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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

Les Gantois de The Black Heart Rebellion ont annoncé le nom et la date du successeur de « Har Nevo ». C’est le 26 octobre prochain que "People, when you see the smoke, do not think it is fields they're burning" sera disponible dans les bacs. Un titre long et original pour un album que les aficionados ont déjà hâte d’écouter !

dimanche, 19 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : dimanche 19 juillet

Nous y sommes ! C’est ce dimanche que se termine le Dour Festival 2015. Les petits plats ont été mis dans les grands afin de clôturer en beauté cette très belle édition ensoleillée. Enfin, aujourd’hui c’est un peu moins le cas. Ce début d’après-midi est pluvieux mais pas de panique, le beau temps est annoncé pour le début de soirée, une journée qui sera ponctuée par le show d’un monstre du Hip-Hop… C’est parti pour une dizaine de concerts !

Et le départ est complètement dingue. Pourquoi ? Raketkanon se produit sur la ‘Cannibal Stage’. La formation gantoise jouit d’une solide réputation sur les planches. Les musicos sont complètement déjantés. Faut dire que leur hardcore s’y prête plutôt bien. Le chanteur focalise tous les regards. Davantage pour son attitude que pour sa voix. Sous ses longs cheveux blonds, son cerveau semble complètement déconnecté du reste de la planète. Le deuxième titre est à peine terminé, qu’il balance une piscine gonflable dans la foule et plonge dedans. Il va d’ailleurs chanter l’intégralité du morceau suivant dans cette position plus qu’inconfortable. Mais c’est désopilant. Musicalement, les compos sont fort semblables et peu intéressantes. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle on assiste à un show de Raketkanon. Malheureusement, un incident grave va ternir leur prestation. En fin de parcours, un des musicos a la mauvaise idée de vider un extincteur sur la foule. Ce qui semble drôle au départ se révèle in fine dangereusement toxique… Pas très malin non plus de la part de nos amis gantois, car une plainte a été déposée à leur encontre… Le chanteur achève le show en explosant son synthétiseur sur la batterie. Il lui manque vraiment une case à ce type ! Bref, si la fantaisie est souvent bénéfique, elle peut se révéler stupide quand elle est irréfléchie. Dommage, car le spectacle était vraiment total…

Un des moments les plus attendus du festival pour votre serviteur est certainement le set d’Eagulls. Il va nous réserver 40 minutes de post/punk bien ‘british’. Face à la ‘Cannibal Stage’, c’est le désert ; mais peu importe, cette situation me permet de camper juste devant le chanteur. Manifestement, il a du plomb dans l’aile. Il tient à peine debout alors qu’il n’est pas encore 15h30. Il va même vider la moitié d’une bouteille de whisky, lors du concert, alors que celle contenant de l’eau restera bien fermée tout le spectacle… Un peu excessif non ? Pourtant, la musique proposée par la formation est vraiment géniale. Sous ce chapiteau, le son est excellent ; ce qui permet de bien profiter des arrangements complexes élaborés par les Anglais. Le style n’est pas toujours très accessible, mais Eagulls a le don de torcher des refrains contagieux. Sans pour autant se départir d’une approche rugueuse, une approche très caractéristique de leurs compos. Et puis, il y a la voix exceptionnelle de George Mitchell qui colle bien au genre. Un vrai régal ! La setlist est puisée au sein de leur seul album, au sein duquel « Possessed » et « Amber Veins » constituent les points d’orgue. Y compris sur les planches. Une belle claque et, à mon humble avis, un des meilleurs concerts du festival. 

Petite pause avant d’attaquer Circa Waves. Encore un band issu de l’Albion. Mais de Liverpool. La scène musicale y est encore aujourd’hui, en pleine effervescence. Ce quatuor a publié son premier elpee en mars dernier, après nous avoir gratifiés de teasers alléchants pendant près de deux ans. Son style s’inscrit bien dans la tradition du rock insulaire. A l’instar des Wombats qui émanent également de la même métropole et qui se sont d’ailleurs produits sur la plaine douroise, ce vendredi. Les mélodies sont simples et les refrains efficaces. A l’instar de nombreux groupes britanniques, l’influence des Arctic Monkeys est palpable. Sans pourtant atteindre le même niveau que le combo de Sheffield. Circa Waves manque aussi d’originalité et surtout use ou abuse de chœurs un peu trop faciles (‘Wouhou !’ et autres onomatopées). Mais ne soyons pas trop exigeants, car le set s’avère quand même agréable ; et le single « T-Shirt Weather » est aussi superbe qu’accrocheur. Le band a encore du pain sur la planche, mais il serait malhonnête de ne pas lui reconnaître un potentiel certain…

Direction ‘La petite maison dans la prairie’ pour y assister au show du groupe flanqué du patronyme le plus long de cette édition : And So I Watch You From Afar. Son post/rock (NDR : instrumental, of course) est à la fois épique et éclectique. Le mélange de genres repose quand même sur une constante : la puissance du son. La formation nord-irlandaise va nous réserver un set totalement démentiel, au cours duquel les morceaux issus de « Heirs » (NDR : son quatrième opus studio, publié cette année), seront légion. Et le tout en affichant un sourire aux lèvres. Rarement, on aura vu des artistes aussi contents d’être là. A revoir, c’est une certitude…

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les membres des Strypes ont tous moins de 20 ans ! Et pourtant, ils se produisent sur la Main Stage à 19h, le dernier jour du festival. Sacré exploit ! Ils puisent leurs références au cœur des 60’s et des 70’s ; et il est plutôt rare de voir de si jeunes artistes maîtriser un style musical que même leurs parents n’ont pas connu ! Leur rock’n’roll semblait émaner d’un autre temps. Un chouette concert, mais quand même très spécial.

A 20h, les Palma Violets montent sur le podium de ‘La petite maison dans la prairie’. La formation est assez notoire outre-Manche ; ce qui explique la présence d’un fort contingent de Britanniques, sous le chapiteau. Qui sont à la recherche de pogos ! Mais pas seulement les Anglo-saxons… Faut dire qu’en cette fin de festival, tout le monde a envie de se défouler ; et que si leur musique n’est pas nécessairement idéale pour cet exercice physique, l’envie dépasse le format ; et il devient très difficile de ne pas être embarqué au milieu de la mêlée. D’ailleurs, je finis par partager l’enthousiasme des Britons. C’est que de temps en temps ce type de défoulement fait du bien ; mais que c’est éprouvant ! Je m’accorde une petite pause pour savourer leur single « Best Of Friends », une compo toujours aussi efficace ! Avant de m’enfoncer, une nouvelle fois, au cœur de ce tumulte, pour conclure un concert bien éreintant !

Pour le spectacle suivant, c’est Antoine Bogataj qui va vous le relater. Il s’agit de celui de Dub FX, qui se déroule dans la ‘Jupiler Dance Hall’.

Au beau milieu d’un carrefour de genres, qui oscille du dub au reggae, en passant par le psyché et le hip-hop, Dub Fx est de retour deux ans après avoir investi la Plaine de la Machine à Feu. Toujours booké dans cette magnifique Jupiler Dance Hall, le roi désormais incontesté du Beatbox était attendu au tournant. Il a tous les atouts en main –notamment un excellent son et un public nombreux– pour attaquer sa performance. Les spectateurs sont immédiatement plongés dans l’ambiance. Les morceaux sont particulièrement contaminés par des accents hip-hop/reggae. Et tout aussi rapidement, l’artiste ne fait plus qu’un avec la masse immense qui remue sur le beat. Les samples s’enchaînent impeccablement. La voix passe parfaitement la rampe. Seul le show n’est guère visible. Et pour cause, d’abord, je suis planté à une certaine distance du podium ; en outre, la scène semble trop large pour un seul homme. Ce qui ne va pas empêcher le set d’emporter –et sans qu’il s’en aperçoive– l’auditoire dans une vague plus dub. La fin du concert monte en puissance avant d’atteindre son apogée sur l’excellent « Love someone ». Le tube est attaqué sous un format moins conformiste, rappelant la plus-value du ‘live’ par rapport à l’album. La prestation d’un artiste qui s’inscrit parfaitement dans l’idéologie de Dour : partir de rien, créer et faire vibrer ! (A.B.)

Votre serviteur reprend son bâton de pèlerin pour se rendre devant la ‘Last Arena’. Il y a plus de 20 000 personnes qui attendent Snoop Dog. Incroyable ! Qui débarque avec (seulement !) dix minutes de retard sur l’horaire. Une véritable star planétaire à Dour. Oui mais rien ne va se passer comme prévu. L’Américain commence par enchaîner ses tubes. Après une grosse demi-heure, il aborde une cover de Bob Marley. Mais, il s’arrête au beau milieu du morceau, et sans aucune raison ni explication, rentre en coulisses. Caprice de star ? Selon les rumeurs, l’interdiction de fumer du cannabis sur les planches, lors de son set, imposée par les forces de l’ordre, l’aurait contrarié. Le buzz est lancé, en tout cas !

Et mon festival de s’achever par John Hopkins et Klangkarussel, responsables de deux sets atmosphériques qui clôturent à merveille cette très bonne édition.

Le Dour Festival confirme qu’il est un des grand rendez-vous musical en Belgique et même en Europe. Eclectique, l’affiche s’intéresse à pratiquement tous les styles, même si parfois des choix cornéliens doivent s’imposer, suite à la programmation d’artistes du même genre, au même moment. A l’année prochaine pour de nouvelles découvertes ou confirmations sur la plaine de la Machine à Feu !

(Organisation Dour Music Festival)

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samedi, 18 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : samedi 18 juillet

Déjà plus que deux jours de festival. Que le temps passe vite… La programmation annoncée ce samedi semble moins intéressante. Enfin, à première vue ; car il st toujours imprudent de tirer des conclusions hâtives. Et pour cause, certains artistes ou groupes à l’affiche sont souvent très susceptibles de surprendre agréablement. Notamment dans le domaine de la découverte. On verra à l’autopsie…

La journée de votre serviteur commence en douceur par le duo électro Rangleklods. Il se produit sous le ‘Jupiler Dance Hall’. Son expression sonore est plutôt rudimentaire et se singularise par la conjugaison de la voix masculine et féminine. Pas de quoi fouetter un chat ; m’enfin, on a déjà vu pire. Un peu trop calme quand même. Peut-être que si le tandem avait été programmé en fin de soirée…

Cap sur la ‘Cannibal Stage’ afin de se nettoyer les oreilles. Deez Nuts est venu défendre son nouvel album, et on s’attend à du lourd ! Le chapiteau est d’ailleurs presque comble. Il n’est pourtant que 15h30 et en général, il y a moins de monde à ce moment de la journée. Les festivaliers semblent attendre impatiemment ce concert. Le combo de hardcore australien revient sur la plaine de la Machine à Feu après une absence de trois éditions ; et il veut marquer le coup. Dès le début du set, on en prend plein la tronche. Pendant 45 bonnes minutes Deez Nuts va faire un boucan d’enfer. Le choc des extrêmes, par rapport au show précédent. Mais c’est même un peu ‘too much’ à mon goût. Je décide donc de passer les dernières minutes de ce pilonnage en règle à l’extérieur. Et commence tout doucement à comprendre l’utilité des bouchons de protection pour les oreilles…

Le rendez-vous suivant est important. Et pour cause, il s’agit d’un de mes groupes fétiches.  En l’occurrence BRNS. La formation bruxelloise va investir le podium de ‘La petite maison dans la prairie’. Malheureusement, elle n’a droit qu’à 40 minutes de ‘live’. Que c’est court… Et même frustrant ! Le quatuor compte tellement de bons morceaux dans son répertoire, qu’il devra faire des choix. Et grosse surprise, c’est « Mexico » qui passe à la trappe ! Il a certainement voulu prendre du recul par rapport à ce titre qui lui colle à la peau, mais cette option n’est vraiment pas du goût de l’auditoire. Qui finalement a le droit d’être déçu de la prestation. Trop brouillonne et mal équilibrée. En outre, les musicos ont chaque fois mis un temps fou pour accorder leurs instruments. Une situation qui a complètement brisé leur élan. Seul le morceau final, « Our Lights », s’est révélé à la hauteur. Dommage, le band m’avait habitué à mieux…

Je décide donc d’aller casser la croûte en attendant Timber Timbre. Le groupe de folk/rock débarque une demi-heure après BRNS. Les Canadiens sont responsables d’une musique atmosphérique plutôt originale. A cause des interventions ténébreuses et hantées de la violoniste. Malheureusement, la transposition ‘live’ ne parvient pas à décoller. C’est bien beau, mais qu’est-ce que c’est mou. Et il n’est que 18h30. A ce moment de la journée, on a davantage envie d’un coup de boost. Pour l’instant, le quatrième jour fait vraiment pâle figure.

Heureusement, la suite va enfin faire la différence. Carl Barât, tout d’abord. Lui et Pete Doherty sont quand même les fondateurs du mythique The Libertines. Sur les planches, Carl est flanqué d’un backing group baptisé Jackals. Et le combo pratique un rock bien british comme votre serviteur apprécie. Une set list de 15 titres qui font du bien aux tripes et au sein de laquelle on épinglera une adaptation du « France » des Libertines. Rien que du bonheur ! Barât suscite même la sympathie. Il se montre très proche de son auditoire tout au long de ce show d’excellente facture. Et cet auditoire a toutes les raisons de s’enthousiasmer…

Sur la Main Stage, Goose balance son électro/rock. La formation courtraisienne compte sur son superbe light show. Malheureusement, entre 21h et 22h, la nuit n’est pas encore tombée. Dommage ! Ce spectacle aurait mérité de figurer en clôture sur la grande scène. Perso, le style du quatuor ne me botte pas trop. Mickael Karkousse, le chanteur, en remet plus d’une couche, alors qu’il n’est guère charismatique. Et sans les jeux de lumières, l’ennui finit par vous envahir. Finalement, ce sont les quelques hits qui vont sauver le concert. C’est toujours ça de pris…

Pour terminer la journée, j’opte pour le set de The Drums. Cette formation new-yorkaise excelle dans son style indie pop, un style chargé de nuances. L’expression sonore est tour à tour alimentée par des interventions de guitares math-rock, des accès de basse puissants ou des poussées de drums alertes. La voix de Jonathan Pierce est atmosphérique. Exténués, de nombreux festivaliers décident de s’asseoir sur le sol. Non pas par ennui, mais tout simplement pour s’abandonner au cœur d’une ambiance cool. Je déroge à cette règle et me plante devant le bassiste. Et finalement, le set touche au sublime. A tel point, qu’on ne voit pas le temps passer. C’est toujours bon signe. On a même droit à un rappel de deux morceaux, dont le magnifique « Down by the Water », en finale. Quelle claque !

La journée a finalement été sauvée par Carl Bârat et The Drums. Ces deux concerts étaient vraiment excellents et démontrent une nouvelle fois que les préjugés sont de très mauvais conseillers. Une dernière journée de folie s’annonce demain, le repos est indispensable pour débarquer en pleine forme !

(Organisation Dour Music Festival)

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vendredi, 17 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : vendredi 17 juillet

C’est déjà la deuxième journée complète à Dour. Le temps passe assez vite et il faut avouer qu’après avoir passé une très bonne journée ce jeudi, on s’attend bien évidemment à une meilleure encore, le lendemain. Mais plus chaude également. D’ailleurs la température va frôler les 35 degrés. Pas de panique cependant, car il y a de quoi se rafraîchir sur le site. Et puis les festivaliers vont avoir l’honneur de rencontrer Damon Albarn aujourd’hui. En route !

C’est devenu une habitude, ma journée débute par le show d’un groupe belge. Et à nouveau sous le chapiteau de ‘La petite maison dans la prairie’. Fùgù Mango n’est pas venu sur la plaine de la Machine à Feu seul. C’est accompagné des Binti, un collectif réunissant six sœurs, chargées des backing vocals, que le quatuor monte sur l’estrade. Ce qui fait évidemment beaucoup de monde sur ce podium étroit ; mais la configuration a été bien pensée. La chorale se mêle aux percussions exotiques, ce qui se solde par un cocktail bien original. Les premiers déhanchements de la journée pour les festivaliers !

Une certitude, le mercure a encore grimpé de quelques degrés, par rapport à la veille. Dès lors, sous les chapiteaux, c’est intenable. Bref, je reste planté au même endroit pour le concert de Klub des Loosers. Resté seul depuis le départ de Dj Detect en 2013, Fuzati demeure malgré tout une figure incontournable du rap français. Chargés de mal être et d’ironie, ses textes ne laissent personne indifférent. Il est épaulé par un backing group en ‘live’. De quoi me ravir ! Suivant un rituel immuable, le rappeur porte un masque blanc qui ne recouvre que la première partie de son visage et sur lequel il pose ses lunettes. Un look particulier mais qui fait totalement partie du personnage. Tout comme sa démarche d’ailleurs qui n’est pas naturelle pour un sou. Bref, il intrigue. Musicalement, le concours d’un groupe permet une fusion savante entre style rock et chant rap. C’est diablement efficace et pour un amateur de rock comme votre serviteur, l’approche de la musique dite ‘urbaine’ est plus aisée. Je prends donc une bonne baffe complètement inattendue. Fuzati m’a en tout cas particulièrement impressionné. Un personnage charismatique et mystérieux. A revoir, c’est une certitude !

Votre serviteur se retrouve en suite face à un dilemme comme Dour et ses huit scènes peuvent en poser. Entre Deerhoof et Zola Jesus, mon cœur balance. Finalement, j’opte pour le band californien… avant de faire demi-tour assez rapidement. L’univers sonore de Deerhoof est trop paisible par rapport à mon humeur du moment. Zola Jesus, c’est autre chose… De son véritable nom Nika Roza Danilova, cette artiste propose une musique gothique, baroque, mais teintée d’électro. Une expression sonore qui colle parfaitement à sa voix, capable de monter très haut dans les aigus. Et le résultat est épatant. Ce bon moment m’a aussi permis de profiter tranquillement d’une petite pause, assis dans le coin de la ‘Jupiler Dance Hall’. Les jambes fatiguent et il faut encore tenir plus de deux jours !

On en arrive enfin à un des moments les plus attendus du festival. Tony Allen nous fait sa review sur la Main Stage en invitant des amis notoires : Damon Albarn et Oxmo Pucino. Pour ma part, l’envie de voir l’homme fort de Blur et de Gorillaz est grande. Il ne s’attarde que pour deux titres, qu’il assure au piano et au chant. Mais quelle classe ! Jet privé pour arriver du Portugal où il tourne en compagnie de Blur, pour fêter à Dour les 75 ans de son ami batteur : chapeau ! En outre, il nous a concédé quelques mots en français. Perso, j’en avais des étoiles plein les yeux. Et heureusement que le Damon s’est déplacé, car le reste du set s’est révélé ennuyeux, ne s’autorisant aucune envolée. Une déception, finalement.

Direction ‘Le labo’ pour assister à la fin du show de Roscoe. Si cette petite scène est vraiment sympathique, elle ne bénéficie d’aucune aération. Et c’est un problème. J’y suis resté très peu de temps. Une véritable fournaise ! Et le genre bien dark du band liégeois n’est pas parvenu à réduire la température. C’est sans doute la raison pour laquelle ce set m’a bien moins plu que celui accordé aux Ardentes, la semaine dernière. Question physiologique : le confort et la chaleur peuvent-ils influer sur la perception de la musique ? La réponse est sans doute affirmative…

The Wombats est une forme de symbole pour votre serviteur. En fait, il a découvert cette formation en 2007, c’est-à-dire lorsque son goût pour le pop/rock a commencé à se développer. Bien sûr, leurs deuxième et troisième long playings font un peu pâle figure. Mais « A Guide to Love, Loss and Desperation » est une petite pépite de rock anglais. Gros coup de nostalgie donc. Sous un soleil couchant, le groupe entame son set par un titre du dernier opus, avant d’enchaîner par le puissant « Jump Into The Fog », un des rares morceaux à épingler sur le deuxième elpee. La foule jumpe. La faire réagir au quart de tour est un véritable art cultivé par le band. Tous les titres ou presque s’achèvent par un refrain contagieux que finit par reprendre en chœur l’auditoire. Pour communier avec les fans, rien de tel ! Après un peu plus d’une heure –en n’oubliant pas d’inclure quelques plus anciennes compos– le trio de Liverpool accorde son titre phare : « Let's Dance To Joy Division », avant de se retirer. Quelle ironie ! Ravi d’avoir pu voir une formation qui a marqué mon adolescence, il est difficile d’être totalement objectif. Mais en observant les visages des spectateurs, j’imagine que le concert était quand même d’excellente facture…

Place ensuite à Glass Animals. Issu d’Oxford, ce jeune quatuor pratique une forme de psyché/pop. Un peu dans l’esprit d’Unknown Mortal Orchestra, programmé la veille. Sauf que c’est moins bien. Les mélodies ne sont pas aussi travaillées et la coloration R&B injectée dans l’expression sonore, n’est guère convaincante. Son LP s’est cependant très bien vendu en Wallonie. Ce qui explique sans doute ce capital sympathie dont il jouit lors du show. 

Une grosse pointure va clôturer la programmation sur la Main Stage, ce soir : C2C. Le groupe de breakbeat est supposé mettre l’ambiance –et elle particulière– au sein d’un auditoire conquis d’avance. Les Nantais vont donc livrer une prestation bien maîtrisée en toute décontraction. A leur image finalement. Un concert fort sympathique qui clôt ma journée.

Car malheureusement, impossible d’approcher la ‘Red Bull Elektropedia’ pour assister au set de Nina Kravitz. Il doit y avoir 10 000 âmes autour d’une scène majestueuse, composée de plusieurs tours, garnies d’écrans et de haut-parleurs. Côté son, ça envoie. Mais vu les conditions, je préfère renoncer… Tant pis et rendez-vous demain !

(Organisation Dour festival)

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jeudi, 16 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : jeudi 16 juillet

Après une première soirée assez terne, les choses sérieuses peuvent commencer. Ce jeudi constitue un premier jour complet et bien rempli. Le programme est en outre très varié ; ce qui devrait satisfaire un max de monde. Perso, c’est une bonne occasion d’enfin découvrir la plaine de la Machine à Feu !

C’est à 14h sous ‘La petite maison dans la prairie’ que mon parcours de la journée commence. Comme souvent, un groupe belge ouvre le bal. Recorders propose un pop/rock atmosphérique teinté d’électro à un public trop peu nombreux lors de l’entame. Non seulement les Bruxellois sont venus défendre leur dernier elpee, mais ils nous réservent quelques nouveaux titres. Plus d’un an après la sortie d’« Above The Tide », les cinq jeunes artistes n’ont guère chômé. Ces nouvelles compositions sont très réussies et augurent le meilleur pour le futur. C’est sur le très puissant « Beach » que le set s’achève, après 40 minutes. Le chanteur grimpe sur un pylône afin de saluer une dernière fois l’audience, un peu plus consistance qu’en début de show. Pas étonnant en tout cas que certains membres de la troupe pointent les Anglais de Breton parmi leurs références majeures. Leur expression sonore est proche et aussi addictive. Une bonne manière de lancer son festival !

Direction la ‘Jupiler Dance Hall’, grande scène à tendance électro située à quelques pas de la main Stage. Le groupe qui s’y produit milite pourtant dans un tout autre registre. Ce sont les rockeurs maliens de Songhoy Blues qui sont venu présenter leur premier LP, « Music In Exile ». Guère notoire, ce groupe respire la joie de vivre ! Son style, fortement inspiré par la tradition africaine, ne peut que vous rendre de bonne humeur. Hymnes allègres et danses folles sont au programme. Aliou Toure, le chanteur, a le rythme dans la peau et pas qu’un peu ! Quel plaisir de le voir se déhancher devant nos yeux ébahis. Tout le monde se prendra d’ailleurs au jeu et va se remuer sous les directives de Toure. Et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que Songhoy Blues quitte les planches. La première révélation de Dour 2015 !

Avant le concert très attendu d’Unknown Mortal Orchestra, je me pose quelques instants devant Tokyo Ska Paradise Orchestra. Référence en terme de ska, le collectif ne parvient pas vraiment à faire oublier la fournaise causée par un soleil flamboyant qui brûle au-dessus de la Main Stage.

Retour donc dans ‘La petite maison dans la praire’ où se produit Unknown Mortal Orchestra, ensemble réunissant des Américains et des Néo-Zélandais. En partant du rock indépendant, le quatuor consomme de la pop, du garage et même parfois du R&B. Un cocktail judicieux qui alimente un set très varié sans aucun temps mort. Le combo termine sa set list par une des meilleures chansons cuvée 2015 : « Multi-Love ». Sorte de synthèse de tout ce qu’il fait de mieux, elle clôture à merveille une très bonne prestation.

La ‘Cannibal Stage’ a, en principe, le but de concentrer les artistes qui font le plus de bruit sur la plaine de La Machine à Feu. Premier crochet pour y admirer A Place to Bury Strangers. Les New-yorkais ont pris la bonne habitude de façonner un son à mi-chemin entre le post/rock et le post/punk, en plaçant une guitare puissante bien en avant. Pour ce concert, le trio a mis les petits plats dans les grands. Même si le chapiteau n’est pas aussi rempli qu’espéré, APTBS va mettre le feu pendant 50 minutes. Malgré une attitude classique, Oliver Ackermann, le chanteur et guitariste, et Dion Lunadon, le bassiste, se lâchent complètement durant le show. Et ils se déchaînent sur absolument tout. A commencer par leurs pauvres instruments. Guitare et basse explosent sur le sol à de nombreuses reprises. Lunadon s’amuse même à lancer son engin à quatre mètres de haut. Sans provoquer de gros dégâts d’ailleurs. A croire que leurs instrus sont en caoutchouc ! La fin de parcours est complètement épique. Les deux compères se jettent dans la foule et jouent leurs deux dernières chansons au beau milieu d’un auditoire totalement ébahi. Plus personne ne regarde le podium et on comprend pourquoi : le batteur l’a tout simplement quitté ! Et on ne le reverra plus. C’est donc sur ce moment complètement dingue que se clôture le spectacle. Après quelques poignées de mains accordées à leurs fans, les deux hommes rentrent incognito ou presque en coulisses, avec le sentiment du devoir accompli. Quelle claque !

Je décide de rester dans les parages, en attendant la suite, mais également afin de pouvoir m’alimenter. Yelle joue au même moment, mais impossible de tout voir. Les échos recueillis sont plus positifs qu’imaginés. Apparemment il y a moyen de bien rigoler en compagnie de la Bretonne, mais il faut absolument tout prendre au second degré. Et on comprend pourquoi, vu la richesse de ses textes…

C’est l’heure du metal sur la ‘Cannibal Stage’. Kvelertak nous vient de Norvège. Son style ? Typiquement scandinave mais aussi très puissant. Erlend Hjelvik, le chanteur, affiche un look de Viking. Il arbore une longue chevelure, se distingue par une certaine largeur d’épaules et a décidé de passer une bonne partie du concert torse nu. Autant dire que ça décoiffe, c’est le cas de le dire ! Si je suis peu amateur du genre, le public semble y trouver son compte et remue sec à hauteur des premières rangées. Il ne faudra d’ailleurs pas très longtemps avant de voir éclater les premiers pogos. Et ceux-ci vont durer jusqu’à la fin d’un concert mené tambour battant par la formation.

Après un bref détour par le set de Squarepusher –peu convainquant, par ailleurs– je décide de mettre un terme à cette journée. La chaleur est devenue presque insoutenable et la fatigue commence à gagner. Il faut quand même encore tenir trois jours. A demain !

(Organisation : Dour festival)

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mercredi, 15 juillet 2015 01:00

Dour Festival 2015 : mercredi 15 juillet

Le premier contact avec Dour est un peu plus rapide cette année. En l’honneur de ‘Mons 2015’, une soirée a été ajoutée au programme du festival. Encore fallait-il que celle-ci ait une réelle plus-value par rapport aux autres jours. Coupons court au suspense de suite, ce ne sera pas le cas.

Si Gallowstreet ouvre gentiment la Main Stage, seule scène ouverte du soir, c’est grâce à La Smala que les choses sérieuses vont commencer. Si j’avoue être peu fan du rap proposé par le collectif, il faut admettre qu’il sera le seul à réellement mettre l’ambiance sur le site. Connaisseur, le public semble apprécier l’amuse-gueule. Il y a même une solide agitation dans la foule.

C’est principalement Jungle, le groupe suivant, qui avait suscité ma curiosité à la vue du programme. Quelle ne sera pas ma déception ! Au-delà des compositions hip-hop assez décevantes, c’est surtout l’équilibre sonore qui est mis à mal… Le son est trop faible et n’atteint pas le dixième rang. Dans ces conditions, difficile de bien profiter du set soi-disant élégant du band. Un coup dans l’eau pour les Anglais !

SBTRKT monte ensuite sur les planches. Le groupe électro est plutôt notoire chez les fans du genre, mais ne dispensera finalement qu’une prestation minimale. Aucune folie à signaler et pour finir on peut le dire : on s’ennuie ferme. Trop linéaire et même plat… 

Le DJ set final est anecdotique. Alors certes, l’idée d’un jour supplémentaire à Dour est intéressante. Mais dans les faits, ce n’est pas une réussite. Et même si l’apéritif s’est avéré peu succulent, ce mercredi était quand même une bonne occasion de fouler pour la première fois le site qui va voir défiler des centaines de milliers de festivaliers, les quatre jours suivants…

(Organisation Dour Music Festival et Mons 2015)

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mercredi, 15 juillet 2015 19:54

Nouveau clip pour AaRON

Issus de l’album « We Cut The Night » qui sortira le 18 septembre prochain, « Onassis » est le nouveau single d’AaRON. La vidéo est disponible depuis peu. Vous pouvez la visionner ici.
 
Les Français seront de la partie au Brussels Summer Festival le 23/08 afin de faire découvrir leurs nouvelles compositions au public belge.
mardi, 14 juillet 2015 20:18

BRNS enchaine les clips

BRNS a dévoilé le clip de « Any House », nouvel extrait de l’album « Platine ». Les Bruxellois continuent ainsi de mettre en valeur leur premier elpee, sorti en 2014.

La vidéo est à découvrir ici.

Par ailleurs, le groupe sera en concert dans de nombreux festivals et notamment à Dour ce samedi 18 juillet.

dimanche, 05 juillet 2015 17:13

The Prodigy, amis de la nuit

Quelques mois après l’album « The Day is My Enemy », The Prodigy sortiront un elpee le 31 juillet. Intitulé « The Night Is My Friend », une suite logique, il contiendra de nombreux remix.

Tracklisting :

1.    Get Your Fight On (Re Eq)
2.    AWOL (Strike One)
3.    Rhythm Bomb feat. Flux Pavilion (Edit)
4.    Rebel Radio (René LaVice's Start A Fucking Riot Remix)     
5.    The Day Is My Enemy (Caspa Remix)

Absent des studios depuis 2012, Richard  Hawley sortira un nouvel album le 15 septembre prochain. Intitulé  « Hollow Meadows », il verra le songwritter retourner à ses compositions classiques. Celles-ci seront toujours aussi sophistiquées et agrémentées d’arrangements subtils. L’album sera disponible en téléchargement, en CD et en double vinyl.

Tracklisting:

1. I Still Want You 

2. The World Looks Down 

3. Which Way 

4. Serenade Of Blue

5. Long Time Down

6. Nothing Like A Friend

7. Sometimes I Feel

8. Tuesday PM

9. Welcome The Sun

10. Heart Of Oak

11. What Love Means 

 

 

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