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samedi, 31 décembre 2005 01:00

Endless Season

Depuis quelques années, Mehdi Pinson et Ludovic Therrault vivent cloisonnés dans une bicoque et s’enfilent leurs disques et films préférés. Logiquement, cette longue période de gestation érudite devait aboutir à un projet de mélomanes endurcis. Désormais, c’est sous l’étiquette « Scenario Rock » que sévissent les deux compères. Tombés sous le charme épileptique du simple « Skitzo Dancer », nous attendions énormément (trop ?) du premier album de la paire française. Malheureusement, le large panorama des préférences artistiques du duo s’empêtre dans une sorte de soupe au chou musicale et le disque rêvé peine à trouver son véritable fil conducteur. Plutôt synopsis rock que Scenario Rock, nos deux amis s’en vont coucher la somme de leurs influences sur cet « Endless Season ». Au carrefour de leurs goûts, nous retrouvons le London Calling de The Clash (« Endless Season »), la légèreté du timbre de Sting (« Natural Flavour ») ou l’agressivité électrisante des premiers Beastie Boys (« Cruisin’ »). Sur album, Scenario Rock mélange le tout dans un grand chaudron de dance et de funk. La mixture cuit à feu doux. Et pourtant, à force de les réécouter, les derniers titres du disque commencent à sentir le cramé. Mais plutôt que de tout laisser flamber, il vaut parfois mieux couper le gaz. Au moins, nous pourrons encore goûter à cette drôle de recette…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Empty Head

Mesdames et messieurs, prenez garde! Il n'est point question de confondre les guitares hurlantes des Subways avec le laptop rétroactif de Subway. L'un n'est pas l'autre. Et irrésistiblement, l'effacement du ‘s’ plonge le rock'n'roll dans les limbes de la musique électronique. Désormais, toute confusion sera sévèrement sanctionnée. Parmi les sentences, relevons les plus abominables: une croisière sur le Nil en compagnie de Lemmy de Motörhead, un brûlage de couilles sur les effets pyrotechniques de Rammstein ou encore une séance d'hypnose mensuelle légalement orchestrée par Orbital sur la base de Guantanamo. Un peu de concentration sera donc requise pour la lecture de cette chronique. Il est ici question de Subway. Oui, oui, on parle bien de musique électronique, rassurez-vous… Ce premier disque de Subway, c'est également l'occasion d'aborder la naissance d'un nouveau label: Sunday Best. Pour la petite histoire, Rob Da Bank, son fondateur, est l'illustre remplaçant du regretté John Peel, le mythique programmateur de Radio One. Saluons donc la venue de cette nouvelle entité militant pour la cause des musiques électroniques (organique, électro-clash, electonica, etc). Pour fêter son avènement sur le marché, Sunday Best lance Subway, curieux projet immergé dans trente années de musiques électronique. Les instigateurs de l'aventure Subway se nomment Alan James et Michael Kirkman. Depuis quelques années, ces deux pionniers recouvrent leurs intuitions mélodiques d'un son chaud et habité. Egalement patrons du label Nuphonic, nos électroniciens en chef en connaissent un rayon sur l'histoire des musiques mécaniques. Habitué des tournées en compagnie de Tiefschwarz, Peter Kruder ou Norman Jay, le duo distille une allégeance de douceur ("Missing Link") et de quiétude dans un univers feutré de mille sonorités. Les moments-clefs, de l'ordre de l'étonnant "Testing", foisonnent de part et d'autre de cet "Empty Head" réjouissant et sans fin. Les limites de l'exploration électronique sont à nouveau repoussées…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Young For Eternity

En ce début de siècle, le rock’n’roll célébrait son cinquantième anniversaire. Cette grande fête nous valait bien un petit retour. Et de retour en détour, on ne cite plus les dons fastueux (The Strokes, The White Stripes, Black Rebel Motorcycle Club, The Hives, Franz Ferdinand, etc.) et les épouvantables bourgeons puants (The Vines, The Von Bondies, The Organ, etc.) enfantés par l’industrie du disque. Alors, que penser du cas The Subways ? La réponse est certainement à chercher du côté de « Young For Eternity », première livraison discographique du trio anglais. Dans cette histoire, Billy tient la guitare et éructe sa fougue populeuse pendant que Josh se tient derrière ses fûts et alimente un martèlement fluctuant mais efficace. Enfin, la délicieuse Charlotte supporte fièrement le poids de sa basse et assure de jolis refrains d’une voix de jouvencelle effarouchée. Au mur, le tableau de cette ‘jeunesse éternelle’ se dessine. Sur disque, on notera une énergique avidité, une passion débordante et les éternelles erreurs de… jeunesse. The Subways n’a pas commis le chef d’œuvre ultime, n’a pas perpétré une collection de morceaux infaillibles. C’est dit. Mais relevons le point positif essentiel : cet album est jouissif et opportuniste. Dès l’ouverture (« I Want To Hear What You Have Got To Say »), on comprend que The Subways ne se limitera pas à l’étoile filante aperçue au hasard de notre super lorgnette d’observation. Néanmoins, à l’écoute de « Holiday », on sait que le disque va également partir à l’assaut d’une terrible courbe ondulatoire. Et que dans certains cas, la tortueuse ascension sera pénible. Pourtant, le trio fait preuve de courage et impressionne ses concurrents directs le temps d’un « Rock & Roll Queen » hyper jouissif. C’est simplet, bénin comme une attaque de fourmis en Antarctique. Mais le brûlot parvient à nous saisir les tripes et c’est bien là l’essentiel. Par pure fraîcheur ou par candeur disgracieuse, The Subways trahit parfois ses origines : Billy n’hésite pas à clamer d’un égosillement nasillard piqué au répertoire Gallagher que sa formation est anglaise. « Oh Yeah », c’est l’autre tube spontané et viscéral de ce « Young For Eternity ». De l’énergie et un refrain balourd et hop : dans la popoche ! En résumé, The Subways vient de signer une sympathique entrée en matière. Evidement, pas de quoi tuer un roast-beef !

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Soon There Will Be…

Ce disque a autant de chance d’approcher les ondes, qu’un pingouin de se promener dans les rues de Londres. Mais là n’est pas le problème. Car cette décharge d’électricité comble largement notre incurable dépendance aux distorsions furieuses, aux mélodies candides plaquées sur deux accords impétueux. Pourtant, le scepticisme était de mise avant de pousser le disque de Shooting At Unarmed Men dans le lecteur. Ce n’est rien de l’écrire : Shooting At Unarmed Men ne doit son existence qu’à la dépouille de Mclusky. Jon Chapple, son bassiste, fou, parfois cagoulé, souvent givré ayant décidé de rejoindre une autre équipée d’énergumènes chopés du ciboulot. Et à l’écoute du premier album de la formation galloise, il convient de s’agenouiller, d’admettre que ce nouveau départ flirte avec la réussite. Shooting At Unarmed Men agrippe la folie par le col et la traîne dans ses derniers retranchements. L’énergie, la fraîcheur de ce disque, l’envie bordélique de déménager le quartier à grands coups de riffs cinglants inspirent un album puissant, brutal, diablement mémorable. La démence s’est emparée des guitares pour balancer de solides morceaux : « Take Care of Business », « Four-Eyed McClayvie » ou le fulgurant « There’s a reason It’s Called The Easy Way Out ». Une camisole au cou, cet album chancelle dans les couloirs d’un hôtel psychiatrique où les locataires portent des noms mystiques : Nirvana, Melvins, Mclusky, Pixies. Quelqu’un aurait-il aperçu un martien ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Takk

Elevé au statut suprême, suite à l’échappée d’« Agaetis Byrjun » en 1999, Sigur Ros vit depuis dans un état artistique insulaire, bordé par la presse anglo-saxonne. Les Islandais symbolisent humblement leur nation : pays de glaciers et de volcans, vivant de l’élevage des moutons, de la pêche mais aussi, et surtout, de musique… « Takk » (merci en islandais), quatrième album, est un nouvel effort de style : accomplissement total des messes psychédéliques prêchées par Jason Pierce, vue en contre-plongée du firmament de la musique classique, expérimentation alternative à la jouissance électronique. Sigur Ros ébauche une musique lumineuse, délicate, cadencée d’électrochocs sinusoïdaux, hors de l’espace et du temps. Les états d’âmes des musiciens surprennent, comme sur « Selest » et son apothéose cuivrée, s’échappant du disque telle une ultime éruption volcanique. Tétanisant aisément ses auditeurs (« Glosoli », « Hoppippola »), Sigur Ros persiste et creuse son sillon à l’ombre des modes et des tendances. Pourtant, le quartette se prend parfois à son propre jeu. En accumulant styles et genres, mélodies et litanies, Sigur Ros ouvre les portiques d’une multitude de chapelles, éprouvant, sporadiquement, des difficultés à les refermer. L’atmosphère devient alors dense, suffocante et les magnifiques prières islandaises perdent de leur éclat au gré de répréhensibles suraccumulations soniques. Une fois l’album écoulé, les critiques oubliées, l’air ambiant est pourtant incrusté de microparticules vibrantes, incitant l’auditeur à recommencer ce voyage sonore. Encore et encore.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Eternal Holiday

Quand les kangourous quittent leurs troupeaux (ben oui, ces animaux vivent en troupeaux !) et rentrent au garage, ils en ressortent chargé de très bons disques : « Stranded » de The Saints (NDR : vieux et dé-canonisés depuis leurs glorieuses seventies) et « Radios Appear » de Radio Birdman demeurent à cet égard de pertinentes illustrations de la dextérité sonore de nos amis les marsupiaux. Et, s’il vous plaît, que personne ne nous parle des Vines ! Parce qu’il y a rire et rire mais pisser dans le dos de sa grand-mère et soutenir qu’elle transpire, décidément ça ne nous fait plus rire ! Car soyons clairs : depuis le fabuleux « Highly Evolved », Craig Nicholls et sa bande de ficus humanisés sont morts et enterrés. Evaporés, fous et certainement dissous. Mais nous ne sommes pas ici pour assister à l’enterrement des Vines mais bien pour apercevoir le décollage de Rocket Science, quatuor australien à double guitares acérées. A première vue, Eternal Holiday, leur nouvel album, porte drôlement bien son nom : les onze morceaux proposés ont tous été enregistrés entre octobre et novembre 2003 (?). Ainsi, le groupe semble avoir prolongé les vacances de son enregistrement. Les disques australiens mettent un temps dingue à débarquer sur notre continent, on s’en souviendra… Et cet album, alors ? Un brin consensuel, une pop déguisée sous des airs de rock, on se souviendra également que Rocket Science n’a pas inventé l’eau chaude. Les prétendus hymnes s’intitulent « Eternal Holiday », « Sex Call » et « Dressed To Kill » : ils forment un triptyque, une solide rampe de lancement pour cette Rocket scientifique. Ne reste plus qu’à la charger de dynamite…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Caravane

Tiens, un nouvel album de Jean-Louis Aubert… (Encore) Raté ! Lui, c'est Raphael. Plus jeune, moins fou que Papy Aubert, le petit Parisien dispose néanmoins du même physique et de la même assonance que son ancêtre. Des airs de familles mais aucune familiarité. Tel serait l'adage. Revenons à nos moutons, à ce troisième enregistrement de Raphael, sobrement intitulé « Caravane ». Déjà, nous entendons d'ici les (plus) mauvaises langues: Après "Sur la route", son duo remarqué en compagnie de Jean-Louis Aubert, le titre du nouvel album de Raphael demeure très cohérent. Ben oui. "Sur la route" en "Caravane". C'est logique. Mais les rapprochements sont douteux. C'est vrai. Raphael n'apporte pas la crème de jouvence nécessaire à la chanson française ; mais il a le don de la rassurer, de lui jouer des sérénades convenues et de la cantonner dans ses petites habitudes. Dans le cas de Raphael, nous ne parlerons pas de monotonie. D'ailleurs, il n'est pas chiant. Peut-être récurrent. Mais que voulez-vous? Tout ceci demeure de l'ordre du générationnel. Au milieu des années 80, les gentils adolescents confinés dans une optique de vie à l'eau de rose se sont payés du bon temps sur les hits de Telephone. La génération suivante s'est choppée Indochine et les lamentations romantiques de la famille Sirkis. Sans Stéphane, c'est en compagnie du seul Nicola que les sympathiques rejetons des années 90 s'émoustillaient. Le nouveau millénaire sied à Raphael. Les premiers flirts de notre brave jeunesse ont trouvé leur bande son pour toute une décennie. Et à en croire l'artiste, ‘il en reprendrait bien encore pour cent ans’ ("C'est bon aujourd'hui"). Et on serait presque tenté de le croire. Sirkis nous traverse une nouvelle crise existentielle ("La coiffure, ça va ? Pas trop eighties ?") et Aubert s'est résigné à prêter sa voix aux chœurs de sa progéniture ("Ne partons pas fâchés"). C'est une passe d'arme, tout simplement.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The best of

Petit flash-back: nous sommes de l’autre côté de l’Atlantique, au début des années 60. A New York, l’actualité musicale tourne autour des « Girl Groups », des centaines de groupes de filles qui défient les lois des charts à grands coups de chansonnettes naïves. D’un sourire décapé au Colgate, les filles se trémoussent, signent un ou deux disques et disparaissent du circuit, laissant derrière elles paillettes et robes de soirée. L’histoire de Reparata and the Delrons respecte ce schéma. A une exception près : elles n’ont jamais rencontré le triomphe promis. Les Etats-Unis les repoussant sans cesse aux portes du Top 40 et l’Angleterre leur offrant un instant de gloire éphémère en les logeant une fois dans leur classement national… à la 15ème place. Entre 1965 et 1970, Reparata and the Delrons ont signé deux disques, « Whenever a Teenager Cries » et « Rock and Roll Revolution », deux appels aux succès restés sans réponse. Aujourd’hui, leurs plus grands hits sont ressuscités sur un best of : 30 témoins du meilleur des Delrons. Cet instantané est fabuleux et renverse une situation établie depuis trop longtemps : Reparata and the Delrons réapparaît donc au premier plan de l’histoire. Leurs rivales de l’époque oubliées, disparues, les trois filles sont dédommagées d’une glorieuse considération. Ce groupe, formé aux premières lueurs de 1962 dans les dortoirs d’une école catho de Brooklyn, emprunte son patronyme à Sœur Mary Reparata, professeur et mère supérieure d’un établissement scolaire où l’éducation des filles passait par la foi et l’amour de son prochain. Les trente chansons de cette compilation sont magnifiques et symbolisent une époque révolue. Une vision réductrice d’une vie heureuse où les hommes travaillent en fumant la pipe et les femmes chantent en passant l’aspirateur. Une époque où le consensualisme était norme. Cet album est un morceau d’histoire, rêvé, harmonieux et irréel. Le monde a changé et, au fond, on espère que tout reviendra : la tranquillité, l’euphorie et l’illusion d’une existence sans-souci.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Animal Lover

Dadaïstes bizarroïdes, égocentriques loufoques, les Residents continuent de sortir des disques. Enfin, disons des chansons. Pour la peine, on peut parler de formation culte. Echafaudé au débuts des années 70 en Louisiane (‘c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme…’), le groupe se façonne autour de son goût commun pour l’étrange, les cris d’animaux, le jazz, la musique orientale, le baroque, le punk, l’underground et l’avant-garde. Résultat de telles passions : un bric-à-brac inclassable, foutraque et barré comme un orchestre de nains de jardin en concert au milieu de la forêt de Sherwood. Certains ont parlé de post-punk, de no wave. D’autres ont préféré classer les Residents sous la banderole « Experimental Music ». En vérité, personne ne comprend très bien où ces vieux briscards veulent en venir. Et, petite anecdote qui vient pimenter encore un peu plus l’énigme : les apparitions des Residents sont carnavalesques. Les membres du groupe sont, en effet, toujours apparus masqués. Bref, The Residents, c’est le bordel. Et ce n’est certainement pas le nouvel album de ces serviteurs écervelés qui va changer la donne. « Animal Lover » confirme l’admiration animalière des messieurs. Pour la prochaine sortie, leur maison de disques peut craindre le pire : un truc du genre, ‘à l’achat du nouveau Residents, une mygale gratuite’ ! Youppie. Une fois encore, ils travaillent dans l’anonymat le plus total et livrent un panachage de bruits sordides et rigolos à en cracher des vers de terre. Les textes sont également fidèles à la réputation du groupe. Puisqu’ils sont tout bonnement abstraits, voire incompréhensibles. Le disque chevauche ainsi des paysages inimaginables où de vilaines gargouilles se tapent une fiesta dans la crypte d’une église abandonnée au milieu de nulle part. Le tableau est insaisissable, désordonné. Ce projet n’a ni queue ni tête. Et ce n’est rien de l’écrire…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Milan Athletic Club

Fred Poulet continue de surfer dans le creux de la nouvelle vague de la chanson française. Mais il est mille fois plus attendrissant que le reste de toute la clique clinquante aux dents blanches et bien lissées. L’univers du Français demeure confidentiel tel un secret bien gardé. Les temps forts de la carrière de Fred Poulet ne sont pas encore venus. Pourtant, il est déjà le poète déchu d’une époque révolue. Le nom de l’album se décline en rouge et noir comme le maillot de l’équipe du Milan AC. Il voit rouge et broie du noir dans une atmosphère plongée dans les fumigènes de tiffosi imaginaires. Sur sa pochette, le garçon digère les résultats sportifs de la ‘Gazzetta Dello Sport’ sous un ciel bleuté. Fred s’est exilé en Italie. L’héritage de Gainsbourg dans ses bagages, il a pris la fuite et tente d’oublier que sa patrie lui tourne (toujours et encore) le dos. Alors, il se barre et les gains de ses performances littéraires rejoignent d’autres cieux, résolument plus cléments. Pour notre part, nous prenons l’avion et rejoignons son petit coin de paradis…
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