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Enzo Porta

Enzo Porta

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Inspiration Information

Déjà sortie en 2002, cette réédition avait déjà focalisé l’attention de magazines au nez creux comme « Vibrations ». Le label de David Byrne prend l’initiative de la promouvoir à nouveau cette année, histoire de rendre une justice bien méritée à ce classique trop longtemps ignoré. Multi-instrumentiste de génie, Shuggie Otis a commis une poignée d’albums au début des seventies. Entre 20 et 22 ans il a composé et arrangé « Freedom Flight » (dont quelques traces sont reprises ici) et surtout « Inspiration Information », en 1974. Une œuvre extrêmement audacieuse caractérisée par l’utilisation intensive de boîtes à rythmes. Mais un échec commercial retentissant qui a empêché Shuggie d’enregistrer de nouvelles plaques. Pourtant, cette réussite artistique a largement influencé quelques générations de musiciens. Otis évoque un Bill Withers expérimental qui n’aurait pas peur de s’embarquer dans des structures étranges. On y recèle également des réminiscences de Sly Stone, mais en bien plus chaleureux. Le résultat engendre quelques purs chef d’œuvre comme « Inspiration information », « Sparkle city », « Aht Uh Mi Hed », « Happy House », dont les mélodies ne quittent plus l’esprit une fois dans l’oreille. Un disque qui ne se dévoile pas facilement, mais qui réserve de belles surprises à l’auditeur aventureux.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The Light Album

Les Italiens d’OJM aiment le heavy rock des seventies et ne s’en cachent pas. Les neuf titres présentés sur ce (hum ! ?), « Light Album », réveillent les fantômes de Black Sabbath, Motorhead et d’Hawkwind (pour le côté psychédélique). Energie brute, guitares bien grasses, voix gonflées à la testostérone et enregistrement à l’ancienne (en live et sur bande) attentent l’auditeur prêt à se plonger dans ce bayou musical. Une démarche qui les rapproche du groupe belge Hulk. La plaque s’écoute sans problème mais aucune mélodie ne marque l’esprit. Maintenant, il faut reconnaître que ce n’est pas vraiment le but de l’entreprise. Car ce genre de groupe s’apprécie surtout en concert ; et on est prêt à parier qu’ils vont en accorder une kyrielle en Hollande, pays où le public est très friand de cette solution sonore...
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Le Cirque du Millenium

Ce groupe fait siennes des règles mises en place par le rock alternatif de la fin des eighties. Emprunts au punk, au reggae, à la valse musette, à la chanson française, le tout enrobé dans des textes à haute teneur de conscience sociale. Les N&SK, c’est-à-dire Nomades & Skaetera, sont d’honorables représentants de ce courant musical. Ils ajoutent à la mixture susmentionnée quelques éléments de musique nord-africaine en incluant quelques chants en arabe, des percus et des violons. En activité depuis 10 ans, ont sent qu’ils ont rôdé leurs compos au cours des tournées qui les ont vu écumer le territoire français. Certains des morceaux du « Cirque du Millenium » pourraient facilement s’imposer sur les radios grand public ; et je pense tout particulièrement à « Peu importe » ou encore à « Je joue » et leurs accents pop légers et insouciants. D’autres (la majeure partie en fait) lorgnent davantage vers le punk-ska-reggae revendicatif et sont fatalement un peu moins surprenants vu que le paysage musical français ne manque pas de ce genre de joyeusetés. A l’arrivée, on obtient une collection de chansons qui plairont surtout aux admirateurs de Tryo, Kana ou encore des Garçons Bouchers. Les autres peuvent s’en passer.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Obsessions of an Epic Womanizer

Ce power trio gantois laisse un peu perplexe quant à son premier effort solo. On a droit ici à du pop rock comme on en entend souvent, énergique et toutes guitares en avant. Fort bien Justin, mais dans ces cas là il vaut mieux avoir de solides morceaux et un bon chanteur pour se lancer dans cette périlleuse formule. Et des bons morceaux, il y en a malheureusement fort peu. Quelques uns de niveau honorable comme « Guts » ou « Weasel » et leurs saveurs britpop. Plein d’autres remplis de clichés tellement usés (chœurs à la Pixies, solos de guitare à la pelle) qu’on se demande pourquoi les Needle s’y accrochent comme des acharnés. Situation d’autant plus étonnante quand on sait que le boss de Kinky Star et un musicien d’An Pierlé jouent dans ce groupe. Auto indulgence crasse ou suicide commercial ? L’ambiguïté subsiste, comme dans les paroles de « Minorities part2 » où l’ami Wim Deliveyne chante « don’t ever trust minorities, they’re scum and they’ll shit on you ». Racisme pour rire ? On ne le saura jamais, mais il paraît qu’Abouh Jahjah est sur le coup et qu’il projette d’envoyer une patrouille à Gand pour voir s’il n’y a pas là matière à manifester. La suite dans les pages faits divers de la DH.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Scrape

Sideman pour les Rolling Stones, Bonnie Raitt et les Spin Doctors, Ivan Neville est un multi instrumentiste qui a appris à bonne école. Son père était le chanteur des Neville Brothers, les pères du funk de la Nouvelle Orléans. Ses oncles ont fondé les Meters, groupe génial archi-samplé par les producteurs de hip hop… « Scrape » est le quatrième effort solo d’Ivan. Il était déjà sorti il y a deux ans sur le label de l’acteur Bruce Willis. N’ayant pas recueilli le succès escompté (à peine 1000 copies), Neville a décidé de le ressortir chez les anglais de Compendia. Il faut dire que Ivan a des invités de choix : Keith Richards, Bonnie Raitt, Aaron Neville ou encore Bobby Womack. Les styles abordés sont évidemment le funk, la soul (tout en réservant de multiples hommages à Marvin Gaye) mais aussi et surtout les ballades. Loin d’être de mauvaise facture, les morceaux sont plutôt classiquement efficaces et laissent apparaître tout le métier de notre homme. Malheureusement le son est trop léché accrocher à l’album. Un comble pour du funk, sensé être une musique brute de décoffrage. « Scrape » reste toutefois une plaque d’un niveau tout à fait honorable qui séduira plutôt les auditeurs de Classic Rock (la nouvelle chaîne radio du « colossal » Ysaye) que les fans des Meters.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The Laptop (Ep)

On ne comprend pas très bien d’où vient ce mystérieux MC Lars ; et la bio affichée sur son site officiel n’est pas plus explicite. On pige néanmoins que Lars possède des racines suédoises ; mais qu’il a surtout traîné du côté de l’Angleterre et de la Californie. Là-bas, il a tâté du punk rock (tendance Blink 182) avant que son amour immodéré du hip hop reprenne le dessus. Le curieux mini album qu’il nous propose mélange allègrement heavy métal (le refrain de « Signing Emo »), le punk-pop (le refrain de « iGeneration »), les sombres sons du garage anglais (« Stat-60 »), l’électro minimaliste et un flow qui doit beaucoup au style vocal du rap américain du début des années 90. Souvent accrocheur, ce disque aux paroles malicieuses et aux refrains efficaces pourrait se vendre par camions entiers s’il bénéficiait da la distribution d’une major... Néanmoins, le ton décalé de l’ensemble fait de ce « Laptop E.P. » un curieux objet qui risque d’avoir du mal à trouver son audience : trop pop pour les puristes, trop bizarre pour le grand public… Il ne reste plus qu’à attendre le long format pour savoir où ce jeune homme veut en venir.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Mento Madness / Motta´s Jamaican Mento 1951-56

C’est avec ce genre de plaque que la confiance en l’industrie du disque reprend. Car qu’une grosse structure comme V2 prenne le risque de sortir une compilation de vieux mento mérite le plus grand respect. C’est Steve Barrow - l’archiviste numéro 1 de la musique jamaïcaine - et son comparse Paul Coote qui ont eu l’idée de faire redécouvrir au plus grand nombre ces quelques pépites oubliées. Enregistrées sur le label du businessman Stanley Motta par la fine fleur des musiciens de l’époque, ces quelques chansons valent la peine d’être redécouvertes. Elles illustrent ce qu’est le mento, la première formule musicale qui s’est développée en Jamaïque, bien avant que le ska apparaisse. L’instrumentation du mento est toute simple : quelques percus, un banjo, des cuivres, un piano et une voix. Mais passé le premier étonnement, il se dégage de ces 18 chansons un charme indéfinissable. Le son est excellent malgré les sources utilisées (les 78 tours de l’époque) et surtout les morceaux sont bons, la palme revenant à « Dry Weather House » et « Monkey Talk ». Les fans d’Harry Belafonte trouveront ici leur bonheur et les curieux de tout poil peuvent y jeter une oreille sans peur, ils ne seront pas déçus.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Only For Music

On ne peut pas dire que la Belgique soit une terre de reggae. Hormis Panache Culture et U-Man, peu d’artistes du genre ont réussi à sortir de leur local de répétition. Mika est un projet reggae roots centré sur la figure de Sophie Michalakoudis, citoyenne belge d’origine grecque. Le premier maxi de Mika remonte à 1988, et on ne peut que saluer et respecter la persévérance de cette artiste qui nous propose ici un deuxième album. Un disque pour lequel elle a reçu le concours du bassiste Jean-Paul Izizaw, à la composition ; mais également de quelques illustres invités dont Steel Pulse. Côté musique, nous ne sommes pas loin des productions digitales roots anglaises entendues sur le label Universal Egg ou encore chez Jah Shaka. Rythmiques ‘rockers’, grosses basses, cuivres militants et effets dub à tout va, les solides compos (« Everyone », « Tonight », « Il n’est pas trop tard ») bénéficient d’une production qui n’a pas à rougir face aux grands frères étrangers. Vocalement, le style de Sophie Michalakoudis me rappelle les chanteuses de new wave qui s’essayaient au reggae. Le tout passe mieux en français, le recours à l’anglais manquant de naturel. Un produit pas mal foutu mais qui aurait gagné à conserver un ancrage francophone.
Bientôt tous les acteurs de l’équipe gagnante du Buena Vista Social Club auront commis leur disque solo. Hormis le Wu-Tang Clan, on ne voit pas très bien qui a fait mieux jusqu’ici. Mirabal, qui est le trompettiste du club, profite de cette occasion pour rendre hommage à son maître Arsenio Rondriguez, illustre auteur de mambos endiablés il y a une quarantaine d’années. Une plaque au cours de laquelle Ibrahim Ferrer vient pousser la chansonnette, Manuel Galban apporte sa guitare et Cachaito Lopez installe ses lignes de basses sinueuses. Enregistré en une prise collective (pas d’overdubs), cette récréation de musiciens garde un côté frais et spontané qui sied à ce genre d’exercice. Chacun y va de son solo poisseux, mais c'est surtout le 'tres' (NDR : un instrument qui possède 2mi aigus) plutôt rock'n'roll du dénommé Papi Oviedo qui tire son épingle du jeu. Soyons francs, cet opus s’adresse aux fans incurables du Buena Vista. Ceux qui ont trouvé leur bonheur dans le premier séminal album du Club ou plus récemment chez Omara Portuondo risquent fort d’être désarçonnés par la rugosité sonore de l’ensemble, mais aussi par l’accent mis sur l’ambiance plutôt que sur des morceaux destinés à rester dans l’oreille.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

OnoffOn

Bostonais comme les Pixies, les Mission Of Burma reviennent après plus de vingt ans de silence discographique. Ils sont adulés par Michael Stipe, Thurston Moore, Bob Mould, Moby ou encore Graham Coxon. Ces deux derniers ont d’ailleurs repris « That’s When I Reach for my Revolver » sur leurs albums respectifs. Pendant ces vingt ans, la plupart des membres de Mission of Burma se sont investis dans d’autres projets musicaux, avant de finalement se retrouver en 2002, avec une envie de jouer ensemble renouvelée. Hormis leur bidouilleur Martin Swope, qui préfère se la couler douce à Hawaii, les Mission of Burma sont tous là pour leur grand come-back. A l’arrivée, on se retrouve devant un album de rock indépendant américain tout ce qu’il y a de plus classique. Les guitares sont en avant, entre pop et noise, punk et psychédélisme. Les Bostonais reprennent les choses exactement là où ils les avaient laissées ; et le batteur prend même un malin plaisir à rater systématiquement ses roulements… A croire qu’entre 1983 et maintenant il n’avait plus touché à ses baguettes si ce n’est pour se gratter le dos. Blague à part, cet album recèle quand même quelques bons morceaux. Le pêchu « The Set Up » ainsi que les pop « Falling », « Prepared » et « Nicotine Bomb ». Rien d’enthousiasmant mais rien de honteux non plus ; mais il faut reconnaître que cet honnête album de rock ricain serait sans doute passé inaperçu s’il n’était pas l’œuvre de géniteurs si illustres.
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