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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

mardi, 17 novembre 2015 18:35

Nouveau single pour Hydrogen Sea

Le duo bruxellois Hydrogen Sea a dévoilé son nouveau single « Before I Go ». Le morceau est le premier extrait de l’album du groupe qui sortira courant 2016.

Le clip est disponible ici.

Le trajet entre Mons et Tourcoing ne nécessite, en général qu’une heure de route. Néanmoins, transiter par Lille pour se rendre au Grand Mix n’est jamais une bonne idée ; et votre serviteur est pourtant tombé dans le piège. Lorsque le périphérique est engorgé, il faut prendre son mal en patience. En outre, il faut reconnaître que la signalisation relative aux déviations, suite aux travaux, est absolument catastrophique. Si vous avez le malheur de manquer une bretelle, vous vous retrouvez en pleine agglomération ou alors carrément dans la nature...

Ce qui explique pourquoi, il ne m’a pas été possible d’assister au set Bo Ningen. En débarquant au Grand Mix, la formation japonaise venait de le terminer… 

A peine le temps de s’hydrater, et Wolf Alice monte sur l’estrade. Un groupe britannique au style très particulier. Le son est clairement rock mais la voix de la très charmante Ellie colle plutôt à la pop. Si on souhaite définir le genre, il faut donc plutôt parler de rock alternatif. Les Anglais libèrent énormément d’énergie en ‘live’. Dans ce domaine, on ne peut pas leur reprocher grand-chose. Néanmoins, les compositions sont très brouillonnes et il est difficile de distinguer une mélodie de l’autre. Ce qui explique pourquoi toutes les compos se ressemblent. Dans ce contexte, l’ennui guette… Seul l’excellent gratteur Joff Oddie sauvera l’ensemble du naufrage de la prestation de son band.

Après seulement 35 minutes sur les planches, le combo se retire et cède le relais à The Districts. Immédiatement, on tombe sous le charme de la voix du chanteur de ce band yankee. Elle (NDR : la voix !) a un potentiel impressionnant et il (NDR : le chanteur) s’en sert assez bien. Le hic procède du manque de constance entre les morceaux. Certains sont excellents, mais d’autres sont totalement anecdotiques, ne permettant pas au concert de prendre son rythme de croisière. Il va cependant s’achever sur une bonne note. Grâce à l’épatant « Young Blood la foule pendant plus de dix minutes, s’autorisant un pont mémorable à la mi-parcours. Votre serviteur reste néanmoins légèrement sur sa faim. Peut-on vraiment parler de bon concert, si seul la moitié des morceaux valent la peine ?

Place ensuite à la curiosité de la soirée. Qui prend place sur l’estrade, une demi-heure plus tard. Fat White Family jouit d’une réputation de band insolent et un peu dingue. Et pourtant, il va nous réserver une parodie de spectacle. Considéré parfois comme le dernier groupe de vrai punk, il grimpe sur le podium dans un état d’ébriété déplorable. Certes, il est 22h30 ; mais ce n’est pas une excuse. Le chanteur, qui s’est forgé une réputation de personnage excentrique, va passer l’entièreté de son temps à réquisitionner les bières des spectateurs, les enfilant presque cul sec. Le bilan n’est pas brillant… Après moins de 25 minutes de titres pourtant très bons, le combo anglais vide les lieux. Et les assistants sont clairs : les musicos ne reviendront pas. Pas besoin d’aller chercher une raison très loin. Lias Saoudi, le vocaliste, est trop saoul pour continuer. Et d’autres membres du groupe sont dans le même état. Ce manque de respect à l’égard du public est inacceptable. C’est, certes, l’image que veut se forger le groupe mais il ne faut pas abuser. La foule qui s’est déplacée en attendait davantage…

C’est donc avec une grande déception que je reprends la route vers Mons. Le Festival les inRocKs Philips n’est pas une réussite, ce jeudi soir, à Tourcoing. Wolf Alice et The Districts se sont débrouillés plus ou moins correctement ; mais s’il persiste dans cette voie, Fat White Family risque bien de se voir fermer les portes de la France et peut-être même de l’Europe entière…

(Organisation : Inrocks + Grand Mix)

La rumeur le taxe de caractériel, désagréable et froid. Après le concert livré au Grand Mix, on peut le déclarer sans hésiter : Bradford Cox n’est pas la ‘tête de lard’ qu’on veut bien nous laisser croire. Bien sûr, le chanteur de Deerhunter est un fameux personnage. Le nier serait un mensonge. Avez-vous déjà vu un artiste assurer son propre supporting act ? Personnellement, jamais. C’est pourtant sous le pseudonyme d’Atlas Sound que Cox monte sur les planches, vers 20h30. Il ouvre donc la soirée pour… lui-même. Hors norme, il faut l’avouer ! Néanmoins, ce projet solo est anecdotique car trop expérimental. Bradford joue un peu pour se faire plaisir, mais sa prestation est plutôt ennuyeuse.

Il le reconnaît cependant quelques minutes plus tard, après être grimpé sur l’estrade, en compagnie des autres musiciens de Deerhunter. ‘Je vous ai endormi, je vais maintenant vous réveiller !’ Ce n’était pas perceptible lors de la première partie, mais Cox a l’air en pleine forme. Et c’est une excellente nouvelle ! Car non seulement, il est atteint du syndrome de Marfan ; mais en outre, renversé par une voiture début décembre 2014, il a été sérieusement blessé.

C’est le second chanteur du groupe, Lockett Pundt, qui ouvre le bal vocal sur « Desire Lines ». Issu du quatrième opus « Halcyon Digest », le morceau met en valeur les grattes, un des gros points forts de la formation aux multiples facettes. Les styles vont d’ailleurs se mélanger durant tout le concert. On passe ainsi du punk au garage ou encore au rock expérimental, presque sans transition. Deerhunter va d’ailleurs se promener à travers toute sa discographie, plutôt éclectique. Enfin pas vraiment toute. L’excellent album « Monomania » sera complètement oublié. Finalement, le fort sympathique bassiste Josh McKay confiera à votre serviteur, la raison de cette lacune, juste après la représentation. Un guitariste n’a pas pu accompagner le band durant la tournée et personne n’a eu le temps d’apprendre les accords pour le remplacer. Ainsi, ce manquement devrait être rapidement corrigé.

Evidemment, le set réunit une majorité de titres issus de « Fading Frontier », sorti très récemment. Les morceaux sont cependant retravaillés et dévoilent tout leur potentiel. Trop paisible sur disque, « Living My Life » prend même carrément une autre dimension en ‘live’! Il s’agit bel et bien d’un concert rock !

Entre presque chaque chanson, Bradford Cox s’arrête pour discuter avec le public. Ce qui n’est pas habituel, surtout à ce point. Nous avons ainsi droit à des débats sur la qualité de la batterie, la culture du Nord de la France, l’architecture de Tourcoing… Surprenant pour un personnage aussi tourmenté. Les spectateurs finissent même par se demander s’il n’est pas saoul ; mais Cox mettra rapidement fin à toute suspicion : ‘Je sais que j’ai l’air bourré mais je ne bois pas !’

C’est –à mon humble avis– par la meilleure chanson jamais écrite par le combo que la première partie du set s’achève. Extraite du long playing « Microcastle », « Nothing Ever Happened » est une plage d’un peu moins de six minutes. Le quatuor va la développer jusqu’à atteindre près de 20 minutes ! A la fois garage et expérimental, le morceau permet surtout de se rendre compte de la qualité technique des instrumentistes. Cox opère même une démonstration en jouant la fin du titre sur le manche de sa guitare. Remarquable !

Un rappel est bien évidemment réclamé par l’auditoire qui remplissait aux trois-quarts la petite salle du Grand Mix. Deerhunter revient sur le podium, sauf le leader qui plonge immédiatement dans la fosse, pour discuter avec deux jeunes femmes. Bradford Cox qui drague en plein concert, c’est assez cocasse. Après avoir feint un malaise, Cox reprend sa gratte pour terminer son spectacle. C’est finalement sur un morceau des débuts du band yankee que se clôture la soirée. D’abord très doux, « Fluorescent Grey » monte dans les tours avant d’offrir une explosion finale attendue par tout le monde.

Plus d’1h45 de concert, un son presque parfait, une sympathie de tous les instants… Aux yeux et aux oreilles des quelques 400 personnes présentes ce lundi soir au Grand Mix, Deerhunter a complètement cassé son image de groupe prétentieux et antipathique ; mais a aussi prouvé qu’actuellement, il méritait bien de trôner au sommet de l’indie rock...

Setlist :

Desire Lines
Breaker
Duplex Planet
Revival
Don't Cry
Living My Life
Rainwater Cassette Exchange
All The Same
Take Care
Nothing Ever Happened

---------

Agoraphobia
Cover Me (Slowly)
Ad Astra

Fluorescent Grey

(Organisation Grand Mix)

vendredi, 06 novembre 2015 18:59

Coldplay a toujours des rêves plein la tête

Coldplay a annoncé la sortie mondiale de leur septième album studio, « A Head Full Of Dreams », le 4 décembre sur le label Parlophone Records. Cet album a été enregistré entre Malibu, Londres et Los Angeles et regorge de featuring prestigieux comme Beyoncé, Noël Gallagher, Tove Lo et Merry Clayton. Le disque sera joyeux et coloré, à l’image de l’énergie retrouvée par le groupe.

Le premier single « Adventure of a Lifetime » est disponible ici

Tracklisting :

1. A Head Full Of Dreams

2. Birds

3. Hymn For The Weekend

4. Everglow

5. Adventure Of A Lifetime

6. Fun

7. Kaleidoscope

8. Army Of One

9. Amazing Day

10. Colour Spectrum

11. Up&Up

vendredi, 06 novembre 2015 18:32

Un BD-Concert à Ath en décembre

Un BD-Concert de  « The Hyenes » aura lieu le samedi 12 décembre à 20h au Palace de la Maison Culturelle d’Ath.

C’est un spectacle hybride et hors normes… Un montage vidéo reprend l’intégralité des images et des textes du livre sous la forme d’un « diaporama » dynamique projeté sur un écran géant.

Le spectacle proposé est « Au Vent Mauvais » de Thierry Murat et Rascal, une histoire passionnante à propos d’une chasse au trésor ! Ce Road-Movie est mis en musique par le groupe « The Hyènes » . On suit alors la BD en musique et en images !

Le groupe est un regroupement de musiciens biens connus. D’abord Jean-Paul Roy et Denis Barthe. L’ex-batteur de Noir Désir retrouve son bassiste (passé guitariste pour l’occasion) pour la BO du film "Enfermé dehors", d’Albert Dupontel. C’est à cette occasion qu’ils montent le groupe, avec Vincent Bosler, l’ex-leader de  the Spooky Jam. Aujourd’hui accompagné d’un violon, d’un harmonica et d’une basse, le groupe continue d’explorer son rapport à l’image dans ce tout nouveau concept de BD-Concert qui promet d’être exceptionnel.

L’auteur belge de la BD sera présent pour une séance de dédicaces avec le groupe après le spectacle.

Plus d’informations ici.

En concert du du jeudi 03/12 au samedi 12/12/2015 en Belgique

03/12/2015 Maison de la culture Famenne-Ardenne

04/12/2015 Centre culturel de Comines

05/12/2015 Centre culturel de Huy

10/12/2015 W:Halll – Auditorium 1150 Bruxelles

11/12/2015 Espace Duesberg 4800 Verviers

12/12/2015 Le Palace 7800 Ath (Pour gagner des places, c'est )

Pour les infos complémentaires, c'est encore ici

 

 

 

mardi, 03 novembre 2015 00:00

Une setlist un peu trop déséquilibrée…

Pour la troisième fois d’affilée, Beach House est accueilli par une Ancienne Belgique sold out. La dream-pop séduit manifestement le public belge ; et tout particulièrement celui issu du Nord du Royaume ; d’ailleurs, en débarquant au sein de la mythique salle bruxelloise, on entend surtout parler le néerlandais.

En guise d’apéritif, c’est le jeune Dustin Wong qui monte sur les planches. En solitaire. Un choix qui peut sembler étonnant ; et pourtant le garçon ne manque pas de talent et renvoie une image fort sympathique. Le jeu de guitare est calme mais fort agréable. L’artiste passera d’ailleurs de nombreuses minutes au stand merchandising, pour essayer de vendre ses disques. Pas sûr que son commerce ait été couronné de succès…

Car c’est pour Beach House que la foule s’est déplacée. Avant le début du spectacle, elle sait très bien que le climat risque d’être paisible et planant, dans le plus pur style de ces Américains. La suite montrera que c’était à moitié vrai. En tout cas, on s’attend à de nombreuses nouvelles chansons. Beach House a en effet publié deux albums au cours des trois derniers mois ! « Depression Cherry », fin août, et « Thank Your Lucky Stars », en octobre. Et à mon humble avis, le second est certainement le meilleur. Bref, nous allons pouvoir juger plus précisément de ces deux œuvres durant ce show.

A l’origine limité à un duo, le line up est devenu quatuor suite au recrutement de deux musiciens supplémentaires ; et ce afin de proposer une expérience live digne de ce nom. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que Victoria Legrand et le reste de la troupe monte sur les planches. Plage d’ouverture de « Depression Cherry », « Levitation » ouvre les hostilités. La progression crescendo du titre est parfaite pour une entrée en matière, introduisant une des spécialités des citoyens de Baltimore : le synthétiseur. La plupart des morceaux sont en effet construit sur une base simple, de quelques notes sur cet instru. L’autre particularité, et certainement la plus caractéristique, c’est cette voix androgyne de Legrand. Elle est proche de la perfection ; d’ailleurs le chant sera un des points forts du concert. Une telle qualité vocale est tout simplement stupéfiante.

Malheureusement, le set souffre de quelques faiblesses. Tout d’abord, la setlist privilégie un peu trop les compos des deux derniers elpees. Il faut attendre six chansons, avant d’entendre un titre moins récent. Pour mieux rentrer dans le show, il aurait sans doute été préférable d’y inclure « Silver Soul » (« Teen Dream »), bien plus tôt.

Et c’est bien là le problème, « Depression Cherry » est un album décevant et en extraire 7 pistes sur 17, c’est beaucoup trop ! Surtout que la formation est déjà responsable de 6 long playings. En outre, le volume sonore est excessif. Encore que ce travers finisse par se transformer en avantage, tout au long de « 10 Mile Stereo ». Le meilleur morceau du répertoire. Caractérisé par le rythme élevé du chant et imprimé par des drums ultra puissants, il prend sur scène une dimension supérieure…  

Autre bon point, les guitares sont bien présentes en ‘live’ ; ce qui n’a pas toujours été le cas. « Sparks » prouve en tout cas que le groupe sait également y faire avec des cordes. « Myth » clôt première partie du spectacle de bien belle manière.

Pour le rappel, le quatuor opte d’abord pour « Salwater ». Un choix surprenant car il s’agit du tout premier morceau écrit par Beach House. Et qu’il a très mal vieilli… Heureusement que l’ennui ne dure que trois minutes… M’enfin, cette parenthèse semble avoir plu à Victoria.

« Majorette » relance quelque peu le tempo, avant qu’« Irene » ne vienne mettre tout le monde d’accord. Caser cette remarquable composition de près de sept minutes en fin de parcours, c’est une excellente décision. Le son est dense et le refrain addictif (‘It’s a strange paradise…’) Clairement un morceau qui donne encore envie d’écouter leur musique, le concert terminé.

Beach House n’a pas une musique taillée pour les représentations. Les Yankees s’en sortent néanmoins assez bien car l’ensemble du show est fort bien exécuté et particulièrement atmosphérique. Mais le groupe se met également un petite balle dans le pied en négligeant dans sa setlist certains de ses meilleurs morceaux comme « Wishes », « New Year » ou « Gila » pour y intégrer d’autres, soit trop anciens ou sans grande consistance. Votre serviteur a donc été frustré de n’avoir pu savourer la plupart de ses compos préférées. Mais a aussi été scandalisé par le prix exorbitant des vinyles au merchandising. En général, après un concert, j’en achète un. Mais à 25€, non merci !

Quoique d’honnête facture, la prestation de Beach House a surtout convaincu un nouveau public plutôt que les fans de la première heure. Dommage !

(Organisation : Toutpartout + AB)

 

 

mercredi, 28 octobre 2015 21:02

Le livre de l’AB disponible en français

C’était attendu par tous les amateurs de musique ne parlant pas néerlandais, c’est maintenant une réalité. Le livre de l’Ancienne Belgique est enfin disponible en français au prix de 30€ en livraison ou de 25€ sur place. Toute l’histoire de la mythique salle de concert bruxelloise est retracée dans cet ouvrage où l’on peut retrouver des contributions de Jools Holland, d’Arno et d’Adamo.

Johan Ral est l’auteur de ce livre qui devrait ravir tous les mélomanes !

Pour le commander, c’est ici.


mercredi, 28 octobre 2015 20:02

Le premier album de Holy Esque approche !

L’annonce était attendue depuis un long moment. Holy Esque sortira son premier album « At Hope’s Ravine » le 26 février 2016. Le quatuor de Glasgow a également dévoilé le premier single intitulé « Hexx ». Le morceau est disponible sur Soundcloud ici et n’est pas sans rappeler Oasis !

jeudi, 22 octobre 2015 01:00

Du post punk fascinant et addictif…

Le Witloof Bar est une salle superbe. Située au sous-sol du Botanique, la cave à chicons a été réaménagée afin d’offrir au public une expérience intéressante. Le style de musique doit bien sûr correspondre à l’ambiance des lieux. Et c’était le cas ce jeudi.

Il est en effet difficile de trouver meilleur décor pour savourer le post-punk fascinant de Girls Names. Pas de première partie ce soir ; nous sommes directement plongés dans le vif du sujet ! Le groupe de Belfast monte sur les planches, sans doute un peu déçu de la faible affluence (plus ou moins 75 personnes) ; mais ne se laisse pas décourager pour autant, et révèle en ‘live’ de nombreux morceaux issus de son dernier album, sorti quelques jours auparavant : « Arms Around a Vision ». La recette de Girls Names est simple mais diablement efficace. Un son lourd, parfois presque malsain, renforcé par la basse de Claire Miskimmin et le chant de Cathal Cully. Le Witloof Bar rajoute clairement un charme à la prestation du quatuor qui n’est pas venu faire de la figuration. Près d’1h15 de concert, ce n’est pas mal du tout ! Il faut dire que le groupe a déjà publié trois albums et a donc de quoi allonger ses représentations.

S’il est vrai que la tonalité des morceaux est assez linéaire, certains se démarquent quand même assez rapidement. Caractérisé par son refrain puissant, « Chrome Rose » décoiffe littéralement l’assistance alors que le rythme effréné de « A Hunger Artist » l’incite à se remuer. Le public que n’y trompe pas et votre serviteur remarque ne pas être le seul à prendre son pied. Et le meilleur est encore à venir. La formation nord irlandaise clôture son show par « I Was You », petite merveille de construction crescendo décrite par le chanteur comme la meilleure chanson jamais composée par « Girls Names ». Une claque !

Pas question d’en rester là pour l’auditoire qui réclame un rappel. Et il sera bien accordé. Terminer par « The New Life » est un coup de génie, car la chanson est l’archétype du titre addictif. Long de près de neuf minutes sur disque, il a été tiré en longueur en ‘live’, pour notre plus grand bonheur. Les trois petites notes au synthé sont très simples mais restent en tête longtemps. Pas seulement pour la soirée d’ailleurs, car je me suis surpris à encore fredonner l’air, deux jours plus tard.

Girls Names a offert au public belge une performance remarquable. Outre sa qualité scénique, le groupe s’est attardé de longues minutes dans la salle après le set afin de discuter avec ses fans. Une attitude très classe qui a définitivement convaincu les rares sceptiques !

(Organisation Botanique)

mercredi, 07 octobre 2015 20:01

Leaf House comme un serpent

Sous l’impulsion de label JauneOrange, Leaf House a dévoilé le clip de son dernier single « Like a Snake ». Un morceau pop tinté d’électro, comme le fait si bien le groupe. Ce nouveau titre a été produit et mixé à New-York par Van Rivers que l'on a déjà pu voir aux commandes pour Fever Ray, Active Child ou Blonde Redhead.

La vidéo est disponible ici.

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