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    4, tout simplement ! Après avoir décroché trois albums certifiés disques d’or, Elsa Esnoult nous propose son quatrième opus qui a pour titre tout…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

jeudi, 19 décembre 2013 11:42

John Morales present The M+M Mixes, Volume 3

L’homme de l’ombre John Morales sort de sa tanière pour ouvrir le troisième volet de ses « M+M Mixes ». Originaire du Bronx, le DJ-producteur-remixeur-etc. est une pointure dans le milieu des Clubs new-yorkais. En plus de 40 ans de carrière, l’homme a remixé et/ou produit quelques légendes des années ’70 et ’80 comme Nile Rodgers, Hot Chocolate, Marvin Gaye et Barry White.

Accompagné aux platines d’un Sergio Munzibai (le deuxième ‘M’), il publie depuis 2009 une série de compiles intitulées « The M+M Mixes : NYC Underground Disco Anthems  & Previously Unreleased Exclusive Disco Mixes » (rien que ça). Et pour ce volume 3, les deux hommes ne se sont pas beaucoup foulés. On y découvre certes pas mal de vieilleries Disco et Soul dépoussiérées qui font du bien par où elles passent. Mais, par rapport aux titres originaux, on reste un peu sur sa faim, dans le sens où les deux DJs se sont gentiment contentés d’éditer des versions allongées et/ou très discrètement altérées de classiques de la période explorée comme, entre autres, des intemporels de Barry White, Third World, Marvin Gaye, Teddy Pendergrass ou Loleatta Holloway. « The M+M Mixes, Vol. 3 » est, au final, une compile agréable à écouter en fond sonore ; une idée de cadeau certainement utile à l’approche des fêtes de fin d’année. Utile jusqu’au 1er janvier, quand tout le monde en aura oublié l’existence.

 

jeudi, 19 décembre 2013 11:41

Seeed

« Seeed » constitue le quatrième LP de la formation allemande. Un disque éponyme, originellement publié fin 2012, dans son pays d’origine. Après avoir accompli une tournée européenne fructueuse, la troupe a publié, à la rentrée dernière, son œuvre de manière globale. Enrichi d’un titre bonus, enregistrant la participation de Féfé, « Seeed » prône la fusion des genres et incorpore des éléments Pop-Rock qui surprendront et décevront peut-être les fans de la première heure. Leur présence submerge trop souvent les compos de la bande (« Elephants », « Beautiful », « Seeed’s Haus », l’über-affreux « Molotov »…) et laissent très peu de place aux prod’ résolument reggae. Seuls deux titres de l’ensemble se détachent sensiblement du peloton (« Deine Zeit » et son pendant shakespearien « Blink Blink » et le très dub « Lovelee »). Un disque principalement réservé aux fans.

 

jeudi, 19 décembre 2013 11:36

Long Way Down

Malgré sa tête de Suédois, Tom Odell est bien originaire du sud de l’Angleterre. De Chichester, pour être précis. Buzz instantané pour ce jeune singer-songwriter dont le troisième single, « Another Love », a tout simplement cartonné. « Long Way Down », son premier LP, s’inscrit dans la même optique que ce morceau qui, du coup, a éclipsé les quatre autres singles du bonhomme. Une graine de ‘one-hit-wonder’ ? Quoi qu’il en soit, « Long Way Down » s’adresse aux vrais amoureux des ballades piano-voix ou aux fans de pop à la prod’ très léchée mais tout autant standardisée. La voix du sieur Odell a une cible très claire : le cœur de ces dames. Rien d’autre. Du joli travail en soi, mais tellement répétitif qu’il en devient rapidement casse-bonbons si l’on n’adhère pas entièrement à ses mélopées radiophoniques.

 

lundi, 02 décembre 2013 02:00

The Lion Sleeps Tonight

A l’aube de la sortie de « Lions », son cinquième LP studio, le sympathique barbu dépressif issu de Pennsylvanie a pris le temps de se réserver un petit détour par la Belgique, qu’il avait déjà visitée à trois reprises en 2011. Deux ans plus tard, il revient sur les planches d’un Witloof Bar aussi complet que lors de son premier passage, sur cette même scène.

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas grand-chose de neuf sous le ciel neurasthénique de William Fitzsimmons. Armé de ses guitares sèches pour un concert acoustique, le singer/songwriter avale un prozac et entame son set dès 21h par un extrait de « Gold In The Shadows » avant d’annoncer que la majorité du set privilégiera « Lions », son nouvel opus à paraître au mois de février prochain. Le Witloof est plein et tout ouïe. Mais lorsqu’on assiste à l’un de ses récitals pour la troisième fois en deux ans, on ne peut s’empêcher d’avoir la désagréable sensation de se taper une rediff’. Fitzsimmons fait du Fitzsimmons.

Loin d’être pénible pour autant, l’homme sait comment capter l’attention de son public à coups de plaisanteries, comme lorsqu’il prétend, non sans une pointe d’humour, avoir laissé sa fille adoptive de 2 ans seule à la maison avec pour tout moyen de subsistance, un grand bol de céréales et un couteau pour se défendre. Du coup, les petites blagues de l’homme à l’allure de fermier de l’Arkansas font beaucoup plus mouche que ses nouvelles compos qui, à priori, n’apportent rien de neuf à sa discographie. Et sont parfois même soporifiques. Peut-être l’effet ‘acoustique’ ?

Niveau capital sympathie, William Fitzsimmons a encore tout gagné. Musicalement, il faudra attendre la sortie de « Lions » et de ses arrangements studio pour se prononcer sur la qualité des nouveaux morceaux qui, dans leur mouture acoustique, paraissent donc bien trop similaires à ses travaux antérieurs…

(Org : Bota)

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mardi, 26 novembre 2013 02:00

Do You Wanna Get Funky?

Pour défendre son troisième LP, Mayer Hawthorne, le crooner au physique relativement ingrat, posait ses bagages ce 26 novembre à l’Ancienne Belgique, à peine plus d’un mois après avoir assuré la première partie de la tournée européenne de Bruno Mars, dont l’étape belge s’était arrêtée au Sportpaleis d’Anvers. De quoi se choper des centaines de nouveaux fans, me direz-vous ? Bah, non.

Explications. D’abord annoncé dans la grande salle de l’AB, le show de Mayer Hawthorne a dû être rétrogradé à l’ABBox, faute de vente suffisante. Et malgré ce changement, on ne peut pas dire qu’on se marchait sur les pieds dans la salle réaménagée. Après une mise en bouche très funky d’Aeroplane, dont le DJ set s’est révélé  plutôt irrésistible, Andrew Mayer Cohen, aka Mayer Hawthorne, débarque sur les planches, accompagné de ses cinq musiciens sur le coup des 21h tapantes.

Et c’est parti pour un show ultra millimétré. Tiré à quatre épingles, le chanteur démarre sa prestation sur un nouveau morceau avant d’enchaîner par « Back Seat Lover », premier extrait de son troisième opus, « Where Does This Door Go ». Un disque que d’aucuns décrierait comme surproduit, ce qui ne l’empêche pas d’être ultra-addictif. A l’image des « Designer Drug », « The Innocent » ou « Allie Jones », qui ne laissent personne indifférent aux premiers rangs. Mais l’ambiance peine à décoller. Hawthorne et ses musicos s’essaient alors à quelques pas de danse, certainement chopés du côté de chez Bruno Mars, et distribuent même quelques verres d’un mix de Scotch et Ginger Ale pour arroser le titre « Henny & Gingerale ».

Il faudra attendre « Crime », lancé à mi-parcours et amputé du rap de Kendrick Lamar, pour que l’ensemble du public se réveille. Il s’agira d’ailleurs de l’un des morceaux les plus acclamés de la soirée. S’ensuit un enchaînement de compos principalement issues des deux derniers albums. En l’occurrence « Wine Glass Woman » et « The Stars Are Ours », deux plages produites par Pharrell Williams, « Get To Know You », « Corsican Rosé », le single « Her Favourite Song » et encore « I Can’t Go For That », une reprise funky de Hall & Oates. Celle-ci vaudra à Hawthorne de recevoir un soutien-gorge lancé sur scène par une fan ultra enthousiaste. Il immortalisera d’ailleurs immédiatement le moment en enfilant l’objet pour une photo, immédiatement publiée sur Instagram.

Le set, oscillant entre Soul, Funk et R’n’B, aurait certainement pu se passer des ballades, qui on desservi complètement le rythme de croisière du concert. Autre défaut, cette conception toute américaine du prototype d’un show live. Il y quelques années Mayer Hawthorne se produisait sur la scène du festival de Dour en toute simplicité lors d’un show spontané. Aujourd’hui, le gars suit une ligne conductrice de manière machinale, proposant la même setlist, adoptant les mêmes pas de danse, et balançant certainement les mêmes plaisanteries… Bref un 8/10 pour la mouture live des morceaux, mais un zéro pointé pour la performance on ne peut plus robotique.

Le temps d’une deuxième et dernière reprise, celle du « May I Come In » de Nancy Wilson, et les six hommes tirent leur révérence après 1h30 de show, et sans rappel. Et oui les gars, restez pas là à hurler : 22h30, c’est couvre-feu à l’AB !

(Org : AB)

 

mercredi, 13 novembre 2013 02:00

Gospel/Grace

Mobilisation relativement faible pour la première apparition de Volcano Choir sur nos terres. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. En tablant sur l’accroche ‘Volcano Choir featuring Justin Vernon of Bon Iver’, le Botanique et le Cirque Royal espéraient certainement cocher toutes les cases du tableau de réservation. Mais c’est au final dans un Cirque Royal rétrogradé à son format ‘Medium’ que le barbu et ses idoles se sont produits, devant un public plus attentif que jamais.

Et quel bonheur, ce public ! Certes, les balcons du second étage se sont vus condamnés pour la soirée, suite à la vente faiblarde des tickets. Ce qui n’a pas découragé Volcano Choir, formation réunissant Justin Vernon et les six membres de l’une de ses formations fétiches, Collections of Colonies of Bees. Les sept musiciens ont offert un set majestueux devant un parterre des plus respectueux.

Dès l’entame, vers 21h, le Cirque Royal plonge dans un silence religieux. Justin Vernon se place derrière son pupitre dissimulant les textes des morceaux de la troupe ainsi que sa loop station. Les six CCOB s’installent derrière leurs instruments et le spectacle démarre sur « Tiderays », entame du second LP, « Repave ». S’ensuivent une heure et quart de pur ravissement, étayée par des versions sublimées de « Island, IS », « Acetate », « Bygone » et autres « Comrade ». Un set ponctué de trois nouveaux morceaux, dont « The Agreement » et « Valleyonaire », s’emboîtant parfaitement à l’ensemble.

Et toujours, ce silence salvateur entre ET pendant les morceaux. Aaah, le plaisir d’écouter un concert sans parasitage ! Les applaudissements, plutôt timides en début de parcours, enflent à la même mesure que l’intensité de la performance. La formation semble ravie. Ça tombe bien, nous aussi. Puis interviennent ces grands moments de grâce, « Alsakans », « Dancepack » et, en fin de set, une superbe version de « Still », morceau incorporant les textes du « Woods » de Bon Iver et extrait du –je ne le dirais jamais assez– génialissime « Unmap ».

La cohésion de groupe n’était pas nécessairement évidente en début de set, mais le septuor est parvenu, au bout de quelques morceaux, à faire oublier le côté ‘featuring Justin Vernon of Bon Iver’, qui aurait pu ébranler la solidité du show. Le Volcano Choir remballe ses bagages après avoir accordé un joli rappel consacré aux intenses « Youlogy » et « Almanach ».

Simplement superbe !

(Organisation : Botanique)

 

jeudi, 07 novembre 2013 02:00

Travelling Without Moving

Après une flopée d’Eps, un DJ-Kicks et un premier LP publiés entre 2009 et 2012, Gold Panda balançait début 2013 le formidable « Trust EP » suivi de six mois plus tard de « Half Of Where You Live », une nouvelle galette IDM, tout en subtilité. Le taciturne Londonien se produisait à guichets fermés ce 7 novembre à la Rotonde du Botanique.

Fini le costume de Panda arboré par le mec-dont-personne-ne-connait-le-vrai-nom, à ses débuts. C’est en toute sobriété que Gold Panda se faufile derrière ses platines devant une Rotonde pleine à craquer. Et le voyage IDM peut commencer. « We Work Nights » se paie l’entame d’un set quasi sans faille. En un peu plus d’une heure, le musicien nous traîne aux quatre coins du monde (« Brazil », « My Father in Hong Kong 1961 », « An English House », « Same Dream China »…) à travers sa console analogique. Malgré la discrétion du gars, le public est plutôt réceptif et se balance sur des « Vanilla Minus » et autres « Junk City II » autrement plus remuants qu’en version studio.

Le point d’orgue de la soirée nous viendra finalement de « You », le fameux beat récupéré par les dents longues de Charli XCX. Après une interprétation XXL de son tube, le british panda balance d’un air affligé son MacBook, branché sur sa console à peine deux minutes plus tôt et manifestement en plein bug. Un petit souci technique qui serait passé inaperçu sans l’amusante réaction du bonhomme. Au final, Gold Panda a déployé un set standard mais tout à fait captivant, parfait pour oublier les petits problèmes du quotidien l’espace d’une petite heure et des poussières…   

(Organisation : Botanique)

 

jeudi, 24 octobre 2013 12:07

Bangerz

Depuis qu’elle a du poil au minou, la petite sœur spirituelle de Justin Bieber s’est découvert une féminité qu’elle n’hésite pas à afficher sur la place publique comme d’autres font le tapin. Parce que le mot d’ordre en 2013, c’est ‘montre ton cul, tu vendras du disque’, Miley Cyrus use et abuse de ses formes quasi inexistantes pour pallier son manque de talent et de créativité. Et ce qui est merveilleux, c’est que la formule magique de sa porno-pop fonctionne à plein tube, au point que son « Bangerz » soit déjà en pole position des charts internationaux.

Entre deux démonstrations burlesques de twerk, la blonde de Nashville popularisée par Disney (tiens donc…) s’amuse à faire exploser le baromètre du vulgaire, élevant la barre de cet art tellement haut que les futures starlettes devront se creuser la tête et enterrer le tissu pour détrôner la nouvelle reine de la discipline. La fille de Billy ‘Achy Breaky Heart’ Cyrus est la photographie parfaite de l’état de l’industrie musicale des années ’10. Un triste constat qui enfonce encore plus fermement la pierre tombale des éléments qualitatifs de la scène pop. Au point de se demander si son public acquiert le disque par intérêt pour le contenu musical (pour autant que l’on puisse le définir de la sorte) ou pour mater les photos du livret érotico-kitsch.

« Bangerz » est à l’image, autant littérale que figurée, de sa génitrice : plat et insipide. Sans parler de cette ignoble voix OGM qui déraille plus vite qu’un TGV à Saint-Jacques de Compostelle (…trop tôt ?) S’il existe un mot dans le dictionnaire qui soulignerait à merveille cette sous-œuvre et sa responsable, celui-ci se limiterait à cinq lettres, initiale ‘M’.  Tout est dit.

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:48

Repave

Justin Vernon s’entoure pour la seconde fois des membres de sa formation fétiche, Collections Of Colonies of Bees, pour « Repave », un nouveau recueil qui fait suite à l’élégant « Unmap », publié en 2009. L’homme derrière Bon Iver et Gayngs y est fidèle à lui-même, un grand orfèvre de mélopées qui font tantôt planer tantôt pleurer. Le point faible de ce dernier procède de sa tendance à gonfler ses prods à mesure qu’enfle l’intérêt du public pour ses créations. Un peu à l’image de la discographie issue de son occupation principale.

« Unmap » tablait entièrement sur la dimension discrète, fantasmagorique et expérimentale des neufs perles qui le composait. « Repave » se veut donc plus accessible et emprunte des routes éclairées (certains diront faciles), qui le rapproche pas mal des travaux de Bon Iver. Mais dans son ensemble, cette deuxième œuvre de Volcano Choir est une nouvelle fois fascinante tant Vernon et ses potes détaillent minutieusement chaque microseconde de leur labeur.

Volcano Choir se produira au Cirque Royal le 13/11.

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:26

These Days

Fin 2011, paraissait “things.yes”, le premier LP de M+A, disque coup de cœur s’il en est. Deux ans après avoir commis ce véritable délice auditif, le duo italien publie « These Days », un second opus qui mise une nouvelle fois sur des sonorités planantes et délicieusement estivales. Or, Michele Ducci et Alessandro Degli Angioli ont décidé d’emprunter les saintes voies de la Pop. Ce qui ne constitue pas un péché en soi, si ce n’est que les deux hommes ont perdu un peu de leur superbe en chemin. Les voix, évoluant auparavant comme un spectre planant discrètement au-dessus de leurs mélopées, prennent désormais une part importante du processus. Ce qui donne au final de très jolies mélodies, desservies par des chants trop consensuels.

La particularité des morceaux de M+A découlait également des textes interprétés en norvégien. Un choix tout à fait aléatoire de la part des deux hommes qui avaient pris le parti de l’originalité. Ici, ils sont standardisés, en anglais donc. Ce qui ôte pas mal de charme à l’ensemble, mais n’empêche pas pour autant le duo de créer de belles petites tranches de Pop euphorique, comme les entêtants « When », « De-Light », « Down The West Side », « B-Song » et son côté très Beck et Fujiya & Myagi ou encore « Practical Friday » et ses délicates notes de saxo.

« These Days » fera mouche essentiellement chez les mélomanes qui découvriront M+A via cette galette. Et qui, à coup sûr, voudront rapidement s’intéresser à leur back catalogue. Ne serait-ce que pour conserver ce grand sourire incontrôlable provoqué par la plupart des dix mélodies de ce nouvel LP !

A découvrir sur scène dans le cadre du Glimps Festival de Gand, ce 13 décembre.

 

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