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Enzo Porta

Enzo Porta

mercredi, 10 juin 2009 00:23

Bittersweet Batch

Le créneau de la soul ‘rétro’ commence tout doucement à devenir surpeuplé. Après Sharon Jones, Amy Winehouse, Nicole Willis, Jamie Lidell, James Hunter, Raphael Saadiq et quelques autres personnages de moindre intérêt, c’est au tour de Jesse Dee de tenter sa chance. Le jeune blanc-bec de Boston nous balance donc une douzaine de titres dans une veine très proche de la soul sudiste popularisée par des légendes comme Otis Redding. Les allergiques au passéisme musical peuvent d’ores et déjà passer leur chemin, mais les amateurs de ‘feel good music’ pourraient apprécier ce « Bittersweet Batch ». La voix de Jesse rappelle un peu celle de Jamie Lidell ; et la comparaison ne s’arrête pas en si bon chemin, vu que les univers sonores de ces deux bonhommes sont très proches.

Sans se poser trop de questions, des titres agréables et bien balancés comme « Slow Down », « Yet to come », « Over & Over Again » ou encore le plus sentimental « Remember Me » passent bine la rampe. Par contre, l’exagération vocale de Jesse finit par agacer. Notamment lorsqu’il abuse des tics et gimmicks vocaux typiques de la musique soul. Passons aussi sur ces quelques titres pas toujours très inspirés, comme l’intro qui repique un peu la mélodie du générique de la série « Happy Days ». Hormis ces remarques, « Bittersweet Batch » devrait égayer, sans problème, vos barbecues de saison, si toutefois la météo belge le permet. C’est parti Fonzie !

 

mercredi, 10 juin 2009 00:17

African Carnival

Le label espagnol Vampisoul nous emmène dans le Nigeria de la fin des années 70 et des années 80 pour redécouvrir les travaux du tromboniste/chanteur Fred Fisher Atalobhor. Les vingt longs morceaux partagés entre deux galettes résument quatre albums parus respectivement en 1979, 1981, 1988 et 1990. Un aperçu d’une longue carrière entamée en 1972, mais toujours en cours. Fred a été l’initiateur d’un style musical baptisé ‘Asolo Rock’. En fait, un mélange ambitieux de reggae, de funk, de soul et de musique nigériane, enrichi par la voix de Fred et d’une belle section de cuivres.

Le premier cd résume à merveille le style ‘Asolo’ : des longs titres très mélodieux, traversés de phrases slogans et taillés pour les pistes de danse. Ce premier volume recèle les meilleurs morceaux : le reggae à la Heptones de « Say the truth » et « Open the door », le funk militant de « Asa-sa », les rythmes traditionnels de « Iye-ye-mu » ou les passages plus légers comme les funky « No Way » « Let Love Free » et « W.T.F.S. ». Sans oublier quelques slows rutilants (et un peu kitsch) comme « Happy Blue Night » et « The Beginning ». Bref, une belle collection de musique de variété ‘made in Nigeria’.

La première moitié du second tome propose des travaux plus tardifs. Ils ont moins bien résisté aux injures du temps ; la faute à l’utilisation plus effrénée de synthétiseurs et de boîtes à rythmes. Le résultat est nettement plus pauvre que les compos du premier disque. Les dix titres concoctés au cours des années 80 évoluent dans une tonalité plus locale, le son international n’est plus de mise. Fred ne chante quasi plus en anglais et le ton est moins insouciant, comme le prouve le commentaire de politique « Mercenary Go, Mercenary Come ». Parmi les plus belles plages de cette deuxième partie on épinglera quand même le mélancolique « Jolly Boy » et l’instrumentation décalée de « Cry For Peace ». Une compilation pas toujours facile d’accès, mais intéressante tout de même.

 

mercredi, 10 juin 2009 00:14

Exit Dreams

Commencée en 2002, l’aventure de ce quatuor de Portland s’arrête après la sortie d’un troisième elpee au titre révélateur : « Exit Dreams ». Adeptes d’un garage rock ultra bruyant et abrasif, les Hunches ont (avaient) pourtant quelques arguments de poids à proposer. Des titres complètement fous traversés de cassures rythmiques ‘beefheartiennes’ et de solos loufoques. Des chœurs mi-ange, mi-démon, un chanteur digne du jeune Black Francis et quelques excellentes mélodies, à découvrir au bout de quelques écoutes. Des titres comme le très beau « Not Invited » ou le démoniaque « Ate My Teeth » évoquent tout ce qui s’est fait de mieux en rock américain indépendant au cours de ces dernières années : des Stooges à Captain Beefheart en passant par les délires bruitistes de Pussy Galore et Sonic Youth. Sans oublier la fulgurance mélodique des Pixies. J’exagère ? A peine. Ecoutez cet « Exit Dreams », il a tout du futur album culte. En espérant que les membres de cette furieuse équipe continuent à faire de la musique…

 

mardi, 12 mai 2009 03:00

Devastator

Originaire de Chicago, Catfish Haven est un groupe pratiquant un rock à l’ancienne, mâtiné de touches de blues et de soul. La grosse voix rocailleuse de George Hunter domine ce troisième album apparemment inspiré par une histoire d’amour vécue en compagnie d’une certaine Valerie. Ce « Devastator » lui est d’ailleurs dédié. Un opus découpé en une douzaine de titres pas tellement mémorables dont l’originalité n’est pas le point fort ; mais des compos qui ont le mérite de la sincérité. Mais cette sincérité ne suffit pas, car le temps semble s’allonger à l’écoute de ces plages un peu monotones, surtout lors des ballades tire-larmes. L’écoute est plus agréable lorsque le tempo s’emballe ; le son rêche et l’énergie permettant à l’ensemble de ne pas sombrer dans la ringardise absolue. On conseillera donc cet elpee aux fans de photos de lingerie (allez voir la pochette), de Lynyrd Skynyrd ou encore de My Morning Jacket.

 

mardi, 12 mai 2009 03:00

Fuckbook

Sur le boîtier du compact, un autocollant annonce déjà la couleur : ‘This is not the new Yo La Tengo album’. Histoire de tempérer la bonne blague de potache causée par ce disque, Matador tient quand même à rassurer les fans du trio américain. Ce brûlot punk d’une demi-heure n’est donc pas le nouvel album de Yo La Tengo, mais une petite récréation sans prétention. On est loin du son habituellement cotonneux et hypnotique auquel les gaillard(e)s nous ont habitués. Ils se collent ici à une série de reprises (Richard Hell, Small Faces, Troggs, les Kinks…) entre punk et pop garage, jouées live (le son est très brut), toutes guitares devant et les voix noyées dans le malstrom sonore. On imagine que l’ambiance du CBGB dans les années 70 devait un peu ressembler à ça : beaucoup d’énergie, de bruit et une certaine naïveté musicale propre au courant punk. Le choix des morceaux est impeccable, mais ce disque insolite risque de ne pas intéresser grand monde, si ce n’est les fans du groupe curieux de découvrir leur groupe préféré sous une formule inhabituellement potache et foutraque.

 

mardi, 12 mai 2009 02:00

Tokyo Sonata Original Soundtrack

Un mellotron, des notes éparses de piano, des ‘drones’ électroniques, quelques cuivres, une reprise du “Clair de lune” de Debussy... Ces quelques éléments constituent la bande son minérale et fascinante composée par Kazumasa Hashimoto pour illustrer les images de « Tokyo Sonata ». Un film de Kiyoshi Kurosawa qui a reçu le prix du jury dans la section ‘un certain regard’ du festival de Cannes 2008.

Il est rare d’accrocher à une musique de film sans l’avoir visionné préalablement ; mais c’est le cas ici. La musique mystérieuse de Hashimoto recèle un pouvoir de fascination tel que l’écoute de ce disque s’apprécie et se goûte indépendamment des images. Les 22 thèmes (dont plusieurs versions du principal) illustrent à merveille la quête d’une famille à la recherche d’une unité perdue. Mélodieuse et expérimentale à la fois, mélancolique et apaisée, cette belle partition devrait ravir les amateurs de musique classique contemporaine. A découvrir!

 

Producteur, Antoliano Toldos avait pris le pari fou de fonder un label de jazz dans une Espagne encore franquiste. De 1967 à 1972, le label Calandria a donc aligné des singles de jazz funk qui n’ont rien à envier aux disques qui sortaient chez les géants américains comme Verve et, dans une moindre mesure, Blue Note. Les treize morceaux réunis sur cet opus émanent de six formations différentes dont le groupe de Toldos, logiquement baptisé Toldos y su Grupo. Le menu est simple : un mélange d’instruments acoustiques et électriques où la batterie et les percussions tiennent le haut du pavé. La qualité sonore est irréprochable ; et, même si elles ne se démarquent en rien de leurs illustres modèles, ces improvisations endiablées et funky plairont aux fans de Wes Montgomery, Jimmy Smith, Cannonball Adderley ou encore Julian ‘Cannonball’ Adderley.

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Dope or Dog Food

Issu de la région de San Francisco, ce rimeur éprouve un peu de mal à positionner son style. Ce premier album recèle des morceaux qui rappellent l’humour noir de Cypress Hill et leur promotion de la ganja. D’autres traces musicales ressemblent aux pantalonnades vues dans la série « South Park », surtout quand Z-Man se met à rapper d’une voix de schtroumpf sous acide. Enfin, on a droit à des descriptions sans fioritures du marasme social américain qui donnent à l’album une atmosphère de kermesse de fin du monde où on rit rarement et jaune. Les beats, truffés de samples étranges, sont dans une veine minimaliste. A boire et à manger ici aussi, on passe assez vite des bonnes idées à des trucs qui semblent avoir été composés dans un état mental brumeux. A l’arrivée, Z-Man propose quelques bons morceaux qui quelque difficulté à surnager dans cette soupe narcotique. La faute à un album trop long, c’est-à-dire 70 minutes parmi lesquelles une bonne partie aurait dû être rehaussée de meilleures productions. Plus de concision et le recours à moins de drogues devraient se révéler payants dans le futur.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Ancestry In Progress

« Ancestry In Progress » constitue le cinquième opus du projet mené par Marie Daulne. Une plaque conçue entièrement aux USA, sous la houlette de Richard Nichols, personnage qui a marqué de sa patte ce qu’on appelle désormais la néo-soul, popularisée par Jill Scott, D’Angelo et les Roots. Un album fourre-tout qui compte des invités prestigieux : les rappeurs Scratch, Talib Kweli et Common, Bilal, Erykah Badu ainsi que le génial batteur Questlove. Chanté en anglais et français, « Ancestry in Progress » couvre un large spectre musical. Il recèle de la soul typique de Philadelphie (« Sweet Melody », « Handy bandy », « Miss Q », « Yaku »), du hip hop (« Yelling Away »), et de la drum and bass tout au long de « Ca Varie ». Les polyphonies pygmées, qui sont la marque de fabrique du groupe, sont largement intégrées aux morceaux. Un pari risqué mais qui se révèle assez réussi et naturel. A l’arrivée on obtient un bon album plutôt intimiste qui inclut son lot de bons morceaux, tout en demeurant un bon point de départ pour découvrir cette formation atypique.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

New York

Véritable légende du dancehall des années 80, le dj Yellowman refait parler de lui après les rumeurs persistantes sur son mauvais état de santé. Il faut dire que l’homme a déjà dû subir par le passé l’ablation d’une mâchoire suite à un cancer qui a bien failli lui être fatal… Mais à l’écoute de cette galette dédiée au New York post-11 septembre, les doutes sur sa santé se dissipent bien vite. L’ami Yellow semble en grande forme et se fend d’excellentes interprétations sur les très bons beats futuristes d’Xterminator. Les thèmes qui ont fait la gloire de notre homme, c’est-à-dire les femmes, sont largement déclinés ici par « That Girl », « Spanish Girl » et « Do me ». Mais c’est surtout la guerre en Irak qui lui a inspiré la majeure partie des chansons de « New York ». Cette thématique produit à l’arrivée des chansons de très bonne facture comme « World War » ou encore « Cnn News » qui épingle malicieusement la chaîne télé américaine et son traitement des événements belliqueux. On obtient à l’arrivée un bon disque qui n’a d’autres prétentions que de faire passer un bon moment ; objectif qu’il atteint les doigts dans le nez. A découvrir !
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