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samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Milk of Human Kindness

Profondément actifs depuis les premières lueurs du siècle nouveau, Dan Snaith, l’instigateur de Caribou, dépose un nouvel album sur le lit soyeux de l’electronica : « The Milk of Human Kindness ». Onze titres ingénus et qui paradoxalement lobotomisent, guidés par une production léchée, ouvrent le rideau sur un monde décomplexé. Ici, le trip-hop caresse le beat. Là, le folk rêve de sensations électroniques. Dan Snaith a déjà parcouru un bout de sentier sous l’étiquette Manitoba et si, aujourd’hui, il revient déguisé en Caribou, personne n’est dupe. Snaith ne trompera personne : ni les chasseurs de boucles, ni les amateurs des premières heures en compagnie de Koushik Ghosh. Caribou reprend le flambeau de Manitoba. Le message est clair : la maison change de nom, pas de propriétaire. Au final, l’auditeur découvre quelques alléchantes sucreries : « Yeti », « A Final Warning » ou encore « Hello Hammerheads ». Des compositions extatiques de la trempe de « Brahminy Kite » viennent également colorer cet album de pigmentations propres au rock indépendant. Une vision particulière de la vie donc, à ranger délicatement auprès de Fridge, Mum ou Four Tet.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Where You Live

Les mélodies du premier album de Tracy Chapman sont, aujourd’hui encore, d’une actualité ahurissante. Mais les accords de ce disque appartiennent désormais à un autre siècle. Nous étions en 1988 et la guitariste de Cleveland déposait là son classique aux pieds de l’histoire. Près de vingt ans plus tard, les choses ont changé. Nelson Mandela n’est plus président de la République sud-africaine et les soucis humanitaires vacillent trop souvent dans des considérations diplomatiques dépourvues d’humanité. Les causes vitales de l’univers de Tracy expirent lentement. Et pourtant, ce serait oublier les éclaircissements sociaux de la dame, qui s’est toujours montrée avant-gardiste dans l’art (?) de pointer les affres de nos sociétés. A quarante ans, Tracy prend du recul et signe « Where You Live », joli recueil des maux de ce monde, conté sur les déclinaisons folk-rock qui lui ont ouvert les portes de la gloire. Ici, pas question de guetter l’originalité. Non. Tracy Chapman demeure sur ses positions, ancrée dans un style qui lui sied à merveille. Peu importe les jugements et les critiques, Tracy Chapman tire sur ses ficelles favorites : la nature humaine. Toujours et encore. Thématique prépondérante (« Be and Be not Afraid », « Change », « America », « Before Easter ») de ce nouvel album : la confusion et le chaos orchestré par notre réalité bureaucratique. Une révolte contenue, tempérée, calme et résolument douce. Tracy Chapman est une artiste, et plus si affinité. Au final, « Where You Live » n’alimente pas le réservoir des singles mais se présente comme un disque cohérent, en phase avec l’univers affligé de son auteur. Qui parlait d’une révolution ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Clap Your Hands Say Yeah

« Clap Your Hands Say Yeah » : un patronyme en forme de slogan, une invitation à la fête. Personne n’avait jamais songé à appellation si saugrenue. ‘Tape dans tes mains et dis ouais’. Une claque post-harmonieuse qui défie scrupuleusement le temps, l’espace et les lois des noms adoptés par nombre de tribus. Emmené par la voix spirituelle d’Alec Ounsworth, Clap Your Hand Say Yeah débarque dans le 21ème siècle pour ne plus le quitter. Rockers, réveillez-vous ! Voilà, un groupe qui témoigne de son époque, qui brise la servitude à laquelle le rock s’est attaché ces dernières années. ‘C’est un pote qui me l’a avoué : la révolution n’a jamais eu lieu. Tu ressembles à David Bowie. Mais tu n’as rien à me montrer. Allume donc un nouveau feu. Et regarde-le s’éteindre lentement’, clame Ounsworth tout au long de « Over and Over Again ». Enfin : la conscience d’un groupe se lève face à l’assoupissement du mode binaire. Le groupe de Brooklyn endosse le gilet prophétique et, d’un timbre tremblant, chante les craintes du monde : « Is This Love ? », complainte mirifique où les syllabes de Ounsworth semblent happées dans un flot de mélancolie. La Grosse Pomme a de nouveau germé. Quoi qu’il arrive. Hype ou pas, New York vient d’enfanter des rejetons lucides, conscience éveillée d’un monde désaxé. Interloqué, Lou Reed cherche maintenant à comprendre pourquoi « Let The Cool Goddess Rust Away » ne figure sur aucun de ses disques. Le lyrisme foudroyant de « The Skin of My Yellow Country Teeth » met alors le feu au plancher. Obligation générale de se bouger les fesses sous peine de voir son caleçon disparaître en fumée. « Clap Your Hand Say Yeah » : l’appel est lancé. Alec Ounsworth s’accapare les émotions, grille les octaves, pisse dans l’eau gelée qui a noyé les cordes vocales de Buckley. Derrière lui, un groupe s’acharne à remuer les vases des genres, à éplucher des sons ressassés. Les amis des Talking Heads, de Grandaddy, d’Arcade Fire, de Wolf Parade ou des Feelies (NDLR : mais aussi de James) pleurent devant telle bénédiction : 2006 sera un grand cru. Le revers de la médaille patriotique frappe à la porte de l’industrie du disque : « Maintenant que tout le monde est ici réuni. Pouvons-nous avoir votre attention ? Nous sommes les hommes qui restent en vie. Qui, à présent, envoie vos enfants loin d’ici. Nous vous assignons d’une tour. Exprimant l’opinion de tout un chacun », vocifère Ounsworth sur l’ultime « Upon This Tidal Wave of Young Blood ». Et de terminer : « Je les ai vu de mes propres yeux. Amérique, s’il te plaît, aide-les ! Ce sont tes enfants… » L’homme se trouva ainsi fort dépourvu lorsque la bise fut venue. Mais que faisait-il au temps chaud ? Nuit et jour, à tout venant, il chantait ne vous déplaise. Il chantait ? Nous en sommes fort aise. Et bien, Tapez dans Vos Mains maintenant !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The invisible invasion

En ce début de siècle, le rock s'est indubitablement remis sur la bonne voie. Pour sa part, The Coral participe activement à l'émulation ambiante. Aahh quel bonheur! Comme nous étions heureux, enchantés de découvrir leur album éponyme aux premiers jours de ce nouveau millénaire. La couleur Coralienne était annoncée: un condensé juvénile foutraque, branleur et diablement sexy. Une musique taillée dans le rock psychédélique, le folk et la Britpop. Mais quatre années plus tard, que sont devenus les six de Hoylake ? Les pensionnaires de la banlieue liverpuldienne se portent au mieux, merci pour eux! D'ailleurs, au rythme effréné d'un disque par an, personne ne sait vraiment où en seront ces petits gars (23 ans de moyenne d'âge) dans dix ans. Mais peu importe. Aujourd'hui, ils sont là et c'est déjà énorme. La voix de James Skelly s'élève: grave et puissante, mélancolique et assurée tel l'intonation d'un Jim Morrison planqué dans l'organe d'un matelot de la Merseyside. Dès l'intro perpétrée par "She shings the Mourning", l'auditeur constate l'insolente maturité vocale de Skelly. Et puis, il y a cette musique: melting-pot indiscutable mais difficilement dissociable. Quel rock ces garçons peuvent-ils bien traficoter? Du Johnny Cash en compagnie de The Specials, The Doors en compassion devant The Beatles: The Coral, c'est le monde à l'envers! Pourtant, "The invisble invasion" ne renferme pas encore ‘le’ tube en or massif. Tant pis… ou plutôt tant mieux. Car ce quatrième disque reste de loin le plus cohérent signé à ce jour par ces ‘musicologues’ précoces. Au final, rien ne manque au tableau esquissé par The Coral: de la bourrasque rock ("Arabian sand") à la promenade pop des anglais ("In the morning") en passant par l'élancée mystique ("Far from the Crowd"), ils n'ont strictement rien oublié. Alors jeunes gens, levez-vous et chantez au monde entier que, oui, nous vivons une époque formidable!
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Circling Buzzards

Dans la plus pure tradition americana, le singer songwriter Matthew Bayot entrouvre le portique de son jardin secret. Entre une guitare et un banjo, l’auditeur apaisé découvre ce nouvel adepte du sitar, être sensible, âme artistique perdue entre l’Inde et les grandes étendues nord-américaines. « Circling Buzzards » présente de beaux atouts. C’est un disque artisanal fouillé, pétri d’influences passionnées, d’un amour profond pour les musiques. Car ici, il est bien question de musiques. Matthew Bayot se perd sur les strates continentales. Au terme de ses voyages mystiques, il revient armé d’un sitar, dont il joue avidement dans un style inspiré des performances du maître de Bénarès, le grand Ravi Shankar. A l’écoute d’un trip acide comme « Gin With Jodi », la référence devient inévitable. Les chansons de Bayot traversent des contrées connues, des villages où résident South San Gabriel, Sufjan Stevens, d’illustres lieux de pèlerinage où reposent Georges Harrison, Elliot Smith. La musique de Matthew Bayot est belle, elle laisse entrevoir une nouvelle hallucination hippie sur l’Inde, ses coutumes et ses croyances. Cette illusion repose sur dix chansons, gracieusement ficelées autour d’un sitar universel. L’instrument d’une seule nation. Under a Groove ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Solid Gold Hits

Les fêtes de fin d’année : son ambiance, ses sapins, ses boules, ses cadeaux de Noël et ses traditionnels ‘best of’. C’est la coutume : l’époque est marquée par la culture de la compilation… L’année dernière, les Beastie Boys signaient un grand retour par l’entremise de « To the 5 Boroughs », sixième album des pirates de la culture black. Cette livraison marquait le pas, ralentissait le flow du trio new-yorkais. Aujourd’hui, la mouture la plus punk et inventive que le hip-hop ait enfanté revient aux affaires par le biais de ce « Solid Gold Hits » saisonnier, à filer au Père Fouettard ou à fourrer dans la hotte du Père Noël. Aucun des tubes présents sur ce disque n’est à discuter. Et le dilettante y découvrira forcément quelque chose d’énorme, une bombe nucléaire de rap, de pop, de punk. Le clin d’œil dans le rétroviseur des Beastie est joli. Il ravira amateurs et connaisseurs. Mais l’intérêt de ce disque et son indéniable plus-value sont ailleurs. « Solid Gold Hits » ramasse 15 morceaux d’anthologie (“Sabotage”, “Brass Monkey”, « Fight For Your Right”, “Root Down”, “Body Movin’”, la liste est infaillible) et, à chaque fois, une interprétation vidéo vient apporter son soutien optique. Il ne faut plus aller chercher plus loin. La richesse de ce ‘best of’ est ici : 15 titres contre 15 clips, l’élan sonore contre la pulsion visuelle. Inutile de préciser le bonheur éprouvé en révisant les clips décalés des bad Boys de New York. Voilà donc l’occasion rêvée de passer les froides après-midi d’hiver devant sa téloche à mater ces vidéos bon marché. Pantalon baggy, Reebok Pump et perruques de rigueur.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Scream

A la fin des années 80, Sarah Bettens et son frère, Geert lancent The Basement Plugs, projet familial inspiré des références fraternelles du duo. Sarah s'amuse bien mais décide de sortir un single en solo. Sous le nom de Sarah Beth, elle reprend "I'm So Lonesome I Could Cry", un classique de Hank Williams, pour la bande originale d'un court métrage (ce n'est donc pas sa première échappée solitaire…). A partir de cet instant, les évènements vont prendre une autre tournure : Sarah retrouve son frangin et les deux garnements fondent The Choice. Ils signent "The Great Subconcious" en 1994 et partent en tournée à travers la Belgique et les Etats-Unis (!) où la petite famille rencontre un vilain groupe ricain baptisé The Choice qui les menace d'un procès pour usurpation d'identité (!). "Alors, que fait-on ? On splitte ? On rentre à la maison ? Euh… Et si on changeait de nom?". C'est ainsi que The Choice (made in Belgium) s'est mué en K's Choice et que The Choice (made in USA) a conservé son patronyme… et cessé toute activité! Pour le reste, pas besoin de vous refaire un historique du groupe de la famille ‘Rothschild’ Bettens et de ses ‘Tops-Of-The-Pop-Hits-singles’ (« Mr Freeze », « Not An Addict », « Believe », « Almost Happy »…).Pourtant, fin 2000, l'aventure K's Choice part vraiment en cacahouète : le dernier album est une daube mortelle, Sarah connaît des problèmes de couple (à l'époque, elle ne sait pas encore qu'elle est lesbienne) et le frangin s'offre du bon temps en solo. C'est l'époque des albums "Live" et "Best-of" qui viennent sonner le glas de la formation anversoise (R.I.P. K's Choice 1993-2003). Quelques heures après l'enterrement de son groupe, Sarah s'envole pour le pays de l'Oncle Sam pour rejoindre sa dulcinée (elle a enfin découvert son penchant homosexuel…). Aujourd'hui, "Scream" (1?), premier véritable album solo de la demoiselle, débarque dans nos bacs nationaux. L'entrée en matière impulsée par Sarah Bettens respire l'amour retrouvé. C'est le retour des guitares tranchantes des premiers K's Choice, coulées dans un moule de Veruca Salt. "Come Over Here" démarre comme une réminiscence de Bob Marley avant de retrouver le timbre rugueux de Sarah. C'est plaisant mais usant sur la longueur. La fin du disque retombe et laisse entrevoir les fantômes de "Busy" ou de "Tired", morceaux fades de la fin de carrière de K's Choice. Mais sur l'ensemble, disons que pour un coming-out, ce n’est déjà pas si mal…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Blue Eyed In The Red Room

En 2002, Bryan Hollon alias Boom Bip proposait « Seed To Sun », un premier Lp largement acclamé par la presse spécialisée et par le gratin ‘branchouillard’. La subtilité d’un mélange hybride entre hip hop et electronica sonnait comme le meilleur sujet de discussion au cœur de ces soirées bourrées d’hipsters jusqu’aux sorties de secours. Aujourd’hui, Boom Bip (ce nom !) nous revient pour une poignée de compositions délicates, immortalisée sur ce « Blue Eyed In The Red Room » (grâce à Lex Records, le label aux belles pochettes). Toujours obnubilé par une expérimentation électronique à l’épreuve du temps, Boom Bip signe et persiste tout en intégrant de nouveaux ingrédients dans son drôle de bidouillage. Une guitare acoustique glissante et grinçante se charge d’arpenter « One Eyed Round The Warm Corner » alors que quelques titres auparavant, un carillon saupoudrait le sublime « Girl Toy » de quelques notes bien senties. En plus de décorer sa musique d’instruments inattendus, Hollon invite un copain et une copine à poser la voix sur deux de ses compositions. Gruff Rhys, le chanteur gallois de Super Furry Animals, apporte un souffle de vitalité surpuissant au très tribal « Do’s And Don’ts ». De son côté, Nina Nastasia libère un souffle de féminité sur « The Matter (of our discussion) », point d’orgue de ce très bon disque.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Brother Is To Son

Daniel Smith s’est évadé de son inénarrable Danielson Familie… En solo, le garnement opte pour un patronyme incontestable : Brother Danielson. Sans ami et sans famille, Smith perpétue son « Christian-art-folk&Rock » du haut de sa voix nonchalante d’épileptique échappé d’un asile psychiatrique. Sa musique atypique chevauche l’histoire du circuit folk US pieds au plancher. Tout y passe : de la comptine country à la liturgie ecclésiastique en défilant par le trip psychédélique et hallucinatoire. Rien n’est laissé au hasard. Rien, même pas l’attitude. Car l’air de rien, il faut le vouloir pour interpréter des chansons déguisées en arbre fruitier… Oui, oui, vous ne rêvez pas : monsieur déclame ses textes planqué dans un tronc d’arbuste. Alors, barge Brother Danielson ? A première vue, c’est l’impression véhiculée par ce drôle d’énergumène. Pourtant, les pirouettes mélodiques réalisées par le bonhomme nous laissent pantois, admiratifs. Avions-nous jamais rencontré feuillus si sympathiques ? De souvenirs d’humain, les exemples ne foisonnent pas. Les titres fleurent bon le folk (« Animal In Every Corner »), révèlent une nature profonde, émotionnelle (« Daughters Will Tune You ») et tellement douce («Perennial Wine »). De plus, ce disque fait figure de révélation. En effet, nous nous interrogions encore sur les secrets de la production du somptueux « Seven Swans » de Sufjan Stevens. Aujourd’hui, nous retrouvons le garant de ce chef-d’œuvre : Daniel Smith. Dans le livret de « Seven Swans », les remerciements et les musiciens s'affublaient tous d’un seul et même nom : Smith. Naïfs, nous songions alors à un hommage au regretté Elliot Smith. Or, cet ouvrage restera à jamais marqué par cette collaboration historique entre Sufjan Stevens et la Danielson Familie. Dire qu’il aura fallu attendre qu’un arbre enchanteur vienne nous chanter ses dix perles fantaisistes pour découvrir l’effroyable évidence…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Off Blue

Et de quatorze pour Brother JT ! Quatorze disques restés dans des zones obscures et sombres, belles et inexplorées. La vie de John Alan Terlesky alias Brother JT ressemble à s'y méprendre à celle d'Harvey Pekar, l'intrépide protagoniste névrosé du film American Splendor. Ces deux hommes ont d'indéniables points communs. Seule différence notable : l'un s'épanouit à travers la musique, l'autre par la bande dessinée. Pour le reste, ils sont de véritables anti-héros. Le genre de gars à choisir leurs vies minables pour thème central de leurs aventures artistiques. "Off Blue", le nouvel album de Brother JT, a été enregistré au beau milieu de sa salle à manger, entre un burger et un verre de lait. Seul à la guitare, ce respectable phénomène de la scène underground américaine (des années 80 aux années 90, c'est au sein de son groupe, The Original Sins, que Telersky s'est frayé un chemin aux côtés de formations emblématiques telles que Mudhoney, Make-Up, Royal Trux ou Oneida) s'est reconverti à l'americana par l'entremise d'un folk précieux et nécessaire. Pour écrire ces douze complaintes, Brother JT doit forcément vivre en reclus, loin des tumultes de toute civilisation. On l'imagine paumé ("Father's Eyes") mais heureux ("Lovely Though It is") à gratter sa guitare, le sourire en coin, un affreux pull-over en laine de brebis sur le dos. Notre homme présente tous les stigmates du vrai ‘nerd’, le type même du ringard persuadé du bien-fondé de son entreprise musicale. Finalement, il n'a pas tort. Car sans le savoir, il s'approche de l'univers feutré de ses contemporains : Alfie, Badly Drawn Boy et Rivers Cuomo ne sont d'ailleurs plus très loin de cette splendeur américaine…
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