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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

vendredi, 04 septembre 2015 17:41

St Germain a le vrai blues

Le musicien nantais St Germain a annoncé la sortie de son nouvel album intitulé «  Real Blues » le 9 octobre prochain. Quinze ans après « Tourist », c’est donc le retour du jazzman qui jouera devant une Ancienne Belgique déjà complète en novembre. Le premier single « Real Blues » est en écoute ici.

Tracklisting :

1.Real Blues   

2.Sittin' Here  

3.Hanky-Panky          

4.Voilà           

5.Family Tree

6.How Dare You        

7.Mary L.       

8.Forget Me Not         

vendredi, 04 septembre 2015 17:28

C'mon Tigre rugit à nouveau

Le mystérieux groupe C’mon Tigre a publié un film animé très particulier dans lequel on découvre une chanson un peu malsaine et interpellante. Une expérience visuelle et auditive assez intéressante néanmoins.

Vous pouvez visionner le clip ici.

vendredi, 04 septembre 2015 17:21

Téléphone se remasterise complètement

Warner Music France lancera le 20 novembre prochain une vaste campagne de rééditions du catalogue du groupe Téléphone.

Intitulée simplement « Au cœur de Téléphone », elle proposera leurs 5 albums studio en version remasterisée, un tout nouveau Best-Of  (disponible en versions 2CD et 3CD) et 2 intégrales (une de 10 CD, l’autre de 11 vinyles) incluant de nombreux inédits et raretés. Un « must have » pour tous les fans du groupe mythique.

dimanche, 02 août 2015 01:00

Ronquières 2015 : dimanche 2 août

La nuit passée au camping a été particulièrement froide. Un vrai choc thermique ! Il faut dire qu’entre la veille et aujourd’hui, on enregistre près de 20 degrés de différence. Impressionnant ! Votre serviteur se réjouit néanmoins de fêter son d’anniversaire en écoutant de la musique en ‘live’. Y a-t-il plus beau cadeau ? Je ne pense pas. Bref comme d’habitude, direction la scène Tribord après un petit kilomètre de marche. Il est 13 heures. La journée peut vraiment commencer.

GrandGeorge entame les hostilités. Un bon choix de la part des organisateurs car, sous le soleil, sa bonne humeur et ses jolies mélodies pop communiquent un sourire naturel et matinal aux quelques mélomanes déjà présents. Certes, le Liégeois ne propose rien de révolutionnaire, mais ses compos sont excellentes. « So Fine » est d’ailleurs un de mes gros coups de cœur du week-end. Un titre au refrain accrocheur et des accords de gratte légers. De quoi faire mon bonheur.

Remarquable vainqueur du concours ‘L’Envol des Cités’, Rouge United a tout simplement gagné sa participation au festival. A nouveau, rien de sensationnel, mais un rock qui sent bon les States. En effet, pas besoin d’aller chercher bien loin leurs influences. Elles sont manifestes. Soutenue notamment par une guitare électrique particulièrement incisive, la voix légèrement cassée de la chanteuse –très jolie par ailleurs– constitue l’atout majeur du band. On devrait encore entendre parler du combo dans un futur proche…

Antoine Chance, c’est un peu le fruit d’un mélange entre pop insulaire et chanson française. L’artiste ne nie d’ailleurs pas ses influences. Mais s’il maîtrise parfaitement l’écriture de ses textes, leur simplicité dérape parfois dans une forme de banalité voire même de niaiserie. Ce qui me dérange profondément. Peu originaux, les thèmes abordés (amour, enfer, …) ne suscitent guère l’attention. Le petit poète devrait clairement donner de la consistance à ses lyrics. Ce qui n’empêche pas une partie du public d’apprécier. C’est sans doute dû à l’instantanéité de ses mélodies…  Et puis il ne faut pas oublier que l’auditoire du Ronquières est très éclectique.

Un peu d’originalité pour suivre. Talisco, alias Jérôme Alandi, mêle subtilement folk et électro. Un cocktail improbable qui finalement fait recette. On est même agréablement surpris du résultat proposé. Outre « Your Wish », titre le plus notoire, il nous réserve d’autres morceaux tout aussi épatants. Et notamment, « Follow Me », caractérisé par son chant atmosphérique et les interventions aussi parcimonieuses qu’efficaces de la six cordes. Ce jeune Français a vraiment du talent. Encore une belle découverte !

Dernière formation inscrite à l’affiche du festival, Kadebostany n’est certainement pas la moins renommée. Le succès de « Walking with a Ghost » en est certainement la plus belle illustration. La musique du duo est hybride, et oscille aisément de l’électro énergique à la pop la plus tendre. Tout en conservant une même intensité. Les compos sont très dansantes, et il n’est pas surprenant de voir plus d’un festivalier se trémousser devant le podium Tribord. Ce dimanche, me semblait à première vue, le jour le plus faible ; mais finalement, il se révèle plutôt agréable.

Après avoir sévi aux Ardentes et à Dour, Great Mountain Fire enchaîne décidemment les festivals wallons les plus importants. Au cours de cet été, le combo liégeois y est bien décidé à défendre son dernier opus, un disque de toute bonne facture. Après avoir pu les applaudir à deux reprises, la troisième n’engendre évidemment plus le moindre étonnement. Mais rien à faire, les rythmes inspirés par Talking Heads et les percus, par Vampire Weekend, me bottent toujours autant ; surtout quand il y a du soleil. Tout le monde ne semble pas partager mon avis. Qu’importe, puisque le band le plus radieux de Belgique m’a encore épaté…

Quand on évoque Fréro Delavega, on imagine souvent être en présence de deux frères qui partagent la scène. Et bien pas du tout ! Jérémy Frérot et Florian Garcia, dit Florian Delavega, sont tous simplement des amis qui chantent ensemble. Ils se sont forgé une certaine notoriété à travers l’émission populaire, ‘The Voice’. Mais, a contrario d’Alice on the Roof, il s’agissait de la compétition française. Leur succès est en tout cas énorme. Malheureusement, leur expression sonore baigne dans la variété française la plus pure. Et si les deux jeunes hommes sont biens sympathiques et heureux d’être là, leur musique n’est pas du tout ma tasse de thé. Ce que doit contester, ce dimanche, le plus grand nombre, car les deux potes récoltent un franc succès. On ne décroche pas un disque de platine, pour rien. Enfin, tant que la foule est contente, pourquoi se plaindre ?

Lors de son set accordé dans le cadre des ‘Nuits Botanique’, il y a trois mois, Jacco Gardner avait laissé une impression mitigée. Une surprise de le retrouver dès lors à l’affiche du Ronquières. Le pauvre Hollandais n’en gardera d’ailleurs sans doute pas un souvenir impérissable. La fosse est presque déserte. Il ne doit pas y avoir plus de 300 personnes. La raison ? Elle est simple. Kyo se produit sur l’autre podium, dans une heure ; et les nombreux aficionados ont préféré se ménager une place idéale, pour ne rien rater du show du combo hexagonal. La musique psychédélique du Batave n’est pas adaptée au format festival et tout son band semble éprouver un profond ennui. Encore un échec pour Gardner dont la tournée destinée à promotionner son deuxième LP commence doucement à tourner au vinaigre…

« Le Chemin », « Je cours » ou encore « Une Dernière Danse » : ces morceaux vous trottent peut-être encore dans la tête. Il y a une dizaine d’années, Kyo faisait vibrer de nombreux adolescents à travers la Francophonie. Et bien, ils ne semblent pas avoir été oubliés, car leurs nouveaux singles font un véritable tabac. Le public féminin est en tout cas complètement en délire ; et ce n’est pas un cliché de le signaler. Si j’avoue, sans honte, que le combo m’a servi de tremplin pour prendre goût à la musique ; je dois préciser que j’avais alors 13 ans. « Je Cours » constituait une de mes chansons préférées. Et l’écouter à nouveau me fait un petit pincement au cœur. Mai dix ans plus tard, leurs compos ont perdu de leur superbe. Elles sont même faiblardes. Et les voix ont compromis ce charme qui faisait leur spécificité. Cependant, il serait injustifié de les taxer de ‘has-been’ ; car dans l’assistance, c’est la folie. Kyo n’est pas à l’agonie. Au contraire, mais ce n’est plus mon truc. Heureusement, d’ailleurs…

La fin du festival approche et pour votre serviteur, il sera ponctué par le show de Shaka Ponk. Il y a bien encore Christophe Willem, mais je préfère me restaurer, pendant sa prestation. De toute manière, l’artiste évolue dans un registre très proche de Kyo. Il n’est donc pas étonnant qu’il recueille un succès populaire aussi considérable...

Shaka Ponk, j’avoue mal connaître. Mais vu leur réputation sur les planches, j’avais vraiment envie d’en savoir plus. Le band parisien pratique un électro/rock très susceptible d’incorporer un panel d’influences, jamais rassasié. Punk, metal, hip-hop, … tout y passe ! En outre, leurs lyrics sont interprétés dans la langue de Cervantès, de Shakespeare et parfois de Molière. En live, les musicos sont littéralement déchaînés ; et on profite autant du spectacle avec les yeux que les oreilles. Car outre leur attitude extravagante, un show en 3D mettant en scène un singe bien flippant, nous est réservé. Le septuor squatte les festivals estivaux et on comprend pourquoi. Car leurs spectacles sont totalement démentiels.

Le Ronquières Festival est particulier sur bien des points. Le site est tout simplement magnifique et la programmation éclectique. Ce qui explique sûrement pourquoi la fréquentation ne faiblit pas, débouchant même sur le sold out. Même si personnellement tous les artistes qui s’y produisent ne m’attirent pas, il est toujours agréable de voir le sourire affichés sur les lèvres de fans qui découvrent pour la première fois, en public, Christophe Willem ou Kyo. Une nouvelle très belle édition donc ; et vivement l’année prochaine !

(Organisation Ronquières Festival)

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samedi, 01 août 2015 01:00

Ronquières 2015 : samedi 1er août

Pour le festival de Ronquières, les années passent et se ressemblent. Le grand rendez-vous musical de la région du Centre jouit d’une popularité toujours croissante ; et à l’entame de cette quatrième édition, le camping a été élargi afin d’accueillir 3 000 personnes. L’événement est sold-out et va enregistrer 32 000 âmes lors d’un week-end annoncé très chaud et ensoleillé. Pour votre serviteur, c’est déjà le dernier de l’été, aussi il compte bien en profiter pleinement !

Si on peut déjà regretter les longues files coinçant parfois durant plus de 30 minutes les festivaliers arrivés en masse, je réussis néanmoins à me présenter sans trop de retard pour l’ouverture de la scène Tribord. Située à droite du plan incliné (d’où son nom), c’est en fait la ‘Main Stage’. C’est un artiste notoire qui monte le premier sur les planches. Si Gonzo ne vous dit peut être rien, la présence de Saule doit vous interpeller. Le groupe est en effet le projet du talentueux musicien d’origine montoise. Le set est rythmé et propice à la bonne humeur. Le concert se termine d’ailleurs par une farandole géante entre les quelques centaines de personnes qui ont fait un déplacement aussi ‘matinal’, même s’il est déjà près de 14h. Bref, une chouette découverte qui prouve que l’artiste a plus d’une corde à son arc.

Traversons le plan incliné pour aller écouter du rock un peu plus musclé. Dario Mars alias Renaud Mayeur est de retour au sein d’un combo qui va faire du bruit ! Soutenu par ses Guillotines, l’ex-membre de La Muerte propose un son assez dense voire par moments, sombres. Même s’il faut reconnaître une certaine qualité dans les compositions, le contexte ensoleillé ne joue pas forcément à l’avantage de la formation. Dario Mars and The Guillotines est néanmoins un nouveau band chargé de promesses, qu’on attend de voir et écouter au sein d’une salle bien plus intimiste.

L’Entourage embraie quelques secondes plus tard. Fortement inspiré par la scène hip new-yorkaise, le collectif est annoncé comme la relève du rap français. Si une certaine partie du public semble apprécier, ce n’est pas mon cas. Les textes sont généralement assez vulgaires et c’est clairement une attitude qui me déplaît directement dans la musique urbaine. Et ce n’est pas ce crew qui va me réconcilier avec le style.

Le site ne comporte que deux scènes. Théoriquement, il est donc possible d’enchaîner tous les concerts. Evidement, c’est un peu plus compliqué voire impossible car il faut bien se restaurer de temps à autre. Le set d’Alice on the Roof y est propice. L’avantage de la proximité entre les stands permet quand même d’entendre la jolie Montoise chanter. La prestation est cependant anecdotique et complètement identique à celle accordée quelques semaines plus tôt, aux Ardentes. Elle propose néanmoins deux versions du tube « Easy Come, Easy Go » qui, même si c’est un morceau très chouette, ne mérite pas vraiment autant d’honneur…

C’est surtout grâce à son single « Home » que DOTAN s’est forgé une belle réputation. Si vous n’êtes pas rétifs à la radio, impossible de passer à côté de ce titre au chant atmosphérique et à l’instrumental épique. C’est justement ce qui provoque un peu d’appréhension à l’entame du set. Car il ne faut guère se leurrer, une partie de l’auditoire ne s’intéresse qu’à cette chanson. Et c’est en fin de parcours qu’elle est interprétée. Auparavant la set list s’est concentrée sur des morceaux sculptés dans un folk plutôt mollasson. Hormis le titre-phare, la prestation manque singulièrement d’envolées, aussi bien lyriques qu’instrumentales…

Cap Bâbord pour accueillir un autre collectif dont la réputation n’est plus a faire : La Smala. L’équipe de rappeurs liégeois se multiplie aux quatre coins des festivals d’été, et est parvenue à mettre le feu lors de soirée inaugurale à Dour. Nonobstant un set fort semblable, le résultat est identique. Et quand on apprécie le genre, on passe un moment agréable en leur compagnie, tellement ils mettent l’ambiance. Manifestement, ils sont taillés pour ce type d’événement.

Balthazar pratique un style musical qui me botte particulièrement. Aubaine, il se produit sur la Tribord. Le rock alternatif de la formation courtraisienne me subjugue. Venus défendre son troisième opus, « Thin Walls », la prestation ne laissera personne indifférent. Maîtres dans les chorus, elle atteint le sommet de son art quand synthétiseurs et violon se conjuguent à l’unisson. Ce qui débouche sur une expression sonore complexe et dense. Rares sont les combos issus du plat pays capables d’atteindre un tel niveau. BRNS appartient, sans doute, également à cette catégorie. Et il se produit dans la foulée. Mais revenons au quintet. Malgré ses goûts éclectiques, le public de Ronquières se prend au jeu et semble agréablement surpris de leur performance. Car si avant son passage au bas du plan incliné, Baltahazar n’était guère notoire en Wallonie, il est certain que bon nombre de mélomanes vont s’intéresser de plus près à leur discographie. Un concert remarquable au cours duquel délicatesse et puissance ne sont jamais parus aussi proches.

Et justement BRNS était un peu passé au travers à Dour. Un set bâclé, et en tout cas, bien loin de ceux auxquels j’avais pu assister jusqu’alors. Le band nous devait une revanche ; surtout qu’il avait annoncé qu’il s’agissait de son dernier concert en Belgique, avant un bon bout de temps. Finir sur une bonne note, c’est toujours mieux. Et mon souhait été exaucé. Comme quoi, dix minutes de plus au programme, et tout peut changer. Sur la Plaine de la machine à feu, le quatuor avait négligé « Mexico ». Une mauvaise idée. Il ne va pas commettre deux fois la même erreur. Et surtout pas d’affilée. Pas qu’il s’agisse de ma chanson préférée (NDR : « Deathbed » et il ne la joue plus en ‘live’ depuis belle lurette) ; mais parce que non seulement elle constitue leur cheval de bataille, mais elle est très susceptible de convaincre les mélomanes qui connaissent peu ou mal la formation. Et puis, elle est tellement communicative et festive… Si je regrette toujours autant le long temps de préparation entre chaque morceau, le reste est vraiment très bon. Et le groupe est ravi d’être là, vantant d’ailleurs à plus d’une reprise la beauté du site. Le finish sur « Our Lights » est toujours aussi fantastique ; et à la fin des 50 minutes, tout le public en redemande. Le claviériste revient sur l’estrade et s’excuse de ne pouvoir offrir un dernier morceau à cause du timing du festival. Manifestement, le concert a vraiment été très bien perçu. Enfin, quand on est devenu accro, difficile d’être objectif. Néanmoins, plusieurs festivaliers m’ont demandé, à l’issue du spectacle, quelques conseils. Notamment le choix des meilleurs compos de leur répertoire. Sans doute ai-je été un peu trop expressif. Mais c’est néanmoins un bon indice quant à la réussite du spectacle.

C’est l’heure de Charlie Winston sur la Main Stage. Je l’observe de loin ; car il est à nouveau l’heure de casser la croûte. Chez le natif des Cornouailles, la recette est invariable ; mais elle marche, car la foule est ravie et même enthousiaste. Il porte des vêtements classieux, affiche un beau sourire, esquisse quelques pas de danse et égrène ses hymnes pop très accessibles. Perso, c’est un peu maigre… Ce qui ne va pas empêcher ces demoiselles de tomber en pâmoison devant le bel Anglais. Un concert qui ne restera pas longtemps gravé dans ma mémoire. Sauf peut-être son remarquable méga tube, « Like a Hobo »…

Et je ne suis pas au bout de mes déceptions ; mais pas forcément pour les mêmes raisons. Si chez Brigitte, le rythme imprimé par les compos est entraînant, les voix me sont insupportables. J’ai beau tendre les oreilles ou les boucher, le résultat est toujours le même. En outre, leur numéro de charme ne joue pas davantage en leur faveur. Vraiment pas ma tasse de thé…

Heureusement dEUS arrive… Et c’est une grande première pour votre serviteur. Qui espérait enfin pouvoir assister à un de leurs sets. De quoi me permettre de voir ce qu’un des meilleurs groupes belges a dans le ventre. Un show qui clôt ma première journée. Donc, on peut se vider l’esprit. Et quel bonheur enfin de savourer la version ‘live’ d’« Instant Street », une des meilleures compos que la Belgique ait offerte au rock. Et puis l’humour et le français parfait de Tom Barman valent le déplacement. Dommage ce petit incident technique qui va provoquer l’interruption du concert pendant 20 bonnes minutes. De quoi casser l’ambiance. Vraiment désolé de la situation, le band revient sur le podium et poursuit son set. Réservant à l’auditoire une version bien différente de « Quatre mains », que celle proposée en général. Elle est interprétée dans la langue de Molière. Un beau pied de nez à certains édiles issus de sa ville natale, Anvers… La chanson remonte à 2012, mais s’intègre parfaitement à la discographie du groupe, et ce malgré sa singularité. Quel chouette titre ! Un seul morceau en rappel : « Roses » qui clôt cet excellent show, même s’il m’a paru un peu court ! M’enfin, 15 titres, ce n’est pas négligeable…

Première journée très éclectique à Ronquières. Donc, impossible de tout apprécier. N’empêche, il y règne une atmosphère familiale qui n’existe nulle part ailleurs. Ce qui n’est pas plus mal, et permet de le vivre d’une manière plus conviviale. A demain !

(Organisation : Ronquières)

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jeudi, 30 juillet 2015 16:50

Nouvel album pour Julia Holter

Amateur de la douce voix de Julia Holter, réjouissez-vous !  La jolie américaine sera de retour le 25 septembre prochain avec un nouvel album intitulé « Have You In My Wilderness ». La chanteuse a également dévoilé son premier single « Fell You ». Vous pouvez le visionner ici.

Tracklisting :

   1. Feel You

   2. Silhouette

   3. How Long?

   4. Lucette Stranded On The Island

   5. Sea Calls Me Home

   6. Night Song

   7. Everytime Boots

   8. Betsy On The Roof

   9. Vasquez

   10. Have You In My Wilderness

Les Gantois de The Black Heart Rebellion ont annoncé le nom et la date du successeur de « Har Nevo ». C’est le 26 octobre prochain que "People, when you see the smoke, do not think it is fields they're burning" sera disponible dans les bacs. Un titre long et original pour un album que les aficionados ont déjà hâte d’écouter !

dimanche, 19 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : dimanche 19 juillet

Nous y sommes ! C’est ce dimanche que se termine le Dour Festival 2015. Les petits plats ont été mis dans les grands afin de clôturer en beauté cette très belle édition ensoleillée. Enfin, aujourd’hui c’est un peu moins le cas. Ce début d’après-midi est pluvieux mais pas de panique, le beau temps est annoncé pour le début de soirée, une journée qui sera ponctuée par le show d’un monstre du Hip-Hop… C’est parti pour une dizaine de concerts !

Et le départ est complètement dingue. Pourquoi ? Raketkanon se produit sur la ‘Cannibal Stage’. La formation gantoise jouit d’une solide réputation sur les planches. Les musicos sont complètement déjantés. Faut dire que leur hardcore s’y prête plutôt bien. Le chanteur focalise tous les regards. Davantage pour son attitude que pour sa voix. Sous ses longs cheveux blonds, son cerveau semble complètement déconnecté du reste de la planète. Le deuxième titre est à peine terminé, qu’il balance une piscine gonflable dans la foule et plonge dedans. Il va d’ailleurs chanter l’intégralité du morceau suivant dans cette position plus qu’inconfortable. Mais c’est désopilant. Musicalement, les compos sont fort semblables et peu intéressantes. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle on assiste à un show de Raketkanon. Malheureusement, un incident grave va ternir leur prestation. En fin de parcours, un des musicos a la mauvaise idée de vider un extincteur sur la foule. Ce qui semble drôle au départ se révèle in fine dangereusement toxique… Pas très malin non plus de la part de nos amis gantois, car une plainte a été déposée à leur encontre… Le chanteur achève le show en explosant son synthétiseur sur la batterie. Il lui manque vraiment une case à ce type ! Bref, si la fantaisie est souvent bénéfique, elle peut se révéler stupide quand elle est irréfléchie. Dommage, car le spectacle était vraiment total…

Un des moments les plus attendus du festival pour votre serviteur est certainement le set d’Eagulls. Il va nous réserver 40 minutes de post/punk bien ‘british’. Face à la ‘Cannibal Stage’, c’est le désert ; mais peu importe, cette situation me permet de camper juste devant le chanteur. Manifestement, il a du plomb dans l’aile. Il tient à peine debout alors qu’il n’est pas encore 15h30. Il va même vider la moitié d’une bouteille de whisky, lors du concert, alors que celle contenant de l’eau restera bien fermée tout le spectacle… Un peu excessif non ? Pourtant, la musique proposée par la formation est vraiment géniale. Sous ce chapiteau, le son est excellent ; ce qui permet de bien profiter des arrangements complexes élaborés par les Anglais. Le style n’est pas toujours très accessible, mais Eagulls a le don de torcher des refrains contagieux. Sans pour autant se départir d’une approche rugueuse, une approche très caractéristique de leurs compos. Et puis, il y a la voix exceptionnelle de George Mitchell qui colle bien au genre. Un vrai régal ! La setlist est puisée au sein de leur seul album, au sein duquel « Possessed » et « Amber Veins » constituent les points d’orgue. Y compris sur les planches. Une belle claque et, à mon humble avis, un des meilleurs concerts du festival. 

Petite pause avant d’attaquer Circa Waves. Encore un band issu de l’Albion. Mais de Liverpool. La scène musicale y est encore aujourd’hui, en pleine effervescence. Ce quatuor a publié son premier elpee en mars dernier, après nous avoir gratifiés de teasers alléchants pendant près de deux ans. Son style s’inscrit bien dans la tradition du rock insulaire. A l’instar des Wombats qui émanent également de la même métropole et qui se sont d’ailleurs produits sur la plaine douroise, ce vendredi. Les mélodies sont simples et les refrains efficaces. A l’instar de nombreux groupes britanniques, l’influence des Arctic Monkeys est palpable. Sans pourtant atteindre le même niveau que le combo de Sheffield. Circa Waves manque aussi d’originalité et surtout use ou abuse de chœurs un peu trop faciles (‘Wouhou !’ et autres onomatopées). Mais ne soyons pas trop exigeants, car le set s’avère quand même agréable ; et le single « T-Shirt Weather » est aussi superbe qu’accrocheur. Le band a encore du pain sur la planche, mais il serait malhonnête de ne pas lui reconnaître un potentiel certain…

Direction ‘La petite maison dans la prairie’ pour y assister au show du groupe flanqué du patronyme le plus long de cette édition : And So I Watch You From Afar. Son post/rock (NDR : instrumental, of course) est à la fois épique et éclectique. Le mélange de genres repose quand même sur une constante : la puissance du son. La formation nord-irlandaise va nous réserver un set totalement démentiel, au cours duquel les morceaux issus de « Heirs » (NDR : son quatrième opus studio, publié cette année), seront légion. Et le tout en affichant un sourire aux lèvres. Rarement, on aura vu des artistes aussi contents d’être là. A revoir, c’est une certitude…

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les membres des Strypes ont tous moins de 20 ans ! Et pourtant, ils se produisent sur la Main Stage à 19h, le dernier jour du festival. Sacré exploit ! Ils puisent leurs références au cœur des 60’s et des 70’s ; et il est plutôt rare de voir de si jeunes artistes maîtriser un style musical que même leurs parents n’ont pas connu ! Leur rock’n’roll semblait émaner d’un autre temps. Un chouette concert, mais quand même très spécial.

A 20h, les Palma Violets montent sur le podium de ‘La petite maison dans la prairie’. La formation est assez notoire outre-Manche ; ce qui explique la présence d’un fort contingent de Britanniques, sous le chapiteau. Qui sont à la recherche de pogos ! Mais pas seulement les Anglo-saxons… Faut dire qu’en cette fin de festival, tout le monde a envie de se défouler ; et que si leur musique n’est pas nécessairement idéale pour cet exercice physique, l’envie dépasse le format ; et il devient très difficile de ne pas être embarqué au milieu de la mêlée. D’ailleurs, je finis par partager l’enthousiasme des Britons. C’est que de temps en temps ce type de défoulement fait du bien ; mais que c’est éprouvant ! Je m’accorde une petite pause pour savourer leur single « Best Of Friends », une compo toujours aussi efficace ! Avant de m’enfoncer, une nouvelle fois, au cœur de ce tumulte, pour conclure un concert bien éreintant !

Pour le spectacle suivant, c’est Antoine Bogataj qui va vous le relater. Il s’agit de celui de Dub FX, qui se déroule dans la ‘Jupiler Dance Hall’.

Au beau milieu d’un carrefour de genres, qui oscille du dub au reggae, en passant par le psyché et le hip-hop, Dub Fx est de retour deux ans après avoir investi la Plaine de la Machine à Feu. Toujours booké dans cette magnifique Jupiler Dance Hall, le roi désormais incontesté du Beatbox était attendu au tournant. Il a tous les atouts en main –notamment un excellent son et un public nombreux– pour attaquer sa performance. Les spectateurs sont immédiatement plongés dans l’ambiance. Les morceaux sont particulièrement contaminés par des accents hip-hop/reggae. Et tout aussi rapidement, l’artiste ne fait plus qu’un avec la masse immense qui remue sur le beat. Les samples s’enchaînent impeccablement. La voix passe parfaitement la rampe. Seul le show n’est guère visible. Et pour cause, d’abord, je suis planté à une certaine distance du podium ; en outre, la scène semble trop large pour un seul homme. Ce qui ne va pas empêcher le set d’emporter –et sans qu’il s’en aperçoive– l’auditoire dans une vague plus dub. La fin du concert monte en puissance avant d’atteindre son apogée sur l’excellent « Love someone ». Le tube est attaqué sous un format moins conformiste, rappelant la plus-value du ‘live’ par rapport à l’album. La prestation d’un artiste qui s’inscrit parfaitement dans l’idéologie de Dour : partir de rien, créer et faire vibrer ! (A.B.)

Votre serviteur reprend son bâton de pèlerin pour se rendre devant la ‘Last Arena’. Il y a plus de 20 000 personnes qui attendent Snoop Dog. Incroyable ! Qui débarque avec (seulement !) dix minutes de retard sur l’horaire. Une véritable star planétaire à Dour. Oui mais rien ne va se passer comme prévu. L’Américain commence par enchaîner ses tubes. Après une grosse demi-heure, il aborde une cover de Bob Marley. Mais, il s’arrête au beau milieu du morceau, et sans aucune raison ni explication, rentre en coulisses. Caprice de star ? Selon les rumeurs, l’interdiction de fumer du cannabis sur les planches, lors de son set, imposée par les forces de l’ordre, l’aurait contrarié. Le buzz est lancé, en tout cas !

Et mon festival de s’achever par John Hopkins et Klangkarussel, responsables de deux sets atmosphériques qui clôturent à merveille cette très bonne édition.

Le Dour Festival confirme qu’il est un des grand rendez-vous musical en Belgique et même en Europe. Eclectique, l’affiche s’intéresse à pratiquement tous les styles, même si parfois des choix cornéliens doivent s’imposer, suite à la programmation d’artistes du même genre, au même moment. A l’année prochaine pour de nouvelles découvertes ou confirmations sur la plaine de la Machine à Feu !

(Organisation Dour Music Festival)

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samedi, 18 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : samedi 18 juillet

Déjà plus que deux jours de festival. Que le temps passe vite… La programmation annoncée ce samedi semble moins intéressante. Enfin, à première vue ; car il st toujours imprudent de tirer des conclusions hâtives. Et pour cause, certains artistes ou groupes à l’affiche sont souvent très susceptibles de surprendre agréablement. Notamment dans le domaine de la découverte. On verra à l’autopsie…

La journée de votre serviteur commence en douceur par le duo électro Rangleklods. Il se produit sous le ‘Jupiler Dance Hall’. Son expression sonore est plutôt rudimentaire et se singularise par la conjugaison de la voix masculine et féminine. Pas de quoi fouetter un chat ; m’enfin, on a déjà vu pire. Un peu trop calme quand même. Peut-être que si le tandem avait été programmé en fin de soirée…

Cap sur la ‘Cannibal Stage’ afin de se nettoyer les oreilles. Deez Nuts est venu défendre son nouvel album, et on s’attend à du lourd ! Le chapiteau est d’ailleurs presque comble. Il n’est pourtant que 15h30 et en général, il y a moins de monde à ce moment de la journée. Les festivaliers semblent attendre impatiemment ce concert. Le combo de hardcore australien revient sur la plaine de la Machine à Feu après une absence de trois éditions ; et il veut marquer le coup. Dès le début du set, on en prend plein la tronche. Pendant 45 bonnes minutes Deez Nuts va faire un boucan d’enfer. Le choc des extrêmes, par rapport au show précédent. Mais c’est même un peu ‘too much’ à mon goût. Je décide donc de passer les dernières minutes de ce pilonnage en règle à l’extérieur. Et commence tout doucement à comprendre l’utilité des bouchons de protection pour les oreilles…

Le rendez-vous suivant est important. Et pour cause, il s’agit d’un de mes groupes fétiches.  En l’occurrence BRNS. La formation bruxelloise va investir le podium de ‘La petite maison dans la prairie’. Malheureusement, elle n’a droit qu’à 40 minutes de ‘live’. Que c’est court… Et même frustrant ! Le quatuor compte tellement de bons morceaux dans son répertoire, qu’il devra faire des choix. Et grosse surprise, c’est « Mexico » qui passe à la trappe ! Il a certainement voulu prendre du recul par rapport à ce titre qui lui colle à la peau, mais cette option n’est vraiment pas du goût de l’auditoire. Qui finalement a le droit d’être déçu de la prestation. Trop brouillonne et mal équilibrée. En outre, les musicos ont chaque fois mis un temps fou pour accorder leurs instruments. Une situation qui a complètement brisé leur élan. Seul le morceau final, « Our Lights », s’est révélé à la hauteur. Dommage, le band m’avait habitué à mieux…

Je décide donc d’aller casser la croûte en attendant Timber Timbre. Le groupe de folk/rock débarque une demi-heure après BRNS. Les Canadiens sont responsables d’une musique atmosphérique plutôt originale. A cause des interventions ténébreuses et hantées de la violoniste. Malheureusement, la transposition ‘live’ ne parvient pas à décoller. C’est bien beau, mais qu’est-ce que c’est mou. Et il n’est que 18h30. A ce moment de la journée, on a davantage envie d’un coup de boost. Pour l’instant, le quatrième jour fait vraiment pâle figure.

Heureusement, la suite va enfin faire la différence. Carl Barât, tout d’abord. Lui et Pete Doherty sont quand même les fondateurs du mythique The Libertines. Sur les planches, Carl est flanqué d’un backing group baptisé Jackals. Et le combo pratique un rock bien british comme votre serviteur apprécie. Une set list de 15 titres qui font du bien aux tripes et au sein de laquelle on épinglera une adaptation du « France » des Libertines. Rien que du bonheur ! Barât suscite même la sympathie. Il se montre très proche de son auditoire tout au long de ce show d’excellente facture. Et cet auditoire a toutes les raisons de s’enthousiasmer…

Sur la Main Stage, Goose balance son électro/rock. La formation courtraisienne compte sur son superbe light show. Malheureusement, entre 21h et 22h, la nuit n’est pas encore tombée. Dommage ! Ce spectacle aurait mérité de figurer en clôture sur la grande scène. Perso, le style du quatuor ne me botte pas trop. Mickael Karkousse, le chanteur, en remet plus d’une couche, alors qu’il n’est guère charismatique. Et sans les jeux de lumières, l’ennui finit par vous envahir. Finalement, ce sont les quelques hits qui vont sauver le concert. C’est toujours ça de pris…

Pour terminer la journée, j’opte pour le set de The Drums. Cette formation new-yorkaise excelle dans son style indie pop, un style chargé de nuances. L’expression sonore est tour à tour alimentée par des interventions de guitares math-rock, des accès de basse puissants ou des poussées de drums alertes. La voix de Jonathan Pierce est atmosphérique. Exténués, de nombreux festivaliers décident de s’asseoir sur le sol. Non pas par ennui, mais tout simplement pour s’abandonner au cœur d’une ambiance cool. Je déroge à cette règle et me plante devant le bassiste. Et finalement, le set touche au sublime. A tel point, qu’on ne voit pas le temps passer. C’est toujours bon signe. On a même droit à un rappel de deux morceaux, dont le magnifique « Down by the Water », en finale. Quelle claque !

La journée a finalement été sauvée par Carl Bârat et The Drums. Ces deux concerts étaient vraiment excellents et démontrent une nouvelle fois que les préjugés sont de très mauvais conseillers. Une dernière journée de folie s’annonce demain, le repos est indispensable pour débarquer en pleine forme !

(Organisation Dour Music Festival)

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vendredi, 17 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : vendredi 17 juillet

C’est déjà la deuxième journée complète à Dour. Le temps passe assez vite et il faut avouer qu’après avoir passé une très bonne journée ce jeudi, on s’attend bien évidemment à une meilleure encore, le lendemain. Mais plus chaude également. D’ailleurs la température va frôler les 35 degrés. Pas de panique cependant, car il y a de quoi se rafraîchir sur le site. Et puis les festivaliers vont avoir l’honneur de rencontrer Damon Albarn aujourd’hui. En route !

C’est devenu une habitude, ma journée débute par le show d’un groupe belge. Et à nouveau sous le chapiteau de ‘La petite maison dans la prairie’. Fùgù Mango n’est pas venu sur la plaine de la Machine à Feu seul. C’est accompagné des Binti, un collectif réunissant six sœurs, chargées des backing vocals, que le quatuor monte sur l’estrade. Ce qui fait évidemment beaucoup de monde sur ce podium étroit ; mais la configuration a été bien pensée. La chorale se mêle aux percussions exotiques, ce qui se solde par un cocktail bien original. Les premiers déhanchements de la journée pour les festivaliers !

Une certitude, le mercure a encore grimpé de quelques degrés, par rapport à la veille. Dès lors, sous les chapiteaux, c’est intenable. Bref, je reste planté au même endroit pour le concert de Klub des Loosers. Resté seul depuis le départ de Dj Detect en 2013, Fuzati demeure malgré tout une figure incontournable du rap français. Chargés de mal être et d’ironie, ses textes ne laissent personne indifférent. Il est épaulé par un backing group en ‘live’. De quoi me ravir ! Suivant un rituel immuable, le rappeur porte un masque blanc qui ne recouvre que la première partie de son visage et sur lequel il pose ses lunettes. Un look particulier mais qui fait totalement partie du personnage. Tout comme sa démarche d’ailleurs qui n’est pas naturelle pour un sou. Bref, il intrigue. Musicalement, le concours d’un groupe permet une fusion savante entre style rock et chant rap. C’est diablement efficace et pour un amateur de rock comme votre serviteur, l’approche de la musique dite ‘urbaine’ est plus aisée. Je prends donc une bonne baffe complètement inattendue. Fuzati m’a en tout cas particulièrement impressionné. Un personnage charismatique et mystérieux. A revoir, c’est une certitude !

Votre serviteur se retrouve en suite face à un dilemme comme Dour et ses huit scènes peuvent en poser. Entre Deerhoof et Zola Jesus, mon cœur balance. Finalement, j’opte pour le band californien… avant de faire demi-tour assez rapidement. L’univers sonore de Deerhoof est trop paisible par rapport à mon humeur du moment. Zola Jesus, c’est autre chose… De son véritable nom Nika Roza Danilova, cette artiste propose une musique gothique, baroque, mais teintée d’électro. Une expression sonore qui colle parfaitement à sa voix, capable de monter très haut dans les aigus. Et le résultat est épatant. Ce bon moment m’a aussi permis de profiter tranquillement d’une petite pause, assis dans le coin de la ‘Jupiler Dance Hall’. Les jambes fatiguent et il faut encore tenir plus de deux jours !

On en arrive enfin à un des moments les plus attendus du festival. Tony Allen nous fait sa review sur la Main Stage en invitant des amis notoires : Damon Albarn et Oxmo Pucino. Pour ma part, l’envie de voir l’homme fort de Blur et de Gorillaz est grande. Il ne s’attarde que pour deux titres, qu’il assure au piano et au chant. Mais quelle classe ! Jet privé pour arriver du Portugal où il tourne en compagnie de Blur, pour fêter à Dour les 75 ans de son ami batteur : chapeau ! En outre, il nous a concédé quelques mots en français. Perso, j’en avais des étoiles plein les yeux. Et heureusement que le Damon s’est déplacé, car le reste du set s’est révélé ennuyeux, ne s’autorisant aucune envolée. Une déception, finalement.

Direction ‘Le labo’ pour assister à la fin du show de Roscoe. Si cette petite scène est vraiment sympathique, elle ne bénéficie d’aucune aération. Et c’est un problème. J’y suis resté très peu de temps. Une véritable fournaise ! Et le genre bien dark du band liégeois n’est pas parvenu à réduire la température. C’est sans doute la raison pour laquelle ce set m’a bien moins plu que celui accordé aux Ardentes, la semaine dernière. Question physiologique : le confort et la chaleur peuvent-ils influer sur la perception de la musique ? La réponse est sans doute affirmative…

The Wombats est une forme de symbole pour votre serviteur. En fait, il a découvert cette formation en 2007, c’est-à-dire lorsque son goût pour le pop/rock a commencé à se développer. Bien sûr, leurs deuxième et troisième long playings font un peu pâle figure. Mais « A Guide to Love, Loss and Desperation » est une petite pépite de rock anglais. Gros coup de nostalgie donc. Sous un soleil couchant, le groupe entame son set par un titre du dernier opus, avant d’enchaîner par le puissant « Jump Into The Fog », un des rares morceaux à épingler sur le deuxième elpee. La foule jumpe. La faire réagir au quart de tour est un véritable art cultivé par le band. Tous les titres ou presque s’achèvent par un refrain contagieux que finit par reprendre en chœur l’auditoire. Pour communier avec les fans, rien de tel ! Après un peu plus d’une heure –en n’oubliant pas d’inclure quelques plus anciennes compos– le trio de Liverpool accorde son titre phare : « Let's Dance To Joy Division », avant de se retirer. Quelle ironie ! Ravi d’avoir pu voir une formation qui a marqué mon adolescence, il est difficile d’être totalement objectif. Mais en observant les visages des spectateurs, j’imagine que le concert était quand même d’excellente facture…

Place ensuite à Glass Animals. Issu d’Oxford, ce jeune quatuor pratique une forme de psyché/pop. Un peu dans l’esprit d’Unknown Mortal Orchestra, programmé la veille. Sauf que c’est moins bien. Les mélodies ne sont pas aussi travaillées et la coloration R&B injectée dans l’expression sonore, n’est guère convaincante. Son LP s’est cependant très bien vendu en Wallonie. Ce qui explique sans doute ce capital sympathie dont il jouit lors du show. 

Une grosse pointure va clôturer la programmation sur la Main Stage, ce soir : C2C. Le groupe de breakbeat est supposé mettre l’ambiance –et elle particulière– au sein d’un auditoire conquis d’avance. Les Nantais vont donc livrer une prestation bien maîtrisée en toute décontraction. A leur image finalement. Un concert fort sympathique qui clôt ma journée.

Car malheureusement, impossible d’approcher la ‘Red Bull Elektropedia’ pour assister au set de Nina Kravitz. Il doit y avoir 10 000 âmes autour d’une scène majestueuse, composée de plusieurs tours, garnies d’écrans et de haut-parleurs. Côté son, ça envoie. Mais vu les conditions, je préfère renoncer… Tant pis et rendez-vous demain !

(Organisation Dour festival)

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