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vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The 18th day...

Nouvelle femme forte de la scène R'n'B britannique, Estelle nous propose un album original, fraîche alternative à la cellulite sonore des productions américaines. Célébrée comme la nouvelle sensation du rap anglais, la miss visite, en réalité, des contrées bien plus vastes en traversant des paysages esquissés de soul, de funk et de pop. Dès "1980", la plage d'ouverture commémorative de son année de naissance, la demoiselle invite les Destiny's Child à recommencer un petit régime, à foncer à toute vitesse dans leur salle de muscu, sans oublier de se faire prescrire un peu de créatine pour le petit déj'. L'énergie dégagée par Estelle ne peut laisser l'auditeur sans réaction. Des titres comme "Go Gone", "Free" ou "Dance Bitch" sont autant de tubes potentiels, rythmés par un groove percutant et entêtant. La puissance vocale d'Estelle apporte une vitalité instinctive à ses compositions urbaines qui sentent bons la Tamise et les effluves londoniennes. La ‘perle noire’ se paie même le luxe d'une chanson d'amour ("I Wanna Love You") prête à chatouiller les charts à la moindre intrusion dans la BO d'un blockbuster de fin d'année. La longueur du disque reste finalement le seul bémol notable de la performance d'Estelle.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Baby

Toujours sous le charme de leur précédent "Seven Easy Pieces", nous nous empressions de découvrir le dernier disque des Cobras de Detroit. Sortis de l’ombre de la "Motor City" par l’entremise du surplus lumineux dégagé par les projecteurs braqués sur les White Stripes, les Detroit Cobras sont parvenus à sortir leur épingle du jeu. De publicités (Pampers, Coca-Cola) en concerts, le combo est parvenu à ressusciter les premières heures du rock’n’roll en se spécialisant dans l’art de la reprise. Hank Ballard, Steve Cropper, Bobby Womack ou encore Dan Penn figurent au rang des relectures proposées sur le nouveau bébé des Detroit Cobras. Souvent pointés du doigt comme une sorte de photocopieuse spécialisée dans la reproduction de covers obscures, les ‘five’ de la ‘Motor City’ méritent davantage de considération. Les écoutes jouissives engendrées par "Baby Let Me Hold Your Hand", "Everybody’s Going Wild" ou "Cha Cha Twist” en attestent. The Detroit Cobras met en lumière le patrimoine mondial du blues, de la soul et du rock. Ni plus ni moins. Emmenés par le timbre suave de cette tigresse de Rachel Nagy, les musiciens se démènent, s’acharnent et exhibent un héritage trop longtemps négligé, une mémoire collective menacée de désuétude. Régénérateurs d’une forme sécurisante, dénicheurs de titres historiques abandonnés dans une vieille manne de brocanteur, les Cobras se présentent finalement comme les meilleurs archéologues d’une histoire sans fin.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Hard Fixed

Chouette, une nouvelle collaboration de Lisa Kekaula des BellRays ! Après vérification et inspection fouillée du mince livret fournit par The Dt’s, il faut s’y résoudre : pas de Lisa Kekaula au rendez-vous. A sa place, une certaine Diana Young-Blanchard (très joli patronyme pour évoluer dans le milieu) s’applique à éructer le patrimoine de Tina Turner, d’Aretha Franklin ou de Janis Joplin sur un mode résolument rock’n’roll. En provenance de Seattle, le quatuor, mû par l’énergie intensive du timbre de Diana, cultive les clichés sans vergogne. Histoires de flingues ("Loaded Gun"), d’amours sulfureux ("The Hurt Is Over"), de meurtres sordides ("On The Ground") et de grosses cylindrées pilotées par des équipées sauvages de barbus en perfecto ("Chopper") se bousculent ainsi au portillon. "Hard Fixed" se range incontestablement entre le "Let It Blast" des BellRays et le "Kick Out The Jams" du MC5. The Dt’s balance la sauce, soul punk de première classe. La recette est connue : musique vintage (toujours ?) dans l’air du temps, fiévreuse et colérique comme une rage de dents mal soignée. La guitare rutile, la batterie fracasse les temps morts, le moindre instant dénudé de son. De temps à autres, un clavier vient passer la tête avant d’être décapité par la puissance vocale tranchante de Diana, nouvelle princesse de nos nuits d’ivresses.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Tout dépend du contexte

Toute chronique de disque vient à point au mélomane qui sait l’attendre. Tel pourrait être le dicton. Car il convient d’admettre que cet album de Dani ne date pas d’hier… L’année dernière, l’ex-mannequin se repayait une petite séance de photos pour illustrer la pochette de "Tout dépend du contexte", son dernier caprice. Chez Dani, tout est chic : de la photo (tirée par Karl Lagerfeld), au maquillage (soigné par Emmanuel Sanmartino) en passant par la manucure (gracieusement offerte par Christina Conrad). Petite fantaisie imaginée par un entourage attentionné, veillant à distraire les lubies médiatiques de cette grande dame devenue oisive. Le casting d’invités, d’auteurs et de compositeurs sent bon la paillette toute fraîche. Sur le podium, notons la présence ou la participation active de Feist, de Gonzales, d’Etienne Daho, de Miossec, d’Alain Chamfort ou encore de Daniel Darc. Sur le disque, aucune titre signé de la main de Dani. Certainement trop occupée au salon de coiffure du coin (merci Diego Da Silva !), l’interprète se contente ici de marmonner sur un ton grave et nonchalant les jolis textes de sa garde rapprochée. Ce timbre "naturel" fournit un charme authentique à certaines des compositions proposées ("Quest-c’t’as qu’est-c’t’as pas", "Rouge rose", "Carte Postale"). Mais pour l’essentiel, l’impression d’entendre la nouvelle maquette secrète d’une bande originale destinée aux "Feux de l’Amour" reprend le dessus. Sans remettre en question la dévotion de Dani à l’égard des paroles de ses chansons, l’écoute attentive de "Tout dépend du contexte" procure cette invariable sensation de doublure de sitcom. La voix fatale et éraillée de la chanteuse finit par engendrer son lot d’agacements. La monotonie linéaire du chemin emprunté par ses cordes vocales explique en bonne partie le désintérêt croissant rencontré à l’entame des derniers titres. Et dire que dans une vingtaine d’années (= moyenne annuelle de tabac multipliée par vingt), nous retrouverons peut-être Carla Bruni dans le rôle de Dani… Bon, c’est pas tout ça : on va se griller une cigarette ?
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Super Discount 2

En 1996, Etienne De Crécy signe "Super Discount", disque historique, œuvre inaugurale de la house française et de tout un mouvement brusquement baptisé "french touch". Depuis, huit longues années se sont écoulées et des cohortes de projets hexagonaux se sont vues coller cette jolie étiquette, quelque peu décolorée en ce début de millénaire. Aujourd'hui, Etienne De Crécy revient aux affaires et réassortit l'étalage de son super magasin électronique. Pour "Super Discount 2", la marchandise reste du même calibre ; mais cette fois, le personnel convoqué en arrière boutique impressionne forcément. Dès l'ouverture et les premières boucles de "Poisoned", Etienne convie son vieil ami Philippe Zdar pour un morceau simple à l'efficacité immédiate. Ensuite, la liste des invités s'élargit et monte en puissance grâce à Alex Gopher et Julien Delfaud, venus mettre la main à l'ouvrage du maître sur "Fast Track", remède incontestable à la morosité. Etienne De Crécy enchaîne alors "Grokster" et "Morpheus" sans discontinuer. C'est là, à la quatrième plage, que l'évidence nous saute aux yeux ! Tous les titres de ce "Super Discount 2" portent le nom de programmes de téléchargement MP3 ("Limewire", "Soul Seek", "Overnet",…). Est-ce là une analogie à opérer entre son "Super Discount" et les réseaux de peer-to-peer (P2P) ? Rien n'est moins sûr mais la question reste posée. Plus loin, "Audio Galaxy" préfigure de longues et nerveuses soirées sur les dancefloors. Sur "Gifted", notre chef de rayon invite le très branché DJ Mehdi pour le titre le plus faiblard d'un album jusqu'alors irréprochable. La deuxième livraison du magasin d'Etienne De Crécy s'achève en apothéose sur "Overnet" et son beat incessant. Un disque indispensable pour passer l'hiver au chaud, tenir la forme et afficher une ligne irréprochable dès les premières lueurs de l'été !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Tales Told

Immense centre urbain du Nord de l’Angleterre, Liverpool s’est transformé, au fil du temps, en une incontournable capitale de la culture rock. Là-bas, chaque jour de la semaine s’apparente à la meilleure excuse pour enregistrer un nouveau disque. Invités par l’ennui post-industriel, l’irrémédiable attraction des splendeurs de l’océan, les groupes locaux perpétuent toujours les traditions d’un rock popularisé par les "Quarry Men". Parmi ses concitoyens, Liverpool a la chance de compter sur la personnalité de Ian Broudie, producteur de l’ombre, sortit de la brume régionale à l’aube des années 80. Depuis la production du premier brûlot d’"Echo And The Bunnymen", l’homme est devenu le port obligatoire, passage recommandé pour toute formation britannique digne de ce nom. Promoteur de groupes cultes comme "The Wedding Present" ou (ré)inventeur du son de demain en compagnie de "The Coral", Broudie s’attarde à défricher un son unique, la fraîcheur du rock anglais des années 60. Leader des "Lightning Seeds" à ses heures, c’est en solo et en son nom que Ian Broudie nous conte aujourd’hui ses histoires d’amour patraques. Son album suit une ligne droite, un segment traversé de poésies surréalistes, d’ensorcelantes harmonies psychédéliques qui résonnent comme autant d’échos de la mystérieuse tristesse et de la grisaille manufacturière de Liverpool, sa ville natale. Une certaine naïveté dans le timbre procure un charme indéniable aux prouesses vocales de Ian Broudie. Largement dominée par des compostions acoustiques, sa musique se joue néanmoins des clichés en se faufilant habilement entre pop psyché, folk et rhythm’n’blues. A 46 ans, ce héros local nous réserve encore de (très) bonnes surprises, soyons en sûr !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Baba´s Mountain

Distribué dans nos contrées, ce deuxième album a le mérite de nous présenter quelque chose d’excentrique, d’assourdissant et de drôle comme une série d’épouvante de seconde zone. Les Apes, hippies cool, branchés télé et câblés gandja, nous proposent une vision post-apocalyptique de la jeunesse américaine. En gros, l’histoire déjantée d’un groupe de beatniks partis en virée sur les routes escarpées de la montagne Baba (« Baba’s Mountain »). Au volant de leur bus vert (« Green Bus »), les gentils ados doivent faire preuve d’un solide courage pour résister aux forces ténébreuses de la nuit, venues leur ôter la vie, une fois le soleil déchu (« The Night-Time Reaper »). Cette grande blague musicale ressemble à un épisode caché des aventures délirantes de Samy et Scoubidou. Rappelez-vous : ‘Samy, c’est toi ? Oh, Samy… j’ai peur !’, glousse le malheureux Scoubidou avant de prendre ses pattes à son cou et de tracer son corps poilu dans la maison hantée la plus proche. Et bien, chez les Apes, c’est la même chose. Le méchant effraie les gentils hippies. Uniquement la nuit (« The Zookeeper’s Night Out »). Pour se sortir de ces sordides aventures, nos babas cool font leur possible (« What We Do Best ») : ils courent, se font des appels de fumée, divaguent dans la forêt, cherchent de l’aide, picolent pour ne pas se déshydrater. Et soudain, ils s’arrêtent, réfléchissent : ‘Les fantômes n’existent pas. Tout ceci ne peut donc être qu’une mascarade !’. Là, l’évidence leur saute aux yeux : personne ne peut les manger (« No One Can Eat U »). A la fin, le vilain est démasqué et nos héros se congratulent fièrement, feignant de ne jamais avoir craint le moindre battement d’aile de chauve-souris. Mais après cette histoire abracadabrante, qui est encore en vie (« Who’s Left Alive ») ? Qui est encore prêt à se relancer sur les travées de l’horreur pour défier de faux monstres et se prendre une énième frousse de cet acabit ? Pas nous… Sûrement pas nous !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

22-20s

Il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves les plus fous. Les quatre galopins de 22-20s en demeurent une preuve tangible. La petite vingtaine au compteur, ces lads se targuent déjà de reprendre l’héritage des Rolling Stones à leur compte. Nos nouveaux amis maîtrisent l’art divinatoire de la guitare distordue, l’appétence d’un blues électrique fiévreux et sexy. A force d’une abnégation anachronique forgée dans les tréfonds de clubs obscurs, d’entraînements valorisant en première partie de Supergrass, les 20-20’s parviennent aujourd’hui à rendre un bel hommage au rock’n’roll. Mais alors, à quoi bon se tourner vers ces petites frappes rétrogrades ? Pourquoi ne pas s’écouter tranquillement "12x5", "Aftermath", "Beggars Banquet" et tous nos Stones favoris ? Parce que ces 22-20s sont bons, très bons. Ces garçons vivent une époque qui se conjugue au présent, une époque respectueuse de ses racines. Le décollage de larsen proposé par "Devil in me", "Such a fool" et "Baby brings bad news" atteste d’une volonté à haute teneur calorifique. Digne descendance d’un (Jon Spencer) Blues Explosion, les 22-20’s portent humblement le poids de plusieurs décennies de rock’n’roll sur leurs frêles épaules. La charge semble bien lourde mais pas insurmontable pour cette jeunesse prête à lever le poing à la moindre incartade ("I’m the one"), à dégainer un tube implacable aux premiers signes de lassitude ("Shoot your gun"). Pourtant, la route est encore très longue et seule l’obstination permettra aux 22-20’s de se tailler le rocher du mont rock’n’roll et d’un jour, peut-être, rattraper toutes ces pierres qui roulent.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Saul Williams

L'acteur, le poète et le musicien s'incarnent dans le corps de Saul Williams. Chanteur engagé et enragé, Saul Williams signe aujourd'hui un deuxième album fulgurant. Près de quatre longues années se sont pourtant écoulées depuis la sortie d'"Amethyst Rockstar", premier disque de cet inclassable artiste. Nous pouvions craindre qu'il ne retourne sa veste, qu'il ne tombe dans de pâles niaiseries prescrites par l'industrie musicale Il n'en n'est rien. Au contraire, nous retrouvons un Saul Williams moderne, fidèle à lui-même et à ses convictions. Prince du spoken words, comète du rock'n'roll et ange gardien d'un hip-hop resté intègre, Saul Williams incarne à lui seul la fusion abandonnée par Rage Against The Machine. Aussi, personne ne s'étonne de retrouver Zach De La Rocha sur la liste des invités. Les deux protestataires s'en donnent d'ailleurs à cœur joie le temps d'un "Act III scene 2 (Shakespeare)" porteur de virulentes revendications. Les mots pleuvent sur Georges Bush comme les bombes sur les Irakiens. Rien n'arrête Saul Williams. Ces requêtes sont urgentes, dansantes. "List of demands (reparations)" pourrait même lancer les premiers feux d'une révolution ragga sur le dance-floor. Quelques notes plus tard, notre homme se penche sur les ségrégations ("Black Stacey" – bientôt remixée par NAS) et entame les premiers pas d'une danse tribale sur les plus sombres moments de l'histoire américaine. Souvent comparé à Jimmy Hendrix pour son charisme et sa dextérité à jouer les mots comme Hendrix triturait ses six cordes, Saul Williams est en passe de devenir une star. Mais si Hendrix mettait le feu à sa guitare, espérons que la verve de Saul Williams ne partira jamais en fumée…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Sur la colline

En littérature ou en musique, pour parler d’amours déchus, d’heureuses amourettes ou de solitudes éperdues, les mots de la langue française gomment la concurrence linguistique à grands coups d’effaceurs. Conscientes de leur fonction romantique, les lettres s’amusent et se promènent sur le tableau noir de nos deux professeurs au cœur brisé : Thomas Winter et (Nicolas) Bogue. "Sur la Colline", il pleut toujours. Mes yeux sont secs, mon cœur déprime. L’improbable duo excelle dans l’art contagieux de troquer une triste réalité contre une tendre dose épicée d’existentialisme romantique. Amateurs confidentiels de textes crus et d’infaillibles mélodies, Winter et Bogue maîtrisent la chanson française, la légèreté narrative, le poids des mots. A travers des paysages érotiques où ne subsistent que haine et rancune, les deux garçons chantent et confessent nos plus sombres pensées. "Sur la colline", deuxième album confondant, élève sans mièvrerie nos animosités les plus acérées vers des sommets pacifiques, des panoramas de mélancolie poétique.
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