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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

La fraîcheur qui enveloppait les alentours du Botanique servait de décor idéal pour accueillir la formation canadienne, Preoccupations. Si ce nom ne vous dit rien, il en va sans doute autrement de Viet Cong. En fait, il avait été contraint de changer de patronyme, suite à des pressions extérieures, La bande à Matt Flegel était donc venue défendre son deuxième opus, ce samedi 15 novembre, dans la salle bruxelloise. Compte-rendu !

Joyfultalk assure le supporting act. Pas vraiment folichon. On décide alors de quitter la salle pour aller admirer le magnifique Jardin du Botanique. Trois des quatre musicos de Preoccupations nous rejoignent alors. On en profite pour déguster une bière, ensemble, avant le concert. Ces gars sont vraiment sympas !

Cinq minutes avant le début de leur représentation, ils prennent congé de leurs interlocuteurs et partent préparer leur set qu’ils vont accorder dans l’Orangerie. A 21 heures, le quatuor monte sur l’estrade. Et il entame son show par « Anxiety ». Issue du nouvel opus, cette plage est bien plus sombre que les compos qui figuraient sur l’opus de Viet Cong. Elle nage toujours dans le post punk ; mais la voix particulièrement rauque de Flegel est davantage mise en avant. Le climat est quelque peu malsain, mais dans le bon sens du terme. Oui, c’est possible…

Le deuxième titre, « Silhouettes » est un titre-phare issu du précédent LP. Mais le tempo est bien plus rapide que sur celui imprimé sur le morceau d’ouverture : et la foule commence à remuer en reprenant en chœur les ‘Ahou oh ouh oh’ qui parsèment le refrain. Un public qui n’a pas rempli totalement la salle, puisque à vue de nez, elle doit comptabiliser entre 3 et 400 âmes…

Les natifs d’Alberta alternent titres du premier et du second long playing, avant d’atteindre le pic du spectacle ; en l’occurrence « Memory ». Suivant un schéma régulièrement imaginé par les musicos, le morceau est découpé en trois parties. Le départ est paisible, la suite est intrigante et le final captivant. Flegel nous y invite à ‘Erasing your memory’, comme pour faire une croix définitive sur Viet Cong.

C’est un rôle dont on ne parle pas assez souvent, mais celui du batteur est vraiment important. C’est lui qui balise le rythme sur toutes les compos. Et sans exception. En outre, et tout particulièrement dans l’univers du post punk, la qualité du drumming est primordiale.

A l’issue de « Death », le band tire sa révérence. Un titre quand même exceptionnel. La version studio est longue, mais en live, elle dépasse les 20 minutes. Elle est également découpée en trois volets, chacun d’entre eux pourraient d’ailleurs être appréhendés en morceaux distincts. Un véritable régal !

Pas de rappel. C’est dans la norme. Et puis, bien dans l’esprit du post punk. Preoccupations a donc accordé une prestation d’une heure. Mais elle a été époustouflante. Malgré son changement de patronyme, il n’a rien perdu de ses aptitudes. Ancien et nouveau répertoire se complètent parfaitement. En outre, les musiciens sont éminemment sympathiques. Non seulement on avait pu tailler une bavette en leur compagnie avant le spectacle, mais à l’issue de celui-ci on a retrouvé Matt pour une longue conversation au cours de laquelle nous avons parlé de musique, mais pas seulement. Vivement leur retour en Belgique ; et selon les renseignements recueillis, on pourrait les revoir lors des festivals estivaux, l’an prochain…  

(Organisation : Botanique)

mercredi, 21 septembre 2016 17:20

Carrie & Lowell

Sufjan Stevens est un compositeur prolifique. « Carrie & Lowell » constitue en effet déjà son 7ème elpee studio en 15 ans de carrière. La formule ne change pas. L’Américain réussit à concocter des morceaux émouvants, qui doivent autant aux textes qu’à la musique. Rien n’a véritablement chanté sur ce dernier essai. L’artiste issu de Detroit a cependant, plus que probablement, publié son meilleur long playing, à ce jour.

Tout au long de cet opus, il s’inspire plus que jamais de certains événements pénibles qui ont marqué son existence. Et met en scène Carrie, sa maman, et Lowell son éphémère beau-père. Mère qui a passé une grande partie de sa vie à éviter Sufjan. Le jeune homme a donc passé son enfance à inventer une relation avec sa mère. Un imaginaire qui a énormément influencé les lyrics de cet album. D’autant plus que la mort de Carrie a laissé un immense vide dans le cœur de son fils. Vide dont il était incapable de compenser par les souvenirs, puisqu’il n’en avait presque aucun, mais qu’il a tenté de combler par ses chansons.

Le décès de sa maman est d’ailleurs évoqué dans le morceau qui est, sans surprise, le plus bouleversant de l’opus. Minimaliste, « Fourth Of July » communique une sensation de tristesse intense au mélomane. Un peu comme s’il s’agissait d’un chant funèbre. Les quelques notes de piano suffisent pour exprimer le malaise éprouvé par Sufjan lorsqu’il aborde cet épisode de sa vie.

Plus folk, « Should Have Know Better » épouse une forme plus classique. Qui correspond davantage au style de l’Américain. Mais le morceau traduit les regrets qu’il ressent à l’égard de sa relation avec Carrie.

Et les neuf autres pistes de l’album sont de la même trempe. « Carrie & Lowell » s’apparente parfois à un poème chanté. L’écouter peut permettre de remettre en question certaines relations avec ses proches. C’est d’ailleurs certainement le message que Sufjan Stevens veut faire passer : profiter de votre famille si vous avez la chance de ne pas en être trop éloigné. Car sinon, un jour, la mort peut mettre fin à une histoire inachevée…

 

mercredi, 14 septembre 2016 19:04

Court-Circuit informe les jeunes groupes

En collaboration avec t-heater, Ça balance et la SABAM, Court-Circuit propose des séances d’informations afin d’aider les artistes à lancer un projet musical.

Les deux premières ont déjà eu lieu mais il reste encore une réunion le 28/10 à 11h au Point Culture de Namur.

Pour s’inscrire, c’est ici.

mardi, 13 septembre 2016 17:04

Le Sportpaleis et le Botanique s’associent

Pour exploiter au maximum le Cirque Royal de Bruxelles,  le Sportpaleis d’Anvers SA et le Botanique ont décidé de s’associer. La collaboration sera complémentaire. Le Botanique se chargera de la direction artistique afin de conserver l’aura de la salle de 2000 places. Le Sportpaleis gèrera quant à lui l’ensemble du batiment.

Le fait qu’une ASBL soutenue par une autorité francophone introduise conjointement un dossier avec une société commerciale qui déploie majoritairement ses activités en Flandre est une première dans le secteur culturel.

Le Cirque Royal a donc encore de beaux jours devant lui et ce nouveau souffle devrait permettre au public de passer de nouveaux moments inoubliables dans le centre de Bruxelles.

mardi, 16 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : mardi 16 août

C’est déjà le dernier jour du Sziget ! Le calendrier n’en est pas la seule preuve. Il suffit de se balader autour des tentes pour comprendre que pour bon nombre de festivaliers, il est temps de prendre un peu de repos. Mais avant le retour au pays, il reste encore huit bonnes heures de musique. Let’s go !

L’Europe Stage accueille une nouvelle fois le premier concert de la journée. Il s’agit de Salmo, un ‘gruppo’ de rap italien. 95% de l’audience doit certainement être composé de ressortissants du pays de Dante. Il faut dire que ce collectif est particulièrement notoire dans la botte ! Soutenu par ses collaborateurs, le chanteur met immédiatement le feu. Je ne comprends strictement rien de ce qu’il déblatère, mais son chant est nerveux et puissant. En outre, il a recours à des refrains aisément mémorisables. Lors d’un morceau de reggae –apparemment récent– il enjoint la foule à se diviser en deux camps, afin qu’elles se rentrent dedans. La journée démarre en force et elle se déroulera sous le signe du pogo !

Après une petite restauration, direction l’A38 Arena pour applaudir FIDLAR. Issu de Los Angeles, ce groupe de garage est, à ce jour, responsable de deux excellents elpees. Une chose est sûre, il va faire très chaud sous la tente. En fait, le combo jouit d’une notoriété turbulente. Et dès 18 heures, le chapiteau se transforme en véritable sauna. Pourtant, on est surpris par le premier titre du set. Une reprise du « Sabotage » des Beastie Boys. Et comme prévu, la foule remue déjà dans tous les sens. Une agitation qui sera constante tout au long du show. Et en enchaînant par « Cheap Beer », Zac Carper et ses potes mettent directement le public dans leur poche. Véritable hymne à la boisson, le morceau fait mouche ! Les compos défilent sans guère de répit. Tout le monde se bouscule et Zac passe la moitié du concert à jouer de la guitare, couché sur les planches. Mais impossible d’observer plus de dix secondes d’affilée ce qui se passe sur l’estrade tellement il y a du remue-ménage dans la fosse. Après le surpuissant « No Waves », je craque. Je suis forcé de sortir du chapiteau pour rejoindre le bar adjacent. La bouteille d’eau achetée passe cul sec et je retourne dans la bataille. Tout le monde est littéralement baladé du 30ème au 3ème rang sans trop comprendre comment. C’est la folie. Et physiquement, c’est éreintant. Les festivaliers vont perdre de nombreux litres de sueur durant l’heure de show ! Et c’est à l’issue de « Cocaine » que FIDLAR tire sa révérence. Il s’agit de la chanson la plus emblématique du combo. Elle baigne au sein d’un climat malsain ; ce qui ajoute du piment à cette fin de spectacle. Le quatuor californien a donné tout ce qu’il avait dans le ventre. Bien aidé par un public déchaîné, il a provoqué le plus beau pogo du Sziget. Et l’intensité était telle que de nombreuses personnes se sont effondrées, dès les derniers accords exécutés. Il ne leur restait plus qu’à aller s’hydrater. C’était même devenu impératif.

Après avoir pris un bon verre, cap vers la Main Stage pour un concert qui devrait être parfait et en même temps nous réserver un moment de détente : celui de The Last Shadow Puppets. Soit le projet commun d’Alex Turner (Arctic Monkeys) et Miles Kanes (The Rascals). Le duo est venu défendre son dernier opus, paru il y a quelques mois (« Everything You've Come To Expect »). Un rock bien british mais plutôt paisible ; et certainement bien plus cool que celui pratiqué par Turner et ses singes arctiques. On arrive plus au moins à mi-concert ; mais il y a encore quelques jolies compositions dans la set list à savourer. A l’instar de « Bad Habits », aussi dansante qu’addictive. Mais ce qui frappe d’abord, c’est l’état d’ébriété affiché par Alex. Il est même carrément bourré. Une chose est sûre, il n’a pas carburé à l’eau de la journée. S’il partage le chant avec Miles, il semble bien moins conscient que son compère. Son regard est livide. Il est même drôle à regarder, car il fait absolument n’importe quoi. Il finit même à quatre pattes durant la cover du « Tottaly Wired » de « The Fall ». Heureusement, les deux artistes se connaissent parfaitement. Ce sont des amis. Et ils sont parfaitement complémentaires. A plusieurs reprises ils osent l’impro ; et le résultat est totalement bluffant. Bref, on a vécu un bon moment en compagnie de marionnettes qui n’ont besoin de personne pour les articuler !

On reste sur place pour vivre l’‘End Show’ d’Hardwell ; mais franchement, hormis les artifices pyrotechniques, son dj set est vraiment banal.

On change alors de décor, puisque sous l’A38, Bullet for My Valentine achève sa prestation. Devant de nombreux fans. Il faut préciser qu’il y a près de 20 ans qu’ils sévissent sur la scène métallique. Les Gallois sont en pleine forme. Le quatuor n’a strictement rien perdu de son énergie et propose un set partagé entre ancien et nouveau répertoire. Et alors que tout le monde pense que le spectacle est terminé, il nous offre un rappel de deux chansons, clôturant définitivement le show par le tube « Walking the Demon ». Il me semblait bien que cette chanson manquait à la set list…

Crystal Palace, ce sera le dernier concert de ce Sziget pour votre serviteur. Honnêtement, avant qu’il ne débute, une grande crainte m’avait envahi. Et pour cause, depuis le départ d’Alice Glass, Ethan Kath s’est retrouvé un peu seul. La chanteuse charismatique et son partenaire n’étaient plus sur la même longueur d’ondes. Et elle a décidé de voler de ses propres ailes. Il a donc recruté une nouvelle vocaliste. Quid de la remplaçante, alors ? L’A38 est plongée dans l’obscurité. Même les écrans géants sont éteints. Les haut-parleurs crachent leurs rituelles sonorités électro ; mais la voix est beaucoup trop en retrait. A tel point qu’on dirait presque de la musique instrumentale. Edith Frances (NDR : c’est la nouvelle !) fait pâle figure dans le rôle d’Alice. Bref, les appréhensions se confirment : toutes les magnifiques chansons du premier album ont été abandonnées, car elles étaient bien trop imprégnées par la personnalité de Mrs Glass. Seule Crimewaves échappe au carnage, maigre consolation… En fin de set, « Celestica » tentera bien de nous mettre un peu de baume au cœur, mais la déception est immense. Dommage de clore ce festival par une aussi piètre prestation…

Les bagages sont prêts et l’avion décolle dans quatre heures. Il est temps de partir. Le Sziget est un événement bien à part de tout ce que votre serviteur a pu vivre dans le passé. Le temps semble comme figé sur cette île où finalement la musique n’est absente qu’entre 6 et 10 heures du matin. Le public vient de tous les horizons pour faire la fête ; et la solidarité est le maître mot. Des bars ouverts toute la nuit ou des tentes plantées à dix mètres des scènes. Une telle situation n’existe qu’à Budapest ! Côté musique, on regrettera une programmation un peu trop commerciale sur la Main Stage. Pour le reste, c’était top ! Dans l’avion, les souvenirs se bousculent et il est certain que lors de la première nuit dans mon lit, les rêves vont être colorés ! A bientôt Sziget. Et surtout, ne change pas !

(Organisation : Sziget Festival)

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lundi, 15 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : lundi 15 août

Plus que deux jours à savourer… Pourtant, la fatigue est de plus en plus palpable ; mais heureusement, la chaleur est un peu retombée et quelques nuages bienvenus se sont invités dans le ciel. C’est une bonne nouvelle, car aujourd’hui la plupart de la journée se déroulera devant la Main Stage. Mieux vaut éviter les insolations !

Il est 16 heures quand Years and Years grimpe sur l’estrade. Sculptés dans l’électro/pop, les morceaux sont bien trop lisses ; en outre, la voix du chanteur est excessivement mise en avant. Surtout qu’elle n’est pas vraiment irrésistible. Pas de quoi s’emballer. Finalement, on a l’impression de se farcir le show d’un facsimilé d’Oscar and the Wolf ; mais en moins bien. Cependant, le public féminin semble à nouveau prendre son pied. Tant mieux pour elles, alors !

Pour votre serviteur, la tête d’affiche de ce lundi revient à Kaiser Chiefs. Faut dire qu’il est un fan de longue date. Et puis, le chanteur, Ricky Wilson, est une véritable bête de scène. Le set démarre à 17h45. Le ciel est gris mais il ne pleut pas. C’est parfait ! A la surprise générale, la formation anglaise entame les hostilités par une nouvelle compo : « We Stay Together ». C’est une première ! Mais cette ballade diffère du rock nerveux pratiqué, en général, par le band issu de Leeds. La chanson est agréable à l’oreille, mais elle n’est pas vraiment transcendante. Heureusement, on ne reste pas trop longtemps sur sa faim. Car le combo embraie immédiatement par « Every Day I Love You Less And Less ». Soit le titre d’ouverture de son premier LP. Caractérisé par sa mélodie addictive et son refrain contagieux, ce morceau est du pur bonheur ! Tiens, le suivant est encore récent. Apparemment, la set list alterne ancien et nouveau répertoire. Pas un mauvais choix, car il permet de reprendre sa respiration après chaque tube ! Suivant sa bonne habitude, Ricky communique énormément avec son public et prend plaisir à le faire hurler de chaque coté de la fosse, ‘Kaiser’ et ‘Chiefs’. Tout en imposant le tempo. L’ambiance monte encore d’un cran !  Et bien sûr, le set s’emballe définitivement dès les premières notes de « Ruby », chanson reconnaissable entre mille. L’auditoire chante le refrain en chœur. Plus de temps de récupération, car le team va enchaîner par un triptyque de folie ! Après l’excellent « The Angry Mod », le classique « I Predict a Riot » résonne à travers la plaine. De quoi déclencher un pogo général. J’en perds même une chaussure. Pas grave, l’instant valait le coup ! Ricky Wilson décide alors de rejoindre la foule dans la fosse. C’est la folie ! On imagine alors que le set va s’achever tranquillos par le « Pinball Wizard » du Who. Mais les Anglais en ont encore sous la pédale et s’attaquent à « Oh My God ». Constant qu’il lui reste encore un  peu de temps disponible, Wilson intègre des ‘Na Na Na Na Naa’ au beau milieu de la chanson. Incitant le public à reprendre ces onomatopées, en chœur, bien entendu. Et pour  couronner le spectacle, il escalade un pylône avant d’entonner une dernière fois son ‘Oh My God I Can’t Believe It…’ Le show de Kaiser Chiefs s’est révélé à nouveau grandiose. Et l’intensité qu’il y a injectée était tout bonnement phénoménale. Un plaisir pour les oreilles et les yeux !

Noel Gallagher et ses High Flying Birds succèdent à Kaiser Chiefs. Pas de quoi en faire tout un plat, mais il est toujours chouette de revoir un membre d’un des plus célèbres duos de frères ennemis, en concert. Bien sûr, ce sont les morceaux du répertoire d’Oasis qui recueillent le plus de succès. A l’instar de  l’incontournable « Wonderwall ». Sans quoi, le set s’avère désespérément plat. Pourtant, Noel se montre particulièrement sympa à l’égard de son auditoire. Enfin, davantage que d’ordinaire. Opération séduction ? Possible, surtout depuis qu’il a annoncé, il y a quelques jours, avoir l’intention de reformer Oasis, en compagnie de son frangin. Affaire à suivre donc…

On abandonne la prestation du célèbre Mancunien flanqué de ses Oiseaux qui volent haut, pour mettre le cap vers l’A38 Arena, où Chvrches va se produire. Et je dois être parmi les derniers à avoir pris cette décision, car bon nombre d’autres mélomanes se sont déjà bien installés sous le chapiteau. Si bien qu’en débarquant, il est bourré comme un œuf. Et à cette heure-ci, c’est inattendu ! Il faudra donc assister au début du spectacle, à l’extérieur. Il règne une ambiance incroyable sous la tente. Faut dire que non seulement la belle Ecossaise ne manque pas de charme, mais elle a un don pour manipuler la foule. Maintenant, côté musical, l’électro/pop dispensée par la formation n’est vraiment pas dans mes cordes…

Retour donc sur la scène principale où Sia est programmée. Quand elle monte sur les planches, elle accuse un léger retard. Elle est vêtue d’une majestueuse robe blanche. Qui s’ouvre à mi-parcours d’« Alive » pour laisser la place à trois danseuses. Parmi lesquelles figure la petite Maddie Ziegler, devenue célèbre pour ses apparitions remarquables dans les clips de l’Australienne. Une chose est sûre, c’est l’autre star du show. En fait, on se demandait comme Sia –en général, bien trop statique– allait parvenir à rendre ses spectacles attractifs. Et bien elle a trouvé la solution : elle demeure en retrait, et laisse les danseurs et les acteurs focaliser tous les regards. Parfois on a l’impression d’assister à une pièce de théâtre, voire à un film. Si les titres les plus notoires ne sont pas négligés, il faut avouer que l’assistance est avant tout scotchée par le talent de Maddie. La gamine épate la galerie et tout particulièrement sur « Eslastic Heart », morceau au cours duquel elle réalise une performance parfaite en duo avec un danseur (NDR : qui n’est pas Shia Labeouf, comme dans le clip). Le show est superbement travaillé, et au sein d’un amphithéâtre, il devrait être incroyable.

Impossible ensuite d’accéder à l’A8 Arena, pour assister au concert de M83. Il y a beaucoup trop de monde, y compris à l’extérieur. Tant pis, on se contentera de l’Europe Stage où un groupe luxembourgeois, Say Yes Dog, a pris place sur le podium. Les drapeaux grand-ducaux flottent dans les airs. Le trio défend une forme d’électro assez proche de celle pratiquée par M83. Il y a peu de monde sous la tente, mais le combo se vide les tripes. Et franchement certains morceaux, surtout les plus dansants, comme « A Friend » ou « Stronger », passent parfaitement la rampe…

Une nouvelle journée se termine. Encore 24h à tenir. Mais pourquoi donc se plaindre quand on prend autant de plaisir ?

(Organisation : Sziget Festival)

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dimanche, 14 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : dimanche 14 août

Déjà dimanche ! Le temps passe trop vite… Et pourtant, les nuits sont très brèves sur l’île de la liberté. La moitié du festival est déjà derrière nous et il ne reste donc plus que trois jours de musique. On va en profiter à fond ! C’est aussi une journée au cours de laquelle les drapeaux belges vont flotter dans le ciel hongrois, car Oscar And The Wolf se produit à l’A38 Arena !

Mais préalablement, direction la Volt Stage, située juste en face du podium où se produira le loup belge, en début de soirée. Babel foule les planches de cette estrade consacrée à la scène hongroise. Un jeune quatuor qui pratique un rock nerveux plutôt british. D’ailleurs, le Led Zeppelin constitue une de ses influences majeures. Il ne doit pas y avoir plus de 50 âmes ; mais malgré le contexte, le combo donne tout ce qu’il a dans le ventre. Les cordes sont acérées et la voix est particulièrement agréable à l’oreille. Hormis quelques mots en magyar, les textes sont exprimés dans la langue de Shakespeare. Ce qui facilite la compréhension, on ne va pas le cacher ! Sympathique, cette formation issue de Budapest constitue une jolie découverte pour votre serviteur !

Avant qu’Oscar ne grimpe sur l’estrade, on a encore le temps d’assister au set de Szabo Benedek Es A Galaxisok. Un combo de blues local, ma foi, fort classique, dont le chanteur impressionne, surtout pas sa voix singulièrement rauque.

Dès que la route est traversée, l’A38 ouvre ses portes. Les drapeaux belges et les maillots des Diables Rouges sont en supériorité numérique. Il n’est que 16h45 et le chapiteau est déjà bien rempli ! Oscar and the Wolf s’était produit à l’Alhambra de Mons, il y a deux ans, devant 300 personnes. La progression est hallucinante ! Si on ne peut qu’être impressionné par ce parcours, le scepticisme est de rigueur en ce qui concerne la musique. Les compos sont un peu trop tranquilles à mon goût et bien trop focalisées sur Max Colombie, le leader du combo. Malgré des tubes comme « Princes » ou « Strange Entity », le set ne parvient pas à m’emballer. En outre, le Belge joue beaucoup trop avec son image de beau mec ; et à la longue, cette attitude devient lassante voire agaçante. Ansi, le show devient de plus en plus redondant ; aussi, je décide de m’esquiver, un peu avant sa fin. En fait, ce genre d’électro/pop n’est vraiment pas ma tasse de thé…

Changement complet de décor sur la Main Stage. Sum 41 monte sur les planches. Il s’agit d’une des figures du proue du pop/punk de la fin des 90’s. A cette époque, les stations radiophoniques diffusaient régulièrement des titres comme « In Too Deep » ou « Still Waiting ». Le band canadien est donc de retour, cet été, avant de publier un nouvel elpee, dont la sortie est prévue pour la rentrée. C’est en tout cas typiquement le genre musical que les festivaliers appréciaient au cours de leur adolescence. Et manifestement, ils sont ravis de voir que le petit Deryck Whibley n’a rien perdu de potentiel vocal énergique. Peut-être pris d’un élan de nostalgie, la fosse commence à remuer dans tous les sens et se laisse entraîner par la puissance des morceaux développée par les Canadiens. Et cerise sur le gâteau, Sum 41 ose une reprise du « We Will Rock You » de Queen. Plutôt réussie d’ailleurs ! They are back !

Profitant d’un petit vide dans la programmation, je décide d’aller prendre une douche. Et elle est franchement réparatrice. Retour vers la Main Stage, vers 21h30, pour le dj set de David Guetta. Le Français jouit d’une énorme réputation dans le milieu. Pourtant, sa philosophie ne m’emballe guère. Trop commerciale à mon goût. Par curiosité, je me plante aux premiers rangs. Bien évidemment, le Parisien enchaîne les tubes. Surprise quand même, le répertoire est varié. Entre les passages électro et house, le rock a également droit de cité. A l’instar du remix d’un titre des White Stripes. Il est même plutôt sympa. Et le morceau qui a servi lors de l’inauguration de l’‘EURO 2016’ y passe aussi, forcément. Mais celui-là, on l’a trop entendu durant la compétition française… Finalement, je m’éclipse, après « Sexy Bitch », que reprend l’ensemble de la foule, avec enthousiasme. Guetta a finalement agréablement surpris dans le choix de sa set list. On s’attendait à bien pire !

Une nouvelle fois, c’est dans l’A38 que la suite de la soirée se déroule. Brains grimpe sur le podium, quand nous débarquons. Ce collectif de drum&bass jouit d’une solide notoriété à Budapest. Le spectacle est particulièrement énergique ; et on se prend facilement au jeu, même si on ne comprend rien à ce que le chanteur raconte. Pas le genre de truc qu’on réécoutera une fois rentré, mais très sympa sur place !

Bloc Party est attendu de pied ferme. Les deux premiers long playings de la formation insulaire avaient apporté un vent de fraîcheur à la scène rock contemporaine. Depuis, elle a légèrement changé de cap en tâtant de l’électro. Une option pas vraiment convaincante. Apparemment, le set devrait inclure de nombreuses compos qui datent des débuts. C’est une bonne nouvelle ! Pourtant, Kele Okereke et ses acolytes entament leur show par le paisible « Only He Can Heal Me », une nouvelle compo. Un démarrage en mode mineur. Heureusement, « Hunting for Witches » embraie. C’est un des titres les plus notoires du band et il va définitivement lancer le concert. Hormis l’insipide « Mercury », le climat monte en puissance pour atteindre son premier point d’orgue sur « Banquet ». Quel plaisir de retrouver ces riffs de gratte tellement caractéristiques qui ont maqué les premiers pas de Bloc Party ! Mais aussi la voix du chanteur, dénuée de tout artifice. Rien que du bonheur ! Et après un interlude de deux ou trois morceaux plus calmes, « Flux » repart en force ! C’en est trop pour Kele qui tombe définitivement la chemise ! Et pourtant, l’expression sonore a replongé dans l’électro. Mais bien corsée. De quoi se régaler. Pas le temps de reprendre son haleine et « Helicopter » souffle tout sur son passage. Titre-phare du band, il administre une terrible décharge électrique à l’ensemble de l’auditoire. Et, sans doute pour permettre à celui-ci de reprendre ses esprits, suite à la claque qu’il vient de se voir administrer, le set se clôt par deux compos un peu plus anecdotiques. En quatre extraits du premier LP et trois du second, Bloc Party est parvenu à combler les fans de la première heure. Dont votre serviteur ! Un fameux retour en force !

La journée s’achève. Après avoir effectué un petit crochet par l’A38 Arena, où se déroule un set de drum&bass, on décide de s’attarder dans le Reggae Village. Le Sénégalais Azou est derrière les manettes ; et il a la lourde tâche d’entretenir l’ambiance jusqu’au bout de la nuit. Et c’est la tête remplie de ces rythmes afro que je pars me coucher. Plus que deux jours à tenir !

(Organisation : Sziget Festival)

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samedi, 13 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : samedi 13 août

Ce samedi est une journée très attendue par de nombreux festivaliers. Et pour cause, Muse y est programmé sur la grande scène. Pas vraiment fan du trio, votre serviteur ira quand même jeter un œil –et surtout une oreille– à son set. Et puis, il ne faut pas oublier qu’il y a Sigur Rós, zappé lors du festival de Dour. Sans oublier Roisin Murphy. Mais encore et surtout des découvertes qui font le charme du Sziget.

Mais tout d’abord cap vers l’ Europe Stage pour assister au set de We Are Match. Je l’avais épinglé avant de partir pour la Hongrie. Mais je ne me souviens plus pourquoi. Ce sera donc une surprise. Mais dès les premiers accords dispensés par la formation française, la mémoire me revient. En fait, le combo pratique un math rock puissant qui plaît aux aficionados de Foals. Dont je fais partie. Un style de niche où chaque formation est une curiosité. En tout cas, le quatuor ne manque pas d’originalité. Dés le début du set, le chanteur balance trois requins gonflables dans la fosse. On comprend vite pourquoi : la chanson s’intitule « The Sharks ». Evidemment, les squales se promènent sur la foule au gré des impulsions données par les spectateurs. Arrivés sans matos, oublié quelque part dans l’Hexagone par la compagnie aérienne, les musicos se produisent sur celui prêté par les organisateurs. Et pourtant, ils n’hésitent pas à le malmener. Le synthé est fameusement secoué! Le quatuor ne manque en tout cas pas de rappeler combien il est content d’être là. Le show se termine d’ailleurs dans la bonne humeur grâce à des morceaux de plus en plus dansants. La journée est bien lancée !

A quelques encablures de l’Europe Stage, il y a la Volt Stage. Cette petite scène est destinée aux groupes locaux. Par curiosité, je m’y arrête au moment où Marge grimpe sur l’estrade. La jeune femme est flanquée d’un backing group. Et cette jolie petite brunette ne manque pas de caractère. Mais il ne faut vraiment pas s’arrêter à cet aspect plastique, car la musique est également de bonne facture. Et variée ! Aucune compo ne ressemble à une autre, et on a même droit à un titre de hip hop, interprété par le claviériste. Même si les textes sont exprimés en idiome magyar, dont on ne comprend que dalle, on passe un bon moment. Nouvelle découverte intéressante !

Après une petite balade, on me pose devant la Main Stage pour quelque temps. Car avant Sigur Rós et Muse, Bring Me The Horizon y est programmé. En débarquant un peu après le début des hostilités, on est déjà soufflé par le volume sonore. Les haut-parleurs tremblent. La formation britannique est un des grands noms du metalcore ; et elle n’est pas venue à Budapest pour rigoler ! La voix d’Oliver Sykes traverse toute la plaine. L’auditoire lève les bras ou jumpe sans relâche. L’intensité est constante et l’ambiance survitaminée. Un climat au sein duquel le concert va baigner de bout en bout. Pas étonnant que Bring Me The Horizon soit une référence du genre !

Votre serviteur avait volontairement délaissé le show de Sigur Rós à Dour, car il savait que le band islandais revenait au Sziget. Donc plus question de le snober. Et puis, il était intéressant de réaliser ce que les Nordiques ont encore dans le ventre. Mais il est manifestement difficile de définir le style du quatuor. Les influences sont nombreuses et les compositions s’avèrent généralement minimalistes. Pourtant elles sont superbes. Et le light show est impressionnant. Mais en plein air et sous le soleil, difficile de pénétrer dans leur univers. Sous un chapiteau sombre, en salle ou alors pendant la nuit, les envolées épiques communiqueraient davantage d’émotions. Tout comme les vocaux atmosphériques. Ou encore l’intensité, pourtant palpable. C’est un avis personnel, car on ne peut reprocher quoi que ce soit au groupe. Et pour cause, le répertoire proposé est tout bonnement excellent. A revoir dans un autre contexte !

Le temps de casser la croûte, et le concert de Muse débute. Alors j’avoue clairement n’avoir jamais compris l’engouement dont profite ce trio. La scène rock britannique possède de meilleurs ambassadeurs (NDLR : en fait, c’est « Showbiz », son premier elpee, paru en 1999, qui a servi de détonateur ; il s’inscrit dans la même veine que « The Bends » de Radiohead –pas étonnant, il a également été produit par John Leckie– auquel on le rapproche) Mais manifestement, la notoriété de Muse est devenue phénoménale. D’ailleurs devant la Main Stage, il y a davantage de peuple que pour Rihanna. Après une courte intro enregistrée, le combo ouvre par « Psycho ». L’ambiance dans la fosse est rapidement hystérique. Et comme par hasard, « Hysteria » arrive très vite dans la set list. Le groupe sait gâter ses fans. Le problème, c’est que la communication est inexistante. Pas de surprise, les musiciens se sont déjà expliqués à ce propos. Ils veulent rester dans leur concert. Mouais, choix plus que discutable, parce que finalement, la plus-value par rapport aux versions studio n’est pas flagrante. Le son est plus puissant que celui diffusé dans les baffles de la voiture, mais pour le reste… Bref tous les tubes y passent. Donc pour éviter la cohue, je décide de mettre le cap sur l’A38 Arena. De loin j’entends –et ce n’est pas une surprise– « Knights of Cydonia » qui achève le show de Muse. Pas de regrets, j’ai une sainte horreur de cette chanson…

Molotov termine son set lorsque je pénètre dans l’antre. Les drapeaux mexicains flottent dans les airs ; pas besoin d’ouvrir le programme pour connaître le pays d’origine du band. Il n’y a pas grand monde, mais l’ambiance est phénoménale. En fait, sa musique campe un cocktail de rock et hip hop. En me renseignant auprès d’un spectateur, j’apprends que cette formation est une des plus notoires, dans le genre, au Mexique. Pas surprenant que l’atmosphère soit à ce point festive dans la fosse. La foule reprend d’ailleurs en chœur, le moindre petit refrain. Assez impressionnant et plus marrant que Muse en tout cas.

Irlandaise, Roisin Murphy est toujours aussi jolie. Et puis elle jouit d’une grosse expérience au sein de la musique électronique, expérience qu’elle a acquise en militant chez Moloko, pendant plusieurs années. Sa trajectoire solo ne dévie pas trop du genre. La voix est belle et le jeu de scène intéressant. Roisin change en effet de chapeau entre chaque chanson. Original ! Mais le set n’est pas vraiment transcendant. Et puis quelle déception de ne pas entendre la moindre référence à la musique traditionnelle de son pays. Les artistes irlandais – y compris les plus célèbres, comme U2, par exemple, n’oublient jamais leurs racines. Pas Murphy apparemment. Dommage ! 

Excision embraie sous l’A38. Ce qui va clore une longue journée. Le DJ canadien est soutenu par deux chanteurs ; et pendant une heure, il va envoyer de la grosse dupstep. En sortant du chapiteau, les oreilles sifflent quelque peu ; mais à nouveau, je suis satisfait d’avoir pu assister au dj set d’un artiste aussi réputé. Et ce même si son style n’est pas vraiment ma tasse de thé. Lors d’un festival, il faut garder l’esprit ouvert et goûter un peu à tous les râteliers. Demain on remet d’ailleurs le couvert, et la journée sera particulièrement chargée.

Jó éjszakát (ou bonne nuit) !

(Organisation : Sziget Festival)

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vendredi, 12 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : vendredi 12 août

Nouvelle journée au milieu du Danube. Première constatation, la température est bien plus élevée que les jours précédents au cours desquels le mercure ne dépassait pas les 25 degrés. A midi, on est déjà au-delà ! Après l’apéro, on se dirige vers l’Europe Stage. Il s’agit d’une petite scène réservée exclusivement aux artistes européens. Mais vous vous en doutiez n’est-ce pas ?

La formation allemande Isolation Berlin ouvre le bal. Le public est assez clairsemé. M’enfin, on remarque la présence de quelques drapeaux allemands qui flottent dans les airs. Sa pop ne brille vraiment pas par son originalité. Sa spécificité émane du chant exécuté dans la langue de Goethe. Qui, il faut bien l’avouer, n’est pas la plus belle au monde. Un départ en mode mineur pour ce vendredi.

Bombay se produit au même endroit. Un quatuor néerlandais qui pratique du rock. Et franchement on ne va pas être déçus. Son style est manifestement influencé par Arctic Monkeys. Que ce soit la voix ou les compos, tout y fait penser. Le band aurait pu être britannique. Les morceaux sont rythmés. Les cordes sont nerveuses. Le point d’orgue du set ? « Slow Motion ». Le débit vocal est rapide. Les backing vocaux sont addictifs. Il s’agit d’un titre paru en single, en début d’année. Et c’est un tube en puissance. La première belle découverte de ce Sziget. A mon humble avis, ces jeunes Amstellodamois ont tout pour réussir…

Pour la première fois, nous nous rendons à la World Stage. Comme son nom l’indique, elle est consacrée aux musiques du Monde. Yiddish Twist Orchestra s’y produit. Un collectif insulaire dont la musique passe plutôt bien sous le soleil. Une expression sonore funkysante réminiscente des années 50 ; et qui s’adapte parfaitement au contexte. En dégustant un petit cocktail apéritif en plein air, c’est le pied !

Direction la Main Stage pour Bastille qui y est programmé à 19h30. Un crochet plutôt bref. Sa pop est tellement lisse… Le chanteur adresse de multiples clins d’œil aux filles. Et apparemment, elles apprécient. Pourtant, les compos se ressemblent toutes et sont loin d’être convaincantes. Comme groupe britannique, on a déjà vu et surtout entendu mieux. Heureusement qu’il y a Editors dans deux heures…

Le quintet issu de Birmingham montera sur les planches à 22h, dans l’A38. Sous un énorme chapiteau où la chaleur est insupportable. En débarquant vers 20h30, K.I.Z. achève son set. Encore une formation allemande. Berlinoise, très exactement. Qui s’exprime également dans sa langue natale pour y dispenser un hip hop terriblement puissant auquel répond –en hurlant– toute l’assistance. Qui remue comme un seul homme. C’est même impressionnant. Outre-Rhin le groupe jouit d’une solide réputation. Pas étonnant qu’elle reprend les refrains en chœur. Maintenant, il faut reconnaître que le style musical proposé n’est guère distingué…

Le public de K.I .Z. est totalement différent de celui d’Editors. Le chapiteau se vide. Avant de se remplir –mais à moitié– d’aficionados du combo britannique. Surprenant voire incompréhensible, mais Manu Chao squatte les planches de la Main Stage au même moment. Ceci explique sans doute cela ! Maintenant, il est vrai qu’Editors n’est guère connu en Europe Centrale. Et puis, je dois avouer ne pas encore bien connaître la carrière du band. Un bon concert devrait donc m’inciter à approfondir sa discographie.

Le spectacle démarre en force. Les musicos injectent énormément d’énergie dans leurs compos et la température monte rapidement de quelques degrés. Comme si dans ce sauna, elle n’était pas encore assez élevée. « All The Kings », « Sugar » et « Ocean of Night » retiennent particulièrement mon attention. L’interprétation est parfaite. Mais c’est évidemment « Papillon » qui va mettre le feu. Particulièrement entraînante, cette chanson synthétise tout ce que le groupe fait de mieux. Tout au long de ce morceau, le synthé est récurrent mais jamais redondant. Ce qui le rend terriblement addictif ! Une véritable tuerie et le meilleur morceau entendu lors de ce Sziget, pour l’instant.

Et le show de s’achever par « Marching Orders ». Un set vraiment épatant. Faudra vraiment que j’aille explorer le répertoire de cette formation.

Comme d’habitude, cette soirée se clôture par un DJ exotique. Pour l’instant, on tient le coup, mais la fatigue commence à s’installer. Enfin, demain est un autre jour !

(Organisation : Sziget Festival)

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jeudi, 11 août 2016 03:00

Sziget Festival 2016 : jeudi 11 août

Bonne surprise, la nuit a été plutôt bonne. Se réveiller à 10h, c’est assez tôt lors d’un festival, en somme (?!?!). Surtout quand on a fait la fête jusqu’au bout de la nuit. Toutes les scènes sont ouvertes aujourd’hui mais la programmation de ce jeudi semble être la plus faible du Sziget. L’occasion est donc belle pour aller visiter Budapest, pendant quelques heures…

Grâce au Citypass, nous avons droit à un trajet en bateau sur le Danube jusqu’au centre-ville. Une expérience à ne rater sous aucun prétexte, car elle se révèle fort agréable. L’architecture de Budapest est en tout cas superbe. Les vestiges de l’Empire austro-hongrois sont encore bien visibles à travers des bâtiments majestueux. Après avoir avalé un petit repas traditionnel –un goulasch, pour ne rien vous cacher–nous mettons le cap sur les bains Gellert. Cet endroit magnifique est incontournable au sein de la capitale hongroise. Et on peut y vivre un moment de détente inoubliable. Bref, c’est sympa mais bon, on ne va pas y passer la nuit. Et si on allait écouter un peu de musique ?

Retour donc sur l’île de la liberté pour le concert de la superstar Rihanna. Comme on pouvait s’y attendre, la Main Stage est bourrée comme un œuf. Faut dire que c’est un des shows les plus attendus du festival. Problème, elle accuse une grosse demi-heure de retard sur l’horaire. Un manque de respect à l’égard de son public. Mais surtout un comportement qu’elle va devoir racheter pendant son set. Enfin, la diva monte sur l’estrade et entame sa prestation par l’excellent « Stay ». Première constatation, la chanteuse est très agréable à regarder ; c’est le moins que l’on puisse dire. En outre, cette première chanson met bien en exergue sa magnifique voix. Un bon choix pour commencer ! La Barbadienne va quand même aligner une vingtaine de titres tout au long de ce véritable show à l’américaine. Tous les tubes vont y passer, depuis « Umbrella » à « Diamonds » en passant par quelques reprises comme le « Take Care » de Drake ou celle –très réussie– du « Same Ol' Mistakes » de Tame Impala. A chaque morceau, elle réserve une chorégraphie particulière, le plus souvent en compagnie de danseuses. Pas vraiment fan de l’artiste, je n’en attendais pas grand-chose. Finalement, même si le spectacle n’était pas exceptionnel, il s’est avéré correct. En outre, assister au show d’une  star internationale constitue une expérience intéressante. La première pour votre serviteur.

Après un set, avouons-le, plutôt calme, on a envie de se farcir du gros son. Pour la première fois, nous nous rendons à la Telekom Arena où apparemment une soirée orange est organisée. Pas moins de quatre djs néerlandais s’y succèdent ce jeudi. En arrivant sur place, Apster est derrière ses platines. Le chapiteau est déjà bien rempli et l’ambiance monte progressivement en intensité. Plutôt classique, le dj set recèle quelques moments plus calmes avant l’explosion de décibels.

Mais le show le plus attendu, c’est celui d’Afrojack. Désolé, mais c’est un illustre inconnu pour votre serviteur. Pourtant, il s’agit d’un grand nom de la house. Enfin, c’est ce que la rumeur veut bien colporter. Et bien, vérifions donc sur place. Et puis nous sommes très bien placés, à une quinzaine de mètres du podium. Ce qui va manifestement nous mettre dans des conditions idéales pour apprécier l’expérience. Le Batave n’est pas venu seul. Il a emmené un animateur. Ou plus exactement un chauffeur de salle dont le rôle consiste à donner des consignes à la foule. Des consignes qui se limitent quand même à des phrases du style ‘Put you hands up’ ou ‘Jump’. Cependant, il accomplit parfaitement sa mission. Afrojack a le don de varier son set entre compos personnelles et remixes. Ce qui lui permet d’éviter la redondance. Une technique qui provoque rapidement le délire dans la foule. Les festivaliers sautent dans tous les sens. Le Sziget est véritablement lancé ! Le Néerlandais n’oublie pas de programmer son remix du « Run The World » de Beyoncé, compo pour laquelle il avait participé à la confection. Mais également un mash-up entre un de ses titres et le « Highter Place » de Dimitri Vegas & Like Mike. Il faut le reconnaître, Afrojack a littéralement retourné la Telekom Arena !

La soirée se termine par un autre dj set qui se déroule au Budapest Park. Celui d’un Hongrois dont la set list aligne de chouettes morceaux de rock classique. Idéal pour bien se poser avant d’aller se reposer. Car demain, les concerts commencent dès 15h !

(Organisation : Sziget Festival)

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