• Bon Iver se démultiplie…
    Bon Iver se démultiplie… Bon Iver, le projet de Justin Vernon, est en constante mutation. Et pour cause, si à l’origine, le patronyme de…

Trouver des articles (beta)

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Enzo Porta

Enzo Porta

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

African Holocaust

Vétérans du reggae anglais, les Steel Pulse se signalent à nouveau par l’intermédiaire du label français Nocturne. Curieusement snobés par la scène reggae anglaise, ils jouissent d’une énorme popularité en Europe, Afrique et Amérique. Les Pulse sont des grands militants de la cause Noire ; le titre de cette plaque fait d’ailleurs référence à ce qu’ils appellent le projet d’extermination des populations africaines, qui remonte aux temps de l’esclavage et se perpétue aujourd’hui plus subtilement par des moyens qui sont largement décrits dans l’artwork d’ « African Holocaust » et que je vous invite à découvrir si le cœur vous en dit. Bref, ce n’est pas pour rien que Lumumba, Huey Newton, Martin Luther King, Steve Biko, Malcolm X et d’autres personnalités trônent sur la pochette de cet album. Côté musique, on retrouve le grand savoir faire musical et mélodique des Steel Pulse, qui à défaut d’avoir été un grand groupe novateur, a toujours été un solide représentant du reggae ‘roots’. Des chansons comme « No More Weapons », « Global Warning », « Tyrant » ou encore « Blazing Fire » contiennent d’excellentes mélodies et constituent les points forts du disque. Quelques invités de marque sont par ailleurs de la partie : Damian Marley, le fils de Bob qui possède un style original, le dj Capleton et Tiken Jah Fakoly. A l’arrivée on obtient une collection solide et inspirée de chansons qui devrait plaire aux fans du genre.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The Original

Même si son nom n’évoquera pas grand-chose au plus grand nombre, Clyde Stubblefield est pourtant un des batteurs les plus influents de la musique moderne. Il a accompagné James Brown quand le ‘godfather’ était au top de son inspiration, c’est-à-dire à cheval entre les années soixante et septante. On peut entendre Clyde sur un morceau comme « Cold Sweat » par exemple et ses breaks de batteries ont été samplés jusqu’à plus soif par les producteurs hip hop. Cet album solo a été conçu de la plus curieuse des manières. Clyde a enregistré plusieurs plans de batterie qu’il avait en tête, et le jeune arrangeur Leo Sidran a construit des morceaux à partir de cette matière première. La batterie est donc logiquement au centre de ce disque à l’ambiance très jazz-funk. L’ami Clyde a d’ailleurs le swing intact et les quelques breaks de batterie présents ici devraient intéresser les sampleurs en herbe. Côté musique, on peut toutefois regretter que James Brown n’ait pas écrit les morceaux. Excepté le « Hippest March part 1 », aucune des mélodies présentes sur « The Original » ne reste dans l’oreille, le tout se résumant souvent à une jam un peu bancale. Autant vous rabattre sur un bon vieux James de la grande époque.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Mucho Mongo (Best of Fania)

Décédé en 2003, ce Cubain était une légende du jazz américain. Congas et bongos n’avaient pas de secret pour lui et il avait exercé ses talents chez les plus grands : Tito Puente, Perez Prado ou encore Cal Tjader. John Coltrane avait repris son « Afro-Blue » et Mongo a même obtenu un hit pop en 1963 avec « Watermelon Man ». Vampisoul prend la salutaire initiative de rééditer quelques chansons de Mongo enregistrées dans les seventies pour le compte du label Fania. Une époque où le jazz s’était acoquiné avec le funk et le psychédélisme. Des genres musicaux largement présents dans ces morceaux qui ne négligent jamais leurs racines latines. Quelques grands noms participent aux sessions : citons par exemple le batteur Bernard Purdie, archi samplé par les hip-hoppers et par Beck sur « Odelay ». Parmi les 19 morceaux présentés ici, on retrouve évidemment les pures démonstrations instrumentales qui ont tendance à négliger le groove et la mélodie, mais aussi et surtout quelques pépites de funk latin. « Dr. Gasca », « Coyulde », « Happy as a fat rat in a cheese factory », « Funk Up », « Lady Marmalade », « Jelly Belly », « Umbalayeo » valent d’ailleurs assurément le détour. En bref, les amateurs de vieux funk devraient y trouver leur bonheur.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Por un amor

Actrice, auteur de chansons et interprète, Sasha Sokol jouit d’une belle popularité en Espagne, où elle a commencé sa carrière, dès son enfance. Pour ce nouvel album, elle a décidé de remettre à l’honneur ces racines mexicaines en reprenant une poignée de traditionnels (dont le célèbre « La cucaracha ») issus du pays d’Amérique Centrale. Une plaque entièrement acoustique mais qui fait appel à des instruments peu usités chez les mexicains : des guitares flamenco, des violons tsiganes, contrebasse et violoncelle. Les arrangements ont été ciselés par le guitariste Toya Arechevala, tandis que la belle Sasha se limite à poser sa voix très latine (c’est-à-dire rauque et grave) sur ce tapis velouté. Vu l’importance des paroles, il est clair que cet opus plaira surtout aux hispanophones. Ceux qui ne pratiquent pas la langue de Cervantès, mais apprécient les atmosphères lascives, devraient trouver leur compte dans cette collection de ballades à la sexualité marquée et aux arrangements soignés.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

All Mixed Up

A l’instar de Depeche Mode, Nithin Sawhney s’amuse à compiler les quelques remixes que divers artistes lui ont concoctés. Evidemment l’homme a moins de tubes que la bande à Dave mais jouit quand même d’une solide réputation dans le monde de la world-fusion. Au programme, une douzaine de relectures qui, sans surprise, ratissent large dans tous les domaines plus ou moins porteurs de l’électro actuelle : lounge, brazil-électro, 2step, garage ou encore house. Du bon gros son classieux qui n’aura aucun problème à se caler dans les compiles des prochains mois et qui s’écoute sans problème... Certes, ce reliftage de morceaux qui n’étaient déjà pas tous merveilleux à l’origine, manque un peu d’âme. Vous connaissez l’adage : on peut peindre une merde en rose, elle continuera à sentir mauvais… Pourtant, le « quantic mix » sur le morceau « Falling » est tout simplement une tuerie : un gros beat sale, des bonnes voix, des cordes renversantes. Une vraie réussite qui survole de loin cet ensemble pas vraiment indigne mais pas formidable non plus. Pour fans transis uniquement.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Le Grand Biscornu

Cet habitant des Flandres Maritimes a du métier. Musicien actif depuis 25 ans, il a commencé par sévir au sein de quelques groupes (Moebius, Art Zoyd), avant de se lancer dans la composition théâtrale. C’est peut-être la raison pour laquelle il n’hésite pas à truffer ses chansons de bruitages et effets sonores étranges. Majoritairement acoustique, cet opus implique également des instruments qu’on entend rarement en chanson française : marimba, vibraphone, mandoline. Tout au long de cette collection de chansons aux mélodies inspirées, ils sont utilisés à bon escient. Hormis quelques chansons d’inspiration plus mélancolique (« La libellule et la cafard », « La valse à toto », « Désarroi »), le ton est plutôt à la bonne humeur. Ce « Grand Biscornu » tient en tout cas bien la route et vaut assurément le détour.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

La Fierté des Nôtres

« Less Is More » constitue une précieuse expression anglaise que les hip-hoppers semblent ne pas apprécier. La preuve par ce double nouvel album de Rohff, un des exposants du collectif Mafia K1 Fry, qui compte en son sein des gens comme 113 et Kéry James. Rohff évolue dans le rap hardcore sans concessions. Des beats électro servent de tapis sonore à ses paroles sombres et son excellent flow. Il décrit sans fioritures le ‘milieu de la voyoucratie’ sans céder à une apologie de plus en plus fréquente dans le rap. Un message positif et responsable qui puise ses sources dans l’Islam, un peu comme Kery James, convié par ailleurs à un featuring sur « Mal Aimé ». Quelques touches d’humour salvatrices (comme l’imitateur de Tony Montana) éclaircissent les obsessions morbides qui jalonnent ces deux heures et demies de musique. Il y a évidemment à boire et à manger dans cette « Fierté ». Les morceaux où le style américain est singé sans vergogne tombent totalement à plat. Cependant, cet opus recèle plusieurs excellents titres : « Nouveau Rap », « Ca Fait Plaisir » ou encore « Souvenir ». Des bons beats et des chouettes textes qui risquent de faire mal dans les « charts ». Malheureusement, la qualité variable des morceaux aurait dû éconduire une bonne moitié de l’elpee… « Less Is More » qu’on vous dit !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Soul Stomp

Authentique ‘tribute band’ que ces High Notes ! Ces Bataves se sont déjà fait la main en commettant un album en compagnie de la légende du ska, Derrick Morgan. Pour cette première sortie sous leur propre label, ils reconduisent leur déclaration d’amour au ska et au rocksteady. Pour tenter d’y parvenir, ils adaptent quelques bijoux composés au cours des sixties par Prince Buster, les musiciens de Studio One, Lee Perry, Alton Ellis et quelques autres. Par la même occasion, ils prennent l’initiative de placer quelques compos de leur cru. Reproduites fidèlement (à la reverb près !), les reprises alignées n’apportent absolument rien aux versions primitives ; mais on se doute bien que ce ne soit pas le but de l’entreprise. En ce qui concerne les compos originales, le ska et le rocksteady sont privilégiés ; on a d’ailleurs quelquefois l’impression d’entendre un inédit d’époque tant le mimétisme est grand. Bref, comme le dit le slogan de ces sacrés Bataves, « Invented in Jamaica, now made in Holland ». Totalement anecdotique sur disque (sauf si vous ne connaissez pas les originaux), ce groupe doit sûrement prendre toute sa dimension sur scène. Il ne reste donc plus qu’à attendre qu’un festival les invite...
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Kite vs. Obelisk

Ces ricains de San Francisco ne cachent pas leur amour pour les titres à rallonge... Un exemple ? « Walking a Sickly Bobcat South of Your Cedar Infested Estate ». Et il y en a d’autres. Tout au long de leur troisième long format, cette mystérieuse formation hésite entre un rock noisy comme on l’aime chez l’oncle Sam, des mélodies pop nonchalantes à la Pavement et de sombres ballades folk. Si ces grands dadais excellent dans ces deux derniers genres, les morceaux bruyants se révèlent rapidement fort dispensables. Le reste plaira aux fans de rock alternatif sans concessions... « Red Hot Tugboat », « I’m a Jai Alai Kinda Guy », « Take Me To Your Dacha », trahissent l’énorme influence de Pavement ; mais à défaut d’être originaux, il demeurent agréables à l’écoute. Empreintes d’un lourd spleen contagieux, les ballades déprimées sont aussi les plus émouvantes. Et « Kite Carry Obelisk… » ainsi que « Luck On Every Finger » en sont les plus parfaits exemples. A l’arrivée on a droit à une plaque pas inintéressante, mais qui souffre un peu de sa disparité stylistique.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Ratatat

Ces deux jeunes gens de Brooklyn ont mis deux ans pour concocter cet étrange disque. Cette collection entièrement instrumentale (excepté les intermèdes parlés d’une petite frappe new-yorkaise) s’appuie sur des beats minimalistes, des couches de synthés et de guitares. Evan Mast et Mike Stroud ne changent pas la recette d’un pouce tout au long du disque. Un travail tout entier consacré aux textures de sons, à des mélanges où il est bien difficile de distinguer les instruments. A l’arrivée on obtient un drôle de produit qui évoque la musique classique, le heavy métal des années 80 et la musique de jeux vidéo. Cet opus démarre fort par par « Seventeen Years », qui fait un peu penser à une rencontre entre Europe et Daft Punk. Pour la suite, le disque nous réserve à boire et à manger ; mais tout de même quelques moments de pur plaisir auditif comme « Crips », « Everest », « Bustelo », « Germany to Germany », « Cherry ». Des chansons mélancoliques à souhait où nos gaillards démontrent une belle maîtrise mélodique. Un disque innovant qui vaut le détour malgré les inévitables passages plus dispensables.
Page 7 sur 51