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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

jeudi, 06 avril 2017 20:29

BOZAR cherche des compositeurs

BOZAR s’associe à Poppunt afin d’encourager et de promouvoir de nouveaux talents par le biais d’un concours stimulant. Les participants sont invités à créer une composition unique et innovante à partir des enregistrements des œuvres de Pol Bury. Tout cela est dans le cadre de l’exposition de l’exposition « Pol Bury, Time In Motion ». Le gagnant recevra une attention toute particulière durant  cette expo.

Jury :

Dijf Sanders (Compositeur et producteur, Teddiedrum, Violent Husbands, solo ‘Moonlit Planetarium’ en 2015)

Marc Jacobs (Commissaire du BOZAR Electronic Arts Festival & Electronic Series)

Roel Vanhoeck (Responsable production pour BOZAR MUSIC – Programmateur Jazz)

François Charles (Directeur associé de DIGIZIK – Interactive Music Bureau)

Sylvie Verbeke (Communication et marketing de l’exposition Pol Bury)

 

Plus d'infos ici!

Le site Europavox.com va permettre à n’importe qui de découvrir des groupes originaire de partout en Europe. La petite pépite slovène n’aura peut-être bientôt plus aucun secret pour vous !

Pour tout savoir sur l’univers musical européen, plus de 50 journalistes participent à la vie du site.  « Band of The Day », « Bandroulette » ou « Tops », les idées ne manquent pas pour pouvoir promouvoir au maximum la musique. Avec le « Tour d’Europe », les internautes pourront découvrir quels groupes font le buzz dans n’importe quelle région du continent.

Une chouette initiative pour tous ceux qui aiment découvrir quels sons font vibrer l’Europe.

Pour rejoindre la communauté, c’est ici !

Issu de Cleveland, dans l’Ohio, Cloud Nothings est un quatuor drivé par Dylan Baldi. Fondé en 2009, il compte un Ep, plusieurs singles et quatre albums à son actif, dont le dernier « Life Without Sound » est paru en janvier dernier. Et c’est cet opus qu’il est venu défendre sur les planches de la Rotonde du Botanique.
Il y a plusieurs semaines que le concert est sold out. Et il a attiré de nombreux curieux qui souhaitent découvrir en ‘live’, les dernières compos issues du dernier elpee de la formation, pourtant quelque peu décevant.

Apostille assure le supporting act. Et à 20h, il ouvre le bal. Il s’agit de Michael Kasparis, un jeune Ecossais. Il est seul sur l’estrade et ne se sert que d’un PC et d’un micro. Ce qui ne va pas l’empêcher d’exécuter un show hors du commun. A cause du visuel qu’il met au service de sa new wave. On a même l’impression de plonger au sein d’un boîte de nuit à Glasgow, début des 80’s. Artiste complètement décalé et extraverti, Kasparis fait absolument n’importe quoi sur le podium et même dans la fosse pour s’attirer la sympathie. Et finalement son show va s’avérer plus que divertissant…

Il n’y a plus le moindre espace de libre dans la Rotonde, quand Cloud Nothings grimpe sur la scène. Dylan Baldi, le leader du band, est toujours aussi chevelu. Et le concert de s’ouvrir par « Up To The Surface », un extrait du dernier opus. Ce soir, le combo va d’ailleurs interpréter presque toutes les plages de « Life Without Sound ». Ce qui semblait, à premier abord, une mauvaise idée, vu le manque de qualité de cet LP. Heureusement, le band ne négligera pas pour autant ses classiques ; à l’instar de « I’m Not Part Of Me », « Fall In », « Pattern Walks » ou encore « Stay Useless ».

Mais au-delà de son rock garage, le groupe américain peut surtout compter sur deux musiciens particulièrement brillants. Tout d’abord Baldi, bien évidemment. A la guitare et au chant. Mais également Jayson Gerycz, le batteur. Ce dernier est même exceptionnel. Non seulement il impose le tempo à tous les morceaux, mais sa cadence de frappe est incroyable. Vertigineuse, même. Si bien que les morceaux du nouvel elpee prennent une autre dimension, sous son impulsion.

Les musicos ne sont guère interactifs. Même si Baldi adresse l’un ou l’autre mot au public. Sans plus. Une attitude intravertie qui le caractérise. En fait, le petit prodige semble vivre dans sa bulle tout au long d’un concert, se concentrant sur ses cordes, qu’il violente, sans le moindre temps mort. Il ne gaspille pas son énergie dans la com’ ; il préfère l’injecter dans sa gratte…

Le set s’achève par l’excellent « Realize My Fate », un titre construit en crescendo. Il transite par différents tableaux propices à la frénésie, avant d’atteindre l’explosion finale, en fin de parcours ; plus rauque que jamais, la voix de Baldi accentuant cette forme d’exaltation sauvage… 

Et quand le quartet revient sur les planches, c’est pour attaquer la meilleure composition de son répertoire : « Wasted Days ». Pendant 15 bonnes minutes, Cloud Nothings va varier les climats sonores, se retirant ensuite définitivement sous les acclamations du public.

Non seulement Cloud Nothings est parvenu à transcender en live les morceaux un peu fades, de son nouvel opus, mais il s’est rappelé à notre bon souvenir à travers des titres incontournables. Et puis, l’énergie qu’il libère ne peut que séduire tout fan de rock. D’ailleurs, la claque qui nous a été administrée ce soir est belle et bien réelle ; en outre, on a assisté à la performance d’un des meilleurs drummers contemporains. Suffirait que les quatre gars soient un peu moins repliés sur eux-mêmes et ils pourraient facilement remplir de grandes salles. C’est tout le mal qu’on leur souhaite…

(Organisation : Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 


 

jeudi, 23 février 2017 02:00

Ne plus jouer petit bras…

Fews est sur le point de passer un cap. Après avoir accompli une tournée minimale, l’année dernière, qui avait transité dans le cadre des ‘Pias Nites’ ; et participé à quelques festivals, comme celui de Dour, le quatuor a assuré le supporting act des légendaires Pixies, fin 2016, avant de se lancer, au cours de cet hiver, dans un périple, à travers l’Europe, mais comme tête d’affiche.

C’est dans la Rotonde du Botanique que le combo a décidé de se produire en Belgique. En première partie, place à une jolie découverte : Animal Youth. Qui chauffe l’audience à grands coups de guitares. Les Bruxellois font du bruit, c’est le moins que l’on puisse dire ! Le trio pratique un shoegaze assez proche de ce que propose A Place To Bury Strangers. Pas pour rien que ce dernier est considéré comme le band le plus bruyant à New York ! Vous avez compris, on montre rapidement très haut dans les décibels ! Les trois potes viennent défendre un premier Ep batpisé « Youth », sorti il y a un mois à peine. Et l’exercice est brillamment réussi. Les talents de composition sont évidents et l’interprétation est impeccable. « You Don’t Know Love », titre qui clôt le set, sort malgré tout du lot. Le rythme est particulièrement entraînant et le refrain efficace. Ce morceau devrait servir de tremplin à la formation. Enfin, c’est tout le mal qu’on lui souhaite…

Sur le coup de 21h, Fews monte sur les planches. Paru en 2016, « Means » avait séduit la critique. Génial, l’album va être interprété dans son intégralité ! Seule l’ouverture est cependant absente du tracklisting. « La Guardia » donne le ton. Particulièrement nerveux, ce morceau est presque entièrement instrumental. C’est la marque de fabrique du groupe. Car en compagnie de Fews, on voyage jusque l’âge d’or du post-punk : la fin des seventies. La salle est bien garnie et dès le deuxième titre, « 100 Goosebumps », un des tubes du quatuor, les têtes commencent à dodeliner. Pourtant, les versions proposées sont bien différentes de celles de l’opus. Une constante tout au long de ce concert. Il y a une véritable plus-value ajoutée au live et on a l’impression de découvrir de nouvelles facettes de morceaux qu’on connaît pourtant très bien. En outre, les Britanniques se déchaînent sur l’estrade. Sans oublier le spectacle visuel, bien aidé il est vrai par la qualité du jeu de lumières de la petite salle bruxelloise. Une partie du line up est originaire de Suède et cela se voit ! A cause des longs cheveux blonds arborés par les Scandinaves. Et puis parce qu’une des chansons s’intitule « Zlatan ». La référence n’est pas bien compliquée à comprendre. Trois membres du groupe vivent à Malmö, la ville d’origine du joueur de foot de Manchester.

C’est finalement sur deux morceaux clés de « Means » que le groupe tire sa révérence. « The Zoo » et « Ill » clôture en puissance un concert un peu court mais intense. Dommage quand même de ne pas avoir osé attaquer une reprise ; ce qui aurait permis au public d’en entendre un petit peu plus. Ne nous plaignons cependant pas ; car non seulement l’avenir du groupe est chargé de promesses, mais le combo jouit d’un énorme potentiel, potentiel qui devrait lui permettre de jouer dans la cour des grands. Mais pour y parvenir, il faudra être ambitieux. Ne plus jouer petit bras (Ibra ?) Elargir son registre, notamment. Car trop de compositions sont structurées sur des riffs similaires...

Fews semble être rentré dans l’âge de la maturité. Les musicos étaient d’ailleurs beaucoup moins excentriques sur scène qu’au Dour Festival. On Zlatan donc impatiemment de voir ce le quatuor nous réserve pour l’avenir !

(Organisation : Botanique)

mardi, 07 février 2017 12:27

Three EPs

Un an avant de publier son premier opus, « Psychic Lover », Anders Rhedin a gravé une compile réunissant ses trois premiers Eps. Des titres composés entre 2012 et 2014, qu’il a voulu concentrer sur un seul disque.

Ce disque reflète parfaitement le style si particulier du Danois. Une voix inoubliable. Outrageusement grave, elle colle parfaitement à une musique qui évolue quelque part entre post punk et cold wave. Parfois new wave, aussi. Malheureusement, hormis l’épatant « Going Out », plage qui ouvre le recueil, le reste fait vraiment pâle figure.

Artiste atypique, Dinner a assuré le supporting act de Mac deMarco, lors de la dernière tournée du Canadien. Son jeu de scène est épatant. Et l’ambiance qu’il est capable de créer, lors de ses shows, en vaut la chandelle. A contrario de cette compilation, qui perd sa flamme à l’issue de la première piste… 

 

mardi, 07 février 2017 12:22

Life Without Sound

Lors de ses quatre premiers elpees, Dylan Baldi puisait au sein d’un large spectre de références. Souvent différentes. Passant de la lo-fi à la pop, via le rock garage… sauvage. En publiant « Life Without Sound », le gars de Cleveland est parvenu à faire la synthèse de toutes ses influences…

Morceau qui ouvre l’opus, « Up To The Surface » a de quoi décontenancer. Et pour cause, cette plage est amorcée par des accords paisibles, au piano. Mais au bout d’une quinzaine de secondes, la guitare fait son apparition, suivie rapidement par la voix de Baldi. Le morceau se veut être une introduction classique, sans folie. Il est bien construit mais ne restera clairement pas dans les annales de la discographie du band…

C’est d’ailleurs ce manque de folie qu’on peut reprocher à ce long playing. Les riffs de guitare ne sont pas assez surprenants. Sans doute à cause de la mise en forme (« Modern Act », « Internal World »), qui gomme trop ces interventions. On reste alors manifestement sur sa faim. A contrario, la voix de Baldi est excellente. En fait, les compositions ont été construites en fonction de cette voix ; et c’est une grosse différence, par rapport aux anciens efforts des Américains. D’accord, Dylan chante impeccablement « Life Without Sound ». Il y privilégie même son timbre posé et doucereux. Mais rien à faire, c’est quand elle s’énerve et devient rauque que sa voix devient la plus intéressante (« Darkened Rings », « Realize My Fate »).

Réaliser l’album de la maturité, c’est bien. Mais il ne faut pas pour autant oublier ses qualités principales. C’est un peu ce que l’on ressent à la fin de « Life Without Sound ». Trop occupé à construire un album plus grand public, Dylan Baldi a oublié l’essence même de sa musique. A l’issue de son écoute, le long playing laisse un goût de trop peu. Une exception qui confirme la règle ? « Realize My Fate », piste qui clôt l’opus. On y retrouve les changements de rythme. Le batteur a le loisir de se déchaîner. Et Baldi épanche toute sa frustration. Du vrai Cloud Nothings, finalement. En espérant qu’il s’agit du présage d’un retour aux sources.

« Life Without Sound » n’est pas foncièrement de mauvaise facture ; mais il déçoit par rapport à ce dont on est en droit d’espérer d’un album de Cloud Nothings. Qui aura tout le loisir de le démontrer à travers sa prestation attendue pour le 12 mars au Botanique. Et elle risque de faire du bruit ! 

 

lundi, 30 janvier 2017 15:59

Plus que cinq à 1ères Scènes !

Le tremplin pour les jeunes musiciens liégeois, 1ères Scénes, organise sa grande soirée 2017 le 18 février prochain au Reflektor de Liège. Cinq groupes ont été retenus parmi les 30 candidats. Et les styles sont très variés !

The Pounds [pop-folk], Elmi [pop rock], Dust On Fire [rock alternatif], Digital Donkeys [électro-pop – rap] et Apostrof’ [hip-hop – rap] se partageront la soirée parrainée par Michael Larivière, ou Redboy, le leader de MLCD et de Hollywood Porn Stars.

Le prix des places est de 5€. Il n'y a pas de prévente.

 

Plus d'infos ici.

La Fédération Internationale de Festivals « De Concert ! » a été créée en 2008 et regoupe de nombreux festivals un peu partout en Europe. Elle a la volonté de favoriser les échanges entre ses membres, la création et le développement artistique en restant attentif à l’évolution du secteur.

Elle compte 30 membres parmi lesquels le Dour Festival et le Sziget Festival. Cette année, le Nordik Impakt et le Hors Pistes rejoignent la Fédération.

Le prochain événement organisé pas la Fédération est un atelier en février 2017. Le débat portera sur l’élargissement au public.

Plus d’infos ici.

La fraîcheur qui enveloppait les alentours du Botanique servait de décor idéal pour accueillir la formation canadienne, Preoccupations. Si ce nom ne vous dit rien, il en va sans doute autrement de Viet Cong. En fait, il avait été contraint de changer de patronyme, suite à des pressions extérieures, La bande à Matt Flegel était donc venue défendre son deuxième opus, ce samedi 15 novembre, dans la salle bruxelloise. Compte-rendu !

Joyfultalk assure le supporting act. Pas vraiment folichon. On décide alors de quitter la salle pour aller admirer le magnifique Jardin du Botanique. Trois des quatre musicos de Preoccupations nous rejoignent alors. On en profite pour déguster une bière, ensemble, avant le concert. Ces gars sont vraiment sympas !

Cinq minutes avant le début de leur représentation, ils prennent congé de leurs interlocuteurs et partent préparer leur set qu’ils vont accorder dans l’Orangerie. A 21 heures, le quatuor monte sur l’estrade. Et il entame son show par « Anxiety ». Issue du nouvel opus, cette plage est bien plus sombre que les compos qui figuraient sur l’opus de Viet Cong. Elle nage toujours dans le post punk ; mais la voix particulièrement rauque de Flegel est davantage mise en avant. Le climat est quelque peu malsain, mais dans le bon sens du terme. Oui, c’est possible…

Le deuxième titre, « Silhouettes » est un titre-phare issu du précédent LP. Mais le tempo est bien plus rapide que sur celui imprimé sur le morceau d’ouverture : et la foule commence à remuer en reprenant en chœur les ‘Ahou oh ouh oh’ qui parsèment le refrain. Un public qui n’a pas rempli totalement la salle, puisque à vue de nez, elle doit comptabiliser entre 3 et 400 âmes…

Les natifs d’Alberta alternent titres du premier et du second long playing, avant d’atteindre le pic du spectacle ; en l’occurrence « Memory ». Suivant un schéma régulièrement imaginé par les musicos, le morceau est découpé en trois parties. Le départ est paisible, la suite est intrigante et le final captivant. Flegel nous y invite à ‘Erasing your memory’, comme pour faire une croix définitive sur Viet Cong.

C’est un rôle dont on ne parle pas assez souvent, mais celui du batteur est vraiment important. C’est lui qui balise le rythme sur toutes les compos. Et sans exception. En outre, et tout particulièrement dans l’univers du post punk, la qualité du drumming est primordiale.

A l’issue de « Death », le band tire sa révérence. Un titre quand même exceptionnel. La version studio est longue, mais en live, elle dépasse les 20 minutes. Elle est également découpée en trois volets, chacun d’entre eux pourraient d’ailleurs être appréhendés en morceaux distincts. Un véritable régal !

Pas de rappel. C’est dans la norme. Et puis, bien dans l’esprit du post punk. Preoccupations a donc accordé une prestation d’une heure. Mais elle a été époustouflante. Malgré son changement de patronyme, il n’a rien perdu de ses aptitudes. Ancien et nouveau répertoire se complètent parfaitement. En outre, les musiciens sont éminemment sympathiques. Non seulement on avait pu tailler une bavette en leur compagnie avant le spectacle, mais à l’issue de celui-ci on a retrouvé Matt pour une longue conversation au cours de laquelle nous avons parlé de musique, mais pas seulement. Vivement leur retour en Belgique ; et selon les renseignements recueillis, on pourrait les revoir lors des festivals estivaux, l’an prochain…  

(Organisation : Botanique)

mercredi, 21 septembre 2016 17:20

Carrie & Lowell

Sufjan Stevens est un compositeur prolifique. « Carrie & Lowell » constitue en effet déjà son 7ème elpee studio en 15 ans de carrière. La formule ne change pas. L’Américain réussit à concocter des morceaux émouvants, qui doivent autant aux textes qu’à la musique. Rien n’a véritablement chanté sur ce dernier essai. L’artiste issu de Detroit a cependant, plus que probablement, publié son meilleur long playing, à ce jour.

Tout au long de cet opus, il s’inspire plus que jamais de certains événements pénibles qui ont marqué son existence. Et met en scène Carrie, sa maman, et Lowell son éphémère beau-père. Mère qui a passé une grande partie de sa vie à éviter Sufjan. Le jeune homme a donc passé son enfance à inventer une relation avec sa mère. Un imaginaire qui a énormément influencé les lyrics de cet album. D’autant plus que la mort de Carrie a laissé un immense vide dans le cœur de son fils. Vide dont il était incapable de compenser par les souvenirs, puisqu’il n’en avait presque aucun, mais qu’il a tenté de combler par ses chansons.

Le décès de sa maman est d’ailleurs évoqué dans le morceau qui est, sans surprise, le plus bouleversant de l’opus. Minimaliste, « Fourth Of July » communique une sensation de tristesse intense au mélomane. Un peu comme s’il s’agissait d’un chant funèbre. Les quelques notes de piano suffisent pour exprimer le malaise éprouvé par Sufjan lorsqu’il aborde cet épisode de sa vie.

Plus folk, « Should Have Know Better » épouse une forme plus classique. Qui correspond davantage au style de l’Américain. Mais le morceau traduit les regrets qu’il ressent à l’égard de sa relation avec Carrie.

Et les neuf autres pistes de l’album sont de la même trempe. « Carrie & Lowell » s’apparente parfois à un poème chanté. L’écouter peut permettre de remettre en question certaines relations avec ses proches. C’est d’ailleurs certainement le message que Sufjan Stevens veut faire passer : profiter de votre famille si vous avez la chance de ne pas en être trop éloigné. Car sinon, un jour, la mort peut mettre fin à une histoire inachevée…

 

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