

Trois chansons plus tard, le groupe lance les premières notes de guitare de « My Life In Rewind », un autre single. Plus proche cette fois-ci des Smiths que de Joy Division, le titre parcourt des horizons jusque là inexplorés par le groupe. La ballade est plus nerveuse que sur disque et satisfait complètement alors qu’elle parait parfois un peu trop paisible dans les écouteurs. Le choix d’enchaîner par « Euphoria » est parfait. Après le calme (relatif…) vient la tempête ; et elle sera particulièrement ravageuse. Certainement le sommet d’« Ullages », ce titre secoue complètement l’assistance grâce à la ligne de basse percutante et au refrain héroïque.

Jolie surprise, le combo s’attaque à la reprise du « Seconds » de The Human League. Un morceau iconique du début des eighties qu’il s’est complètement réapproprié en le rendant plus sombre mais également plus complexe. Une belle réussite qui a le don de plaire aux mélomanes nostalgiques, qui peuplent le VK.

Après quelques extraits d’« Ullages », le concert s’achève par le morceau le plus notoire du quatuor, « Possessed ». Quelques réminiscences pop jaillissent du refrain basique de cette composition entonnée par une grande partie de l’auditoire (‘I’m possessed’). Il est connaisseur ce soir ; certaines personnes sont même venues de Suisse pour l’occasion ! Après un dernier hurlement expulsé par Mitchell, le band vide les lieux ; et, malgré plusieurs minutes passées par la foule à le réclamer en rappel, il ne reviendra pas.

Considéré par votre serviteur comme le meilleur groupe de post-punk actuel, Eagulls n’a pas déçu en ‘live’. Bien sûr il n’y a guère d’interaction entre les musicos et le public ; mais la formation insulaire parvient à créer une atmosphère tellement particulière qu’elle semble hors du temps. Les esprits chagrins lui reprocheront certainement d’avoir négligé certaines chansons majeures comme « Footsteps » ou « Amber Veins » ; mais il faut reconnaître que la barre était placée très haut lors de ce concert. En espérant de pouvoir vivre d’autres aventures de ce genre…

Setlist :

Lemontrees
Tough Luck
Yellow Eyes
Nerve Endings
Heads or TailsMy Life In Rewind
Euphoria
Seconds (The Human League cover)

Skipping
Velvet
Blume
Possessed

(Organisation : Vk)

vendredi, 06 mai 2016 20:38

Le VK appelle à l’aide

Menacé de disparition à cause d’arrêt de subside, le VK veut mobiliser le public afin de continuer à vivre. Alors qu’une réunion avec le ministre Gatz est prévue dans peu de temps, l’équipe du VK demande à tous les sympathisants de la salle de faire entendre leur voix.

Comment faire ? C’est très simple !

   - Aimer et partager la page Facebook VK Forever.

   - Signer et partager la pétition.

   - Venir au lancement de CHASE avec les concerts de Chipmunk et Soul'Art (avec Martha du film Black), ce lundi 9 mai. Le Ministre Gatz sera  présent.

 - Utiliser le hashtag #VKforever sur les réseaux sociaux.

mardi, 03 mai 2016 18:55

L'AB et la SNCB collaborent

Les spectateurs qui viennent assister à un concert à l’Ancienne Belgique peuvent désormais s’y rendre en train à un tarif plus avantageux. Grâce à une collaboration entre l’AB et la SNCB, les personnes qui ont acheté un ticket de concert peuvent se procurer un billet de train aller-retour, depuis n’importe quelle gare belge, pour seulement neuf euros.
 
Une sacrée réduction qui devrait pousser le public à emprunter les transports  en commun, plus écologiques et moins dangereux.
 
Plus d'infos ici.

Au vu du climat de menace terroriste qui pèse sur la Belgique actuellement, les grands festivals du pays ont décidé de s’associer afin d’être le plus efficace possible face à ce danger.

Le Graspop Metal Meeting, Rock Werchter, TW Classic, le Dour Festival, Tomorrowland et le Pukkelpop travaillent à la mise en place de mesures communes. Les sacs seront ainsi autorisés mais uniquement après une fouille minutieuse. Tout sera mis en œuvre pour que les contrôles renforcés se déroulent de la manière la plus fluide possible. Tous les organisateurs remercient d’avance les festivaliers pour leur coopération qui sera obligatoire pour que ces événements restent de belles fêtes de la musique.

A Place To Bury Strangers avait littéralement retourné la ‘Cannibal Stage’, lors de la dernière édition du Dour Festival. La formation yankee est de retour en Europe pour y accomplir une nouvelle tournée. Il faut dire qu’il ne se passe pas un an sans que avoir des nouvelles du trio de shoegaze. C’est à l’Aéronef de Lille que votre serviteur a décidé d’être enseveli en ce début de mois d’avril.

La première partie est assurée par Rape Blossom. Un groupe gantois dont le post punk lorgne manifestement vers Joy Division. Ravi d’être là, le quatuor ne s’économise pas sur les planches. Chargée d’intensité, sa prestation se savoure comme un bel amuse-gueule, avant le plat de résistance.

Il est un peu plus de 21 heures lorsque le trio de Brooklyn monte sur l’estrade. Il entame son set par « We’ve Come So Far », une compo issue de son dernier elpee, « Transfixiation », sorti l’année dernière. Et la set list ne va en extraire que deux. Peut-être nostalgique, le band new-yorkais a –semble-t-il– décidé d’en revenir aux sources, en interprétant une majorité de morceaux datant d’au moins cinq ans. Certains en comptent même dix ! L’auditoire, majoritairement composé de mélomanes âgés d’une vingtaine d’années, semble d’abord un peu surpris par ce choix auquel il semble peu habitué. Mais A Place To Bury Stangers ne jouit pas d’une réputation de groupe le plus bruyant des Etats-Unis pour rien ; et progressivement, la mayonnaise commence à prendre. Les hochements de tête du début de set se transforment rapidement en bras levés puis en mouvements de foule. La recette magique du trio ? Une guitare agressive et une basse robuste accompagnant à merveille des percussions frénétiques.

Afin de permettre au combo de se ménager un entracte, Oliver Arckemann et Don Lunadon, respectivement guitariste et bassiste, descendent dans la fosse. On devrait donc vivre une expérience différente. Soit un titre électro. Interprété sans aucun son de corde mais à l’aide d’une console. Un choix surprenant et finalement peu intéressant. On préfère largement APTBS quand il nous balance du gros son !

Retour sur les planches pour les trois derniers morceaux. C’est par l’excellent « I've Lived My Life To Stand In The Shadow Of Your Heart » que le groupe clôt son spectacle. Issue du deuxième effort des Américains, réalisé en 2009, la composition est largement allongée ; certainement d’une dizaine de minutes, pour la circonstance. C’est le délire dans la foule qui se lance dans un pogo presque collectif. Ce qui ne freine –bien sûr– absolument pas le groupe dans son entreprise de pilonnage en règle ; il en remet même plusieurs couches, avant le finish au cours duquel les guitares volent même en l’air.

Comme la formation n’est guère interactive, le concert semble passer à une vitesse dingue. Finalement, il n’aura duré qu’un peu moins d’une heure. Presque sans le moindre temps mort. Mais A Place to Bury Strangers y a démontré une nouvelle fois que son statut de groupe bruitiste n’est pas usurpé et qu’a contrario de ses instruments, il n’est pas prêt à finir six pieds sous terre !

(Organisation : Aéronef)

Page 6 sur 16