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samedi, 31 décembre 2005 01:00

Les Retrouvailles

Derrière la caméra, la belle Amélie a communiqué sa joie de vivre aux abords de Montmartre. Dans la réalité, mademoiselle Poulain a changé la vie de milliers de cinéphiles et indéniablement, celle d'un musicien: Yann Tiersen. En 2002, le multi-instrumentiste a trouvé sa muse, porte-drapeau musical véhiculé en douceur par les irréprochables images de Jeunet. Actif dans le petit monde musical depuis 1995, Yann Tiersen recevait enfin l'acclamation populaire qu'il mérite. Et depuis, l'évocation du nom de l'artiste ne suscite plus des réactions de grenouilles éberluées. Oui, Yann Tiersen est devenu un personnage emblématique du paysage musical français et international. Aux quatre coins d'Europe, ses concerts complets témoignent de ce nouveau statut. Nouveau statut, nouvelle bande originale pour un classique: "Good Bye Lenin", en 2003. Une fois encore, c'est l'ovation. Plutôt réservé, Yann s'acoquine alors de la discrète Shannon Wright pour accoucher d'un disque rêche, enlevé et pour le moins atypique. Après cette escapade, l'artiste avait besoin de se retrouver, de se ressourcer. L'île bretonne de Ouessant sera ce lieu de pèlerinage artistique, nouveau foyer d'accueil pour un Tiersen en quête d'inspiration. Aujourd'hui, les amateurs célèbrent en grandes pompes "Les Retrouvailles" en compagnie du maître. D'emblée, l'auditeur retrouve la touche Tiersen: de timides clavecins, le chant incantatoire d'une fée nommée Elizabeth (Liz Fraser de Cocteau Twins), une valse chavirante à l'accordéon ("La Veillée") et tous ces instruments qui ont guidé le musicien vers son fabuleux destin. Chez Tiersen, il n'est pas question de mélancolie: c'est une tension positive déchirée, une inondation de larmes de joie. Mais ce disque est aussi l'histoire du barbec' de Ouessant et de ses sympathiques convives: Stuart A. Staples (Tindersticks) pour une lumineuse "Secret Place", Jane Birkin jouant la funambule sur les cordes de "Plus d'Hiver". Domique A et Miossec chantent "Le Jour de L'ouverture" en se partageant un dernier verre devant les braises de ces émouvantes retrouvailles. Le titre est sublime, imprégné d'une aura rédemptrice. C'est dans ce bain de quiétude que Yann reprend les instruments pour déverser "La Boulange", chanson violente et tourmentée comme une vague frappant violemment les rives rocheuses de Bretagne. C'est indéniable: le type dispose d'un talent extraordinaire, d'un don naturel pour les choses élémentaires. Comme ces cloches de l'église de Lampaul qui tintent sur "7:PM". Au final, on ne remerciera jamais assez Yann Tiersen de nous avoir proposés cette somptueuse "Traversée" (DVD bonus retraçant les plus beaux moments des "Retrouvailles" Tierseniennes) en sa compagnie.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

A Pile Of Pippers

Présenter ce groupe originaire de la banlieue de Cologne ? Pour parer au plus pressé, il est légitime d’affirmer que ces cinq jeunes gens jouent réellement de la musique dans l’univers irréel des cartoons. De ce point de vue, on se permet de constater que les desseins artistiques des uns différent de ceux d’autres musiciens… Tout ceci explique, sans doute, pourquoi Timid Tiger illustre sa pochette d’un félin sournois, stylisé à la sauce manga. La musique de ces Allemands frise l’insupportable. L’auditeur navigue, en effet, dans des eaux obscures où il croise les navires des Pet Shop Boys, de Liquido et les barquettes des génériques de dessins animés qui ont labouré les belles matinées des enfants de la télé. Et même en s’immisçant un tantinet dans l’univers bubble-gum des cartoons dépeint par Timid Tiger, la soupe reste imbuvable. Le sentiment de voir Mario Bros débouler dans le salon finit par obnubiler l’esprit. Manque plus que Tortue Géniale pour compléter le tableau de ce trip déjanté ! Au final, personne ne savait que les tigres connaissaient d’inquiétants problèmes de timidité. Parfois cependant, il est appréciable que certaines choses restent ignorées.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Culture for Pigeon

Un projet étonnant pour un titre d’album abrutissant. Tracy + The Plastics n’existe pas. Au sens matériel du terme du moins. Cachée sous la tapisserie d’un groupe imaginaire, Wynn Greenwood, éblouissante égérie de la scène électro punk, signe son premier album : « Culture for Pigeon ». Concrétisation enchantée de longues années de bourlingues à écumer les clubs punk et les galeries d’art, ce disque emprunte des voies distinguées, parfois redondantes, jamais inintéressantes. Le beat ramolli campe discrètement sous le doux timbre de la belle et offre une vison électromécanique de l’univers dépeint par Coco Rosie. Aussi, une voix chevrotante nous conduit au terme des déambulations électroniques des 11 titres de ce drôle de projet. Sur l’autre face digitale de l’album, la miss nous invite à découvrir ses talents de vidéaste. Le kitch frappe alors à la porte en plastique : collages à deux centimes, dédoublages naïfs, discours farfelus et coloriages enfantins alimentent une facette totalement dispensable.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The maker

Andreas Wolfinger, Daz Fralick, Offer Stock et Gunnar Riedel sont…allemands. Sur ce coup-ci, on serait tenté d'ajouter que leur nom de famille trahit leur origine. De fait, les quatre Trashmonkeys débarquent de la banlieue de Brême dans un style assez personnel. Pour ouvrir le disque, les gaillards nous balancent "Song n°1", portion de rock'n'roll sauvage et déjantée, imprégnée d'influences sixties et d'effluves de cambouis. Car autant y aller franco: ces Monkeys là sont de véritables garagistes, le genre d'énergumènes qui fleurissaient aux quatre coins des pavillons ricains au lendemain de la beatlesmania. Emmené par les éructions vocales de Wolfinger, nos extraterrestres germaniques s'approchent de la planète Hives à grands coups de riffs insistants. Forcément moins classe que la bande à Howlin' Pelle Almqvist, les Trashmonkeys n'hésitent pas à mélanger costards et trainings, cravates et converses, brillantine et lunettes noires pour un effet contestable mais divertissant. "The Maker", troisième album en date, a manqué son époque de quelques décennies. L'univers des Trashmonkeys n'a pas traversé l'histoire. Ces gars sont restés scotchés sur l'année 1977. Ils ne peuvent nier l'affaire. Néanmoins, ce passéisme convaincu les amène à livrer des brûlots d'excellentes factures: "Wrong Education", "Innocent" (un ersatz de Franz Ferdinand joué par The Sonics !) ou encore "Wake up". En Allemagne, ces barjots assurent les premières parties de The Killers. On imagine la tête des fans (NDR : les morts?) de Brandon Flowers devant telle d'ébauche d'énergie et de mauvais goût vestimentaire. On vous laisse entrevoir le décorum: c'est trash !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Saloua

Aux confins du jazz, de la world et du grand Jah, Eric Truffaz veille sur les vertes contrées du globe. Entouré de divers musiciens, auteurs et compositeurs (Mounir Troudi, Nya, Michel Benita, Philippe Pipon Garcia), Eric Truffaz s’étend sur un de ses thèmes de prédilection : la vie. « Saloua » se chante en anglais et en arabe, se traduit en français. Cet album arpente des hymnes poétiques récursifs : ‘Tu as pris mon âme et tu es ma préférence sur cette terre. La seule chose que je demande maintenant à la vie, c’est la beauté en ta grâce’ ou des exercices de styles du genre : ‘la grande roue ne cesse de tourner. La vie n’est pas préméditée’. D’accord, l’écriture glisse sur les compositions comme de grosses goûtes d’eau de rose. Mais qu’à cela ne tienne, Eric Truffaz ne se ment pas. Il recherche les limites de sa musique. Et cette prospection semble l’aider à repousser les frontières de son espace créatif. Avec ce disque, l’univers d’Eric Truffaz entrevoit de nouvelles dimensions et cherche, désormais, à les apprivoiser.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

JackInABox

C’était en été 2001 : un joint partagé avec le colocataire d’une amie dans une piaule miteuse d’une bicoque typique de Bristol. En fond sonore, de gracieuses berceuses acoustiques venaient se mélanger aux effluves toxiques. Certains moments restent ainsi gravés au plus profond de notre mémoire. Le fond sonore en question, c’était « The Optimist Lp », le premier album de Turin Brakes. C’était une sympathique petite claque. Depuis, ce duo britannique nous intrigue. En 2003, la guitare s’est frayée quelques incursions en territoire acoustique pour un deuxième disque (« Ether Song ») pour le moins décevant. Aujourd’hui, Turin Brakes semble avoir opté pour un compromis de bon aloi. Leur nouveau né, baptisé « JackInAbox », creuse la veine entamée sur « The Ether Song » mais de façon plus subtile et maîtrisée. Aussi, chaque chanson ondule habilement entre violence romantique et douceur nostalgique. « They can’t buy the sunshine » lance ce troisième exercice de style vers de nouveaux desseins folk-rock. Le vibrato D’Ollie Knights mêle délicatesses et écorchures sur le thème de prédilection de ces messieurs : l’amour. Oui, Turin Brakes chante l’amour et le désespoir, l’amertume et l’espoir. « Peu à peu, tout doucement, je suis infecté de ton amour », déplore Knights de son timbre langoureux (« Forever »). Esseulés, orphelins de leur accompagnateur mélodique, ces mots sonnent creux, gouttes d’eau de rose épanchées sur une feuille blanche. Mais sur disque, les billets doux de Turin Brakes prennent de l’altitude et se permettent de jeter un regard de dédain sur les mièvreries romantiques de leurs contemporains. Le duo signe également un des premiers tubes disco-folk de ce siècle par l’entremise du très réjouissant « Asleep with the fireflies ». Turin Brakes continue de construire le pont imaginaire qui les sépare encore de ses maîtres. Bref, chez certains, les travaux de voieries avancent plus vite qu’ailleurs…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Team Sleep

L'histoire Team Sleep n'est pas neuve. En 1994, Todd Wilkinson et Chino Moreno partent à la recherche d'un quatre pistes. Le précieux objet en mains et 60 dollars en moins, les deux amis explorent leurs tréfonds musicaux, enregistrent leurs premières démos et jettent les bases d'un ambitieux projet. Quelques semaines plus tard, l'aventure se crashe, s'éclate et s'éparpille promptement contre le mur du son imposé par "Adrenaline", premier et retentissant album de Deftones. La carrière de Chino Moreno atteint alors des sommets de grâce, de violence et de défonce. En moins de deux albums, la formation de Sacremento assiège les plus grandes scènes du monde, orne les couvertures de nos magazines préférés et signe des manifestes du métal nouveau. Dans ces conditions, qui voudrait changer d'air? Qui voudrait prendre congé de ses meilleurs potes pour une escapade euphorique? Qui voudrait contenir sa rage pour une échappée au cœur d'une équipée somnolente? Chino Moreno est de ceux là: de ces hommes qui vivent pleinement un rêve, une passion. Ce sont les chantres modernes d'une véritable liberté artistique. En compagnie de Team Sleep, le leader de la machine de guerre Deftones retourne sa veste et se confesse. Il fait ce qu'il veut parce qu'il aime ce qu'il fait. Chino est fort, très fort. Dans un premier temps, le volontarisme du gaillard déstabilise. Mais cette fois, reconnaissons que le progrès trouvera toujours son idéal dans le changement. Tel un épais brouillard déchiré par une foudre cristalline, "Ataraxia" inaugure le disque fantasmé par Todd et Chino une dizaine d'années auparavant. "Ever (Foreign Flag)" nous démontre ensuite les remarquables prédispositions vocales de Moreno. En douceur ou en stupeur, Chino parvient à guider son chant vers ses plus belles expressions. Cet album, c'est également le récit de rencontres. Entre Team Sleep et la céleste cantatrice Mary Timony mais aussi entre les voix de Moreno et de Rob Crow, chanteur et parolier de Pinback (ici présent pour quatre collaborations inattendues), qui s'unissent pour de véritables envolées léthargiques. Car décidément, en compagnie de Team Sleep, le sommeil demeure un état conscient, pleinement éveillé et nécessairement vital.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Everybody Loves a Happy Ending

Après dix longues années d’absence, Tears For Fears marque son retour en signant un nouvel album, "Everybody Loves a Happy Ending". Youppie ! Curt Smith et Roland Orzabal ont donc enterré la hache de guerre. Pour célébrer une réconciliation, le mieux est encore de sortir un disque, non ? Toujours est-il que c’est la décision choisie par les deux lascars. L’histoire de ce nouvel album dégage des senteurs d’un vieux parfum aux doux relents d’entente cordiale. On les imagine autour d’une bonne bouteille de pinard à écouter leurs disques favoris : « Please Please Me », « With The Beatles », « A Hard Day's Night », « Beatles For Sale », « Help! », « Rubber Soul », « Revolver », « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band », « Magical Mystery Tour », « The Beatles (White Album) », « Yellow Submarine », « Abbey Road », « Let It Be »,… Soyons clairs : Tears For Fears n’a jamais caché l’origine de ses influences et elles se vérifient aujourd’hui encore. Et ce disque ? Ben, « Closest Thing To Heaven » nous laisse entrevoir le spectre d’une mauvaise chanson des Manic Street Preachers sous poppers. Le puissant effet vasodilatateur de la substance explique certainement la sensation orgasmique qui anime ces deux-là. Comme quoi, les produits chimiques… Sur le très baroque et surchargé (forcément !) « Who Killed Tangerine ? », les deux compères s’époumonent à l’unisson : “And when you think it’s all over. It’s not over, It’s not over…”. Personne n’a vraiment besoin d’une traduction. N’empêche, ça fout les boules. Imaginez un bel après-midi d’été dans une vingtaine d’année. Vous vous prélassez paisiblement dans votre transat et puis tout à coup, les voix de Curt Smith et de Roland Orzabal sortent de la stéréo et tous les petits oiseaux qui gazouillent peinards sur la verte pelouse décampent. Il va falloir s’y préparer mentalement. A tout moment, Tears For Fears peut revenir. C’est la loi. N’empêche, ce genre de truc, ça fout les boules !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Angel Milk

Après "Genetic World", premier album salutaire, largement applaudi par la critique et acclamé par le public (plus de 250.000 exemplaires vendus), Télépopmusik revient aux affaires. Retour attendu mais sans pression. Pourtant, depuis "Breathe", l’incontestable single sorti en 2001, le trio a indéniablement escaladé quelques marches. Celles des Victoires de la musique et des Grammy Awards (une double nomination restée vaine…) notamment. Mais également celles qui mènent au statut de ‘demi-stars’ par l’entremise de MTV et de sa couverture ‘tétémusikale’ interplanétaire. Qui ne se rappelle pas de ce clip ensoleillé filmé aux abords d’une piscine charnellement fréquentée ? Tout le monde s’en souvient. Ou presque. Pour Télépopmusik, la principale difficulté consistait donc à écrire une nouvelle page pertinente à cette belle histoire. "Angel Milk" est le titre du nouveau chapitre de l’aventure atmosphérique du trio. On retrouve ici les bonnes recettes de ce début de millénaire : de cotonneux arrangements électroniques, des vapeurs mélodieuses et la voix déchirée d’Angela McCluskey. Au rang des nouveautés, notons la présence de Deborah Anderson (entendue chez DJ Shadow ou DJ Krush). Un passage remarqué qui plonge l’autoproclamée French Touch dans un bain de trip-hop bouillonnant ("Stop Running Away", "Into Everything") d’où s’échappe les vapeurs oubliées d’Everything But The Girl. Mais au final, la touche originale, le petit plus, source des plus grandes différences fait défaut aux 15 titres de ce deuxième album. Nous pourrons toujours nous consoler en regardant ce gros panda falsifié sur la pochette du disque. Déjà que la pauvre bête était en voie de disparition mais si en plus elle se met à jouer de la trompette, où va-t-on ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Servant

L'histoire de The Servant est marrante ou ingrate, c'est selon… En allumant la télé sur nos chaînes musicales "préférées", on se tape nos ‘rocks stars’ favorites: U2, Placebo et tous leurs copains… Mais qui connaît The Servant dans la masse de téléspectateurs-auditeurs-consommateurs que nous sommes? Depuis ses débuts en 2000 et la sortie de son double album électro-pop, « Mathematics/ With the invisible », The Servant cultive l'art de la chanson pop facile, moins anecdotique qu'il y paraît. Ce trio anglais peut compter sur les prouesses vocales du délirant Dan Black, sorte de Ben Stiller sous anxiolytiques (plutôt beau gosse le garçon!). The Servant confectionne des tubes à la pelle, des hits à chanter en chœur sur la route des vacances, des instants mémorables comme l'imparable "Orchestra", chanson attribuée par le peuple à un auteur anonyme mais que The Servant a bel et bien composé… Bref, ce disque est l'occasion ou jamais de rendre à The Servant ce qui appartient à The Servant…
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