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Enzo Porta

Enzo Porta

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Touching This

Karl Moestl est dj, producteur et remixeur. Ce viennois s’était déjà illustré à travers le duo « Walkner & Moestl ». Il propose ici un premier effort solo fortement teinté de lounge chic et pas chère. On a donc droit à tout ce qui va de pair habituellement avec ce genre de production musicale. Les voix féminines lascives chantent des paroles new age (« Vibrant song », « It’s allright », « Drowning in tears of joy », « Love is my religion »). Des claviers vaporeux accompagnent des programmations de rythmes et de basses sophistiquées. Enfin, les mélodies diluées à l’extrême envahissent des chansons qui dépassent souvent les 5 minutes. Les morceaux mixés ensemble, tout est conçu pour que l’auditeur soit enveloppé dans une atmosphère de salle d’attente pendant les très longues 69 minutes qui constituent cette plaque. Autant dire directement qu’elle s’adresse uniquement aux fanatiques de ce style particulier qui incarne quelque part la musique d’ascenseur du XXI siècle. Ces derniers risquent peut-être de se noyer dans des larmes de joie à l’écoute de cette rondelle ; mais ceux qui ne font pas partie de ce club feraient mieux de passer leur chemin.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Raccolta n.3

Les frangins Montefiori sont des fanatiques absolus des musiques de film italiens des années 60 et 70. Ces bandes originales (compilées en leur temps par le label Easy Tempo) richement orchestrées se permettaient des incursions débridées dans le funk, le rock, la bossa-nova et la samba. Pour le troisième recueil de leurs aventures cocktailisées, les frères italiens adaptent à la sauce moderne les recettes édictées par leurs illustrent prédécesseurs. Rythmiques bondissantes, mélodies légères, claviers et cuivres à gogo, sans oublier les chanteuses qui débitent des textes en français avec un accent appuyé. Totalement adaptées à l’été qui arrive à grands pas, ces chansons volontairement futiles se révèlent agréables à écouter à doses homéopathiques. Si après avoir écouté cette plaque, vous souhaitez découvrir les travaux des compositeurs italiens à l’origine de ce style, je ne peux que chaudement vous recommander les travaux de Piero Umiliani, également réédités par Easy Tempo.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Shaheedullah and Stereotypes

Ce MC/producteur de New York a en son temps fait partie d’un des groupes de rap les plus influents du début des années 90, les biens nommés A Tribe Called Quest. Après le split de ces derniers, Ali s’est lancé dans l’aventure Lucy Pearl, chouette groupe très soul qui s’était taillé une bonne place dans les hit-parade (« Don’t Mess with My Man ») avant de se dissoudre comme neige au soleil. Quelques années ont passé. Tribe s’est entre-temps reformé pour une série de concerts et notre MC gardait dans ses valises cet effort solo depuis une bonne année. Après diverses galères, « Shaheedullah » (qui se traduit par « témoin de Dieu ») sort sur le label des Beatnuts. 18 morceaux d’un niveau fort inégal où Ali s’évertue à effectuer un crossover r’n’b un peu putassier et fort peu inspiré. Tout n’est pas à jeter, « Lord Can I Have This Mercy », « Industry », « Family » ou encore « Tight » prouvent que l’homme sait encore faire de bons morceaux mais l’accumulation lamentable de clichés sonores déjà entendus mille fois ailleurs mais en mieux (Dr Dre) ne rendent qu’encore plus décevant cet album, surtout lorsqu’on connaît le curriculum vitae du bonhomme.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Ange Heureux

A la vision de la pochette de son deuxième mini album, on se demande ce qui a bien pu passer par la tête d’Eric Maïolino pour qu’il adopte la pose du gamin photographié sur « Boy » de U2… On pensait que Nancy Marano (voir archives) avait gagné le prix de la plus hideuse pochette de l’année, mais il vient d’être largement détrôné par ce professeur de mathématique, musicien à ses heures. Maïolino semble, en effet, être très influencé par les gros vendeurs de variété française, comme Obispo et Goldman. Il ne faut donc pas s’attendre à être surpris par ces 7 chansons qui oscillent entre ballades compassées et funk propre sur soi. « Des clichés » chante-t-il d’ailleurs à la fin de la plaque. Oui mon vieux, des clichés, beaucoup trop !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

You´re Nearer

L’aimable vieille dame qui trône sur l’abominable pochette de cette plaque est américaine. Erudite en jazz, chanteuse et arrangeuse de talent, elle jouit d’un grand respect dans le métier. Elle est ici accompagnée d’une formation batave pour reprendre une douzaine de standards de la chanson et du jazz (Dave Brubeck, Gershwin, Jobim). La prise de son est d’une grande qualité et met admirablement en valeur le savoir faire des musiciens en présence. Ethéré, vaporeux, limite cocktail, ce jazz est très proche de celui que pratique Sarah Vaughan. La voix fait office de cuivre supplémentaire et chaque instrument y va de son solo. Nancy Marano possède d’ailleurs un bel organe vocal et manifeste un certain talent pour les arrangements. J’attribuerai même une mention spéciale à sa reprise du « Zingaro » de Jobim et Buarque… Totalement désuet mais agréable à l’écoute, « You’re Nearer » est une bonne idée cadeau si vous avez quelqu’un dans votre entourage qui souffre des nerfs, car « You’re Nearer » est, à défaut d’être intégralement passionnant, fichtrement relaxant…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

A côté du soleil

Sicilienne, la belle Cristina a vécu dans la grisaille de Turin. Après avoir tâté du théâtre, elle a décidé de tenter sa chance du côté de la variété française. Un duo avec Marc Lavoine l’a installée auprès du grand public et elle tente le grand coup en commettant cette plaque qui parle beaucoup d’amour. Quelques auteurs prestigieux y participent, notamment Carla Bruni et Lara Fabian. « A côté du soleil » contient même quelques chansons in italiano qui lorgnent vers le public de Laura Pausini... Ni pire ni meilleur que ce qui se fait habituellement en variété française, cet honnête produit de large consommation n’échappe pas au formatage intensif en règle dans le milieu. Les aspérités sont soigneusement gommées, si ce n’est le charmant accent italien de Cristina, qui apporte un peu de personnalité à ce produit anonyme.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Spirit in Stone

Refroidi par l’album de Lyrics Born paru sur le même label, j’avais un peu peur de me plonger au sein de ce « Spirit in Stone ». Pire encore je m’attendais à vivre une écoute désagréable. J’avais tort, cet opus constitue un beau premier effort pour ces hiphopers de Portland, dans l’Oregon. Entre De La Soul (pour les flows) et les Roots en plus fou (pour la musique), le trio Lifesavas présente un des albums de hip hop les plus consistant et inventif qu’il m’ait été donné d’entendre depuis longtemps. Mais il ne se contente pas de mériter ces éloges, ni d’imiter ses illustres modèles. Il s’attelle aussi à pondre des morceaux, qui, un peu aidés par les radios, pourraient devenir des tubes. Je pense à « Fever » et son hommage au légendaire dj jamaïcain Tenor Saw ; mais aussi à Hellohihey, tout entier porté par une imparable mélodie de voix. Je pourrais citer bien d’autres morceaux, mais la démarche me semble inutile. Il suffit de savoir que plus de la moitié des traces présentes sur l’elpee sont plus qu’excellentes, et que si vous êtes un nostalgique de l’époque où A Tribe Called Quest et De La Soul trustaient les hit-parades, ce disque est pour vous.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Schoozzzmmii

C’est un ancien membre du Beta Band qui se cache derrière ce regrettable pseudonyme. Le « pigeon esseulé » a eu l’idée de compiler quelques idées de chansons enregistrées à la maison sur un 8 pistes. Un concept qui a connu de fort belles applications si on repense aux premiers efforts de Babybird mais aussi à l’insubmersible double album de Cody Chesnutt sorti l’an passé. Mais il n’y a pas une once de soul music chez notre pigeon. Plutôt une pop psychédélique mélancolique qui n’en est pas moins agréable à l’écoute. Bourrées de guitares et de synthés brinquebalants, les chansons de Gordon Anderson sont souvent belles, surtout lorsqu’il chante. On n’est jamais loin des disques solos de Syd Barrett, mais aussi de tous ces groupes américains des années soixante qui expérimentaient autour du format pop classique. Evidemment, cette compilation ne réunissant que des démos, on n’échappe pas aux habituels morceaux totalement foireux et dispensables qui trahissent un abus de substances chimiques dans le chef de Gordon. Péché véniel si on considère que ce disque contient au moins cinq chansons vraiment brillantes. Faites alors un effort pour aller au delà de l’affreuse pochette et découvrir les quelques pépites qui se cachent à l’intérieur.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Later that day…

Membre actif de la clique hip hop Quannum (dont le plus célèbre membre est Dj Shadow), Lyrics Born nous propose son premier effort solo. L’habitant d’Oakland présente ici une mixture de funk hip hop où il alterne chant et rap d’une grosse voix assurée. Il est accompagné par des chœurs féminins lascifs qui font un peu penser à Chaka Khan. Tout ceci se déroule sur une série d’instrumentaux luxuriants confectionnée par l’intéressé où basse et batterie se taillent la part du lion (est mort ce soir). C’est simple et funky mais bizarrement la sauce prend rarement. Le tout est très bien produit mais il n’y pas de mélodie qui retienne l’attention. Lyrics Born est un bon artisan mais son flow monotone donne l’impression qu’on entend à chaque fois le même morceau tout au long de l’album. Mais tout n’est pas à jeter. « Do that there », qui bénéficie de la production de Cut Chemist des Jurassic5, apporte un excellent moment de hip hop old school. On pourrait citer aussi « One session » avec le groupe Altered Egos et son refrain jamaïcain. Pour le reste, y a rien qui fait tilt, comme diraient les Snuls.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

24 images/seconde

La France abonde de ces groupes dont les noms sont des déclinaisons à l’infini du mot ‘ska’. La musique proposée mélange, en général, punk rock, métal, reggae, ska (NDR : évidemment !) et chanson française à caractère ‘musette’. La Ruda Salska est l’une des figures de proue de ce mouvement en expansion. Elle propose une nouvelle plaque à l’énergie adolescente, gorgée de paroles idéalistes et ‘conscientisées’. Hormis la plage titre qui lorgne du côté de Mickey 3D et « Naouël » qui rend hommage (involontaire ?) à Richard Gotainer, il n’y a rien qui surprenne vraiment dans cette collection. A la longue, les paroles naïves se révèlent fort crispantes et les déflagrations électriques deviennent systématiques. A retenir tout de même, les sympathiques « Chanson pour Sam » et « Tonio », petites oasis de fraîcheur perdues au milieu de ce qui reste tout de même une lassante accumulation de clichés qui plairont surtout aux éternels adolescents.
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