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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 17 avril 2007 04:00

National Anthem Of Nowhere

Second ouvrage du projet d’Andrew Whiteman, guitariste et compositeur chez Broken Social Scene, « National Anthem Of Nowhere » est un pur produit Arts & Crafts, comme on les aime. Apostle of Hustle livre une ribambelle de joyeux hymnes folks, relevée ici et là par une exquise saveur cubaine (« Rafaga ! », « Fast Pony For Victor Jara »). La volonté de Whiteman à embrasser de nouvelles sonorités, dont il faisait déjà acte en 2004 sur « Folkloric Feel », est encore plus persistante sur ce nouvel essai. Apostle of Hutle se renouvelle sur chaque morceau, ne laissant aucune chance à l’ennemi suprême du mélomane, la lassitude. Pas de quartier ! Situé quelque part entre la légèreté des œuvres de The Sea and Cake et la chaleur de celles de Calexico, « National Anthem Of Nowhere » est avant tout une œuvre printanière qui vous met la banane. Que demandez de plus ?

 

 

 

 

 

vendredi, 25 mai 2007 00:22

Un nouvel album pour Interpol !

Interpol est de retour avec un troisième album, intitulé « Our Love To Admire ». Ce nouveau disuqe sera disponible dès le 10 juillet, quelques jours après le passage des New-yorkais à Rock Werchter.

 

La tracklist de « Our Love To Admire » :

 

Pioneer To the Falls

No I in threesome

Scale

The Heinrich Maneuver

Mammoth

Pace Is The Trick

All Fired Up

Rest My chemistry

Who Do You Think ?

Wrecking Ball

Lighthouse

 

jeudi, 24 mai 2007 16:55

Cooperative Music Volume 4

Quel est le point commun entre City Slang, Bella Union, Arts & Crafts, Wichita et Brownswood Records (et quelques autres) ? Ces nids à talents sont depuis peu tous réunis sous la coupole de Cooperative Music, une branche de V2 permettant aux labels indépendants une meilleure visibilité. Et quel meilleur moyen de promo que la compile ? Déjà sous son quatrième volume, ce recueil réuni le meilleur de la coopérative, tant au niveau son que visuel. 

Le CD audio recèle une belle brochette de hits d’artistes tels que Explosions In The Sky, Simian Mobile Disco, Clap Your Hands Say Yeah, Ben Westbeech, Blood Brothers, The Jai-Alai Savant, The Ruby Suns, Au Revoir Simone ou Peter Bjorn & John. Le DVD propose 18 vidéos parfois bien fichues (The Dears, Mates Of State, The Knife…), parfois kitsch (The Pipettes, Lo-Fi-FNK…) Et le prix de cette compilation est très abordable, paraît-il ? Un bon deal si vous êtes en manque de découvertes.

jeudi, 24 mai 2007 16:47

King For A Day

Trois années après avoir concocté « The Homeland », le plus qu’atypique Bobby Conn reprend possession de son trône. S’il choisit de ne l’occuper que le temps une journée, nous, on le pousserait bien à y garder ses fesses collées le plus longtemps possible. Anachronisme ambulant, sorti tout droit d’un seventies peuplé par Bowie et King Crimson, Conn se fait beaucoup plus accessible et moins provocateur que sur ses précédents travaux. Les compositions de « King For A Day » n’ont cependant rien perdu en substance. Au contraire.

Bénéficiant de la participation de 13 musiciens préposés à son service, le roi d’un jour nous gratifie d’une œuvre subtilement gratinée et fantasque. Pièces maîtresses de l’œuvre, le délirant « Punch The Sky ! », le délicieusement ambigu et obsédant « Twenty-One » ainsi que le surprenant enchaînement du très pop « Love Let me Down », sans oublier le morceau prog « Sinking Ship », convainquent à eux seuls de l’immensité de la plaque. En bonus, le clip vidéo kitschissime du titre éponyme aurait fait la fierté d’un Bowie circa « Hunky Dory ». On se serait cependant bien passé de l’intervention de la violoniste Monica BouBou sur « Mr. Lucky », celle-ci massacrant toute la première moitié du titre de par sa voix franchement irritante. Hormis ce faux pas, « King For A Day » est définitivement un must. Longue vie au roi !

 

 

Soirée en demi-teinte proposée ce jeudi 9 mai à l’Orangerie. Heureusement, la configuration assise de cette dernière nous aura permis de tester le confort des sièges. Des sièges presque aussi intéressants que la série de concerts accordés par Superflu, Seb Martel, The Kissaway Trail et Peter Von Poehl.

 On pourrait se forger une réputation de mauvaise langue et se contenter de dire que Superflu, c’est un peu comme Dionysos si ces derniers avaient été chiants. Mais finalement, sur la longueur, ils nous ont certainement offert le set le plus enthousiasmant et le plus charmant de la soirée. Après un départ plutôt quelconque et au fur et à mesure du set, les Français ont trouvé leurs marques pour véritablement se révéler sur le très bon « 25 ans ». Dans l’ensemble, Superflu constitue donc une formation qui gagne à être revue sur scène ; mais dans d’autres conditions.

 20 minutes plus tard, Seb Martel prend la place de Superflu. Et, à vrai dire, hormis l’ultime petite ritournelle en espagnol, seule à sortir du lot, le reste du set était carrément ‘borderline’, comme dirait l’autre. En d’autres termes, limite médiocre. Suivant…

 Que le dealer du rédacteur qui a titré sa chronique de The Kissaway Trail « Les Arcade Fire du Danemark » se fasse connaître. Je veux la même chose. Et en 10 exemplaires, siouplé ! The Kissaway Trail a beau être composé d’excellents musiciens, et le bassiste avoir un petit air de Win Butler, la formation danoise est loin d’égaler le brio des Canadiens. Sur scène, comme sur disque, The Kissaway Trail a du mal à convaincre, malgré quelques bons morceaux, ici et là…

 Enfin, place à la tête d’affiche de la soirée, Peter Von Poehl. Fort d’un excellent album (« Going To Where The Tea Trees Are ») et d’une tournée opérée en compagnie des Français de Air, le géant suédois ne s’est pas vraiment distingué. En cause, un set assez plat, entrecoupé d’interventions assez gauche du jeune homme (cette affreusement mauvaise anecdote !) Ce dernier ira même jusqu’à se lancer dans une atroce reprise de « Heartbreak Hotel », durant laquelle une petite partie du public fuira à toutes jambes. Von Poehl sauvera les meubles sur la fin de sa prestation, en enchaînant « A Broken Skeleton Key », « Going To Where The Tea Trees Are » et « Lost In Space ». Occasion rêvée de s’éclipser avant que le rappel ne vienne boucler cette soirée bien morne. On ne peut pas gagner à tous les coups...  

 
Superflu + Seb Martel + The Kissaway Trail + Peter Von Poehl 

 

 

Saluées par certains, chahutées par d'autres, les éliminatoires du Concours-Circuit se sont déroulées du 15 au 30 septembre, un peu partout en Wallonie. Cette année, la catégorie 'pop-rock' au sens le plus large du terme était au programme. La bataille a été rude mais, en définitive, le jury a fini par trancher. Quinze noms (sur trente) ont été retenus pour participer aux demi-finales dont les dates sont fixées aux 21, 27 et 28 octobre.

A l'instar de Fred, cher confère de Nameless (www.webzinenameless.net), et pour les mêmes raisons que lui, il est impératif de mentionner la courte liste de mes connaissances ayant participé au concours : Néant! Il faut également souligner que les opinions exprimées dans cette review n'engagent que son auteur. Au moins, ainsi, les choses sont claires. Ce compte-rendu concerne donc mes 10 favoris, répertoriés dans un ordre tout à fait aléatoire.

Nicola Testa a eu la délicate tâche d'ouvrir les festivités. Ses compositions envoûtantes et le côté kitsch et fischerspooner-esque de sa prestation m'ont tout simplement séduits dès les premières secondes. L'un des rares artistes de la compétition que j'irai certainement revoir.

Il en va de même pour RS & La Scoumoune. Du rap bien capitonné qui ferait un tabac dans une salle telle que l'Orangerie du Botanique. Une prestation tout à fait pro et scéniquement au point. Pour quelqu'un qui ne raffole pourtant pas du tout de ce genre de musique, il s'agit d'une véritable révélation. A noter également que leur humilité et simplicité ont, du moins pour ma part, joué en leur faveur.

The Archbishops et Dancing Naked Ladies, sans être foncièrement originaux, ont été les plus efficaces dans la catégorie pop-rock pure (fm). Des riffs bien placés, des compos entraînantes, des vocalises impeccables et un jeu scénique adapté à leur public respectif. Ces deux formations ont su mettre à profit leurs 25 minutes imparties, sans redondance et sans avoir l'air de se faire chier sur scène ; ce qui n'est pas le cas de tous les groupes de cette même catégorie.

Deux autres petits coups de cœurs qui n'ont malheureusement pas impressionné le reste du jury : Spleen Sisters et, surtout, The Yesterday Wolf. Les premiers pour leur approche revival 90s et les seconds pour leur côté Bellrays.

Josie Duflan et les Ponettes Sauvages, également éjectés de ce concours, sont en quelque sorte Les Georges Leningrad belges avec un côté décalé et un humour à la ramasse bien marquants. Par contre, note à l'ingénieur : faudrait y aller mollo côté son.

We Are Not Flowers a joué le rôle d'Ovni dans cette compétition. Et tant mieux pour le duo, qui a soufflé un certain vent de fraîcheur sur l'ensemble de la compétition. Si tout n'est pas forcément en place, il a le mérite d'avoir été le plus original de cette fournée.

Le post-rock planant d'Ojo est passé comme une lettre à la poste. Pas beaucoup de reproches à leur encontre, hormis le fait qu'ils devraient calmer les ardeurs de certains de leurs fans. 'Mais tout cela ne nous regarde pas', comme dirait l'autre.

Enfin, Fractional opère une véritable recherche dans ses beats hypnotiques. Ce jeune homme devrait certainement faire un gros effet dans le circuit des soirées du type 'structure béton'.

En conclusion, suite a mon remplacement par un collègue de Musiczine pour l'une des six dates, il m'est dans l'impossibilité de me prononcer sur les performances de Bern Li, Blue Velvet, The Peas Project, Funk Sinatra et The KMG's. Leur absence dans cette liste n'a donc aucun rapport avec leur prestation. J'ajouterai également, comme j'en faisais part à mes confrères du jury durant les délibérations, que certains des participants, demi-finalistes ou non, devraient prendre des cours d'humilité. On ne citera aucun nom. En espérant, pour leur bien, qu'ils se reconnaissent.

C'est sous un ciel très ensoleillé que démarre la 17e édition du Couleur Café sur le site de Tours & Taxis. Considéré par beaucoup comme le meilleur cru du festival, l'affiche de cette année a tenu toutes ses promesses.

Ouverture des festivités en compagnie de Marockin' Brass, savant mélange entre Big Band et musique traditionnelle marocaine. Le public, encore rare, semble toutefois préférer se promener dans les allées du souk ou même visionner le match de foot retransmis sur écran géant, à quelques pas du chapiteau Fiesta, où se déroule ce concert.

Aux environs de 19h, une plus large audience, essentiellement composée d'enfants et de parents, se rassemble sous le chapiteau Univers afin d'assister au show tonitruant de Diam's, qui reçoit un accueil des plus chaleureux. De quoi lui prouver que le public belge est loin d'être à l'image de celui qui la bouda, deux ans plus tôt, à Dour. Après une courte intro, la rappeuse, constamment en interaction avec l'assistance, fait vibrer celle-ci de ses tubes « La Boulette », « Dj », « Marine » ou encore « Suzie ». Rendant fréquemment hommage à ses idoles à l'aide de samples et autres bidouillages, Diam's referme son set au son du tube « Around The World » de Daft Punk, laissant derrière elle des familles conquises.

Un peu plus tard sur la même scène démarre le concert du Malien Toumani Diabaté. Vêtus d'habits traditionnels, l'homme et son groupe débarquent sur les planches du chapiteau afin de servir une musique des plus ensoleillées. Mais leur plus gros défi aura certainement été de retenir le public car, un peu plus d'une demie heure plus tard, se déroulait l'événement du jour…

En effet, bien avant que le show ne démarre, c'est déjà l'effervescence sous le chapiteau Titan. Les 3/4 de la population présente à Tour & Taxis semble s'être concentrée afin d'assister au show du grand James Brown. L'orchestre de l'homme est à peine monté sur scène que, déjà, quelques personnes de mauvaise foi commencent à bousculer les spectateurs, afin de se frayer un chemin à travers la foule – encore plus serrée que dans une boîte à sardines - pour être le plus près possible du podium. Après une longue introduction de l'orchestre, des choristes et du reste de la troupe, le roi de la soul est enfin monté sur les planches pour accorder un set plutôt moyen, démontrant qu'il commençait allègrement à faire son âge. Le souffle court, James Brown laissa principalement son groupe se charger du plus gros du travail. Bref, une prestation correcte, mais sans plus.

Pendant ce temps, le chapiteau Fiesta méritait parfaitement son nom. Les Mexicains de Los De Abajo, presque sans efforts, ont réussi à rameuter tous les festivaliers qui traînaient dans le coin afin de les faire transpirer au son de leur ska énergique. Le groupe a certainement offert une des meilleures prestations de la journée.

Un petit quart d'heure après la fin du concert de Los De Abajo, direction tente Univers, où Cali entre en scène. L'homme enchaîne les titres de ses albums « L'amour parfait » et « Menteur » devant un parterre extatique. On regrettera cependant le manque d'interaction avec ce dernier, hormis quelques remerciements entre les chansons et un joli stage-diving en clôture, pendant la version extra longue du titre « Elle m'a dit ».

La journée s'achève sur le ska-reggae de Burning Spear responsable d'un spectacle dépassant toutes les espérances de ses fans. En effet, l'homme devait achever son concert à 1h30 du matin ; et il était prêt à le prolonger jusqu'au bout de la nuit. A défaut, il offrira à son public plus d'une heure de show supplémentaire, régalant les derniers festivaliers alors sur place.

Une journée chargée donc. Et le festival ne fait que commencer !

 

Soirée géographiquement éclectique et musicalement homogène à la rotonde, dans le cadre de des Nuits Botanique. L'espace de quelques heures, le Danemark, le Canada et l'Espagne se sont réunis pour un voyage allégorique en compagnie du Mons Orchestra.

Première étape, le Danemark. Teitur, jeune homme à l'air un peu perdu, s'installe derrière son piano et devant une salle au 3/4 vide. Après une seconde chanson en solo, le Mons Orchestra s'installe tandis que la rotonde commence enfin à se remplir. Teitur enchaîne alors les titres de son album « Poetry & Aeroplanes » pour un public de plus en plus enthousiaste. D'ailleurs, l'artiste aura droit, en rappel, à « You Get Me », composition que le Danois présenta comme un titre expressément écrit pour un éventuel come-back de Whitney Houston. Il aurait juste aimé qu'elle soit au courant.

C'est sans l'aide de l'orchestre montois que les Great Lake Swimmers entament la seconde partie de la soirée. Entre les compositions mélancoliques de l'album éponyme et les paysages bucoliques du dernier né, « Bodies & Minds », les Canadiens parcourent timidement leur répertoire en remerciant de temps à autre leur public avant de disparaître comme ils sont arrivés, non sans oublier d'accorder un petit rappel à ceux qui en redemandaient.

Les véritables vedettes de la soirée furent sans conteste The Sunday Drivers. Illuminant la salle de leur pop ensoleillée et de leur bonne humeur, le sextet régale une salle désormais pleine, des titres enjoués et bon enfant de leur album «  Little Heart Attacks », sorti en avril 2005. Accompagné également du Mons Orchestra, la formation enflamme sans effort le cœur des nombreuses jolies demoiselles espagnoles de l'assistance qui, de toute évidence, étaient les plus enthousiastes. Achevant un set tellement bon qui ne sembla durer que quelques courtes minutes, les chauffards du dimanche ne reviendront que pour un petit rappel durant lequel ils joueront un excellent « Do It », extrait de leur prochain album et présenté pour la première fois en live, ainsi que l'inévitable « On My Mind », repris en chœur par le public.

Un tiercé gagnant donc pour la rotonde qui, même si elle n'était pas pleine à ras bord, devrait laisser le souvenir d'une soirée enivrante en compagnie d'artistes prometteurs à tous ceux qui ont eu la bonne idée de passer par là.

 

The Sunday Drivers (+ Great Lake Swimmers + Teitur). Voyage, Voyage...

 

 

Soirée assez spéciale pour le Mons Orchestra, dans le cadre des Nuits Botanique. Entre le calme religieux des compositions de Venus et les accords éclatants de Dionysos, c'est au Cirque Royal, salle à la configuration ignoble, que leur talent allait être mis à rude épreuve. 

Première partie de la soirée, Venus. Lumière tamisée rouge pour la présentation de leur dernier-né, « The Red Room ». Une partie de l'orchestre prend place et débarque ensuite sur scène un Marc Huygens plus vivant que d'habitude. Enchaînant quelques titres du nouvel album, le chanteur s'adresse au public : 'On m'a dit que je ne parlais pas beaucoup' avant de poursuivre sur le bien envoyé 'Un chanteur, c'est pas fait pour parler, non ?'. Et au public d'acclamer ensuite les « Beautiful Day » et autres morceaux du premier album que le groupe n'avait plus joué depuis longtemps. Après un petit rappel, le groupe cède la scène l'esprit tranquille en laissant derrière lui un public conquis. 

Une petite demi-heure plus tard, le Mons Orchestra, au grand complet cette fois, reprend place. La tension monte au fur et à mesure que les membres de Dionysos apparaissent sur scène. Triomphants avant même d'avoir entamé la moindre note, les Français démarrent le set par un « John McEnroe » puissant à souhait. L'assistance s'emballe et du haut du balcon on peut voir un bon 3/4 du parterre sautiller de joie en synchro avec Mathias, véritable pile sur pattes. Après une rapide présentation du Mons Orchestra, rebaptisé naturellement le 'Monstre Orchestra' pour l'occasion, l'intro de « Giant Jack » glisse lentement sur les cuivres avant de laisser exploser les distos aux visages extatiques du public qui n'attendait apparemment que ça. Le groupe parcourra ensuite  la quasi-intégralité de « Monsters In Love », leur dernier essai en date, sans laisser de place aux vieux morceaux. De « L'homme qui pondait des œufs » au bref  final a cappella de « Tokyo Montana », Mathias et sa bande confirmeront leur statut d'entertainers. Et en parlant d'entertainment, on retiendra surtout leur grande innovation, le pogo silencieux, auquel le public s'est adonné avec joie l'espace de quelques secondes. Impossible également d'échapper au stage-diving et à l'inévitable passage acrobatique du chanteur à l'étage du dessus, sorte d'amendement pour avoir qualifié de 'vieux' le public qui se trouvait, souvent malgré lui, dans les affreuses corbeilles du Cirque Royal. Après un poignant « Neige » final, dédié à son père, Mathias reviendra ensuite, suivi de sa troupe, pour un rappel d'anthologie. Une version de près d'une demi-heure de « Song For Jedi », il n'en fallait pas plus pour contenter ceux qui attendaient avec impatience que le groupe joue de vieux titres. 

Quant au Mons(tre) Orchestra, il a su créer tout au long de la soirée une véritable synergie entre les mélodies des deux formations et leurs propres arrangements, faisant de ce concert une expérience inoubliable, tant pour le public que tous ceux qui furent sur scène ce soir-là.

 

C'est à guichets fermés et sous un soleil des plus éclatants que se déroule le dernier jour du Festival Couleur Café. 25.000 festivaliers se sont donc donnés rendez-vous ce dimanche afin de profiter d'une affiche exceptionnelle et de l'ambiance unique d'un événement qui l'est tout autant.

Début des festivités à 16H15. Saule et ses pleureurs envahissent un chapiteau Fiesta enthousiaste. Baptiste Lalieu enchaîne tranquillement les tubes de son premier album en réservant une surprise de taille aux festivaliers présents. Alors qu'il entame une reprise plutôt rock'n'roll de « Banana Split », l'interprète originelle débarque sur la scène pour pousser la chansonnette en compagnie du groupe. Lio, acclamée par le public, interprétera également un second titre, « Le baiser ». Terminant son set bien plus tôt que prévu, le groupe reviendra lors d'un petit rappel au cours duquel il interprétera « L'opéra », à la demande générale du public.

Malgré la chaleur étouffante, le chapiteau 'Titan' est pris d'assaut par la foule venue acclamer des Louise Attaque au sommet de leur forme. Les plus courageux, à l'étroit au centre, entonnent en sautillant les « Savoir » et autres « Je t'emmène au vent », servis avec énergie par le combo français, tandis que les Saïan Supa Crew font vibrer le chapiteau 'Univers'.

L'événement de la journée sera sans conteste la présence de Tracy Chapman. Devant un 'Titan' encore plus bondé que lors du set de Louise Attaque, la jeune femme enchaîne pour un public déjà conquis ses plus grands classiques dont « Baby Can I Hold You », « I'm Ready » ou le très attendu « Talkin' Bout A Revolution » ainsi que quelques morceaux de son dernier album en date, « Where You Live ».

Les choix de la journée ont été assez pénibles puisqu'au même moment sous le 'Fiesta' se déroule le concert des Hurlements d'Léo suivi de très près de Vive La Fête. Le terrain du festival se transforme d'ailleurs, à cette occasion, en dancefloor géant. On retiendra essentiellement la prestation d'Els et de ses comparses de Vive La Fête qui, grâce à leur electro-pop addictive, ont réussi à convertir le chapiteau 'Univers' en une véritable discothèque, injectant aux festivaliers dégoulinants de sueur une bonne dose de BPM.

Enfin, le festival refermera ses portes au son des rythmes tribaux de Afrikali et des funky vibes du grand George Clinton et de son P-Funk Allstars qui serviront, comme d'habitude, une (très) longue intro avant de laisser la place sur l'avant-scène au père du tubesque « Give Up The Funk ».

C'est donc une édition exceptionnelle du festival qui se clôture, laissant derrière elle des festivaliers plus que comblés. Vivement l'an prochain, en croisant les doigts pour que le temps radieux soit toujours de la partie!