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samedi, 31 décembre 2005 01:00

Martha Wainwright

Enfin ! Après trois sorties miniatures, quelques EP introuvables échoués dans les bacs des disquaires les plus confinés de Londres, Martha Wainwright se décide à suivre la destinée familiale. Sur les traces de ses parents, Loudon Wainwright et Kate McGarrigle, et du frangin Rufus, Martha Wainwright part à la rencontre du public par l’entremise d’un album gravé de son nom illustre. Sur ce disque, Martha fait vaciller son intimité, transforme ses pleurnichages en de précieuses complaintes. Poignantes, intenses, les compositions suivent un long chemin lacrymal où les sanglots errent entre joie et désespérance. Mais déclarer que ce disque est un sans faute relèverait d’un conscient mensonge, d’une vile intention. Toujours penchées au dessus d’une brèche attristée, les chansons de Martha peuvent se révéler agaçantes, verser dans un côté abrasif propre à Kate Bush, Sarah McLachlan ou Tori Amos. Pourtant, le timbre cristallin de Martha ne plonge jamais dans les tréfonds du genre. Au contraire, chaque étape de ce disque révèle une Martha profondément impliquée dans ses textes. Et ses sombres formules empathiques trouvent toujours format à leur taille : ni trop court, ni trop long. Martha Wainwright calibre parfaitement son sujet sans jamais se fourvoyer. Pour célébrer l’avènement de sa soeurette, Rufus vient même déposer quelques mots sur « Bring My Heart ». Bilingue parfaite, Martha s’autorise quelques sorties en français. Lors du très beau « This Life » et par un hommage vibrant à l’immense talent de Barbara sur « Dis, quand reviendras-tu ? »
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Blueslivinghollerin’

Les errances musicales de ce jeune américain de 25 ans l’ont amené à (re)découvrir son patrimoine historique. Quelques vinyles et une platine pour seuls compagnons de voyage, Ben Weaver a psychiquement traversé l’histoire de la bannière étoilée. Et pour Ben, les plus belles étoiles étaient musicales. Depuis sa plus tendre enfance, il lorgne ainsi du côté de la country music sans jamais se défaire de l’âme salie des esclaves noirs. Alors, il entretient le mythe du blues la voix rauque de l’homme hanté par d’innommables atrocités. Certes, Ben Weaver est jeune ; mais il semble sillonné par toute les misères de son pays. « Blueslivinghollerin’ » vient ainsi nous présenter la personnalité sensible d’un garçon amoureux de musiques traditionnelles. Entre folk, blues et country, Ben nous propose dix-huit titres, issus de ses trois premiers albums autoproduits (« El Camino Blues », « Living The Ground », « Hollerin’ at a Woodpecker »). Et pour les mélomanes non avertis, l’Américain glisse trois chansons tirées de son petit dernier : « Stories Under Nails ». De fait, ce disque constitue une sorte de pelletée furtive dans sa maigre discographie. Pourtant, la sélection opérée vaut bien un grand verre de whisky et une boîte de tabac. Au rang des plus belles réussites, nous soulignerons le désenchantement de « Sara », où l’harmonica vient épauler le timbre rauque et désespéré de Weaver. Une chanson de l’envergure de « Sometimes » nous apporte, ensuite, la certitude que Tom Waits a déniché un digne héritier en la personne de Ben Weaver. Sa nonchalance suave virevolte sur les routes caillouteuses de la veille Amérique : celle des querelles entre cow-boys et indiens, celle des braquages de saloons, celle des prisonniers traînant leur boulet aux abords des chemins de fer. Pour l’occasion, Ben Weaver s’offre également une reprise de « Ballad Of a Thin Man » de ce bon vieux Zimmerman. L’oncle de Ben Weaver se nomme Sam et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’en cache pas. L’histoire est ainsi faite…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Your Language

Dans quelle colonne ranger White Hassle ? Folk ? Non, trop rock. La mise en scène inclut même une sorte de DJ campé sur des samples basiques, à faire fuir les souris et les hommes. Essayons donc de le classer à l’extrême : anti-folk. Alors là, non : trop structuré. Marcellus Hall, le chanteur/guitariste est un féru guindé qui sait parfaitement où et comment conduire ses chansons. « Your Language » suit ainsi une ligne de mire courtisée par le rock, où s’immisce une flopée de sons balisés. S’agirait-il de pop ? Peut-être… sur un titre : « You’d Be Surprised », sur lequel la jolie Ambrosia Parsley (Shivaree) vient prêter son doux timbre de princesse. Mais où range-t-on cet album à la fin ? Nulle part. Sur la longueur, ce disque demeure ennuyeux, esthétiquement vide et empli d’une incompréhensible volonté de bien faire. Seule consolation pour nos discothèques : une place de libre pour un nouveau pensionnaire…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Laura Veirs

Laura Veirs, singer/songwriter des faubourgs de Seattle, signe déjà son cinquième album. En moins de cinq ans, sa production frise le stakhanovisme. Pourtant, cet improbable rythme de croisière ne porte guère préjudice à l’œuvre de l’artiste qui parvient, une fois encore, à faire valoir un disque d’un intérêt sans cesse renouvelé. Son regard perdu à l’horizon, ses lorgnettes vissées sur le nez, Laura aurait pu revendiquer un rôle dans le « Ghost World » de Terry Zwigoff, film retraçant les aventures de deux adolescentes américaines paumées dans un univers en carton. Mais bien vite, Laura s’écarte des clichés et, après les excellents « Carbon Glacier » et « Triumphs & Travails of Orphan Mae », elle s’autorise un doux voyage géologique : « Year of Meteors ». En compagnie de son groupe, les Tortured Soul, et de Tucker Martin, son ami producteur, Laura Veirs esquisse un album succulent, véritable poussière d’étoile, chancelant entre la sérénité de l’americana et l’hardiesse du rock. Le timbre de la jeune fille emprunte d’impressionnants passages vocaux, heurtant la poésie et la mélancolie, sans jamais perdre de son intensité. Les grands moments n’ont pas manqué leur rendez-vous : « Cool water », « Galaxies » ou « Parisian Dream ». Sans oublier l’introduction soufflante méticuleusement déposée par « Fire Snakes ». Pour tous ceux qui feignaient encore de l’ignorer, cette année est bien celle des météores.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

2

Un patronyme étrange… évocation de castagnettes, des ingurgitations droguées d’une équipée sauvage au cœur du rêve américain. Viva Las Vegas : de quoi devenir parano… Pourtant, l’album proposé ressemble davantage à un jeu de miroir entre la péninsule ibérique et la Prude Albion qu’à un déstockage ‘cocaïné’ des gencives dans la tourmente des machines à sous. Viva Las Vegas, projet parallèle de José Luis García et Frank Rudow, membres fondateurs du groupe espagnol Manta Ray, invite l’auditeur à parcourir des paysages arides, ravagés par les flammes du post-rock. Nous voilà donc à Gijon en compagnie de ces deux troubadours d’une musique subtile et chaleureuse. Les ondes mélodieuses, toutes chantées dans le dialecte de Cervantès (à l’exception de « Cero »), amènent ce disque à dépasser les clichés d’un genre de plus en plus dépouillé d’originalité. Les minutes s’égrènent et, progressivement, la séduction opère. Viva Las Vegas tresse de courtes et belles complaintes planantes, livrées dans une brume épaisse à la recherche d’aficionados en quête de quiétude. A ce titre, « Centro Geographico » et « El Sol Se Cayo » agissent spontanément sur les cavités sensibles. Jolies échappées qui devraient éblouir les inconditionnels de Migala, les passionnés du monde latin et de ses circonvolutions. Tous les autres resteront à l’ombre de ses accords brûlants.
Il est toujours chouette de découvrir les noms de la scène belge de demain. Enfin, de découvrir la scène francophone belge de demain. Attention : nous n’avons jamais soutenu qu’il soit désagréable d’écouter les nouveaux talents de la partie néerlandophone du pays, bien au contraire. Mais aujourd’hui, nous sommes réunis pour évoquer cet échantillon de musiques ‘contemporaines’ en Communauté française. Bref, pas question de monter cette malheureuse chronique en conflit communautaire. Ici, L’ASBL Court Circuit nous propose un tour de piste en compagnie des participants de l’édition 2004 de leur célèbre ‘Concours Circuit’ et ce, par l’entremise de cette double compilation. Au sommaire, deux disques inégaux où les genres se serrent poliment la poigne sans jamais se mélanger. Ainsi, le premier disque est dédié aux ‘vilains métalleux diaboliques’. Les méchants sauvageons vivent en autarcie sur un seul disque et semblent se suffire à eux-mêmes en se spécialisant dans d’honteuses contrefaçons. Depuis longtemps, la Belgique demeure une terre d’accueil fertile pour le métal et ses fans transis. Par contre, pour ce qui est de la production nationale, ce n’est franchement pas folichon ! Trop souvent, nos compatriotes ont les dictaphones braqués sur les réalisations des copains ricains. Du coup, mademoiselle ‘Originalité’ n’est pas conviée à ce rendez-vous guttural où F.A.K.E, Dollsex, Catarrhal et Bombshell Crew s’acharnent à rendre un hommage communautaire aux exploits de Sepultura, de Korn, de Biohazard, de Dimmu Borgir et autres Morbid Angel. Néanmoins, au cœur de cette grande messe, les Liégeois de Seasick tentent de sauver leur peau en invitant les guitares à découvrir l’héritage décharné de Jesus Lizard. Pourquoi pas ? Ceux-là ne lâcheront pas facilement le morceau… De leur côté, pop, rock, rap et électro se partagent la maigre place qui leur est impartie sur le deuxième disque. La compilation légitime ici son intérêt. En guise d’entrée en matière, le collectif Jaune-Orange nous balance ses nouveaux protégés : Malibu Stacy. Rock’n’roll attitude, vitalité et nervosité. La tension est palpable, les riffs sont percutants, les refrains tranchants, Malibu Stacy débarque. La formation nous invite à taper du pied sur ces deux titres coincés entre power-pop et électro-pop. C’est cool ! Vient ensuite le tour de Minérale. Et glou et glou et glou, on se ressert un verre de pop belge polie et bien sentie qui devrait une fois de plus convaincre les aficionados de Girls in Hawaïï et séduire nos voisins Français. Le rap est laissé à la charge de Bienvenu-N-Sonar. Le duo se surpasse et paraphrase ses idées noires, ses peurs et ses contradictions. Un vent d’air frais souffle sur l’herbe verte de nos rappeurs. Nul doute que Bienvenu-N-Sonar profitera de cette pression atmosphérique favorable… Et puis, sonne l’heure de Carton et de son bricolage électro en papier mâché. A l’écoute, un chouia d’exotisme transpire de ce bidouillage un rien convenu. Animo soustrait son post-rock aux règles de base de la pop mais peine néanmoins à imposer ses vues. L’aventure se termine sur les deux morceaux pop-rock ‘FMisé’ de Championship Manager. Chansons formatées, scrutant vers les ondes radios US. Une fin de Circuit en roue libre mais qui sur la traversée de cette compilation aura encore prouvé que nos artistes connaissent parfaitement l’itinéraire à suivre.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Pet series - Volume 4

La série des animaux (de compagnie) marque son grand retour ! Cette compilation élaborée par Minco Eggersman (maître à penser du groupe At The Close of Everyday) laisse à nouveau entrevoir ses affinités et son appétence pour les préciosités pop. La première édition, marquée par les aboiements d’un gros toutou, avait déjà révélé l’existence des Danois de Diefenbach et l’acharnement de Scout Niblett. La patte du chat recouvrait la seconde livraison et délivrait la magnificence de The Low Frequency In Stereo. Petit à petit, l’oiseau faisait son nid et s’installait de plein droit sur le troisième volume. Cette édition présentait, entre autres, la douceur urbaine de Cheyenne. Aujourd’hui, le rock des Pet Series se teinte d’écailles et découvre des fonds marins apaisants, conciliants et intenses. Comme pour chacune des précédentes compilations, on retrouve 12 titres, tous originaux, souvent inégaux. The Pet Series, c’est comme une lutte entre un requin et un poisson rouge, une course entre un cabillaud et un dauphin ou un choc frontal entre le commandant Cousteau et le capitaine Haddock. Une fois encore, la volonté de découvrir de nouveaux spécimens est là. Mais involontairement, ce disque souffre des envergures contrastées des différentes espèces collectées. Les inestimables hallucinations de Giardini Di Miro (« René ? This is a melancholic Hip-Wop ») ne font qu’une bouchée du maigre plancton offert par Me (« It’s Been Awhile »). Plus loin, les solides tentacules de Thomas Denver Johnsson (« First In Line »), accompagnés des élucubrations vocales de Damien Jurado et de Rosie Thomas, paralysent les maigres sardines de Multi-Panel (« Near The Sea ») de leur puissante étreinte. La morale de cette histoire : ne jamais mélanger les aquariums de salon et l’immense profondeur des abîmes océaniques. N’empêche, ce quatrième volume mérite certainement une ballade en mer. Qu’on se le dise : la pêche est ouverte !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Bande Originale Espace Detente

L'exercice de style qui consiste à composer une bande originale pour un film ‘grand public’ résulte trop souvent d'une suraccumulation simpliste et imbuvable. Directement adapté de leur série télé à succès ‘Caméra Café’, "Espace Détente" se présente comme la suite logique et cinématographique des aventures ‘plans-séquences’ de Bruno Solo (alias Hervé Dumont) et d'Yvan Le Bolloc'h (alias Jean-Claude Convenant). Grâce à "Espace Détente", le Septième Art inscrit un nouveau navet dans la longue liste de ses films beaufs, vulgaires et affligeants. Heureusement, l'objet de ces quelques lignes n'est pas la production mais la chanson. Le disque s'ouvre ainsi sur une odieuse relecture de "L'Amérique", chanson immortalisée dans l'esprit de nos parents par feu Joe Dassin. Pour l'Amérique, on se demande parfois ce qui est le pire: le terrorisme ou les reprises abrutissantes ? Eject ! Eject ! Obnubilés par cette pensée unique, il nous faut un courage sans faille pour résister à l'appel intransigeant de la pauvre touche. Elle nous dévisage. Et pendant "3'42" nous appelle et supplie: ‘Vire ce disque ! Pitié vire ce disque !". Stoïque, nous résistons à ce calvaire sonore. Notre détermination se voit finalement récompensée par une élogieuse entrée dans le music-hall intimiste de Pascal Comelade. L'éminent multi-instrumentiste Catalan guide cette bande originale vers des cieux plus radieux où l'ironie côtoie le minimalisme de ses courtes compositions visionnaires. Sans parole, les piécettes instrumentales proposées par l'artiste se succèdent joliment au gré des subtils entrelacs d'un violon lancinant, d'un piano passionné, d'un accordéon foldingue ou d'un xylophone prématuré. Inlassablement, les mélodies se construisent et remplissent leur devoir, comme autant de petites réminiscences de jazz, de valses, de tangos et d'airs de fanfare. Entre musique classique et post-modernisme, Pascal Comelade trace une ligne atypique entre ciel et terre, un véritable espace de détente.
Il n’est jamais trop tard pour se faire de nouveaux amis ! Parfois, les rencontres sont inattendues. Et souvent, ne tiennent qu’à peu de chose. Une promenade sur une compilation dédiée à l’excellent label Transolar, par exemple. Les nouvelles connaissances sont enthousiasmantes. Viva l’American Death Club est vraiment très chouette. Une personnalité très forte, coincée entre Supergrass et Jon Spencer Blues Explosion. Une formation à découvrir de toute urgence. Tout comme les Espagnols de Tokyo Sex Destruction. D’autres se présentent comme des clubbers invétérés : Kid And Khan ou Quintron. Et il y a ceux qui se la jouent rockers. Rayban noires coincées sur le nez, perfecto sur les épaules et bottes en croco, Kid Congo And The Pink Monkey Birds tient la guitare bien haut. Charmante, c’est le seul qualificatif qui peut convenir à musique de Monochrome. Déclination pop couchée de petites touches électro multicolores : un délice. Et la balade se termine en compagnie de New Idea Society, ouvertement pop et sincère. Une compilation élégante, belle porte d’entrée sur l’univers (trop) confidentiel d’un label intéressant.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Those Who Were Hung Hang Here

Tout porte à croire qu’Uncut vient poser sa pierre à l’édifice (déjà bien chargé) de l’électro-clash. Une ligne de basse ronde et rebondissante, des pirouettes mélodiques perdues dans un amas distordu, des guitares sauvages, des martèlements vrombissants, une rythmique claquante. Une fois ces éléments dégagés, la vérification empirique éprouvée, le tableau esquissé par Uncut est bien moins voluptueux que dans sa description originelle. Le timbre de John Drew ne parvient pas à s’élever au-dessus du bruit de son équipée et se révèle, bien vite, impuissant. Au bout du compte, on jurerait entendre les égosillements métalleux de Jonathan Davies planqués sous un side project suicidaire. Des gimmicks pompés ici et là ne facilitent pas l’embellissement de cette toile, sans éclats, sans brillance… sans étoile. Et le plus fou dans toute cette histoire, c’est qu’un des types du groupe se dénomme Derek Tokar. Difficile à croire ?
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