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lundi, 06 août 2007 22:28

Psycho Stag

Psycho Stag ou psychopathe? Car c’est bien d’une voix mâtinée de sadisme et de folie, proche de celle des ‘serials killers’ peuplant les meilleurs thrillers américains, que sont chantés les 9 morceaux de cet album. C’est donc dans une ambiance lugubre et malsaine que l’auditeur se plonge en écoutant cet album. Ambiance qui oscille au gré des titres parfois punk (« Emotional Bondage »), parfois metal (« The song Whaterver »), parfois new-wave (« Lolita Girls »). La palette de styles offerte par la formation belge est si diverse qu’elle évoque des groupes aussi différents que ‘cultissimes’ : The Prodigy, The Cure, The Libertines ou encore The Red Hot Chili Peppers. Bref, bien que la longueur de certains morceaux suscite une envie de zapper, leur musique variée et déjantée tient la route. D’ailleurs, si vous aimez le rock sous toutes ses formes et que vous êtes de nature curieuse, vous prendrez plaisir à découvrir l’univers sombre et déstabilisant de Psycho Stag.

lundi, 06 août 2007 21:56

One, Two,…

Agathe Ze Bouse, c’est la volonté d’allier l’humour et le jazz. Après avoir concocté deux albums complètement déjantés (« Vilain » et « L’album Bouse »), les huit membres du groupe ont décidé de poursuivre sur leur lancée en commettant l’inclassable « One, Two… » Si leur style s’avère original, il est surtout peu abordable ; et, il faut bien l’avouer, malgré une qualité musicale indéniable, qu’au fil de l’écoute, il devient franchement irritant ! Même en pratiquant l’humour au centième degré, difficile de rire ou de sourire en écoutant les paroles sans queue ni tête des 23 morceaux (!) de cet opus. Et pour cause, ils abordent des sujets aussi divers que déroutants. Des exemples ? L’évolution de l’Homme, l’histoire d’un bricoleur prénommé Robert et même… la sodomie... Le chant, quant à lui, s’apparente très souvent à celui des ménestrels d’antan, mais en plus criard ! Reste des mélodies jazzifiantes, faisant la part belle au saxophone et au piano, prenant de temps à autre des accents de musique du monde. Celles-ci sont jouées avec brio et, malgré quelques sonorités un peu ringardes, d’excellente facture. Mais ces atouts indéniables ne permettent pas de compenser le côté agaçant des vocaux et des textes. Comme dit le dicton, mieux vaut être seul que mal accompagné…. 

lundi, 06 août 2007 22:26

Alone in this dark romantic night Ep

Le titre de cet Ep intrigue. Et il en dit long sur l’atmosphère entretenue par cette jeune formation issue de l’Hexagone. Une atmosphère lunaire directement inspirée de groupes maîtres du genre tels Pink Floyd ou encore Archive. Encore que la formation française soit davantage attirée par les sonorités indie-électro. Pas besoin pour les auteurs de ce disque de préciser comme ils l’ont fait dans l’intitulé de chacun de ses morceaux, le sentiment qu’ils ont voulu susciter chez leurs auditeurs. Dès les premières notes, une sensation de relaxation, d’apaisement, de flottement dans les airs s’immisce en nous. Et le timbre vocal, tantôt féminin, tantôt masculin, amplifie la sensation de douceur qui commence à nous inonder. Malheureusement, au bout de deux chansons, la monotonie commence à s’installer (peut-être est-ce dû à la longueur des pistes qui avoisinent toutes les 6 minutes ?) et machinalement une envie de bâiller nous envahit. Ce qui n’empêche pas les compos de se révéler agréables à écouter. A suivre…

lundi, 02 juillet 2007 22:03

Stay

« Simply stay » ou simply rien de neuf sur la planète Simply Red ! En effet, aucune lueur de renouveau ne se dégage des cinq titres de cet Ep, présenté en avant première de la sortie du dernier album du groupe britannique. Après 22 ans de carrière, il semble que Mike Hucknall et ses acolytes manquent cruellement d’imagination, malgré la qualité toujours constante de leur musique. Chacun des morceaux de ce cd pourrait se cacher dans n’importe quel autre opus de la formation sans qu’on le remarque. Un cd à réserver aux inconditionnels de Simply Red, par conséquent…
lundi, 02 juillet 2007 03:00

Ton océan

Les deux premiers titres de « Ton Océan » évoquent un certain Saule. Même timbre, mêmes mélodies légères, mêmes jeux de mots et même humour. Pas étonnant donc que le Montois vienne partager « L’Amour fou » en compagnie de Guillaume Ledent, un sympathique duo pour un des morceaux les plus réussis de l’opus. De l’amour, il y en a beaucoup sur ce cd, comme quand l’artiste parle avec tendresse de la joie d’être parents (« Ma Noceuse » et « 25 à 35 ans »). Mais l’acidité (« Tout va bien », « Pipeau ») et la dérision (« Mac Gyver ») sont aussi au rendez-vous. Si les mélodies oscillent entre airs orientaux, musique des îles, gimmicks rock et rythmes reggae, c’est lorsqu’elles sont les plus dépouillées qu’elles sont les plus charmantes. En effet, la voix douce de Guillaume Ledent, soutenue uniquement du piano (« Paradis ») ou de la guitare sèche (« Roses d’avant ») est l’atout séduction de l’œuvre. Une œuvre qui lorgne manifestement vers des artistes comme M ou Pierre Rapsat. Plutôt plaisant…

lundi, 02 juillet 2007 21:02

Rebecca

Dès le premier titre, une nostalgie fascinante, digne de Damien Rice, nous envahit. Une sensation accentuée par le timbre de Yann, chanteur de ce trio français. La musique proposée par Dirge émarge donc au pop/rock. Si le deuxième morceau est tout aussi prometteur, la suite du cd se révèle parfois un peu trop plate et répétitive. En outre, on ne peut pas dire que les parties de batterie brillent par leur originalité. Malgré ces bémols, « Rebecca » évolue parfois aux confins de l’univers de musical de Mud Flow, tout en affichant des caractéristiques extrêmement séduisantes et même émouvantes. On espère simplement que Dirge n’en restera pas à ce stade, et donnera naissance, dans le futur, à de nombreux et somptueux morceaux, dans le style des deux premières plages de l’opus…

mardi, 26 juin 2007 00:15

Seasons 3 & 4

Une chose est sûre, ce sextet belge n’était pas en panne d’inspiration lorsqu’il a composé ce double album ou plus exactement ces deux albums. Car ils sont réunis sous un même box, tout en s’intitulant respectivement « Onze histoires aux fins plus ou moins étranges selon les cas » et « The mysterious walk ». Etrange et mystérieux sont effectivement deux qualificatifs qui collent le mieux à la musique de la formation. On pourrait également y ajouter celui de ‘délirant’ ; et en particulier pour le deuxième cd. En effet, si le premier propose un mélange cohérent et original de folk et de jazz, parfois agrémenté d’une touche de rock, il faut avouer que le second part dans tous les sens ! Beaucoup moins ‘calme’, on y retrouve cependant les mêmes courants musicaux explorés sur le premier ainsi qu’une bonne dose de funk. Le tout s’agrège pour donner naissance à des mélodies empruntant tour à tour des airs de pop-rock, de ballade funky, de B.O. de dessins animés, de sonate moyenâgeuse, de metal ou de rock’n’roll hérité en ligne droite d’Elvis Presley. Tous ces univers se succèdent parfois sur un même morceau, ce qui est pour le moins surprenant, voire déstabilisant !

Malgré le manque d’homogénéité du second opus, toutes les pistes de ce double sont musicalement de très bonne qualité. Les paroles sont quant à elle parfois superflues, même si elles remettent une couche de ‘déjanté’ à l’œuvre, comme quand, par exemple, elles racontent l’histoire de Jean-Pierre et de son penchant pour la charcuterie ! Ces récits sans queue ni tête sont, comme l’indiquent les titres respectifs des deux albums, chantés tantôt en anglais, tantôt en français.

Bref, il faut reconnaître que les six membres de Funk Sinatra sont d’excellents musiciens. Et que leur œuvre est aussi diversifiée que les mondes musicaux dont ils sont issus. Malheureusement, bien que recelant de très séduisants morceaux, elle se révèle trop longue et souffre d’un manque flagrant de cohésion. Notamment entre les deux cd qui la composent. Peut-être aurait-il mieux valu les sortir séparément ?

lundi, 07 mai 2007 04:00

Live - Une nuit au Chatelet

La sortie de ce ‘live’ acoustique, après celle de « Résistance à la nuit » en octobre dernier, laisse penser que le charmant Raphaël tire sur la corde du raz-de-marée « Caravane » jusqu´à l´usure. Si la démarche ne convainc pas de prime abord, il faut pourtant admettre, à l´écoute de l´œuvre, que le pouvoir de séduction et le talent du jeune homme fonctionnent une fois de plus. A l´occasion de cette « Nuit au Châtelet », l´artiste s´est attaché à réarranger de main de maître, non seulement certains de ses titres, mais aussi des morceaux composés par des Monuments de la chanson française tels que Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Barbara ou encore Gérard Manset (entre autres). Résultat : un univers intimiste, parfois sombre, par lequel on se laisse bercer sans aucune retenue. On ne peut qu´applaudir le choix judicieux des chansons et l´originalité avec laquelle l´auteur-compositeur-interprète les revisite. Raphaël continue son parcours sans fausse note…

 

 

 

mardi, 17 octobre 2006 05:00

Un point c'est tout!

Après trois ans d´absence, Showstar revient sous un nouveau line up et nous livre un nouvel album intitulé « . » (prononcez 'dot'). Le premier elpee, « We are ready » nous avait révélé l´énorme potentiel de leur son pop-rock. « . » confirme le talent du groupe hutois, qui continue brillamment sur sa lancée. A l´occasion de sa sortie, Musiczine a rencontré Christophe Danthinnes, sympathique chanteur et leader du groupe…

Votre nouvel album s´intitule « dot », c´est-à-dire 'point'. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Pour vous embêter…

Oui, mais encore…

Au début, c´était un détail graphique. On bossait sur le nouveau logo du groupe et ce point est sorti de notre imagination. Et quand on a commencé à chercher un titre pour l´album, on s´est dit qu´on avait la solution ! Il signifie tellement de choses et pas grand-chose à la fois…

Ce point est également au centre de votre nouveau site Internet…

Oui. Sur le site, mais aussi sur scène. Il y a un rappel de ce point ou plutôt de ce cube.

Vous aviez déclaré que l'enregistrement de votre précédent album « We are ready » avait été difficile. Avez-vous mieux vécu les sessions de « dot » ?

Le jour et la nuit ! Ici, les conditions étaient presque optimales parce qu´on a pris notre temps avec notre producteur (NDR : Gareth Parton, un personnage dont la carte de visite mentionne des collaborations, entre autres, pour Placebo, The Killers, the Pipettes…). Il est tout à fait charmant. Au niveau humain, l'expérience s´est donc extrêmement bien déroulée. Par rapport au premier enregistrement, on a vraiment pris du plaisir en studio.

Comment est née cette collaboration avec Gareth Parton ?

Par hasard… Au début, on ne cherchait pas vraiment de producteur. Mais le label a mis à notre disposition un budget pour cette tache. On a donc commencé à sonder. On ne voulait pas un nom pour un nom, mais quelqu´un qui tirerait le groupe vers le haut, amènerait un plus. On lui a envoyé nos démos et il a aimé.

Quel est le processus d'écriture de vos morceaux ? Qui fait quoi ?

L'idée de départ émane souvent d'un des deux guitaristes. Il apporte une mélodie de base. Et puis, les morceaux se construisent en les jouant au fur et à mesure. Les mélodies-chants et les textes viennent par après. C'est un peu différent du premier album quand une personne amenait 75% de la chanson.

Vous travaillez donc plus en équipe…

Oui. Il faut dire que l´équipe a changé.

Aujourd´hui, vous êtes cinq. J´imagine qu´il doit parfois y avoir des tensions entre vous…

Comme dans toute vie en groupe et en communauté. C´est ce qui en fait la difficulté et son charme. Il est important que chacun puisse amener ce qu'il représente. Dans la vie de tous les jours, ce n´est effectivement pas évident. Il y a parfois des tensions, c´est logique ! Mais je pense qu'elles permettent de faire avancer les choses aussi. Le plus intéressant, c´est qu'en prenant le temps de concocter ce disque, on a également pris le temps de se découvrir un peu plus.

J´ai été étonnée par la durée de l'album : 35 minutes. C'est assez court, non ?

Oui, mais il ne comporte que dix titres, c´est donc normal. En fait, au départ, sur toutes les chansons écrites, on en avait gardé une quinzaine. Mais on a décidé de ne sélectionner que les meilleures, de ne pas en laisser une pour 'faire nombre'. Il reste les dix chansons dont nous sommes convaincus à 100%.

Le premier morceau extrait de votre album « Mad about your sister » a été 'Fresh' sur Pure fm bien avant la sortie du cd. Que pensez-vous de cet engouement ?

Il faut remettre les choses à leur place. Il est vrai que pour un groupe comme nous, responsable d'un rock dit 'alternatif', Pure fm est la radio de référence. Maintenant, comme tout le monde le sait, ce n´est pas la radio la plus écoutée en Wallonie et à Bruxelles. Mais, bien évidemment, au niveau du public, ce soutien est très important. Il faut dire qu´à l'époque, Radio 21 nous avait déjà aidés. Pure fm continue. On leur a transmis l'album, ils ont accroché, tant mieux !

Les paroles de « Monster=you » et « Special gun » sont assez percutantes. Qui vous a inspiré celles-ci ?

La vie en général…

Pas une personne en particulier ?

Si une personne doit se sentir visée par ces textes, elle se reconnaîtra…

Un des morceaux de l´album parle de votre ami Dan ? Qui est-il ?

Ou qui sont-ils ? Il y en a peut-être plusieurs… Difficile de livrer les clés d´un morceau, surtout celui-là qui dégage une atmosphère très particulière, tranche avec ce qu´on avait l´habitude de faire. En fait, quand on commencé à écrire de nouvelles chansons, on a systématiquement enlevé celles qui ressemblaient trop à ce qu´on avait déjà proposé et on a essayé de prendre des voies susceptibles de surprendre. Au final, je pense que ce sont les morceaux les plus réussis. Ils sont très représentatifs du son particulier, de l'ambiance particulière souhaitée par Showstar aujourd'hui… Ils ne ressemblent à aucune chanson d'un autre groupe ! Mais, pour en revenir à ta question, ce titre parle de quelqu´un ou de plusieurs personnes en particulier. Il joue plus sur la fibre des choses vécues, des émotions, des rencontres.

Avez-vous l´impression que cet album est un renouvellement de Showstar ?

C´est un renouvellement et une continuité à la fois. Il recèle toujours des morceaux qui vont dans le même sens que le premier album, avec des guitares pop, et d´autres qui essaient de toucher d´autres rivages.

Au niveau du chant, sur certains morceaux, je trouve que ta voix se rapproche de celle de Liam Gallagher ou de Billy Corgan. Ces deux personnes ou plutôt les groupes dont ils sont leaders font-ils partie des influences de Showstar ?

En tout cas, ils en ont fait partie vu qu´ils datent des années 90 et que c´est l´époque où on prenait tous tout ce qui venait en musique. En fait, les exemples sont bien choisis parce qu´ils représentent les deux côtés de l´Atlantique. On nous a souvent reproché d´être trop 'anglais', mais nous avons aussi beaucoup d´influences issues des Etats-Unis. The Smashing Pumpkins est un exemple mais il y a aussi The Pixies, Nada Surf, Weezer… Quant au timbre de voix, je ne me force pas dans un sens ou dans un autre, je chante comme je peux !

Depuis le 30 août, vous avez accordé quelques concerts. Vous avez donc testé les morceaux de « dot » sur scène. Comment a réagi le public?

Jusqu´à présent, tout s´est très bien passé. Je pense que l´effet exercé par le public ou qu'il va exprimer en écoutant l'album se répercute aussi sur scène. La plupart des gens nous ont témoigné leur surprise, leur étonnement… mais dans le bon sens ! Ils ne s´attendaient pas spécialement à ce résultat. Mais nous avons travaillé dans ce sens, en amenant un plus sur scène ; notamment au niveau de l'aspect visuel. De l´attitude également. On apporte davantage que dans le passé !

Après la sortie de votre premier album, vous aviez donné énormément de concerts, en particulier lors des festivals. Ensuite, vous ne vous êtes plus produits sur scène pendant 3 ans. Ne vous a-t-elle pas manquée? 

Si. Mais c´est un choix délibéré. On a décidé de tout arrêter, de respirer un peu, et de laisser respirer le public également. Je peux comprendre que lorsque les mêmes groupes sont à l'affiche de tous les festivals, des concerts organisés dans n´importe quelle ville, le public est au bord de l'asphyxie. Ce choix était donc judicieux aussi bien pour lui que pour nous. D´un autre côté, il y a un danger lorsqu'on ne donne plus signe de vie pendant trois ans. L´eau coule sous vite les ponts et on risque fort de nous oublier. Mais comme aujourd´hui on propose quelque chose de différent et de surprenant, on n´a plus les repères précédents. Notamment lorsqu'on interprète les anciennes chansons. D'ailleurs, on ne les joue même plus.

Quel est votre meilleur souvenir scénique ?

En fait, on se souvient toujours des plus mauvais concerts! Mais ce n´est pas très intéressant. En réalité, les meilleurs souvenirs sont liés, non pas à un endroit ou au nom prestigieux de la salle, mais au public. Parfois, des choses se produisent, un lien virtuel se crée entre les gens et le groupe. Et lorsque le concert s´arrête, on se dit 'c´est déjà fini' ! Ce phénomène s´est produit plusieurs fois mais je serais incapable de te donner les dates ou les lieux exacts.

Y a-t-il un artiste musical en compagnie duquel vous rêveriez de travailler ?

Il faudrait que les autres membres du groupe soient présents pour répondre à cette question. Pour ma part, John Lennon.

Ca va être difficile…

C´est pour ça que je le dis, c´est moins casse-gueule (rires) !

En ce moment, on parle énormément du rock belge. On a un peu l´impression qu'il est devenu un phénomène de mode. L'estimez-vous plutôt positif ou plutôt négatif ?

Le danger des phénomènes de mode, c´est qu'ils disparaissent rapidement. Maintenant, nous n´avons pas l´impression d'appartenir à un phénomène. Il est clair que l´engouement manifesté par le public lors des concerts est plus conséquent aujourd'hui. Mais j´ai un peu l´impression que c´est de l´autocélébration. Vu de l´extérieur, on ne peut parler de phénomène de mode. Nous avons enregistré à Londres. Ce qui fait tout de suite réfléchir, remet les pieds sur terre. On se dit 'quel effet de mode' ?

Mais on peut quand même parler d´un effet de mode au niveau de la Wallonie…

Moi, je n´aime pas trop parler de 'rock belge'. On y englobe des choses tellement différentes. Déjà, le rock belge et le rock anglophone sont totalement différents. J´ai l'impression qu´on mélange tout et que l´on fait feu de tout bois. Nous, on n´a pas envie d'entendre, à l'étranger, le gens se dire en nous entendant : 'tiens, le nouveau groupe belge' ! On se fout de savoir si on vient de Durbuy, Bruxelles ou Charleroi. Tant que les gens apprécient. C´est pourquoi on essaie de rester en retrait par rapport à cette conjoncture.

Rêvez-vous d'une carrière internationale ?

Comme beaucoup de gens le savent, il est très difficile de vivre de la musique en Belgique. Ce n´est pas un reproche, c´est à cause de la taille du pays. Donc, la seule survie pour un groupe est de sortir de nos frontières. Il est donc nécessaire de dénicher des licences en France, en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, en Espagne ou en Suisse. A partir de ce moment-là, on peut éventuellement envisager de vivre de notre art. Il ne faut pas toujours se plaindre, mais essayer de faire ce qu´on aime à fond et tant mieux si ça marche. Evidemment, on rêve d´aller jouer un peu partout. Quand on a 14 ans et qu´on voit les grands groupes de rock, on rêve de marcher sur leurs traces...

Et avez-vous des projets à l´étranger ?

On a transmis l´album tout azimuts et on a enregistré des retours assez positifs. Mais les réactions sont très lentes. Nous avons décroché un contact en France, un en Angleterre, un en Allemagne. On verra pour la suite…

Le clip de « Leave me alone », un des titres de votre précédent album, était une vraie réussite. En avez-vous d'autres en préparation ?

Dans notre tête, oui ! Maintenant, c´est une question d´argent. Cela va dépendre de beaucoup de choses. De nos sorties à l´étranger justement. Un clip, c´est bien mais si c´est uniquement pour le placer sur notre site Internet, je ne vois pas vraiment l'intérêt. Il faut un rapport entre l´investissement et ce que ça apporte en retour.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Concerts, concerts, concerts… et rencontrer des gens !

mardi, 24 octobre 2006 05:00

Démo

Formé en 2004, Fastonic est un groupe originaire de la région de Liège. Un quintet responsable d’un pop/rock aux guitares cinglantes, inspiré, entre autres, par Placebo, The Cure, The Pixies et Grandaddy. A l´écoute de leur deuxième démo, ces influences sont indéniables. « Senseless things » et « Too far from stars », les deux premiers titres de ce cd, pourraient même faire partie du répertoire du groupe de Brian Molko, bien que le timbre du chanteur de Fastonic (Jeff) soit moins distinct. Quant au dernier morceau, intitulé « Floods of wine », il est le moins réussi. Sa mélodie n´est pas d´une grande originalité et la voix revêt un aspect criard qui n´est pas des plus agréables. Néanmoins, dans l´ensemble, la musique proposée sur cette démo est d´assez bonne facture. Attendons de les voir sur scène et d´entendre davantage de titres pour pouvoir se faire une idée un peu plus précise de leur potentiel…



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